CIPh : Colloques

/ En cours ou à venir

/ Sous la responsabilité d'Emmanuel SALANSKIS.

L'évolution, défi pour les philosophes ?
02 mai, 03 mai
afficher les détails Détails
Ven 2 mai et Sam 3 mai (9h-18h)
Salle des Médailles, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris
Colloque organisé avec le soutien du CIEPFC (Centre International d'Étude de la Philosophie Française Contemporaine, dirigé par Frédéric Worms) et du laboratoire SPHERE du CNRS (UMR 7219, dirigé par Pascal Crozet). 
 
Selon Suzanne Cunningham, deux traditions philosophiques majeures au XXe siècle, la phénoménologie et la philosophie analytique, n'ont initialement pas considéré l'évolution comme un défi pour la philosophie. Le présent projet de colloque vise à interroger cette appréciation à la lumière de l'histoire de la philosophie des XIXe et XXe siècles  : les philosophes ont-ils jugé que la théorie de l'évolution avait des implications pour leur réflexion  ? Ont-ils circonscrit ces implications à la philosophie des sciences ou tiré des conséquences plus fondamentales de l'évolution  ? Quels arguments ont‑ils invoqués  ? Quels évolutionnismes ont-ils défendus ou combattus  ? Grâce à des intervenants de profils variés, nous voudrions esquisser un bilan sur la réception philosophique de la théorie de l'évolution.
Nous proposons de distinguer quatre axes thématiques dans le programme du colloque. Le premier porte sur un moment de réception de la théorie de l'évolution qui semble caractérisé par l'avènement ou l'essor de philosophies évolutionnistes, en un sens qui n'exclut pas une dimension spéculative (Spencer, Nietzsche, Bergson). Le deuxième axe, conceptuellement opposé au précédent, se rapporte à des réceptions négatives qui considèrent que la théorie de l'évolution n'a pas de conséquences proprement philosophiques  : c'est la question des modes d'exclusion. Se pose ensuite, en troisième lieu, la question du discours de la philosophie des sciences sur la théorie de l'évolution, notamment en ce qui concerne le statut épistémologique de la théorie ou les leçons qu'il conviendrait éventuellement d'en tirer. Enfin, un quatrième et dernier axe renvoie aux prolongements philosophiques auxquels la théorie de l'évolution a donné lieu au XXe siècle, et qui ont tendu, dans le cas de l'épistémologie et de l'éthique évolutionnistes, à se constituer en champs disciplinaires dotés d'une technicité propre. 
 
Programme : 
 
Vendredi 2 mai
 
9h30 : Accueil des participants. 
Introduction d’Emmanuel Salanskis (CIPh). 
 
Un moment philosophique évolutionniste ? De Schopenhauer à Bergson
(Première partie)
 
Modérateur : Arnaud François (Université de Toulouse 2-Le Mirail).
 
10h : Marco Segala (Université de L'Aquila) : "Schopenhauer comme évolutionniste : une réévaluation".
10h45 : Wilson Frezzatti (Universidade Estadual do Oeste do Paraná) : “Théodule Ribot : la psychologie et l'évolution contre la philosophie métaphysique en France au XIXe siècle”.
11h30 : Pause-café. 
11h45 : François‑Xavier Heynen (Université Catholique de Louvain) : “L'évolution selon Spencer: une sympathie finalisée peu nietzschéenne et une force vitale plutôt bergsonienne ?”
12h30 : Déjeuner. 
 
Un moment philosophique évolutionniste ? De Schopenhauer à Bergson
(Deuxième partie)
 
Modérateur : Claude-Olivier Doron (Université Paris Diderot-Paris 7).
14h30 : Emmanuel Salanskis (CIPh) : Darwinisme et téléologie dans la pensée de Nietzsche.
15h15 : Arnaud François (Université de Toulouse 2-Le Mirail) : "À quelle théorie de l'évolution Bergson donne-t-il la préférence (relative) dans L'évolution créatrice ?". 
16h : Pause-café. 
 
Réceptions philosophiques négatives ou critiques de la théorie de l’évolution
 
Modérateur : Dominique Pradelle (Université Paris 4 Sorbonne). 
 
16h15 : Matthieu Contou (Professeur agrégé de philosophie) : "L'évolution, un ressort explicatif survalorisé. Réflexions sur quelques allusions de Wittgenstein à Darwin".
17h : Claude-Olivier Doron (Université Paris Diderot-Paris 7) : "Entre Marx et Darwin : retour sur le cas  Trémaux".
 
Samedi 3 mai
 
L’évolution en philosophie des sciences
 
Modérateur : Christine Clavien (Université de Lausanne)
9h30 : Michele Cammelli (Post-doctorant au CERSES, CNRS) : "Y a-t-il des erreurs de la vie ? Le problème de l'évolution dans la philosophie de Canguilhem". 
10h00 : Thierry Hoquet (Université de Lyon 3 Jean Moulin) : "Le problème épistémologique de la sélection sexuelle".
10h30 : Anouk Barberousse (Université Lille 1) : "Le défi du passé, ou comment prendre en compte les effets du temps dans une théorie scientifique".
10h30-11h : Discussion.
11h : Pause-café.
 
Prolongements philosophiques de la théorie de l’évolution
 
Modérateur : Thierry Hoquet (Université de Lyon 3 Jean Moulin). 
11h15 : Christine Clavien (Université de Lausanne) : "L'éthique évolutionniste : nouvelle ouverture ou concurrence aux éthiques traditionnelles ?". 
12h : Déjeuner. 
 
L’évolution comme schème philosophique
 
Modérateur : Matthieu Contou (Professeur agrégé de philosophie).
 
14h : Anne Lefebvre (CIPh, Post-­doctorante à l’Université de Technologie de Compiègne) : "La question de l'évolution à la lumière de la philosophie de l'individuation de Gilbert Simondon".
14h45 : Dominique Pradelle (Université Paris 4 Sorbonne) : "Évolution, continuité et ruptures dans l'histoire de la connaissance".

/ Sous la responsabilité de Marie-Claire CALOZ-TSCHOPP (CIPh).

Violence, politique, exil/desexil dans le monde d'aujourd'hui
07 mai, 08 mai, 09 mai, 10 mai, 11 mai
afficher les détails Détails
Mer 7mai (15h30-21h),  Jeu 8 mai , Ven 9 mai (8h45-21h) à l'Institut Français, Beyoğlu, İstiklal Cd. No: 4, İstanbul, Turquie
Sam 10 mai (8h45-21h) à L’Université Galatasaray, Çiragan Cad. No:36, Ortaköy 34349 Istanbul, Turquie 
Dim 11 mai (9h-14h) au restaurant Cezayir, Hayriye Cad. No: 16 Galatasaray Beyoğlu, İstanbul, Turquie
Colloque international organisé avec l'Université Galatasaray, Istanbul ; l'Institut français à Istanbul et Paris ; les éditions Iletisim et Metis, Istanbul ; les éditions Galilée et L'Harmattan, Paris ; le Théâtre St-Gervais, Genève (autres partenaires en cours).
 
(Langues  : français, turc, traduction simultanée)
 
Le colloque, avec un comité de parrainage, réunira 24 chercheuses et chercheurs en philosophie et sciences humaines de plusieurs nationalités, lieux, continents. Il vise un équilibre entre femmes et hommes, chercheurs confirmés et jeunes chercheurs de Turquie et d'autres pays (Europe, Méditerranée, Amérique latine, etc.). Il mènera une réflexion sur la politique, la violence, la civilité contemporaine dans ses dimensions politiques, philosophiques, anthropologiques, avec une diversité d'expériences et d'approches et en les rapportant aux enjeux actuels.
Le travail de recherche sur le thème Violence et Politique, Exil/desexil dans le monde d'aujourd'hui se fera à partir d’un des livres d’Étienne Balibar, Violence et Civilité (Paris, Galilée, 2010), matériau principal, sans être la référence exclusive. Le livre est en cours de traduction en turc (éd. Iletisim à Istanbul, prof. Ahmet Insel). 
La généralité de la politique et des droits confrontée à la violence et les nouvelles données de la civilité sont le pivot du travail. Face aux situations de violence extrême et de guerre «  totale  » après le XXe siècle, la politique est-elle encore possible, pensable, praticable  ? Que signifie aujourd'hui la civilité pour des sociétés, des mouvements sociaux aspirant au changement  ? État, société, régulation de la violence – violence extrême et guerre, terrorisme, nouvel autoritarisme, militarisation de la société, insécurité, statut des minorités, statut des femmes, mémoire, révolution, etc. –, quelles questions, quels enjeux  ?
Le colloque ouvert à un large public articule des recherches universitaires avec des questions de la « société civile   » en installant un Réseau de lecture local et international.
L'ouverture à la «  société civile  » est prévue (débats publics et dimanche 11 mai). La préparation est en cours avec le réseau de lecture international et local.
 
Programme : 
Mercredi 7 mai
ACCUEIL OFICIEL
Présidence : Seçkin Sertdemir Özdemir, (U. Galatasaray, Département de philosophie) (Comité d’organisation).
11h30: Accueil : Véronique Christol, Astrid Silvain, Elisabeth Lemirre, Collège International de Philosophie (CIPh), Paris.
12h00 : Cocktail de bienvenue offert par l’Institut français à Istanbul .

INTRODUCTION OFICIELLE
Présidence : Hülya Uğur Tanrıöver, Département de communication à l’Université Galatasaray.
13h00 – 15h00 : Ouverture officielle par l’Ambassadeur de France, son excellence, M. Laurent BILI.
Bienvenue CIPh Genève-Paris, Prof. Marie-Claire Caloz-Tschopp, Diogo SARDINHA , prés. CIPh. Bienvenue U. Galatasaray : Prof. Jean-Jacques Paul, vice-Recteur Prof. Dr. Osman Senemoğlu , Doyen de la Faculté des Sciences
et Lettres, Prof. Zeynep Direk, Département de philosophie, U. Galatasaray. Bérénice Gulmann, directrice de l’Institut français à Istanbul. Muriel Domenach, Consule Générale de France, Istanbul. Ruhoff John, représentant du Consulat général de Suisse, Istanbul.
 
SITUER DES ENJEUX
Présidence : Seçkin Sertdemir Özdemir, (Département de philosophie U. Galatasaray).
15h00 – 15h25 : Prof. Hamit Bozarslan, (EHESS, Paris) : Quand la violence domine tout mais ne tranche rien.
Débat
15h45 – 16h10 : Prof. Céline Spector, (dir. Dpt de Philosophie, U. de Bordeaux) : Civiliser la violence ? L’Europe comme « médiation évanouissante ».
Débat
16h30 – 16h55 : Prof. Ahmet Insel, (Istanbul) : L’autoritarisme et la violence. La Turquie face à ses démons.
Débat
17h00 – 17h25 : Prof. Dr. Marcelo Vignar, (Montevideo) : Transmission intergénérationnelle. La torture moderne, une maladie contagieuse.
Débat
EXPOSÉ CENTRAL D’OUVERTURE
18h – 18h30 :  Prof. Marie-Claire Caloz-Tschopp, (CIPh), Introduction: « Violence et Civilité » (Balibar) à Istanbul aujourd’hui.
18h30 – 20h : Prof. Étienne Balibar : Violence, Politique, Civilité.
 
Jeudi 8 mai
PHILOSOPHIE, VIOLENCE, CIVILITÉ
conférences matin
Présidence : Prof. Nami BASER , (Département de philosophie, U. Galatasaray, Istanbu)l .
9h00 – 12h30 : Dr. Seçkin Sertdemir Özdemir, (U. Galatasaray, Istanbul) : La temporalité et la civilité chez Balibar.
Dr. Diogo SARDINHA , (CIPh, Paris-Portugal) : L’anthropologie sans métaphysique.
Pause 
Cécile Lavergne, (doctorante en philosophie, France) : La politique de la civilité, une politique des identités ?
Dr. Janine Althounian, (France) : La temporisation transgénérationnelle, un cas de « Civilité » selon Étienne Balibar.

conférences après-midi
Présidence : Pierre Sau vêtre , Institut d’Etudes Politiques (IEP), Paris.
14h 00– 17h30 : Prof. Dr. Nilgün Toker Kılınç, (Ege Üniversitesi İzmir) : La question sociale et la violence.
Dr. Luc Legoux, (Institut de Démographie U. Paris 1 Sorbonne) : Politiques d’asile en Europe, violence extrême et civilité (ou résistance?).
Pause 
Prof. Melih BA ŞARAN , (dir. Dpt. Philosophie, U. Galatasaray, Istanbul) : Une violence sans revers, sur une bande de Moebius : « Négativité sans emploi » chez Georges Bataille.
Prof. Zeineb Ben Said Cherni, (U. de Tunis) : Révolution, violence et civilité en Tunisie : ou les écueils de la transition démocratique.
Pause cafétéria
soirée publique
18h30 – 20h30 Les labyrinthes de l’émancipation dans le travail philosophique
Présidence : Prof. Zeynep Direk, (Dpt. de philosophie, U. Galatasaray).
Débat : Étienne Balibar avec Prof. André Tosel, Nice, Marie-Claire Caloz-Tschopp, CIPh, Genève-Paris.
 
Vendredi 9 mai 
PHILOSOPHIE, HISTOIRE , VIOLENCE EXTRÊME
 
conférences matin
Présidence : Türker Armaner, (Département de philosophie, Université Galatasaray).
Accueil : Nur Betül Akın, Yağmur Erentürk, Aslı Meci, Yağmur Mı sırlıoğlu, étudiant.e.s, Dpt. de Philosophie, U. de Galatasaray.
9h00 – 12h30 : Prof. Roberto Nigro, (Collège International de Philosophie (CIPh), Paris-Zurich) : Violence et Pratiques de pouvoir.
Dr. Victor Granado Almena, (U. Complutense, Madrid) : Violence et politique, exil/desexil dans le monde d’aujourd’hui.
Pause 
Dr. Pınar Bedirhanoğlu , (U. technique du Moyen-Orient (METU), Turquie) : L’endettement comme forme de la violence extrême.
Prof. Gabriel Misas, (U. Nacional Bogota, Colombie) : Régime d’accumulation, exclusion et violence. Colombie 1950-2010.
 
conférences après-midi
Présidence : Prof. Ilaria Possenti , (U. de Pise).
14h00 – 17h30 : Prof. Jeanne Simon, (U. de Concepcion, Chili) : La résistance Mapuche à l’extrême violence et le développement des politiques nationales au Chili.
Pause 
Prof. Ertan Kardes, (Esenyurt Üniversitesi İstanbul) : Une non-violence destructrice.
Prof. Marion Brepohl, (U. fédérale du Parana, Curitiba, Brésil) : Les manifestations publiques : un autre façon de faire de la politique, depuis E. Balibar.
Prof. Zahia Moussa, (Faculté de droit - Campus Tidjani Haddam – U. Mentouri) : Constantine, Algérie, La violence urbaine en Algérie.
 
Samedi 10 mai
CONVERTIR LA VIOLENCE EXTRÊME ?
 
conférences matin
Présidence : Prof. Bertrand Ogil vie , (U. St-Denis, Paris).
Accueil : Kerem Gö rkem Aslan, Seçkin Sosyal, Yağmur Erentürk, Zeynep Bektaş, Elçin Güner, Melis Alkışel, (Dpt. de Philosophie, U. de Galatasaray).
9h00 – 12h30 : Dr. Nicos Sigalas, (Institut Français d’Études Anatoliennes (IFEA), Istanbul) : Violence convertible par la politique ou politique convertible en violence : deux hypothèses inconciliables (?) sur l’extrême violence.
Prof. Ilaria Possenti, (U. de Pise) : Violence sociale et crise du sujet.
Pause 
Dr. Talat Parman, (Association psychanalytique d’Istanbul - turk psikanaliz) : La violence dans la relation père-fils et le rôle de la religion.
Dr. Christophe Tafelmacher, (avocat, Solidarité Sans Frontières (SOSF), Suisse) : Politique d’asile, violence extrême et résistance.
Repas

conférences après-midi
Présidence : Maitre de conference Zeynep Gambetti , (U. Boğazici 34342 Bebek, Istanbul).
Accueil : Kerem Gö rkem Aslan, İrem Güven, Seçkin Sosyal, (Dpt. de Philosophie, U. de Galatasaray).
14h00 – 17h30 : Prof. Stéphanie Prezioso, (Université de Lausanne) : Violence et Révolution au 20e siècle. Questions à E. Balibar.
Dr. Jean-Claude Lévêque, (Instituto de Filosofia di Madrid, CSIC-CCHS) : Changements politiques, révolte(s) et / ou révolution(s) Le débat entre Badiou et Balibar autour de la violence révolutionnaire.
Pause 
Maitre de conference Zeynep Gambetti, (Université Boğazici, Istanbul) :  Au-delà du choix impossible entre violence institutionnelle et insurrectionnelle : Balibar, Arendt et l’agon.
Dr. Pierre Sauvêtre, (Institut d’Etudes Politiques (IEP), Paris) :  Spiritualité, violence et révolution à partir de « Lénine et Gandhi ».
Prof. Bertrand Ogilvie, (U. St-Denis, Paris) :  Violence extrême et exterminisme.
Intermède cafeteria 
soirée publique
Présidence : Prof. Zeynep Gambetti, (U. Boğazici, Istanbul).
18h30 – 20h30 : Violence, Philosophie, Politique aujourd’hui
Débat : Prof. Étienne Balibar, Prof. Ahmet Insel, Prof. Tülin Bumin, (U. Galatasaray).
20h30 – 21h00 : Remerciements : Seçkin Sertdemir Özdemir, responsable du Comité d’organisation U. Galatasaray, Prof. Zeypep Direk, responsable démarches institutionnelles U. Galatasaray, Marie-Claire Caloz-Tschopp, présidence du Colloque international, CIPh.Genève-Paris, Prof. Ahmet Insel, éd. Iletisim.
L’AUF prend en charge les frais de traduction de la quatrième journée à l’Université de Galatasaray.
La Synthèse philosophique des travaux et matériaux du colloque, faite par la professeur Catherine Colliot-Thélène, U. de Rennes 1, France sera publiée dans la revue en ligne Rue Descartes (revue du CIPh).
Débat après le colloque
 
Dimanche 11 mai
Témoignages sur la violence aujourd’hui

10h – 11h30 : Christophe Tafelmacher, (avocat, Solidarité sans Frontières, Suisse) : La violence dans les politiques d’immigration et du droit d’asile en Europe.
Nadire Mater, (écrivaine, journaliste. Bianet) : La guerre de 30 ans de la Turquie : Violence dans la rue et au domicile.
Prof. Claudio Gonsalez, (sociologue, Concepcion, Chili) : La difficile situation des Indiens Mapuches au Chili.
Sema a, (écrivaine). Depuis Dersim 1938, les effets de la violence subie par les Alévis sur la politique en Turquie.
Prof. Zeineb Ben Said, (philosophe, U. de Tunis) : Violence et Résistance en Tunisie.
Prof. Zeynep Direk, (philosophe, féministe, U. Galatasaray, revue Amargi) : Les féministes, la violence et la civilité.
Fethiye Cetin, (écrivaine, avocate) : Les effets de la violence extrême (génocide arménien de 1915 et ses suites) sur la politique en Turquie d’aujourd’hui.
Interventions
11h30– 12h00 : Etienne Balibar, penseur. La philosophie et la politique face à la violence.
Ahmet Insel, (écrivain, éditeur. éd. Iletisim) : Politiques autoritaires face à « Gezi ».
Marie-Claire Caloz-Tschopp, (Collège International de Philosophie (CIPh)) : La responsabilité des travailleurs en philosophie face aux sociétés civiles confrontées à la violence.
Graziella DE COULON, Réseau international de lecture, Suisse.
12h00 – 14h00 : Débat et questions du public.
14h00 – 14h30 :  Synthèse et perspectives.
Débat après le colloque
 
 
 
programme sur exil ciph www.exil-ciph.com/
Informations réseau de lecture  : coordination.istanbul@gmail.com

/ Sous la responsabilité de Marie GIL et Frédéric WORMS.

La vita nova - ou la vie comme texte
13 juin, 14 juin
afficher les détails Détails
Ven 13 juin et Sam 14 juin (9h30-18h)
Salle Dussane, École normale supérieure, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris
Colloque organisé avec le CIEPFC, ENS-Ulm.
 
Un certain nombre d’écrivains, d’intellectuels et de penseurs ont ressenti le besoin, à un moment de leur vie et de leur création, de proférer une «  renaissance  » personnelle ou de s’inscrire dans un mouvement, plus collectif, de conversion. Ces formes de renouvellement sont regroupées sous l’appellation de « vita nova ». Un des premiers apports du concept de vita nova, est qu’il permet d’appréhender le lien entre la vie et l’écriture, car ces nouvelles vies sont toujours des naissances de nouvelles écritures — ce qui fera l’objet d’une première demi-journée du colloque. Il permet de théoriser ce lien et de comprendre sa thématisation par les écrivains et les philosophes eux-mêmes, dans des écrits aussi variés que le cours (Michelet), l’autobiographie et la confession (Rousseau), la narration romanesque et la poésie (Dante), l’essai (Barthes), etc. Le concept de vita nova pose aussi la question réciproque  : peut-on parler d’une vie qui ne serait pas une écriture  ? L’acte de profération de la vita nova n’est-il pas avant tout prise de conscience de ce qu’est le lieu et le temps de la création — ce que l’on pourrait nommer l’ailleurs littéraire ? Dans la seconde demi-journée, on s’intéressera à ce concept dans sa relation à une perception «  textualiste  » de la vie. L’écriture en effet, dans cette réflexion sur le lien entre le bios et l’écrit, ce peut être aussi le texte de la vie, et la vita nova une rupture textuelle, un retournement des sèmes du bios. C’est ainsi que Barthes définit le biographique, et cela appelle une lecture lacanienne de cette vita nova. Le dernier texte de Barthes, Vita nova, ainsi que son dernier livre publié en pleine « vita nova  » révèlent par ailleurs la profonde ambiguïté et la face noire de ce concept  : vita nova et thanatographie n’y font qu’un. Il s’agirait alors, enfin, de l’interroger en regard d’un autre concept ambigu, le quotidien, et de s’intéresser aux formes sociologiques et politiques de cette écriture : la révolution et la conversion.
 
Programme : 
 
Vendredi 13 juin
 
Vita nova comme fiction, incipit vita nova (modérateur Marie Gil)
10h-12h45
Estelle Doudet : « Vies nouvelles de la vieillesse, poétiques de la fracture chez les écrivains en moyen français (14e-15e s.) »
Jean-François Perrin : « Rousseau: de la Vita nova comme fiction régulatrice »
Dominique Rabaté : « La conversion ou la différence intérieure » 
 
Vita nova et écriture (modérateur Frédéric Worms)
14h-18h
Éric Marty : « Vita Nova, l’absence d’œuvre »
Isabelle Alfandary : « Deuil et vie nouvelle (Barthes) »
Marie Gil : « ‘L’homme affranchi de l’ordre du temps’ - pour une ontologie de la Vita nova d’après Proust et Barthes »
Anne Dufourmantelle : « La Vita nova : la métamorphose au secret »
 
 
Samedi 14 juin
 
Revivre (modérateur Maël Renouard)
10h-12h45
David Rabouin : « Ad novum institutum. Quelle nouvelle vie pour le déterministe selon Spinoza ? »
Marielle Macé : « Vie, règle, incertitude – les acrobates de Kafka »
Frédéric Worms : « Revivre, encore »
 
Écriture du quotidien et nouvelle vie (modérateur Eric Marty)
14h-18h
Catherine Coquio : « Espérances de vie. Vies à venir et livres à venir dans les journaux de Helen Hessel, Alice Ehrmann et Etty Hillesum » 
Michael Sheringham : « L'archive et le quotidien: les vies nouvelles de Michel Foucault et Jacques Roubaud »
Bruce Bégout : « Éléments pour une métacritique de la vie quotidienne: de la banalité à l'aventure »
Maël Renouard : « L’immortalité par les textes, aujourd’hui »

/ Sous la responsabilité de Filippo DEL LUCCHESE.

Puissance du monstrueux
26 juin, 27 juin
afficher les détails Détails
Jeu 26 juin et Ven 27 juin (9h-18h)
Room 239, Brunel University, London , Gaskell Building, Kingston Lane, Uxbridge, Middlesex UB8  3PH (Royaume-Uni)
Colloque organisé avec Queen Mary, University of London (Faculté de Sciences politiques et de Relations internationales, TheoryLab), Brunel University (London), et le CERPHI (Centre d'Études en Rhétorique, Philosophie et Histoire des Idées-Lyon). 
 
Le colloque portera sur les figures du multiple et du monstrueux dans la théorie moderne et contemporaine. L’objectif est la construction d’un vocabulaire conceptuel pour la compréhension de la relation entre puissance destructive et transformative du monstrueux et les formes nouvelles de l’être politique engendrées par cette même puissance.
Par l’analyse des mutations multiples de la puissance du monstrueux à travers les frontières disciplinaires, le colloque vise à réunir des points de vue sur la redéfinition de la politique de l’humain, le devenir potentiel de la subjectivité dans le contexte des nouvelles théories de l’action, les ontologies politiques de l’accident et de l’événement, la force de loi et la norme comme champs de bataille philosophique, le matérialisme radical et le pouvoir de l’imagination, l’immanentisme et la critique de la raison téléologique, la puissance autonome et spontanée du hasard.
 
Intervenants :
Laurent Bove (Université de Picardie, Emeritus) : La monstruosité chez Camus: de l’absurde à l’histoire
 
Fabio Frosini (Università di Urbino) : Absolute and relative perfection of the "monsters": politics and history in Giacomo Leopardi 
 
Annie Ibrahim (Former programme director at the Collège international de philosophie, and Groupe d'études du matérialisme rationnel) : Les monstres de Diderot, entre physiologie et politique
 
Arnaud Milanese (ENS, Lyon and CERPHI) : The Beast and the Sovereing according to Hobbes
 
Vittorio Morfino (Università di Milano-Bicocca) : Lucretius and Monsters: Between Bergson and Canguilhem
 
Mark Neocleous (Brunel University, London) : The Monster and the Police
 
Sue Ruddick (University of Toronto) : Monstrous Earth
 
Yannis Stavrakakis (Aristotle University of Thessaloniki) : Irrational, Extreme, Populist: The New Fear of the Masses in Debt Societ
 
Amy Stefanovic (The School of Humanities and Communication Arts. The University of Western Sydney) : The Extralegal Beast: On Hobbes and Sovereignity
 
Lasse Thomassen (Queen Mary, University of London) : Monstrous Masses Beyond Representation: the Spanish Indignados
 
Andrea Torrano (Universidad Nacional de Cordoba) : The Political Monster between Sovereignity and Biopolitics
 
 
Informations et inscription sur le site de Brunel University http://goo.gl/vbrX6h



/ Historique du semestre

/ Sous la responsabilité de Franck HOFMANN, Markus MESSLING et Diogo SARDINHA.

L'Afrique du nord et l'Europe : quels liens entre la démocratie, la religion et la société civile ?
10 octobre, 11 octobre, 12 octobre
afficher les détails Détails

Jeu 10 oct et Ven 11 oct (9h30-18h)
Sam 12 oct (9h30-13h)
Hôtel Sidi Bou Saïd, Lieu dit Sidi Dhrif 2026, Sidi Bou Saïd (Tunisie).

Colloque organisé dans le cadre de la convention «  Transmed  !  » avec l'Office franco-allemand pour la Jeunesse-OFAJ et avec son soutien.

Cette rencontre appartient à un cycle d’événements organisés dans le cadre de la convention entre le Collège international de philosophie (CIPh) et l’Office Franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ), dans un programme de recherche intitulé «  Transmed  !  », qui porte sur la conscience européenne et la pensée de la Méditerranée. La tenue de trois jours de réunions de travail ouvertes au public permettra aux membres du groupe de travail non seulement de faire état de l’avancement de leurs recherches dans ce domaine, mais aussi de rencontrer des personnalités liées à des organisations sociales et culturelles autant qu’au monde de l’art et de la politique. La forme prévue pour les journées de travail est celle de deux blocs  : les matinées, sous forme de séminaire, seront consacrées à des exposés faits par les membres du groupe de travail, tandis que les après-midis seront réservés à l’accueil de personnalités extérieures qui viendront présenter leurs points de vue et expériences au sujet du thème du programme.

Le projet interdisciplinaire «  Transmed  !  » prend forme à un moment où l’Europe du sud se voit confrontée à des graves problèmes économiques, auxquels s’associe une crise sociale et morale qui est loin d’être surmontée, en même temps que les pays de l’Afrique du nord connaissent des tensions politiques inattendues, à la suite du «  printemps arabe  ». Nous aimerions saisir cette occasion pour approfondir le dialogue entre les deux rives de la Méditerranée, comme le CIPh a déjà commencé à le faire, tout en gardant à l’esprit les enjeux de la construction européenne, aujourd’hui ébranlée par la crise de la dette.

Intervenants : Raffaele Carbone (Université de Naples), Hanno Ehrlicher (Université d’Augsburg), Gunter Gebauer (Université Libre de Berlin), Franck Hofmann (Université Libre de Berlin), Mohammed Kerrou (Université de Tunis), Nora Lafi (Centre pour l’Orient Moderne, Berlin), Yann Lafon (Université Libre de Berlin), Nazan Maksudyan (Université Kemerburgaz d'Istanbul), Markus Messling (Université de Potsdam), Sarga Moussa (CNRS), Tanja Michalsky (Université des Arts de Berlin), Diogo Sardinha (CIPh).

Ce colloque fera l'objet d'un programme détaillé.
Consulter le site du Collège www.ciph.org

 


/ Sous la responsabilité de Nicole HATEM, Annie IBRAHIM et Hadi RIZK.

Le théologico-politique : Orient, Occident
15 novembre, 16 novembre
afficher les détails Détails
Ven 15 nov et Sam 16 nov (9h-19h)
Salle des Médailles, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris
Colloque organisé dans le cadre de la convention et avec le soutien de la Faculté des lettres et sciences humaines de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth (Liban).
 
La croyance commune en la pertinence de la notion de sécularisation pour saisir la fonction, le sens, la valeur et les enjeux du théologico-politique ôte tout contenu philosophique fécond et au théologique et au politique  : le théologique est réduit, dans sa version politisée, à une sorte de «  laïcisation  » du caractère sacré du Souverain, et le politique à la métaphore de cette transcendance projetée et en quelque sorte fixée dans l’espace public. Comment échapper aux impasses dues à la nécessité de référer le politique à l’extériorité transcendante et sacrée de l’autorité et du commandement  ? Le théologique, le politique et leurs relations, convertis en idéologies, sont ainsi vidés de tout contenu théorique et de toute efficace pratique.
La prise au sérieux de l’analyse du théologique, dans les quatre figures du monothéisme en Orient et en Occident, constitue pour nous les prémisses d’une recherche sur l’effet du théologique sur le politique. Alors que celui-ci est de l’ordre du symbolique et en appelle de ce fait souvent à une pensée de la transcendance du Pouvoir et de la Loi, le religieux, du côté de l’imaginaire, est capable d’œuvrer à l’indépendance et à la libération du champ commun du politique. Il s’agit d’entreprendre de déconstruire à travers le théologico-politique à la fois le mythe de la communauté politique comme Corps, de l’Un transcendant qui dissout le multiple, et la relation quasi impossible entre des corps politiques différents au sein de ce Corps. Ainsi, la sécularisation se pense contre la religion mais exprime un effet de la religion sur le politique. Ici, il faudra affronter une nouvelle difficulté  : si cela vaut pour le modèle occidental et peut être exemplifié sur son corpus de philosophie politique, qu’en est-il des «  autres  » théologico-politiques  ? Quels regards croisés entre Orient et Occident  ?
 
Programme
Vendredi 15 novembre
 
I. Problématique générale
Matin : Présidence : Ali Benmakhlouf (Directeur de programme au CIPh, Université Paris XII Créteil)
9h-9h40 : Présentation :  Hadi Rizk (Professeur de philosophie en Première Supérieure, Lycée Henri IV, Ancien directeur de programme au CIPh)
9h40-10h20 : Annie Ibrahim (Professeure de philosophie honoraire en Première Supérieure (Paris), Chercheuse au GEMR, Ancienne directrice de programme au CIPh) : Saint Augustin, père du théologico-politique ? 
10h20-11h : Discussion et pause
11h-11h40 : André Tosel (Professeur émérite à l’Université de Nice) : Sécularisation et religions politiques. De l’équivoque des concepts. 
II. Figures historiques
11h40-12h20 : Pascal Sévérac (Maître de conférences à l’Université Paris XII Créteil, Ancien directeur de programme au CIPh) : L’affect et le prophète. Confrontation de la philosophie spinoziste avec l’analyse par Philippe Burrin de l’antisémitisme nazi. 
12h20-13h : Discussion
 
Après-midi : Présidence : André Tosel
15h-15h40 : Jad Hatem (Université Saint-Joseph Beyrouth) : Mystique et théologico-politique dans les Lumières de la Nahda. 
15h40-16h20 : Julien Cavagnis (Doctorant aux Universités Lyon 3 et Saint-Joseph Beyrouth) : Islam critique et Islam politique dans la pensée de Ali Shariati. 
16h20-17h : Boutros Hallaq (Université Paris III, Paris) : Le monothéisme, chemin de croix de la démocratie en Orient . 
17h-18h : Discussion
18h : Clôture de la première journée. 
 
Samedi 16 novembre
 
Matin : Présidence Pascal Sévérac
9h-9h40 : Ali Benmakhlouf  : La loi divine.  
9h40-10h20 : Ziad Bou Akl (ENS Ulm Paris) : Loi divine et volonté humaine : la question du choix entre al-Ghazali et Averroès. 
10h20-11h : Discussion et pause
11h-11h40 : Gérald Sfez (Professeur de philosophie Versailles, Ancien directeur de programme au CIPh) : Léo Strauss et le judaïsme philosophique
11h40-12h20 : Discussion
 
Après-midi : Présidence : Boutros Hallaq
III. Perspectives contemporaines
15h-15h40 : Michel Jondot (Prêtre. Docteur en théologie, Rédacteur en chef des Cahiers « La maison islamo-chrétienne »)  : Démocratie et théologie. 
15h40-16h20 : Discussion et pause
16h20-17h : Hadi Rizk  : Théologie politique et genèse de la loi naturelle.
17h-17h40 : Annie Ibrahim  : Fonction, sens et ambiguïtés de la notion de « sécularisation ». 
17h40-19h : Discussion générale

/ Sous la responsabilité de Pietro CONTE, Barbara GRESPI, Andrea PINOTTI et Alessandra VIOLI.

Corps en pierre. Monumentalisation du geste et mémoires somatiques entre art, science et littérature
03 décembre, 04 décembre
afficher les détails Détails
Mar 3 déc (14h-19h)
Mer 4 déc (9h-19h)
Sala Napoleonica, Università degli Studi di Milano, via S. Antonio 10, 20122 Milano (Italie)

Colloque organisé avec le Département de philosophie de l'Université de Milan et avec son soutien, et le Département des langues, littératures étrangères et communication de l'Université de Bergame (Italie).

À plusieurs reprises, les études sur le monument ont abordé le thème du corps, en se focalisant surtout sur le rôle décisif du cadavre soit comme «  objet  » autour duquel naît l’idée du monumental (le kolossos, la pierre tombale, l’effigie en cire, ainsi que, selon M. Serres, la momie comme première auto-icône monumentale), soit comme lieu crucial de l’expérience de la nullification (de la chair, de la mémoire), dont le monument, durable et collectif, se présente comme antidote. 
Demeure toutefois moins exploré le processus contraire sur lequel se centrera le colloque  : il s’agit d’aborder d’un côté les formes de monumentalisation du corps à l’intérieur de la culture visuelle moderne, de l’autre la naissance, dans différents domaines de la philosophie esthétique du XXe siècle, d’une théorie du monument comme «  figure somatique  » qui s’inscrit de différentes façons dans un espace urbain traditionnellement représenté comme une carte physionomique du corps collectif. 
Le colloque se propose de développer ce thème à travers les différentes approches disciplinaires (l’esthétique, les études culturelles, les études cinématographiques et photographiques, l’histoire de l’art et l’architecture) appelées à entretenir un dialogue sur de vastes questions  : la redéfinition de la fonction monumentale à l’époque des médias (la photographie archéologique, le monumental dans le cinéma, l’architecture du XXe siècle entre corps et monument)  ; les formes liminaires de la monumentalité (le monument biologique, la vedette comme statue moderne, la chorégraphie et la sculpture des corps)  ; la fixation du geste (et son catalogue artistique et scientifique) comme principe-clé du monumental  ; les origines anthropologiques du monument et le rôle du corps sacrificiel dans la conceptualisation même de la dimension monumentale. 

Intervenants : Michele Bertolini (Accademia Carrara di Bergamo), Marco Biraghi (Politecnico di Milano), Pietro Conte (Università degli Studi di Milano), Luisella Farinotti (IULM Milano), Filippo Fimiani (Università degli Studi di Salerno), Valeria Genovese (SNS Pisa), Elio Grazioli (Università degli Studi di Bergamo), Barbara Grespi (Università degli Studi di Bergamo), Vinzenz Hediger (Goethe-Universität Frankfurt), Barbara Le Maitre (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle), Andrea Pinotti (Università degli Studi di Milano), Gian Piero Piretto (Università degli Studi di Milano), Antonio Somaini (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle), Alessandra Violi (Università degli Studi di Bergamo).

 Ce colloque fera l'objet d'un programme détaillé.
Consulter le site du Collège www.ciph.org

 


/ Sous la responsabilité de Gisèle BERKMAN et Pascal SÉVÉRAC.

Lumières européennes - Lumières chinoises : une confrontation
24 janvier, 25 janvier
afficher les détails Détails
Vend 24 jan (14h-18h30) Salle des Thèses, Université Paris-Est Créteil, 61 avenue du Général de Gaulle, 94010 Créteil
Sam 25 jan (9h30-18h)
Grande salle, Maison Heinrich Heine, Fondation de l'Allemagne, 27 C bd Jourdan, 75014 Paris
Colloque international organisé avec l'Université Wuda de Wuhan (Chine) et l'Université Paris-Est Créteil (LIS - EA  4395).
 
Ce colloque international s’inscrit dans le prolongement du cycle «  Collège international de philosophie - Les Lumières aujourd’hui  » organisé en Chine au cours de l'année 2012 (à Pékin, Shanghaï et Wuhan), à l’initiative du Service de coopération et d’action culturelle/Institut français (Ambassade de France en Chine), en partenariat avec les Presses universitaires de Renmin (Renmin daxue chubanshe).
Des thèmes aussi divers que la Modernité, la Liberté, la Nature, le Corps, ont été abordés lors de ces conférences, à travers lesquels il s’est agi de réfléchir sur l’actualité des Lumières en Europe, mais également en Chine. C’est ainsi que le dialogue s’est noué, entre perspectives françaises et chinoises, sur ce qui constitue le legs des Lumières aux temps présents.
À certains égard, toutefois, le point de vue adopté lors de ces premiers échanges est resté trop européano-centré. L’axe restait celui des Lumières européennes, envisagées depuis un spectre allant des Lumières «  radicales  » (d’inspiration spinoziste) à celles de Rousseau, Voltaire, Diderot, Montesquieu, sans oublier l’Aufklärung. Mais qu’en est-il du côté de la Chine  ? Qu’a-t-elle à nous dire au juste des Lumières  ? Peut-on même parler de «  Lumières  » chinoises  ? Et si tel est le cas, qu’ont-elles de commun avec les Lumières européennes, fondées sur ce que Kant nomme «  le droit du besoin de la raison  »  ?
Notre colloque – qui réunira quatre spécialistes chinois de la pensée chinoise (et notamment des «  Lumières chinoises  »), des spécialistes français de la pensée chinoise (Anne Cheng et Rémi Mathieu notamment), ainsi que des spécialistes des Lumières européennes – aura un enjeu central  : confronter les Lumières européennes et les Lumières chinoises, tout en prenant en compte les regards croisés de chaque héritage culturel sur son vis-à-vis. Le «  regard éloigné  » (Lévi-Strauss) se fait ainsi double focale, faisant subir au concept de Lumières un fructueux décentrement critique.
 
Programme : 

Vendredi 24 janvier (14h-18h30)
14h : Ouverture du Colloque
(chaque intervention durera 30 mn et sera suivie de 15 mn de discussion).
 
Présidence : WU Hongmiao
 
14h15 : CHENG Anne, Professeur au Collège de France (Chaire d’Histoire intellectuelle de la Chine) : Chine des Lumières et Lumières chinoises
 
15h00 : WU Genyou, Professeur à l’Université de Wuhan (Doyen de la faculté de philosophie) : Application et développement des concepts des "Lumières" occidentales dans l'histoire de la philosophie chinoise contemporaine.
 
15h45 : pause
 
Présidence : WU Genyou
 
16h00 : WU Hongmiao, Professeur à l’Université de Wuhan (Département de français) : Les conditions de l'émergence d'une volonté générale en Chine.
 
16h45 : PLAGNOL Marie-Emmanuelle, Professeur à l’Université de Paris-Est Créteil (Département de Lettres - LIS) : Pour un lecteur éclairé : les leçons persanes de Montesquieu.
  
 
Samedi 25 janvier 2014 (9h30-18h) 
9h30 : Accueil des participants
 
Présidence : GAO Xuanyang
 
9h45 : HAO Changchi, Professeur à l’université de Wuhan (École de philosophie) : Science et démocratie au 20ème siècle en Chine.
 
10h30 : MATHIEU Rémi, Directeur de recherche au CNRS (Centre de Recherche sur les civilisations de l’Asie orientale) : La lumière dans les ténèbres : le taoïsme originel dans la Chine antique.
 
11h15 : pause
 
11h30 : JIANG Dandan, Professeure associée à l'Institut des études avancées Simian, Université Normale de l'Est de la Chine de Shanghai - Directrice de Programme au CIPh. : Communauté et individualité : paradigmes des "Lumières" en Chine.
 
12h30 : pause déjeuner
 
Présidence : MATHIEU Rémi 
 
14h15 : GAO Xuanyang, Professeur à l’université Jiao-Tong de Shanghai (Département de philosophie) : La complexité et le paradoxe de la modernisation chinoise.
 
15h00 : PUJOL Stéphane, Maître de conférences à l'université Paris Ouest Nanterre (Département de Lettres modernes – CSLF) - Directeur de Programme au CIPh : Rousseau et la parole publique.
 
15h45 : pause
 
16h00 : ZHAO Lin, Professeur à l'Université de Wuhan (École de philosophie) : Introspection du mouvement des Lumières de la culture chinoise contemporaine.
 
16h45 : Discussion générale

/ Sous la responsabilité d'Isabelle ALFANDARY, Laura ODELLO et Peter SZENDY.

Ponctuations.
Littérature, psychanalyse, cinéma

13 mars, 14 mars, 15 mars
afficher les détails Détails
Jeu 13 mars et Ven 14 mars (9h30-18h)
Colegio de España, CIUP, 7 E boulevard Jourdan, 75014 Paris.
Sam 15 mars (9h-17h)
Salle D03, Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3 , 13 rue de Santeuil, 75005 Paris
Colloque organisé avec le soutien et en collaboration avec les équipes de recherche HarP (Histoire des arts et des représentations - philosophie) de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense et PRISMES (VORTEX) de l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3.
 
Qu’est-ce que ponctuer  ? Qu’est-ce qu’un point et quels sont les enjeux  – les responsabilités  – du geste qui ponctue  ?
Pour élaborer ces questions dans leurs portées les plus vastes, le colloque comptera au nombre des effets ponctuants bien plus que les signes, déjà nombreux, que nous a livrés l’histoire de la ponctuation, depuis l’Égypte antique jusqu’aux récents smileys. La littérature offre ainsi un champ d’expérimentation privilégié non seulement pour la ponctuation dite «  de phrase  » ou «  de page  », mais aussi pour le chapitrage et autres «  ponctuations d’œuvre  ». 
Toutes ces pratiques ponctuantes, il s’agira également de les interroger en les confrontant à deux autres champs dans lesquels le geste ponctuant joue un rôle central  : la psychanalyse et le cinéma.
Pour Lacan, en effet, la ponctuation en tant que scansion est non seulement l’une des ressources de la cure analytique, mais c’est aussi le pivot de la théorie du langage qui la soutient (le «  point de capiton  » est notamment défini comme cette «  ponctuation où la signification se constitue  »). Bref, le sujet de la psychanalyse doit sans doute être conçu comme tramé d’effets de ponctuation.
Quant au cinéma, il nous invite à penser le regard lui-même comme ponctué et ponctuant. «  Il n’y a de point de vue que pour un voir qui ponctue  », écrivait Heidegger dans un passage de son essai sur Le Nihilisme européen auquel font écho, à leur manière, ces mots de Walter Murch, le monteur de Coppola  : «  nous clignons des yeux pour séparer et ponctuer  ».
À travers ces trois champs  – littérature, psychanalyse, cinéma  – le colloque tentera donc de dégager les enjeux et les responsabilités du geste ponctuant. Car si l’on considère, d’une part, que la ponctuation est le pouvoir de décider d’un texte (y compris social et politique), à savoir qu’elle est cette violence interprétative d’une décision qui arrête le sens, on pourrait interroger, d’autre part, la figure possible d’une contre-ponctuation en tant que force de désorganisation du discours dominant.
 
Programme : 
Jeudi 13 mars 
Matin, 10h-12h30 :
- Emanuele Coccia (Ehess), titre à préciser
- Gisèle Berkman (Ciph) : Comme « la distribution des nœuds sur une corde vibrante » — Ponctuer la pensée ?.

Après-midi, 14h30-18h :
- Christian Biet (Université Paris Ouest Nanterre) : Le théâtre ponctué, ou la ponctuation du spectacle par les spectateurs (XVIe-XIXe siècles, et après) ; Marielle Macé (Cnrs/Ehess), Une phrase urbaine à l’infini — James Agee à Brooklyn 
- Raymond Bellour (critique et théoricien du cinéma) : Du plan comme ponctuation ?.
 
Vendredi 14 mars 
Matin, 10h-12h30 :
- Susan Bernstein (Brown University) : Le Temps et la Majuscule : ponctuation de Baudelaire
- Jean Maurel (philosophe) Un homme « signe » d’interrogation : Nietzsche ?.
 
Après-midi, 14h30-18h :
- Peter Szendy (Université Paris Ouest Nanterre) : Point d’échange 
- Isabelle Alfandary (Université Paris 3, Ciph) Scansion : poétique de Jacques Lacan 
- Jacques Roubaud (poète) : Ponctuations, blancs, silences.
 
Samedi 15 mars 
Matin, 10h-12h30 :
- Patrick Guyomard (Université Paris Diderot) : Scansion, coupure, ponctuation
- Michel Deguy (poète, essayiste) : Qui a commencé ?.
 
Après-midi, 14h30-18h :
- Charles Melman (psychanalyste) Exercices de ponctuation 
- Laura Odello (Ciph) : Le Point sur l’écran
- Jean-Marie Gleize (poète, essayiste) : Néon, virgule.

/ Sous la responsabilité d'Éric BEAURON et Olivier CAPPAROS.

Logiques de la forme, en hommage à Fernando Gil
11 avril, 12 avril
afficher les détails Détails
Ven 11 avr (9h30-18h)
Auditorium, Fondation Calouste Gulbenkian, délégation en France, Centre Calouste Gulbenkian, 39 boulevard de La Tour-Maubourg, 75007 Paris
Sam 12 avr (9h30-18h)
Salle Jean Cavaillès, Université Paris 1-Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris
Colloque international organisé avec la Fondation Calouste Gulbenkian Paris, l'Université Paris  8 (LLCP), l'Université Paris  1 Panthéon-Sorbonne (École Doctorale de philosophie), en collaboration avec l'Université Nouvelle de Lisbonne et de l'Institut de Philosophie de l'Université de Porto (Portugal).
 
Personnalité intellectuelle engagée, figure de l’histoire portugaise récente, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales et professeur à l’Université Nouvelle de Lisbonne, Fernando Gil (1937-2006) a construit l'une des philosophies contemporaines les plus originales de son époque, dont le noyau est une réflexion sur l’intelligible et l’intelligibilité. De Preuves au Traité de l’évidence et à La Conviction, pour nommer les trois ouvrages les plus connus du public français, Fernando Gil aura interrogé les conditions d'intelligibilité qui permettent de constituer des objets et de décrire les activités du connaitre et du sentir, questionnant ainsi le sentiment, la croyance, la conviction, qui sont au cœur de la connaissance objective. Cette recherche vise à saisir ce qui tient ensemble l'exigence de certitude, la satisfaction de l'esprit et la constitution d’un réel, le bonheur de la connaissance et la beauté du monde. Qu'est-ce que comprendre  ? Que comprenons-nous des formes et des phénomènes  ? Comment des formes peuvent-elles venir au jour, etre produites ou etre saisies  ?
Le colloque Logiques de la forme se donne pour tâche d’examiner les concepts fondamentaux de sa pensée, tels que ceux de vérité, d'évidence, d'hallucination, de preuve, de souveraineté, et d'expression, à la lumière de la notion de forme, de la genèse des formes, de leur efficace et de leur transformation. Les interventions prévues tenteront de restituer la richesse d’une œuvre qui a su se nourrir de l’histoire de la philosophie, des sciences et des arts, qui s’est affrontée aux pensées contemporaines et a su nouer philosophie et sciences sociales. 
 
Programme : 
Vendredi 11 avril
9h30 – 9h45 : Présentation par João Caraça (Directeur de la délégation en France de la Fondation Calouste Gulbenkian), Diogo Sardinha (Président de l'Assemblée collégiale du Collège international de philosophie), et les organisateurs.
 
Présidence de séance : Diogo Sardinha 
 
9h45 - 10h30 : Adelino Cardoso (Université Nouvelle de Lisbonne) : Forme et expression dans la philosophie de Fernando Gil
 
10h30 – 11h15 : Lara Bonneau (Université Paris 1-Sorbonne) : Approche de la question de la forme à partir d'A. Warburg et F. Gil.
 
11h30 - 12h15 : Olivier Capparos (Université Paris 8-St Denis) : Logiques de la forme : approches de l'intelligibilité expressive
 
Présidence de séance : Françoise Balibar
 
14h00 – 14h45 : Natalie Depraz (Université de Rouen) : Autour des notions d'attention et de force de présence 
 
14h45 – 15h30 : Sofia Araújo : Fernando Gil's Theory of Expression
 
15h45 – 16h30 : Nuno Miguel Proença (Université Nouvelle de Lisbonne) : Logique de l'assentiment et formes de la preuve en psychanalyse
 
16h30 – 17h15 : Manuel Silvério Marques (Université Nouvelle de Lisbonne) : Organisme, système et sujet en Médecine : mes consultations giliennes
 
Samedi 12 avril
9h30 : Présentation par Danièle Cohn (Université Paris 1-Sorbonne)
 
Présidence de séance : Danièle Cohn
 
9h45 - 10h30 : Paulo Tunhas (Université de Porto) : Le bonheur de l’expression et les formes sonores
 
10h30 – 11h15 : Antonia Soulez (Université Paris 8-St Denis) : Formes ou objet de représentation ?
 
11h30 - 12h15 : Eric Beauron (Université Paris 1-Sorbonne) : Forme, affinité, système : Gil avec Kant (une interprétation de l'Architectonique de la raison pure)
 
Président de séance : Paulo Tunhas
 
14h00 – 14h45 : Jean-Baptiste Rauzy (Université Paris 4-Sorbonne) : Théorie de la preuve, théorie de l'objet – preuve et adhésion dans les inférences logiques
 
14h45 – 15h30 : Carlos Lobo (Collège international de philosophie) : Renforcement de l'évidence et modalisation de la croyance chez F. Gil et Husserl
 
15h45 – 16h30 : Maria Filomena Molder (Université Nouvelle de Lisbonne) : Vis superba formae
 
16h30 – 17h15 : José Gil (Université Nouvelle de Lisbonne) : Vers l'ontologie ?
 
Clôture du colloque

 



cliquer sur une date pour connaître les événements proposés ce jour là Agenda

précédent   Avril 2014  suivant
lun mar mer jeu ven sam dim
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30            

cliquer sur une date pour connaître les événements proposés ce jour là Rechercher

Nous écrire

collectif@ciph.org 

Coordonnées

Collège International
de philosophie
1, rue Descartes
75005 Paris
Tél. : 01 44 41 46 80
Fax : 01 44 41 46 86


Utilisez Firefox pour une meilleure navigation sur ce site