
DétailsMer 14 nov, Mer 12 déc et Mer 16 jan (18h-20h)
Salle N34 devient (PrM-1.03), Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris
(Ce cycle de rencontres se poursuivra au second semestre).
Séances organisées dans le cadre des activités du CIPh-CIRTEP.
Ce séminaire entend, dans la continuité des deux années précédentes, ouvrir à partir de l’analyse d’une notion, d’un problème, d’une pensée, un espace dédié à une analyse proprement philosophique des notions cardinales de l’éducation. Si l’éducation constitue l’objet commun de ces séances, nulle entente préalable n’est requise quant aux orientations ni même quant aux objets de réflexion à privilégier : le champ des pratiques et des théories en matière d’éducation est divers, et même travaillé par des oppositions fortes, qu’il ne s’agira en aucun cas d’occulter. Mais, au-delà, l’enjeu commun est essentiel : affirmer que l’éducation ne saurait être analysée en termes seulement positivistes, descriptifs, évaluables comme le postulent parfois sciences sociales et sciences de l’éducation. L’éducation relève d’un geste plus profond, qui instaure une dynamique et convoque une pratique qu’aucun discours ne peut totalement programmer, qu’aucune technique ne peut garantir à l’avance.
Formulons dès lors deux vœux pour l’orientation de ce séminaire. D’abord, que la réflexion échappe à une double réduction, du savoir aux conditions extérieures de sa transmission, comme du savoir à sa fabrication par le maître. Ensuite, et surtout, que soit à nouveau portée dans l’espace public une analyse proprement philosophique de l’éducation, à même de cerner au plus près le sens, les enjeux et l’exigence de l’éducation.
- mercredi 14 novembre : Nicolas Piqué (maître de conférences à l'université de Grenoble 1- IUFM) : Quel paradigme pour l'école : du public au commun.
- mercredi 12 décembre : Emmanuel Brassat (professeur à l'IUFM de Versailles) : L'école entre institution émancipatrice et organisation régulatrice.
- mercredi 16 janvier : Didier Moreau (professeur à l'université de Paris 8 ): La différence dans l'éducation : métamorphoses et spectralité.
DétailsJeudi 22 novembre (17h-19h)
Institut des Amériques (IDA), Espace Tocqueville, 8ème étage
175 rue du Chevaleret, 75013 PARIS
(Ce cycle de rencontres de poursuivra au second semestre)
Séance organisée avec le soutien de l'Institut des Amériques et du Laboratoire d'Etudes et de Recherches sur les Logiques Contemporaines de la Philosophie de l'Université Paris 8.
Ce qu’on appelle l’actualité, celle des événements comme celle des idées, parfois sur le mode majeur de ce qui semble bouleverser lordre des choses et des représentations, souvent sur le mode mineur mais critique de ce qui nous en révèle une dimension inouïe, constitue pour la philosophie politique une sollicitation. Une sollicitation qui s’entend au double sens d’une incitation à prendre le recul de la problématisation et de la conceptualisation et d’une provocation à remettre en question nos cadres de pensée.
Ce séminaire, organisé pour la troisième année, se veut un lieu expérimental où l’on relèvera le défi de penser au présent, sous la double contrainte de l’immédiateté de ce qui survient et de la médiation d’une démarche réflexive.
Chaque séance sera consacrée, sur la base des propositions faites par les directeurs de programme du CIPh, à un objet saisi dans le flux de l’actualité et auquel les intervenants, membres du CIPh ou invités, philosophes ou spécialistes des sciences de la société, confronteront leurs démarches. De brefs exposés seront suivis d’un dialogue entre les intervenants et avec le public.
LA POLITIQUE EST-ELLE VOUÉE À L'ÉCHEC ?
Avec Marcio Alves da Fonseca, Diogo Sardinha et Etienne Tassin.
Marcio Alves da Fonseca est Professeur de philosophie à l’Université Catholique de São Paulo, directeur du département de philosophie. Après des études de droit et de philosophie à l'université de São Paulo, il a été chercheur en philosophie à l’Université de Paris-XII et à l’École Normale Supérieure de Paris. Il est notamment l'auteur de Michel Foucault e a constituição do sujeito [Michel Foucault et la constitution du sujet] et Michel Foucault e o Direito [Michel Foucault et le droit, à paraître en français chez L’Harmattan]. Il a aussi traduit en portugais L’Hermeneutique du sujet. Cours au Collège de France, 1981-1982 de Michel Foucault et Introduction à l’Anthropologie du point de vue pragmatique de I. Kant.
Diogo Sardinha a été formé à la philosophie dans les universités de Lisbonne et de Paris et a été chercheur aux universités de Berlin et de São Paulo. Il est directeur de programme au Collège international de philosophie, membre de l’équipe Normes, sociétés, philosophies à l’Université Paris 1 et du Centre de philosophie des sciences de l’Université de Lisbonne. Il a récemment publié Ordre et temps dans la philosophie de Foucault (Paris, 2011).
Etienne Tassin est Professeur de philosophie politique à l'université Paris 7 Denis Diderot, membre du Centre de Sociologie des Pratiques et des Représentations Politiques. Spécialiste de la pensée d'Hannah Arendt et de philosophie politique contemporaine, il a notamment publié Le Trésor perdu. Hannah Arendt, l’intelligence de l’action politique (Paris, Payot, 1999) ; Un Monde commun. Pour une cosmo-politique des conflits (Paris, Le Seuil, 2003) ; Le maléfice de la vie à plusieurs. La politique est-elle vouée à l’échec ? (Paris, Bayard, 2012).
D'autre part, seront organisées cette année des séances à New York dans le cadre d'un échange avec la Maison Française de Columbia University. Renseignements et programme également sur notre site.
DétailsJeudi 6 décembre (16h-18h)
Columbia University, International Affairs building, Room 707, 7th floor (États-Unis)
Workshop co-sponsored by the Collège International de Philosophie as part of their series of conferences on Politique au Temps Présent; Université d'Artois/Recifes EA 4520; The Blinken European Institute; The Institute of Comparative Literature and Society (ICLS) of Columbia University.
Politics of secularism?
Chair : Jean Cohen
Julie Saada : "Secularizing Secularism?"
Talal Asad :"Some problems with secularism and the secular"
Etienne Balibar : "Secularism beyond the clash of civilizations: the last utopia?"
Patrick Weil : "Headscarf v. Burqa: two French bans with different meanings"
Daniel Weinstock : "The debate on laicité in Québec"
DétailsMer 14 nov, Mer 12 déc et Mer 16 jan (18h-20h)
Salle N34 devient (PrM-1.03), Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris
(Ce cycle de rencontres se poursuivra au second semestre).
Séances organisées dans le cadre des activités du CIPh-CIRTEP.
Ce séminaire entend, dans la continuité des deux années précédentes, ouvrir à partir de l’analyse d’une notion, d’un problème, d’une pensée, un espace dédié à une analyse proprement philosophique des notions cardinales de l’éducation. Si l’éducation constitue l’objet commun de ces séances, nulle entente préalable n’est requise quant aux orientations ni même quant aux objets de réflexion à privilégier : le champ des pratiques et des théories en matière d’éducation est divers, et même travaillé par des oppositions fortes, qu’il ne s’agira en aucun cas d’occulter. Mais, au-delà, l’enjeu commun est essentiel : affirmer que l’éducation ne saurait être analysée en termes seulement positivistes, descriptifs, évaluables comme le postulent parfois sciences sociales et sciences de l’éducation. L’éducation relève d’un geste plus profond, qui instaure une dynamique et convoque une pratique qu’aucun discours ne peut totalement programmer, qu’aucune technique ne peut garantir à l’avance.
Formulons dès lors deux vœux pour l’orientation de ce séminaire. D’abord, que la réflexion échappe à une double réduction, du savoir aux conditions extérieures de sa transmission, comme du savoir à sa fabrication par le maître. Ensuite, et surtout, que soit à nouveau portée dans l’espace public une analyse proprement philosophique de l’éducation, à même de cerner au plus près le sens, les enjeux et l’exigence de l’éducation.
- mercredi 14 novembre : Nicolas Piqué (maître de conférences à l'université de Grenoble 1- IUFM) : Quel paradigme pour l'école : du public au commun.
- mercredi 12 décembre : Emmanuel Brassat (professeur à l'IUFM de Versailles) : L'école entre institution émancipatrice et organisation régulatrice.
- mercredi 16 janvier : Didier Moreau (professeur à l'université de Paris 8 ): La différence dans l'éducation : métamorphoses et spectralité.
DétailsMer 14 nov, Mer 12 déc et Mer 16 jan (18h-20h)
Salle N34 devient (PrM-1.03), Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris
(Ce cycle de rencontres se poursuivra au second semestre).
Séances organisées dans le cadre des activités du CIPh-CIRTEP.
Ce séminaire entend, dans la continuité des deux années précédentes, ouvrir à partir de l’analyse d’une notion, d’un problème, d’une pensée, un espace dédié à une analyse proprement philosophique des notions cardinales de l’éducation. Si l’éducation constitue l’objet commun de ces séances, nulle entente préalable n’est requise quant aux orientations ni même quant aux objets de réflexion à privilégier : le champ des pratiques et des théories en matière d’éducation est divers, et même travaillé par des oppositions fortes, qu’il ne s’agira en aucun cas d’occulter. Mais, au-delà, l’enjeu commun est essentiel : affirmer que l’éducation ne saurait être analysée en termes seulement positivistes, descriptifs, évaluables comme le postulent parfois sciences sociales et sciences de l’éducation. L’éducation relève d’un geste plus profond, qui instaure une dynamique et convoque une pratique qu’aucun discours ne peut totalement programmer, qu’aucune technique ne peut garantir à l’avance.
Formulons dès lors deux vœux pour l’orientation de ce séminaire. D’abord, que la réflexion échappe à une double réduction, du savoir aux conditions extérieures de sa transmission, comme du savoir à sa fabrication par le maître. Ensuite, et surtout, que soit à nouveau portée dans l’espace public une analyse proprement philosophique de l’éducation, à même de cerner au plus près le sens, les enjeux et l’exigence de l’éducation.
- mercredi 14 novembre : Nicolas Piqué (maître de conférences à l'université de Grenoble 1- IUFM) : Quel paradigme pour l'école : du public au commun.
- mercredi 12 décembre : Emmanuel Brassat (professeur à l'IUFM de Versailles) : L'école entre institution émancipatrice et organisation régulatrice.
- mercredi 16 janvier : Didier Moreau (professeur à l'université de Paris 8 ): La différence dans l'éducation : métamorphoses et spectralité.
DétailsJeu 7 fév, Jeu 28 mars et Jeu 23 mai, 18h30-20h30 (*)
Salle des Médailles, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis 75005 Paris
Ce qu’on appelle l’actualité, celle des événements comme celle des idées, parfois sur le mode majeur de ce qui semble bouleverser l’ordre des choses et des représentations, souvent sur le mode mineur mais critique de ce qui nous en révèle une dimension inouïe, constitue pour la philosophie politique une sollicitation. Une sollicitation qui s’entend au double sens d’une incitation à prendre le recul de la problématisation et de la conceptualisation et d’une provocation à remettre en question nos cadres de pensée.
Ce séminaire, organisé pour la troisième année, se veut un lieu expérimental où l’on relèvera le défi de penser au présent, sous la double contrainte de l’immédiateté de ce qui survient et de la médiation d’une démarche réflexive.
Chaque séance sera consacrée, sur la base des propositions faites par les directeurs de programme du CIPh, à un objet saisi dans le flux de l’actualité et auquel les intervenants, membres du CIPh ou invités, philosophes ou spécialistes des sciences de la société, confronteront leurs démarches. De brefs exposés seront suivis d’un dialogue entre les intervenants et avec le public.
Jeudi 7 février :
Le mariage disputé entre la nature, la loi et les mœurs : la modernité serait-elle bègue ?
Cette séance du séminaire Politique au temps présent voudrait proposer une sorte de « débriefing conceptuel » au moment où intervient le vote de la loi « mariage pour tous ». Notre but est moins de revenir sur les raisons de soutenir (ou non) ce projet de loi (cela a été beaucoup fait, parfois bien) que d’interroger le sentiment que ce débat a vu se rejouer celui qui a porté, tout au long du XVIIIe siècle, sur les rapports entre la nature, les lois et les mœurs. Si ce rapprochement est fondé, comment en rendre compte ? S’il est trompeur, comment caractériser les transformations qui ont marqué les rapports que la politique et le droit entretiennent avec l’institution sociale qu’est le mariage ? Pour aborder ces questions nous croiserons les approches du droit, de la sociologie et de la philosophie politique. Des interventions de Florence Bellivier et Raphaelle Thery introduiront la discussion.
Florence Bellivier, professeure de droit à l’Université Paris X, est spécialiste de droit civil et de droit de la bioéthique. Elle s’est notamment intéressée au droit de la famille et aux questions de la filiation.
Raphaelle Thery, agrégée de philosophie, ancienne élève de l’ENS, est ATER à l’Université Paris II. Elle a récemment publié, dans la revue en ligne Raison publique un article intitulé « Mariage, sexe et genre ».
Détails18h-20h
Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris
Mer 13 fév : Salle JA05 Germaine Tillion
Mer 27 mars : Salle JA01 Maurice Allais
Mer 22 mai : Salle JA05 Germaine Tillion
Pour ce séminaire, vous devez donner votre nom et présenter votre pièce d'identité ou votre passeport, à l'exclusion de tout autre document, au vacataire du Collège.
Séances organisées dans le cadre des activités du CIPh-CIRTEP.
Ce séminaire entend, dans la continuité des deux années précédentes, ouvrir à partir de l’analyse d’une notion, d’un problème, d’une pensée, un espace dédié à une analyse proprement philosophique des notions cardinales de l’éducation. Si l’éducation constitue l’objet commun de ces séances, nulle entente préalable n’est requise quant aux orientations ni même quant aux objets de réflexion à privilégier : le champ des pratiques et des théories en matière d’éducation est divers, et même travaillé par des oppositions fortes, qu’il ne s’agira en aucun cas d’occulter. Mais, au-delà, l’enjeu commun est essentiel : affirmer que l’éducation ne saurait être analysée en termes seulement positivistes, descriptifs, évaluables comme le postulent parfois sciences sociales et sciences de l’éducation. L’éducation relève d’un geste plus profond, qui instaure une dynamique et convoque une pratique qu’aucun discours ne peut totalement programmer, qu’aucune technique ne peut garantir à l’avance.
Formulons dès lors deux vœux pour l’orientation de ce séminaire. D’abord, que la réflexion échappe à une double réduction, du savoir aux conditions extérieures de sa transmission, comme du savoir à sa fabrication par le maître. Ensuite, et surtout, que soit à nouveau portée dans l’espace public une analyse proprement philosophique de l’éducation, à même de cerner au plus près le sens, les enjeux et l’exigence de l’éducation.
Intervenants :
- Mercredi 13 février : M. Fabre (Université de Nantes) : Comment éduquer dans un monde problématique ?
- Mercredi 27 mars : B. Frelat-Kahn (Université Paris-Sorbonne) : Y a-t-il un élémentaire en éducation ?
- Mercredi 22 mai : C. Miqueu et J.-F. Dupeyron (Université de Bordeaux) : Quelle déontologie pour l'enseignant ?
Détails18h-20h
Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris
Mer 13 fév : Salle JA05 Germaine Tillion
Mer 27 mars : Salle JA01 Maurice Allais
Mer 22 mai : Salle JA05 Germaine Tillion
Pour ce séminaire, vous devez donner votre nom et présenter votre pièce d'identité ou votre passeport, à l'exclusion de tout autre document, au vacataire du Collège.
Séances organisées dans le cadre des activités du CIPh-CIRTEP.
Ce séminaire entend, dans la continuité des deux années précédentes, ouvrir à partir de l’analyse d’une notion, d’un problème, d’une pensée, un espace dédié à une analyse proprement philosophique des notions cardinales de l’éducation. Si l’éducation constitue l’objet commun de ces séances, nulle entente préalable n’est requise quant aux orientations ni même quant aux objets de réflexion à privilégier : le champ des pratiques et des théories en matière d’éducation est divers, et même travaillé par des oppositions fortes, qu’il ne s’agira en aucun cas d’occulter. Mais, au-delà, l’enjeu commun est essentiel : affirmer que l’éducation ne saurait être analysée en termes seulement positivistes, descriptifs, évaluables comme le postulent parfois sciences sociales et sciences de l’éducation. L’éducation relève d’un geste plus profond, qui instaure une dynamique et convoque une pratique qu’aucun discours ne peut totalement programmer, qu’aucune technique ne peut garantir à l’avance.
Formulons dès lors deux vœux pour l’orientation de ce séminaire. D’abord, que la réflexion échappe à une double réduction, du savoir aux conditions extérieures de sa transmission, comme du savoir à sa fabrication par le maître. Ensuite, et surtout, que soit à nouveau portée dans l’espace public une analyse proprement philosophique de l’éducation, à même de cerner au plus près le sens, les enjeux et l’exigence de l’éducation.
Intervenants :
- Mercredi 13 février : M. Fabre (Université de Nantes) : Comment éduquer dans un monde problématique ?
- Mercredi 27 mars : B. Frelat-Kahn (Université Paris-Sorbonne) : Y a-t-il un élémentaire en éducation ?
- Mercredi 22 mai : C. Miqueu et J.-F. Dupeyron (Université de Bordeaux) : Quelle déontologie pour l'enseignant ?
DétailsJeu 7 fév, Jeu 28 mars (séance annulée) et Jeu 23 mai, 18h30-20h30 (*)
Salle des Médailles, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis 75005 Paris
Ce qu’on appelle l’actualité, celle des événements comme celle des idées, parfois sur le mode majeur de ce qui semble bouleverser l’ordre des choses et des représentations, souvent sur le mode mineur mais critique de ce qui nous en révèle une dimension inouïe, constitue pour la philosophie politique une sollicitation. Une sollicitation qui s’entend au double sens d’une incitation à prendre le recul de la problématisation et de la conceptualisation et d’une provocation à remettre en question nos cadres de pensée.
Ce séminaire, organisé pour la troisième année, se veut un lieu expérimental où l’on relèvera le défi de penser au présent, sous la double contrainte de l’immédiateté de ce qui survient et de la médiation d’une démarche réflexive.
Chaque séance sera consacrée, sur la base des propositions faites par les directeurs de programme du CIPh, à un objet saisi dans le flux de l’actualité et auquel les intervenants, membres du CIPh ou invités, philosophes ou spécialistes des sciences de la société, confronteront leurs démarches. De brefs exposés seront suivis d’un dialogue entre les intervenants et avec le public.
(*) Le lieu, le thème de chaque séance et le nom des intervenants seront annoncés sur le site du CIPh dans les semaines qui la précéderont : www.ciph.org/activites.php?rub=rencontres
Détails18h-20h
Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris
Mer 13 fév : Salle JA05 Germaine Tillion
Mer 27 mars : Salle JA01 Maurice Allais
Mer 22 mai : Salle JA05 Germaine Tillion
Pour ce séminaire, vous devez donner votre nom et présenter votre pièce d'identité ou votre passeport, à l'exclusion de tout autre document, au vacataire du Collège.
Séances organisées dans le cadre des activités du CIPh-CIRTEP.
Ce séminaire entend, dans la continuité des deux années précédentes, ouvrir à partir de l’analyse d’une notion, d’un problème, d’une pensée, un espace dédié à une analyse proprement philosophique des notions cardinales de l’éducation. Si l’éducation constitue l’objet commun de ces séances, nulle entente préalable n’est requise quant aux orientations ni même quant aux objets de réflexion à privilégier : le champ des pratiques et des théories en matière d’éducation est divers, et même travaillé par des oppositions fortes, qu’il ne s’agira en aucun cas d’occulter. Mais, au-delà, l’enjeu commun est essentiel : affirmer que l’éducation ne saurait être analysée en termes seulement positivistes, descriptifs, évaluables comme le postulent parfois sciences sociales et sciences de l’éducation. L’éducation relève d’un geste plus profond, qui instaure une dynamique et convoque une pratique qu’aucun discours ne peut totalement programmer, qu’aucune technique ne peut garantir à l’avance.
Formulons dès lors deux vœux pour l’orientation de ce séminaire. D’abord, que la réflexion échappe à une double réduction, du savoir aux conditions extérieures de sa transmission, comme du savoir à sa fabrication par le maître. Ensuite, et surtout, que soit à nouveau portée dans l’espace public une analyse proprement philosophique de l’éducation, à même de cerner au plus près le sens, les enjeux et l’exigence de l’éducation.
Intervenants :
- Mercredi 13 février : M. Fabre (Université de Nantes) : Comment éduquer dans un monde problématique ?
- Mercredi 27 mars : B. Frelat-Kahn (Université Paris-Sorbonne) : Y a-t-il un élémentaire en éducation ?
- Mercredi 22 mai : C. Miqueu et J.-F. Dupeyron (Université de Bordeaux) : Quelle déontologie pour l'enseignant ?
DétailsJeu 7 fév, Jeu 28 mars et Jeu 23 mai, 18h30-20h30 (*)
Salle des Médailles, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis 75005 Paris
Ce qu’on appelle l’actualité, celle des événements comme celle des idées, parfois sur le mode majeur de ce qui semble bouleverser l’ordre des choses et des représentations, souvent sur le mode mineur mais critique de ce qui nous en révèle une dimension inouïe, constitue pour la philosophie politique une sollicitation. Une sollicitation qui s’entend au double sens d’une incitation à prendre le recul de la problématisation et de la conceptualisation et d’une provocation à remettre en question nos cadres de pensée.
Ce séminaire, organisé pour la troisième année, se veut un lieu expérimental où l’on relèvera le défi de penser au présent, sous la double contrainte de l’immédiateté de ce qui survient et de la médiation d’une démarche réflexive.
Chaque séance sera consacrée, sur la base des propositions faites par les directeurs de programme du CIPh, à un objet saisi dans le flux de l’actualité et auquel les intervenants, membres du CIPh ou invités, philosophes ou spécialistes des sciences de la société, confronteront leurs démarches. De brefs exposés seront suivis d’un dialogue entre les intervenants et avec le public.
La vérité en politique : la plus haute exigence et le plus grand risque ?
Les débats en cours viennent de nous le rappeler : la vérité en politique est un genre glissant. La prétention à détenir le vrai (ou sa version étriquée, la compétence) a constamment servi à déposséder le peuple de son pouvoir de décision. La requête de transparence adressée aux individus est une forme enjolivée de surveillance et de contrôle social de leur existence. Mais comment concevoir que la délibération collective, comme mise en œuvre d’une rationalité partagée, soit indifférente à la vérité ? Comment préserver l’intérêt commun de l’ingérence des intérêts particuliers sans une pleine transparence de la part de ceux qui sont en charge de responsabilités ?
Cette séance du séminaire /Politique au temps présent/ voudrait poser ces questions en réfléchissant avec rigueur les exigences, intriquées en démocratie, de la politique, de la morale et de la rationalité.
Intervenants :
Bruno BERNARDI, UMR 5037 (Institut d’histoire de la pensée classique), directeur de programme au CIPh. Ses travaux cherchent à éclairer les problématiques politiques contemporaines par une démarche d’histoire conceptuelle. Il a notamment publié Qu’est-ce qu’une décision politique ? Paris, Vrin, 2003; La fabrique des concepts, recherches sur l’invention conceptuelle chez Rousseau, Paris, Champion, 2006 et Le principe d'obligation : sur une aporie de la modernité politique, Paris, Vrin, 2007.
Dominique DUPART, maître de conférences en littérature française à l’université de Lille-III, membre du comité de rédaction des revues Ecrire l'histoire et Vacarme, est l'auteur notamment de Le Lyrisme démocratique ou la naissance de l'éloquence romantique chez Lamartine 1834-1849, Paris, Honoré Champion, 2012 et a publié de nombreux articles sur les discours politiques, la tribune et l'éloquence.
Christopher HAMEL, agrégé et docteur en philosophie, est post-doctorant à l’Université libre de Bruxelles. Ses travaux portent sur le républicanisme, dans l’histoire des idées politiques (XVIe-XVIIIe siècles) et sur la philosophie politique contemporaine. Il a publié L’esprit républicain : droits naturels et vertu civique chez Algernon Sidney, Paris, Classiques Garnier Éditeurs, 2011 et Le républicanisme des droits : liberté et dignité dans la pensée politique de John Milton, Paris, Vrin-Ehess (à paraître en 2013).
Julie SAADA, maître de conférences en philosophie à l'université d'Artois et à Sciences Po Paris, directrice de programme au Ciph, travaille sur la philosophie politique et juridique de l'âge classique et de la période contemporaine. Elle est notamment l'auteur de Hobbes et le sujet de droit. Contractualisme et consentement, Paris, éd. Du CNRS, 2010; Guerre juste, guerre injuste. Théories, histoire et critiques, avec C. Nadeau, Paris, PUF, 2009 et de Le souci du droit. Où en est la théorie critique ?, co-dir. avec H. Bentouhami, A. Kupiec, N. Grangé, Paris, Sens et Tonka, 2010.