Sam 13 avr (9h30-18h) Amphithéâtre de l'Institut de Paléontologie Humaine, 1 rue René Panhard 75013 Paris
Sam 18 mai (10h-17h) cette journée est déplacée au 25 mai
Grand Amphithéâtre du Muséum, Muséum national d'Histoire naturelle, 57 rue Cuvier, 75005 Paris
Sam 15 juin (*)
Journées d'étude organisées avec le soutien du Muséum national d'Histoire naturelle et les Éditions Dehors.
Face à des processus, des phénomènes, des événements ou des objets irréductiblement « hybrides » dont l’existence se déploie dans des dimensions inséparablement naturelles, culturelles, sociales, économiques, techniques et politiques, les catégories traditionnelles, qui délimitent aussi bien les champs du savoir que les domaines de l’être, sont mises à rude épreuve. L’écologie philosophique naît justement de ce constat.
En quoi les « crises écologiques » que nous vivons sont-elles le résultat d'une crise des formes de pensée qui, en nous maintenant dans de vieilles habitudes, s’avèrent tout à fait inappropriées pour y répondre ?
Ces trois journées d’étude ont pour ambition de porter dans l’espace public les problèmes cruciaux que représentent aujourd’hui les questions écologiques pour la philosophie.
Ce cycle de conférences s’inscrit dans le prolongement du colloque « Écosophies, la philosophie à l’épreuve de l’écologie » co-organisé par le CIPh en 2008 et prépare un second colloque abordant ces mêmes questions.
Première journée :
Samedi 13 avril (Muséum national d'Histoire naturelle)
Fictions/figurations
Avec : Christian Chelebourg, Peter Szendy. Projection du film d'Armin Linke, Alpi, en présence du réalisateur.
Est-ce que la métaphore de l’Île de Pâques est pertinente pour nous aider à comprendre les enjeux de la crise écologique actuelle ? Que nous apprend la réitération des discours apocalyptiques ? La littérature de science- fiction n’a-t-elle que des dystopies à nous proposer ? C’est à la fiction que nous consacrerons cette première journée, en questionnant comment ce mode de création et de réflexion propose en propre des ouvertures pour la réflexion écologique. La question d’un possible changement d’imaginaire politique appelé par la crise écologique est ici cruciale.
9h30 accueil
10h : Présentation Emilie Hache
10h30 : Alain Musset : " Le vaisseau-terre est mal parti : écologie, fin du monde et science-fiction "
11h30 : Peter Szendy : " L'effiction filmique de la fin "
14h : Christian Chelebourg : " Climatologie et pensée écofictionnelle "
15h : Yannick Rumpala : " Science fiction et spéculations écologiques : pas d'alternative au pessimisme ? "
16h : Frédérique Ait-Touati : " Voir l'invisible : fictions, figures, récits "
17h : Armin Linke (sous réserve) projection du film " Alpi "
18h : discussion autour du film
Deuxième journée :
Samedi 25 mai (Muséum national d'Histoire naturelle)
Écologie et inégalités sociales
Avec : Paul Ariès, Patrick Degeorges, Fabrice Flipo, Michael Lowy ainsi que des intervenants du milieu associatif.
Cette journée sera consacrée au questionnement des liens entre écologie politique et inégalités sociales. Des analyses critiques telles que celles qui mettent à jour les liens entre le saccage de la nature et les dominations politiques et économiques supposent des corrélations entre crise écologique et crise politique. Qu’est-ce qu’une écologie qui délaisserait ces questions ? Comment réussir à l’inverse à les articuler de telle sorte que l’une ne devienne pas prioritaire sur l’autre ? Cette journée sera l’occasion de présenter et de mettre en débat différentes approches significatives sur cette question.
Troisième journée :
Samedi 15 juin (*)
Écologie : des entités non conventionnelles
Avec : Vinciane Despret, Isabelle Stengers, Tobie Nathan, Brian Massumi. Programme des projections de films à venir.
L’écologie est comprise comme l’étude des relations entre des êtres hétérogènes. Les entités qui composent ces relations sont régulièrement ramenées aux catégories classiques que sont les animaux et les végétaux, rien ne saurait limiter pourtant « le paradigme écologique » à ces seules catégories d’être. Sans remettre en cause l’importance (et l’urgence) des réflexions qui concernent la sphère des êtres vivants – à laquelle nous nous attacherons dans un premier temps de cette journée –, nous souhaiterions montrer que la compréhension du monde que suppose l’approche philosophique de l’écologie conduit à une réévaluation des catégories fondamentales selon lesquelles nous pensons et percevons le même et l’autre, le possible et l’impossible, le juste et l’injuste, le vivant et le mort…
En ouvrant le questionnement écologique à des objets qui ne lui sont pas ordinairement attribués, cette journée contribuera ainsi à montrer que la philosophie de l’écologie n’est pas une philosophie appliquée à un objet (que serait la nature), mais une orientation dans la pensée qui suppose la redéfinition même de cette dernière.
(*) Une brochure spécifique à la quinzaine philosophique
(du 1er au 16 juin 2013)
INTERSECTIONS
sera disponible courant avril dans les 30 lieux partenaires.