CIPh : Journées d'étude

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/ Le pragmatisme en question(s) : La question de la bureaucratie . Que signifie pragmatisme quand les acteurs sont des bureaucraties ?

LAUFER Romain en collaboration avec HATCHUEL Armand
12 février
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Ven 12 fév (9h-12h/14h-18h)
École des Mines, 60 boulevard Saint-Michel, 75006 Paris

Journée d'étude organisée avec le soutien d'HEC-Paris et de Mines-ParisTech.

Le triomphe du pragmatisme est un thème qui se décline de nombreuses façons : dans le développement de l’intérêt pour la sophistique, la rhétorique et l’analyse du langage ordinaire, dans l’attention croissante accordée en France à la philosophie pragmatique américaine ou encore aux aspects les plus concrets des logiques de la vie économique et sociale à travers l’analyse de l’action organisée et du management.

Le thème proposé sous le titre général : « Le pragmatisme en question(s) » est décliné en trois sous-thèmes qui font chacun l’objet d’une journée d'étude ou d'un colloque distincts. Chacun de ces sous-thèmes souligne le caractère problématique d’une notion, le pragmatisme, que l’on associe volontiers au triomphe du sens commun :
- premier sous-thème : La question du symbolique : le pragmatisme peut-il se passer de structures symboliques a priori ?
- deuxième sous-thème : La question de la bureaucratie : que signifie pragmatisme quand les acteurs sont des bureaucraties ?
- troisième sous-thème : La question de l’innovation : comment être pragmatique lorsque l’on produit de l’inconnu ?

Ces trois sous-thèmes ne sauraient être strictement séparés, il est impossible de s’adresser à la question du pragmatisme aujourd’hui sans être confronté à l’articulation de ces trois questions.
S’il a néanmoins semblé préférable de proposer de les développer en trois journées d’étude c’est qu’elles correspondent à des points de vue, des traditions de recherche et/ou des communautés de chercheurs différents :
- la première question (qui a fait l’objet d’une journée d’étude le samedi 13 juin 2009 dans les locaux de l’École des Mines de Paris) interroge les fondements philosophiques et institutionnels du pragmatisme.
- la deuxième question (objet de la présente une journée d’étude) considère le pragmatisme à partir du fait que dans un monde dominé par l’existence de grandes organisations l’action a le plus souvent un caractère collectif.
- la troisième question (qui a fait l’objet d’un colloque les jeudi 14 et vendredi 15 mai 2009 à l’Université de Buffalo, N.Y. USA) considère le pragmatisme du point de vue des processus de conception, d’invention, d’innovation ou de création tant scientifiques et techniques qu’artistiques et économiques.

Programme :

Matin
- Romain Laufer (HEC Paris) : Bureaucratie, démocratie et légitimité
- Philippe Salazar (University of Cape Town) : La construction de la vertu civique, à travers l’éloge funèbre de Georges Washington
- Michel Troper (professeur émérite à l’Université Paris 10) : Pragmatisme et droit

Après midi
- Armand Hatchuel (CGS-Mines-ParisTech) : La bureaucratie comme illusion pragmatique : réflexion à partir de Mary Parker Follett
- Hervé Dumez (PREG-CRG-École Polytechnique) : Les paradoxes de la responsabilité sociale de l’entreprise
- Nicole Dewandre (fonctionnaire à la Commission européenne) : Entre truismes, rationalisations et utopies: un espace en danger
- Pascal le Masson et Benoit Weil (CGS-Mines-ParisTech) : Les bureaucraties génératives : conception et action collective pour l’exploration de l’inconnu


/ "IL y a plusieurs façons de ne pas comprendre quelque chose" : le texte poétique et son lecteur

DROGI Pierre
19 mars
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Ven 19 mars (9h-12h/14h-18h)
Salle des Médailles, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris

On voudrait cerner à nouveaux frais, et toujours à partir de textes, cette modalité-là de la parole dont on dit qu’elle relève du poème ou du poétique.
Le point de départ un peu provocateur est une citation extraite d’un entretien accordé par le poète roumain Nichita Stànescu à une revue, en 1967, dans un contexte où la revendication de « ne pas comprendre quelque chose », particulièrement dans le domaine littéraire ou philosophique, était immédiatement perçue comme subversive et où être accusé d’hermétisme en poésie équivalait à un blâme idéologique.
Le but de la rencontre serait de donner à comprendre en partie les raisons de l’inaudibilité (constitutive ou circonstancielle) de la parole poétique dans un espace qui serait « public » et de faire saisir ce paradoxe que la parole poétique donne à percevoir, dans un rapport de tension maximale, parfois exacerbée, l’articulation entre le singulier et le commun.
À ce titre, la parole poétique a effectivement à voir avec l’éthique et le politique. La relation spécifique établie par le poème avec son lecteur, le mode de lecture spécifique que sa « position » particulière induirait (texte détaché des intentions ordinaires et du cadre ordinaire d’une « communication »), rétablirait la communication dans son « sens » véritable, ou encore établirait un lien « plus juste » avec le sens, donnerait à saisir, par expérience au moins, toute la difficulté qu’il y a à « lire ».
Par la triple exigence simultanée qu’il ouvre de gratuité, de singularité et de responsabilité à l’égard du sens et de l’interlocuteur, le poème inaugurerait une relation autre que purement civique à des lois abstraites et réengagerait chaque vie (comme expérience-limite qu’est chaque vie) dans l’ordre de la vie-même.

Dans une démarche qui se voudrait pédagogique, on s’efforcera de donner à lire et à entendre des textes, dont l’éventuelle « intempestivité » (selon les critères du temps) ou inaudibilité se trouveront interrogées et mises à l’épreuve de la lecture et du commentaire.
La formule qui sera retenue pour ces rencontres est la même que celle qui a présidé aux deux journées « À qui, le poème? » en 2008 : une dizaine d’invités de manière à croiser des approches diverses voire divergentes ou contradictoires. Chacun des intervenants, depuis « sa » pratique de la lecture ou de l’écriture de « poème(s) », disposera à son gré de vingt minutes environ, avec toute liberté à lui laissée pour organiser son temps de parole entre éléments de réponse à la question, lecture et commentaire de textes. Un débat fera suite aux interventions.

Intervenants : Olivier Apert, Pascale Auger, Michaël Batalla, François Boddaert, Yves Boudier, Fabienne Courtade, Vannina Maestri, Jean-Baptiste Para, Daniel Pozner, Florence Trocmé


 



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