CIPh : Séminaires extérieurs

/ En cours ou à venir

/ CAYE Pierre, HOFFMANN Philippe, JAMBET Christian et TOULOUSE Stéphane

Atelier néoplatonicien
Philosophie et philosophies | 10 février, 10 mars, 07 avril, 19 mai, 16 juin
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17h-20h
Salle A 235 (2ème étage), École normale supérieure, 29 rue d'Ulm, 75005 Paris
Lun 10 fév, Lun 10 mars, Lun 7 avr, Lun 19 mai, Lun 16 juin

Séminaire organisé dans le cadre de la convention avec l’École normale supérieure, en collaboration avec l’EHESS (Master Arts et langages), l'EPHE (V° section : sciences religieuses) et le CNRS (Centre Jean Pépin UPR  76 du CNRS).
 
Le néoplatonisme constitue non seulement la synthèse la plus ambitieuse et la plus profonde de près de dix siècles de philosophie antique, mais il apparaît aussi comme la matrice de la métaphysique occidentale. Car le néoplatonisme contribue à la constitution des philosophies non seulement du fondement, mais aussi de la substance et du système, se situant ainsi en amont de leur bifurcation. Et c'est pourquoi il constitue toujours une ressource précieuse dès qu'il s'agit de questionner la philosophie dans son frayage généalogique. Pourtant, son importance métaphysique apparaît singulièrement sous-estimée. À cet égard on ne peut que noter la situation paradoxale des études néoplatoniciennes  : même si l'on assiste aujourd'hui à un net regain d'intérêt de la recherche historique à son sujet, on constate néanmoins que le néoplatonisme est le grand oublié de notre philosophie contemporaine qui n'hésite pourtant pas à se référer à la tradition antique  : Marx cultive Épicure, Nietzsche les pré-socratiques, Heidegger Aristote, Deleuze le stoïcisme, etc. On ne peut que constater son absence dans ce dialogue que la contemporanéité entretient avec l'Antiquité. C'est que le néoplatonisme est considéré comme une philosophie du fondement, comme l'ontothéologie par excellence, philosophie jugée en tant que telle obsolète, insusceptible en particulier de penser la dialectique de l'être et du devenir. Cette interprétation néglige cependant ce qu'implique et signifie l'inconvertibilité de l'Être et de l'Un, autrement dit la différence hénologique qui est évidemment un marqueur fort et évident du néoplatonisme par rapport aux doctrines qui le précèdent et qui lui succèdent.
L'atelier se donnera pour tâche de montrer dans quelle mesure le néoplatonisme, jusque dans ce qu'il a de plus singulier dans l'histoire de la philosophie, continue d'innerver par des voies latentes la situation philosophique contemporaine et de nourrir la réflexion sur un certain nombre de problèmes sensibles du questionnement contemporain.
Cette année l'atelier se consacrera aux grandes notions métaphysiques du néoplatonisme, l'Un, la procession, l'intellect, la puissance,  la causalité, la matière, etc., et nous conduira à questionner l'opérativité de la métaphysique dans le travail de la pensée, sans jamais perdre de vue dans notre examen la question  : «  Quoi faire de la métaphysique  ? Pourquoi faire de la métaphysique  ?  ».
 
Intervenants :
- Lundi 10 février : La causalité
avec Riccardo Chiaradonna (Université de Rome) : Modèles de causalité dans le néoplatonisme  : Plotin, Porphyre, Jamblique
et Olivier Boulnois (EPHE) : L'être et la cause selon le Liber de causis et quelques-uns de ses interprètes
 
- Lundi 10 mars : La question ontologique
avec Gwenaëlle Aubry (Centre Jean Pépin - CNRS) : Ousia, dunamis, energeia chez Plotin
et Laurent Lavaud  (Université Paris 1) : Kat'ousian, kat'energeian chez Proclus
 
- Lundi 7 avril : La procession
avec Philippe Hoffmann (EPHE) : La Procession selon Damascius et les trois états de la pluralité
et Christian Jambet (EPHE) : Le Traité 31 de Plotin et son interprétation arabo-musulmane
 
- Lundi 19 mai : La phúsis
avec Luc Brisson (Centre Jean Pépin-CNRS) : Nature (phúsis) et technique (tékhne) dans la tradition platonicienne
et Alain Lernould (Savoirs, Textes, Langages-CNRS) : Le statut métaphysique de la nature dans le néoplatonisme tardif
 
- Lundi 16 juin : La matière
avec Alain Petit (Université de Clermont-Ferrand) : La matière : négation, inversion ou extension ?
et Anca Vasiliu (Centre Léon Robin-CNRS) : « De la matière incorruptible, de la participation impassible et de la puissance qui demeure. La matière-miroir chez Plotin  » (à partir des Traités 25 et 26

/ CIXOUS Hélène

"Aérer la chambre du Crime" (IV).
Être aussi criminel que possible

Philosophie, arts et littérature | 08 février, 15 mars, 05 avril, 17 mai, 14 juin
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9h30-15h
Grande salle, Maison Heinrich Heine, Fondation de l'Allemagne, 27 C bd Jourdan, 75014 Paris
Sam 8 fév, Sam 15 mars, Sam 5 avr, Sam 17 mai, Sam 14 juin

Séminaire organisé avec le soutien de la Maison Heinrich Heine.
 
Voilà le motif et le mobile de la littérature. Faire passer l’air de l’écriture, la rumeur, la rumination, dans la chambre où couve l’assassinat —  afin de le sauvegarder. 
Suis-je le narrateur de Proust je pourchasserai maman, je tournerai autour d’elle, et je me ferai repousser dans l’escalier jusqu’à l’échafaud. C’est ce que je désire et redoute d’un même élan terrifié. Je veux voler un baiser à maman et y gagner mon chastiment.
On le sait –  le sait-on  ?  – écrire c’est sans l’avoir voulu oser dire qu’on a tué sa mère, sans l’avoir voulu. C’est elle qui a commencé, songe le poète. Ne nous a-t-elle pas abandonné  ? N’a-t-elle pas, l’adorée, éveillé en nous « Les Sentiments Filiaux » qui nous injectent dans le cœur le poison-poème  ? Le poète, s’il s’appelle Stendhal comme Rousseau ou Dostoïevski comme Genet, cherche sans fin «  une arme qui tuerait le jeune homme parfait qui m’habite et m’oblige à donner asile à tout un peuple animal ». 
Dans la chambre fracassée, où s’attarde en soupirant la Voix de maman, la Vie, nous rappellent Hamlet, Proust, oui, la vie, apporte au garçon son présent : fusil, épée, revolver et plume.
 
On se rappellera donc  :  
Shakespeare : Hamlet 
Dostoïevski : Les Possédés 
Derrida : Circonfession ; Abraham, l'autre (dans Judéités)  ; États d’âme de la psychanalyse 
Stendhal : La vie de Henry Brulard 
Proust : Jean Santeuil ; La Recherche du temps perdu 
Cixous : Chapitre Los 
Melville : Moby Dick

/ DELBRACCIO Mireille et MAURY Liliane

Philosophie et sciences humaines.
De la mixité des discours

Philosophie et sciences humaines | 10 février, 10 mars, 28 avril, 12 mai, 02 juin
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11h-13h
École normale supérieure, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris
Lun 10 fév : Salle Info 5, Immeuble Rataud
Lun 10 mars, Lun 28 avr, Lun 12 mai, Lun 2 juin : Salle Samuel Beckett

Séminaire organisé au sein du CAPHÉS/USR 3308-Cirphles, Centre international de recherches en philosophie, lettres et savoirs, de l’École normale supérieure, et dans le cadre de la convention entre le CIPh et l’ENS.
 
Sous l’intitulé «  Philosophie et sciences humaines  », le pari que nous essayons de tenir depuis le début de ce séminaire est d’interroger, dans la postérité d’Althusser et de Foucault, les relations qui, pour autant qu’elles restent étroites, sont toujours marquées d’une forte ambiguïté entre la philosophie et les sciences humaines. Il s’agit de questionner, sous l’angle historique et épistémologique, à partir des conflits qui ont accompagné la naissance et le développement des sciences humaines au tournant du XIXe et du XXe siècle, les tensions disciplinaires qui perdurent sous d’autres formes de nos jours, en centrant notre réflexion sur les «  frontières  », notamment entre la psychologie et la philosophie, en étendant aussi l’examen à l’anthropologie et à la psychanalyse. D’autre part, nous accordons un intérêt particulier aux pratiques d’écriture, repérables dans le champ éclaté des sciences humaines.
Durant l’année 2012-2013, notre séminaire a porté sur l’analyse des pratiques discursives dans le champ des sciences humaines, considérées du point de vue de la pluralité des genres auxquels elles font appel (conférences, entretiens, leçons, etc.) et de la diversité de leurs usages.
La thématique retenue pour l’année 2013-2014 reprendra cette problématique sous l’angle de la mixité des discours
En convoquant le terme de «  mixité  » pour rendre compte de la fabrique des discours dans le champ des sciences humaines, nous voudrions souligner que leur construction relève souvent de la juxtaposition ou de l’assemblage, à partir d’emprunts conceptuels ou méthodologiques qui provoquent des tensions discursives et sont parfois à l’origine de la transformation de leurs objets. 
 
Renseignements auprès de M. Delbraccio : 06 87 57 81 39,

/ POLLMANN Christopher

La liquéfaction des frontières :
temps, droit et argent contre espace et matière (III)

Philosophie, politique et société | 10 février, 17 mars, 24 mars, 07 avril, 28 avril, 12 mai, 26 mai, 16 juin
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18h30-20h30
Centre Parisien d'Études Critiques (CPEC), 37 bis rue du Sentier, 75002 Paris
Lun 10 fév, Lun 17 mars, Lun 24 mars, Lun 7 avr, Lun 28 avr, Lun 12 mai, Lun 26 mai, Lun 16 juin

Séminaire organisé en collaboration avec l'«  Atelier international et interdisciplinaire pour la réflexion philosophique  » Berlin, et avec le soutien du Centre Parisien d'Études Critiques.
 
Jusqu’à nos jours, les frontières – nationales, sexuelles, religieuses… – ont classé durablement des populations entières. Si elles pouvaient générer des conflits, elles étaient aussi un facteur d’échanges, d’égalisation et d’unification. À présent, l’espace terrestre et le monde physique sont largement conquis, connus et quadrillés. Ainsi maîtrisé et comprimé, cet univers matériel faiblit encore sous l’emprise des nouvelles techniques, tantôt émancipatrices de contraintes, tantôt foyer de nouveaux risques ignorant les frontières spatiales et temporelles.
Dès lors, les anciennes délimitations collectives orientent de moins en moins le destin des hommes. Y suppléent le temps horloger, le droit et l’argent, mieux adaptés à tracer des frontières entre eux. N’interdisant ni prescrivant aucun comportement privé, ils les rendent libres de leurs actes en tant qu’entrepreneurs de soi… Caractérisés par la plus parfaite indifférence aux spécificités concrètes, ces dispositifs d’équivalence et d’échange visent à «  donner sa mesure à toute chose sans s’y mesurer  » eux-mêmes (Georg Simmel). Les humains acquièrent donc la possibilité matérielle et le droit de choisir et de changer les paramètres définissant leur existence, s’organisant ainsi comme entités spatio-temporelles juxtaposées les unes aux autres.
Cette individualisation correspond à une atomisation et «  liquéfaction  » (Zygmunt Bauman) des sociétés et concorde avec la mutation des régimes migratoires. S’achève en même temps l’unification multiséculaire du globe dont la finitude se révèle. Jetons alors quelques jalons d’une limologie, science des frontières et autres limites qui vise à saisir, à travers leurs essor, dépassement ou persistance, cette transformation contradictoire du monde.
Inspiré d’une pédagogie interactive, le séminaire tentera surtout d’ouvrir des pistes de réflexion. Lors de cette troisième et dernière session, chaque séance sera co-animée par un nouveau spécialiste réputé. Y sont conviés étudiants et chercheurs en sciences humaines, en droit et en philosophie ainsi que toute personne intéressée.
 
Programme des séances :
- Lundi 10 février : Sylvie Brunel (professeure de géographie et d’économie à l’Université de Paris  4-Sorbonne, auteure du roman Frontières, Denoël, 2003)  : Les frontières collectives, facteurs d’entendement et de quadrillage du monde moderne
 
- Lundi 17 mars  : Miguel Benasayag (philosophe et psychanalyste, auteur de Le mythe de l’individu, La Découverte, 2004)  : La portée atomisante du temps, du droit et de l’argent
 
- Lundi 24 mars  : Claude Dubar (professeur émérite de sociologie à l’Université de Versailles, directeur de la revue Temporalités, co-auteur de Les temporalités dans les sciences sociales, Octares Éd., Toulouse, 2013)  : Le temps de l’horloge et l’intellect, cadres d’individualisation, d’objectivation et de mécanisation
 
- Lundi 7 avril  : Charlotte Girard (maître de conférences de droit public à l’Université de Paris Ouest-Nanterre, auteure de Des droits fondamentaux au fondement du droit, Publications de la Sorbonne, 2010)  : Le droit en mouvement  : de la délimitation collective à l’exaltation de l’individu sans limites
 
- Lundi 28 avril  : Marie Cuillerai (maître de conférences de philosophie à l’Université de Paris  8, auteure de La communauté monétaire. Prolégomènes à une philosophie de l'argent, L’Harmattan, 2003)  : L’argent, essence et frontière de la possession, des échanges et de la production
 
- Lundi 12 mai : Didier Bigo (maître de conférences de relations internationales à Sciences Po Paris et professeur à King’s College/London, directeur de «  Gouverner les frontières  », Cultures & conflits n° 84, hiver 2011)  : Le recul d'importance du territoire
 
- Lundi 26 mai  : Agnès Sinaï (journaliste indépendante, chargée de cours à Sciences Po Paris et co-auteure de «  Labo-planète  » ou comment 2030 se prépare sans les citoyens, Mille et une nuits, 2011)  : L’émancipation technique, la quête de l’illimité et la crise écologique
 
- Lundi 16 juin : Serge Latouche (professeur émérite d’économie à l’Université de Paris Sud, auteur de L'âge des limites, Mille et une nuits, 2012) : La désagrégation de la vie humaine : globalisation et atomisation du monde

/ RIGAL Elisabeth

Atelier Wittgenstein (II)
Philosophie et philosophies | 13 mars, 10 avril, 15 mai
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18h30-20h30
Jeu 13 mars : Salle PrM-1.02, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris
Jeu 10 avr (séance annulée) : Salle Germaine Tillion, Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris
Jeu 15 mai : Salle Julien Gracq, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris
Pour les séances de séminaire se déroulant au Carré des sciences, vous devez donner votre nom et présenter votre pièce d'identité ou votre passeport, à l'exclusion de tout autre document, au vacataire du Collège.
Dans le prolongement de l’analyse des outils conceptuels forgés par Wittgenstein («  jeu de langage  », «  histoire naturelle  », «  formes de vie  », «  image du monde  ») qui était l’objet du séminaire de l’an passé, Atelier Wittgenstein (II) se propose de déterminer les tenants et aboutissants du tournant «  pour ainsi dire anthropologique  » pris autour des années 1935, dans le sillage du fameux argument «  argument du langage privé  ». 
Il s’agira, cette année, de mettre l’accent, non plus sur les jeux «  primaires  », mais sur les jeux de langage dits «  complexes  », en se focalisant sur le paradoxe de l’usage —  c’est-à-dire sur «  le fait fondamental  » que, lorsque nous suivons les règles, «  les choses ne se passent aucunement comme nous l’avions supposé  », et en explorant les différentes analyses proposées par les textes des dernières années de deux expériences singulières que Wittgenstein tient pour la clef des questions esthétiques  : l’expérience du «  voir comme  » (Seherlebnis), et celle de l’«  entendre comme  » (Bedeutungserlebnis).
Nous montrerons que le paradoxe de l’usage témoigne de l’irréductibilité de la question des «  formes de vie  » à celle de l’«  histoire naturelle  » —  autrement dit, du «  pratique  » au «  pragmatique  » –, et qu’il permet au tout dernier Wittgenstein d’esquisser une critique avant la lettre des tentatives de naturalisation de l’«  esprit  ». Et nous montrerons aussi que les analyses de la Seherlebnis et de la Bedeutungserlebnis mettent à découvert ce que l’on pourrait nommer la face sensible du sens, et que leur enjeu fondamental est d’établir que le «  sens du monde  » que le Tractatus croyait transcendant au monde est en réalité à chercher à la croisée de deux concepts de sens  : le sens tel qu’il est stipulé par les règles des jeux de langage (i.e. le sens comme contenu immanent au penser) et le sens comme sentir.
 
Intervenant :
- Jeudi 15 mai : Allan Janik (Brenner Archives, Université d'Innsbruck, Autriche) : L'impact de l'expérience de la guerre sur le concept wittgensteinien de philosophie (intervention en anglais)
 



/ Historique du semestre

/ BAROSS Zsuzsa

"Une forme qui pense" : ou le cinéma selon Jean-Luc Godard
Philosophie, arts et littérature | 06 janvier, 07 janvier, 08 janvier, 09 janvier, 10 janvier
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18h30-20h30
Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris
Lun 6 jan : Salle JA01 Maurice Allais
Mar 7 jan : Salle JA05 Germaine Tillion
Mer 8 jan, Jeu 9 jan, Ven 10 jan : Salle JA01 Maurice Allais
Pour ce séminaire, vous devez donner votre nom et présenter votre pièce d'identité ou votre passeport, à l'exclusion de tout autre document, au vacataire du Collège.

Pourquoi parler encore, encore une fois de Godard  ?  Le dernier de la dernière grande génération de  cinéastes – bien connue, mais à la différence de Derrida, « pas reconnue  », et parfois même gravement méconnue  ? À quel besoin ou nécessité même un séminaire consacré à son œuvre –  massive et hétérogène, aussi innovante qu’incorruptible  – pourrait-il répondre  ?
En guise de réponse, le séminaire se tourne vers la dernière et la plus grande période de Godard (de «  Histoire(s) de cinéma  » à «  Film Socialisme  »)  : un lieu de recherches persistantes et innovatrices qui se traduisent en un cinéma qui à la fois pense et «  écrit  », interroge et reconstruit ses propres histoire(s), ses rapports à l’Histoire  ; qui réfléchit sur la puissance d’image, la fonction d’archive, son rapport à la main, à l’écriture, à la pellicule, au temps  ; qui est à la fois composé (assemblé) d’archives (de fragments, de citations, d’extraits de film, de photographies, de peintures, de morceaux de musique…) et en train de composer (assembler) une Archive spécifiquement godardienne  : un réseau complexe et ouvert, dont les rapports ne cessent de se multiplier cinématographiquement.
Les cinq séances abordent ce territoire ouvert et hétérogène, aussi bien que l’échafaudage conceptuel qui le supporte, à partir d’un double héritage fondateur  : l’archive projet des «  Passages  » de Walter Benjamin, le précurseur de Godard, et Mal d’Archive de Jacques Derrida. Le premier – les concepts de Benjamin  : «  l'image dialectique  », « l'index historique  », «  un passé qui resurgit dans le présent  »  – illumine l'archive comme un champ virtuellement toujours déjà cinématographique, productif des événements, des montages virtuels  ; le deuxième –  l’injonction de Derrida  : « À l’avenir, rappelle-toi de te rappeler l'avenir  »  – inscrit la figure de l’archiviste, autant que son travail, dans un registre éthico-politique.

Intervenants :
- Lundi 6 janvier  : « L’image (re)viendra,  au temps de la résurrection  » 
avec Zsuzsa Baross (Associate Professor of Cultural Theory, Trent University, Canada), Saad Chakali (critique de cinéma, Observatoire des Images Contemporaines aux Ateliers Varan), Marie-José Mondzain (philosophe, directrice de recherche au CNRS) et Eyal Sivan (cinéaste, Associate Professor, University of East London)

- Mardi 7 janvier  : Saad Chakali  : Une cartographie de l’Archive Godard   

- Mercredi 8 janvier  : Eyal Sivan : Montage «  mon beau souci  »

- Jeudi 9 janvier : Zsuzsa Baross  : Une forme qui pense 

- Vendredi 10 janvier : Marie-José Mondzain  : La beauté des images  : un engagement politique  ?


/ BARTOLI David gé et GOSSELIN Sophie

La souveraineté du dehors II : l'être-avec du Collectif
Philosophie, politique et société | 22 novembre, 29 novembre, 06 décembre, 20 décembre, 10 janvier, 24 janvier
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18h30-20h30
Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris
Ven 22 nov : Salle TRD01
Ven 29 nov, Ven 6 déc, Ven 20 déc, Ven 10 jan, Ven 24 jan : Salle PrM-1.03

Séminaire organisé en collaboration avec les Éditions Dehors.

Ce séminaire poursuit le travail engagé en 2012 en explorant plus avant les modalités sensibles et affectives qui articulent l'être-avec du Collectif.
Il s'agit de penser la nature de cet être-avec par-delà le partage anthropocentrique entre humain et non-humain ou entre culture et nature. La problématique du Collectif nous permet de rompre avec le concept politique de « société » qui présuppose et reconduit la domination des hommes sur les êtres non-humains. Elle nous engage à repenser les rapports entre la multiplicité des êtres qui participent d'un Collectif  : humains, animaux, végétaux, minéraux, ancêtres, esprits, etc. Penser ces rapports, c'est moins tenter d'identifier la nature de chacun des êtres à l'intérieur d'une organisation qui trouverait son fondement dans l'arché d'une loi générale, que de déployer les possibilités et modalités de rencontre par où s'ouvre un devenir collectif. Ce qui, dans la rencontre, se trouve mis en partage entre les êtres, par-delà leurs différences, tient du sensible. L'être-avec articule l'espacement d'un Commun, d'un « quelque chose » qui passe entre les êtres et rend possible un partage du sensible. Les modalités et modalisations de ces passages forment la singularité d'un Collectif. Celui-ci n'est pas réductible à l'ensemble des échanges comptables, objectivables ou perceptibles. Il tient d'abord dans la multiplicité des circulations imperceptibles qui le traversent  : ambiance, tacite, transport d'affect, imagination. Par-delà la « communauté des amants » ou des « amis », une aimance surgit dans et à travers la transformation mutuelle et incessante des corps qui composent un Collectif. 
Cette réflexion sera l'occasion de traverser différentes pensées et expériences, en passant par l'anthropologie (la dividuation chez les Mélanésiens ou la visite chez les Na de Chine), par les pensées de la communauté (Canetti, Nancy, Blanchot, Derrida, Agamben...), par l'exploration des inventions érotiques (Sade, Annie Lebrun, Bataille, Wittig...), ou les réflexions sur le fétichisme (Marx, Freud...).  


/ BOUCHEMIT Jade, GUESDE Catherine et PÉNASSE Jean-Philippe

The Song Remains the Same ?
À l'écoute des musiques électriques

Philosophie, arts et littérature | 18 octobre, 12 novembre, 26 novembre, 10 décembre, 07 janvier, 14 janvier
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18h30-20h30
Ven 18 oct : Salle de danse, Point Ephémère, 200 quai de Valmy, 75010 Paris
Mar 12 nov, Mar 26 nov, Mar 10 déc, Mar 7 jan, Mar 14 jan : Salle JA01 Maurice Allais, Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris
Pour les séances de séminaire se déroulant au Carré des sciences, vous devez donner votre nom et présenter votre pièce d'identité ou votre passeport, à l'exclusion de tout autre document, au vacataire du Collège.
Séminaire organisé en collaboration avec la revue Oscillations et la revue Volume !
 
Le rock est un objet mixte tout autant défini par ses dimensions sociale, culturelle et politique que par sa dimension esthétique. Si celles-là font l'objet d'études dans le champ des sciences sociales depuis une trentaine d'années, la question de celle-ci semble rester en suspens, et la philosophie, lorsqu'elle s'est quelquefois employée à y répondre, a souvent privilégié une essentialisation du rock aux dépens de son hybridité et de sa mutabilité caractéristiques. C'est pour tenter d'y remédier que nous souhaitons proposer ici une approche interdisciplinaire des musiques électriques au sens large, où la philosophie –  au-delà de la seule ontologie  – interrogera les convergences entre formes esthétiques, convictions politiques, préceptes éthiques et modes de vie –  sans toutefois omettre les apports fondamentaux des sciences sociales en la matière. L'articulation de ces différentes dimensions se fera prioritairement  autour de la question de l'écoute, car celle-ci permet, à notre sens, de prendre en compte les pratiques qui entourent le rock autant que les œuvres rock elles-mêmes, mais aussi d'identifier les modalités selon lesquelles les premières co-constituent les secondes ou en font apparaître des aspects inattendus.  
 
Intervenants :
- Vendredi 18 octobre : Séance introductive  : Boyan Manchev (Université de Sofia, ancien directeur de programme au CIPh) 
 
- Mardi 12 novembre : Écoute subversive
avec Pierre Arnoux (agrégé de philosophie, professeur du secondaire) et Mathieu Potte-Bonneville (ENS-Lyon, ancien président du CIPh)
 
- Mardi 26 novembre : Écoute subie
avec Peter Szendy (Université Paris Ouest Nanterre) et Vincent Rouzé (Université Paris 8) 
 
- Mardi 10 décembre : Écoute corporelle
avec Catherine Guesde (doctorante Université Paris  1) et Dario Rudy (doctorant EHESS) 
 
- Mardi 7 janvier : Écoute cyclique
avec Iannis Lallemand (artiste, chercheur EnsadLab) et Jean-Philippe Pénasse (co-responsable du numéro Philosophies des musiques électriques, revue Rue Descartes, 2008)
 
- Mardi 14 janvier : Écoute numérique
avec Jade Bouchemit (rédacteur en chef de la revue Oscillations) et Stephan-Eloïse Gras (doctorante CELSA-Sorbonne et Université Paris  8) 

/ BRAS Gérard

Les ambiguïtés du peuple.
Pour une histoire conceptuelle du peuple dans la modernité politique

Philosophie, politique et société | 10 octobre, 17 octobre, 14 novembre, 28 novembre, 16 janvier, 23 janvier, 30 janvier
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18h30-20h30
Centre Parisien d'Études Critiques, 37 bis rue du Sentier, 75002 Paris
Jeu 10 oct, Jeu 17 oct, Jeu 14 nov, Jeu 28 nov, Jeu 16 jan, Jeu 23 jan, Jeu 30 jan
Séminaire organisé avec le soutien du Centre Parisien d'Études Critiques.
 
«  N'appréhendez pas (...) que le peuple vous (...) manque : si vous abattez la tyrannie, doutez-vous que ce peuple, qui baise à présent sa chaîne, ne s'accoutume bientôt de même à la liberté ?  » (Vauvenargues).
 
Comment identifier le peuple  ? Par le nombre (la masse, la majorité)  ? Par le «  général  » (intérêt général, volonté générale)  ? Par le commun (l’être-ensemble, ce que l’on a en partage)  ? Chacun de ces critères échoue isolément à rendre compte de cet être collectif dont la philosophie politique moderne fait cependant la source de toute souveraineté, le sujet de droit de l’action politique et celui qui est sujet à la loi. Sujet aux deux sens du mot. Cette ambiguïté se double d’une autre, solidaire des trois sens, politique, social et ethnique, dont le mot est porteur. Dans l’histoire des deux derniers siècles le concept de peuple a été le lieu et l’enjeu de polémiques qui avaient pour but de le déterminer en réalisant la synthèse entre ses trois sens, sans doute toujours hantée par «  le peuple de la révolution  » (Michelet). En faisant fond sur les questions théoriques que pose l’identification du peuple, le séminaire se proposera de mener l’enquête sur différents discours théoriques et politiques (par exemple  : Rousseau, Mirabeau, Robespierre, Hegel, Michelet, Freud, Gramsci, de Gaulle, etc.) que l’usage du terme a contribué à configurer conceptuellement, de façon toujours précaire. Ce sont les apories d’une telle identification qui seront privilégiées, afin de tenter de comprendre éclipses et retours au grand jour dont ce concept est régulièrement l’objet. 
En même temps, une partie de ces discours tentent de «  donner voix  » au peuple, voire de se présenter comme la voix des sans voix (Michelet), ou se présentent comme un parler au nom du peuple. Il s’agira de rendre compte de ces parler au nom de, en empruntant aux analyses de Desanti (Un destin philosophique) pour essayer de démêler moment constituant d’une puissance collective et usurpation voire servitude.  
 
Intervenants :
- Jeudi 28 novembre : Bruno Bernardi (CNRS, ancien directeur de programme au CIPh)
- Jeudi 16 janvier : Bruno Karsenti (EHESS) : À propos de «  Moïse et l'idée de peuple  », Le Cerf

/ CAYE Pierre, HOFFMANN Philippe, JAMBET Christian et TOULOUSE Stéphane

Atelier néoplatonicien
Philosophie et philosophies | 14 octobre, 18 novembre, 16 décembre, 20 janvier
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17h-20h
Salle A 235, École normale supérieure, 29 rue d'Ulm, 75005 Paris
Lun 14 oct, Lun 18 nov, Lun 16 déc, Lun 20 jan
(Ce séminaire se poursuivra au second semestre)
Séminaire organisé dans le cadre de la convention avec l’École normale supérieure, en collaboration avec l’EHESS (Master Arts et langages), l'EPHE (V° section : sciences religieuses) et le CNRS (Centre Jean Pépin UPR  76 du CNRS).
 
Le néoplatonisme constitue non seulement la synthèse la plus ambitieuse et la plus profonde de près de dix siècles de philosophie antique, mais il apparaît aussi comme la matrice de la métaphysique occidentale. Car le néoplatonisme contribue à la constitution des philosophies non seulement du fondement, mais aussi de la substance et du système, se situant ainsi en amont de leur bifurcation. Et c'est pourquoi il constitue toujours une ressource précieuse dès qu'il s'agit de questionner la philosophie dans son frayage généalogique. Pourtant, son importance métaphysique apparaît singulièrement sous-estimée. À cet égard on ne peut que noter la situation paradoxale des études néoplatoniciennes  : même si l'on assiste aujourd'hui à un net regain d'intérêt de la recherche historique à son sujet, on constate néanmoins que le néoplatonisme est le grand oublié de notre philosophie contemporaine qui n'hésite pourtant pas à sa référer à la tradition antique  : Marx cultive Épicure, Nietzsche les pré-socratiques, Heidegger Aristote, Deleuze le stoïcisme, etc. On ne peut que constater son absence dans ce dialogue que la contemporanéité entretient avec l'antiquité. C'est que le néoplatonisme est considéré comme une philosophie du fondement, comme l'ontothéologie par excellence, philosophie jugée en tant que telle obsolète, insusceptible en particulier de penser la dialectique de l'être et du devenir. Cette interprétation néglige cependant ce qu'implique et signifie l'inconvertibilité de l'être et de l'un, autrement dit la différence hénologique qui est évidemment un marqueur fort et évident du néoplatonisme par rapport aux doctrines qui le précèdent et qui lui succèdent.
L'atelier se donnera pour tâche de montrer dans quelle mesure le néo-platonisme, jusque dans ce qu'il a de plus singulier dans l'histoire de la philosophie, continue d'innerver par des voies latentes la situation philosophique contemporaine et de nourrir la réflexion sur un certain nombre de problèmes sensibles du questionnement contemporain.
Cette année l'atelier se consacrera aux grandes notions métaphysique du néoplatonisme, l'un, la procession, l'intellect, la puissance,  la causalité, la matière, etc., et nous conduira à questionner l'opérativité de la métaphysique dans le travail de la pensée. C'est la raison pour laquelle nous débuterons comme l'année dernière par une table ronde, mais qui  cette année  aura pour thème  : «  Quoi faire de la métaphysique  ? Pourquoi faire de la métaphysique  ?  »
 
Intervenants : 
- Lundi 14 octobre : 
Table ronde  : Pourquoi faire de la métaphysique  ?
avec la participation de Souad Ayada,  Pierre Caye, Philippe Hoffmann, Christian Jambet,  Xavier Papaïs, Stéphane Toulouse et Frédéric Worms..  
 
- Lundi 18 novembre  : Néant, négativité, théologie négative
Ghislain Casas (EPHE) : "De la négation à la théologie".
Xavier Papaïs (Collège international de Philosophie) : "De Dieu, entre ses ombres."
 
- Lundi 16 décembre  : L'Un
Francesco Fronterotta (Sapienza, Rome) : "Un, cause, principe".
Pierre Caye (Centre Jean Pépin-CNRS) : "La différence hénologique"
 
- Lundi 20 janvier  : L'Intellect
Stéphane Toulouse (ENS-Ulm) : "Passivité et intellection dans l'union au principe."
Bruno Pinchard (Université Lyon III) : "Le Convivio de Dante ou la féminité de l'intellect".
 
Pour plus d'informations :

/ CHAMOIS Camille, LE ROUX Daphné et LEVY Benjamin

Visage et subjectivité (II)
Philosophie et sciences humaines | 17 octobre, 21 novembre, 12 décembre, 23 janvier
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18h30-20h30
Salle JA01 Maurice Allais, Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris
Jeu 17 oct, Jeu 21 nov, Jeu 12 déc, Jeu 23 jan
Pour ce séminaire, vous devez donner votre nom et présenter votre pièce d'identité ou votre passeport, à l'exclusion de tout autre document, au vacataire du Collège.
Le visage est ce par quoi on reconnaît l’autre, ce par quoi il se révèle à nous. Il apparaît ainsi comme la condition de possibilité des relations intersubjectives et doit, à ce titre, rester visible et lisible. Mais ce postulat doit être nuancé pour une double raison. D’une part, la lisibilité du visage suppose l’instauration d’un code qui, en rendant les traits du visage signifiants, crée également des normes comportementales et façonne l’imaginaire collectif. D’autre part, en articulant visage humain et subjectivité, on relègue du côté de l’objet ou du quasi-sujet toute une série d’êtres, de l’animal au sauvage. Dès lors, quel sens donner au visage  ? Comment penser la relation visage/subjectivité  ? 
L’année dernière a été consacrée à l’étude du concept de « visagéité » (Deleuze)  : on a essayé de montrer comment le visage humain était l’objet d’une construction sémiotique. Cette année sera organisée autour de l’étude des moments de « hiatus » ou de « disjonction » entre le visage et la subjectivité. On tentera ainsi de mettre en évidence quatre modèles-types : le blason (lorsque l’humain ne possède pas de visage subjectif)  ; le fétiche (lorsqu’on applique un visage à un objet non-humain)  ; la « figure » (lorsque la face humaine semble dépourvue de subjectivité)  ; et la «  chose  » (lorsque l’objet non-humain acquiert une subjectivité sans l’artifice du visage).

/ CIXOUS Hélène

"Aérer la chambre du Crime" (IV).
Être aussi criminel que possible

Philosophie, arts et littérature | 16 novembre, 14 décembre, 11 janvier
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9h30-15h
Grande salle, Maison Heinrich Heine, Fondation de l'Allemagne, 27 C bd Jourdan, 75014 Paris
Sam 16 nov, Sam 14 déc, Sam 11 jan
(Ce séminaire se poursuivra au second semestre)
Séminaire organisé avec le soutien de la Maison Heinrich Heine.
 
Voilà le motif et le mobile de la littérature. Faire passer l’air de l’écriture, la rumeur, la rumination, dans la chambre où couve l’assassinat —  afin de le sauvegarder. 
Suis-je le narrateur de Proust je pourchasserai maman, je tournerai autour d’elle, et je me ferai repousser dans l’escalier jusqu’à l’échafaud. C’est ce que je désire et redoute d’un même élan terrifié. Je veux voler un baiser à maman et y gagner mon chastiment.
On le sait –  le sait-on  ?  – écrire c’est sans l’avoir voulu oser dire qu’on a tué sa mère, sans l’avoir voulu. C’est elle qui a commencé, songe le poète. Ne nous a-t-elle pas abandonné  ? N’a-t-elle pas, l’adorée, éveillé en nous « Les Sentiments Filiaux » qui nous injectent dans le cœur le poison-poème  ? Le poète, s’il s’appelle Stendhal comme Rousseau ou Dostoïevski comme Genet, cherche sans fin «  une arme qui tuerait le jeune homme parfait qui m’habite et m’oblige à donner asile à tout un peuple animal ». 
Dans la chambre fracassée, où s’attarde en soupirant la Voix de maman, la Vie, nous rappellent Hamlet, Proust, oui, la vie, apporte au garçon son présent : fusil, épée, revolver et plume.
 
On se rappellera donc  :  
Shakespeare : Hamlet 
Dostoïevski : Les Possédés 
Derrida : Circonfession ; Abraham, l'autre (dans Judéités)  ; États d’âme de la psychanalyse 
Stendhal : La vie de Henry Brulard 
Proust : Jean Santeuil ; La Recherche du temps perdu 
Cixous : Chapitre Los 

/ DARIDA Veronika

Mélancolies et manies
Philosophie, arts et littérature | 02 octobre, 16 octobre, 06 novembre, 20 novembre
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18h30-20h30
Mer 2 oct (séance annulée), Mer 16 oct : Salle JA05 Germaine Tillion, Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris
Mer 6 nov : Salle JA01 Maurice Allais, Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris
Mer 20 nov : Salle JA05 Germaine Tillion, Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris
Pour ce séminaire, vous devez donner votre nom et présenter votre pièce d'identité ou votre passeport, à l'exclusion de tout autre document, au vacataire du Collège
Pourquoi parle-t-on encore de la mélancolie  ? Qu’est-ce qui est tellement fascinant dans ce si funeste sujet  ? En quoi consistent sa magie, son envoûtement, son intérêt renaissant pour les artistes  ? Et surtout, quelle nouvelle forme du savoir s’adresse à nous à travers les témoignages des œuvres d’art  ?  
Pour éviter l’abîme de la mélancolie qui nous mènerait vers un deuil profond, nous l’observerons conjointement avec son contraire, son « double » imaginaire  : c’est-à-dire avec la manie. Ce couple virtuel nous offre la possibilité de regarder non seulement la tristesse et la chute, mais le ravissement et l’envol de l’âme. 
Tout au long de notre aventure vers les profondeurs et les surcroîts de l’existence humaine, nous utiliserons les approches philosophiques (Saint Augustin, Pascal, Rousseau, Kierkegaard, Benjamin, Cioran, Barthes, Agamben) et psychanalytiques (Freud, Binswanger, Maldiney) pour comprendre ces états ambigus (maladifs ou géniaux, lumineux ou sombres, prophétiques ou démoniaques). Cependant ce sont des artistes qui peuvent non seulement montrer, mais faire sentir l’expérience existentielle des figures de la folie. Nous n’évoquons que quelques «  noms propres  » entre ceux qui nous accompagneront et qui nous montreront la direction  :
-  dans le domaine de la littérature  : Dante, Donne, Novalis, Nerval, Proust, Duras ;
-  dans le théâtre  : Euripide, Sénèque, Büchner, Kleist, Koltès, Lagarce ;
-  dans la peinture  : Dürer, Michel-Ange, Lorrain, Friedrich, Chirico, Balthus ;
- dans la musique  : Gesualdo, Monteverdi, Purcell, Gluck, Schubert, Schumann.

/ DELBRACCIO Mireille et MAURY Liliane

Philosophie et sciences humaines.
De la mixité des discours

Philosophie et sciences humaines | 09 décembre, 13 janvier
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11h-13h
Salle info 5, Immeuble Rataud, École normale supérieure, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris
Lun 9 déc, Lun 13 jan
(Ce séminaire se poursuivra au second semestre)
Séminaire organisé au sein du CAPHÉS/USR 3308-Cirphles, Centre international de recherches en philosophie, lettres et savoirs, de l’École normale supérieure, et dans le cadre de la convention entre le CIPh et l’ENS.
 
Sous l’intitulé «  Philosophie et sciences humaines  », le pari que nous essayons de tenir depuis le début de ce séminaire est d’interroger, dans la postérité d’Althusser et de Foucault, les relations qui, pour autant qu’elles restent étroites, sont toujours marquées d’une forte ambiguïté entre la philosophie et les sciences humaines. Il s’agit de questionner, sous l’angle historique et épistémologique, à partir des conflits qui ont accompagné la naissance et le développement des sciences humaines au tournant du XIXe et du XXe siècle, les tensions disciplinaires qui perdurent sous d’autres formes de nos jours, en centrant notre réflexion sur les «  frontières  », notamment entre la psychologie et la philosophie, en étendant aussi l’examen à l’anthropologie et à la psychanalyse. D’autre part, nous accordons un intérêt particulier aux pratiques d’écriture, repérables dans le champ éclaté des sciences humaines.
Durant l’année 2012-2013, notre séminaire a porté sur l’analyse des pratiques discursives dans le champ des sciences humaines, considérées du point de vue de la pluralité des genres auxquels elles font appel (conférences, entretiens, leçons, etc.) et de la diversité de leurs usages.
La thématique retenue pour l’année 2013-2014 reprendra cette problématique sous l’angle de la mixité des discours
En convoquant le terme de «  mixité  » pour rendre compte de la fabrique des discours dans le champ des sciences humaines, nous voudrions souligner que leur construction relève souvent de la juxtaposition ou de l’assemblage, à partir d’emprunts conceptuels ou méthodologiques qui provoquent des tensions discursives et sont parfois à l’origine de la transformation de leurs objets. 
 
Salle et autres renseignements auprès de M. Delbraccio : 06 87 57 81 39,
 

/ DUPONT Florence

L'antiquité, territoire des écarts (II)
Philosophie, arts et littérature | 17 octobre, 07 novembre, 21 novembre, 05 décembre, 19 décembre, 09 janvier, 23 janvier
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18h30-20h30
Centre Parisien d'Études Critiques, 37 bis rue du Sentier, 75002 Paris
Jeu 17 oct, Jeu 7 nov, Jeu 21 nov, Jeu 5 déc, Jeu 19 déc, Jeu 9 jan, Jeu 23 jan
Séminaire organisé en collaboration avec ANHIMA UMR 8210 (Anthropologie et Histoire des Mondes Antiques), l'Institut des Humanités de l'Université Paris-Diderot et avec le soutien du Centre Parisien d'Études Critiques.
 
Ce projet pour 2013-2014, est la suite du projet «  Antiquité, territoire des écarts 2012-2013  ». La problématique n’a pas changé, en voici les grandes lignes. 
L’Antiquité aussi bien grecque que romaine a longtemps servi d’origine à notre civilisation occidentale. Ses défenseurs comme ses détracteurs avaient placé l’Antiquité au centre de l’identité européenne à laquelle elle apportait modèles et normes. La révolution anthropologique  a changé cette situation. Un nouveau rapport à l’Antiquité a fait irruption vers les années 1960, à l’initiative de Jean-Pierre Vernant et Pierre Vidal-Naquet qui ont excentré l’Antiquité en situant les cultures anciennes parmi les cultures exotiques, celles des ethnologues et des anthropologues. Ils ont rompu le fil de l’évolution menant de l’Antiquité à l’Europe —  et en particulier la France  — moderne et contemporaine, l’une n’étant intelligible que par l’autre et réciproquement. 
Les sociétés anciennes ne sont pas pour autant devenues des ailleurs comme les autres. Elles sont omniprésentes dans l’imaginaire contemporain. Une fois critiquée par l’anthropologie et excentrée, l’Antiquité permet de travailler de l’intérieur la civilisation occidentale, pour en fissurer la soi-disant unité. Faire l’anthropologie de Rome et de la Grèce n’est plus seulement faire «  l’inventaire des différences  ». Si les Grecs et les Romains sont nous, ils sont aussi autres et nous héritons de leur altérité. Ils sont une altérité incluse.
De nombreux chercheurs ont illustré cette démarche  dans les différents domaines. Ce semestre seront invités outre des chercheurs en sciences humaines, un médecin-psychiatre. En outre, faisant un écart de plus nous regarderons une Antiquité multiple, telle qu’elle était appréhendée à la Renaissance et à l’âge classique.
 
Intervenants :
- Jeudi 17 octobre : Florence Dupont (Université Paris-Diderot)  : Introduction à la seconde année du séminaire  : À chacun ses écarts
 
- Jeudi 7 novembre : Vivien Longhi (Université Paris-Sorbonne)  : De la krisis dans la médecine et la philosophie éthique et politique grecques à la notion moderne de «  crise  » : réflexions sur un écart
 
- Jeudi 21 novembre : Claude Calame (EHESS)  : Sappho aux prises avec le genre, le genre aux prises avec Sappho
 
- Jeudi 5 décembre : Marie Saint Martin (Lycée de Douai)  : Barbarie antique, barbarie gothique  : d'Eschyle à Shakespeare, le «  génie antique  » comme clé du renouveau sur les scènes européennes de la fin du XVIIIe siècle
 
- Jeudi 19 décembre : Thibaud Lanfranchi (École Française de Rome)  : La République romaine était-elle républicaine  ?
 
- Jeudi 9 janvier : Violaine Sébillotte (Université Panthéon-Sorbonne) : Réceptions modernes et fonctions antiques des «  mythes  »  : les historiens face aux Amazones
 
- Jeudi 23 janvier : Marc Valleur (psychiatre, directeur de l'Hôpital Marmottan)  et Jean-François Cottier (Université Paris-Diderot)  : Les Anciens pouvaient-ils être «  addicts  »  ? Réflexion contemporaine pour une histoire des addictions
 

/ Emiliano FERRARI

La philosophie de l'ordinaire de Montaigne à Cavell (II).
L'exercice spirituel

Philosophie et éducation | 19 novembre, 26 novembre, 03 décembre, 10 décembre, 17 décembre, 07 janvier, 16 janvier, 24 janvier
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18h30-20h30
Mar 19 nov : Salle JA05 Germaine Tillion, Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris
Mar 26 nov : Salle PrM-1.02, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris
Mar 3 déc : Salle PrM-1.03, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris
Mar 10 déc, Mar 17 déc, Mar 7 jan, Jeu 16 jan, Ven 24 jan : Salle PrM-1.02, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris
Pour les séances de séminaire se déroulant au Carré des sciences, vous devez donner votre nom et présenter votre pièce d'identité ou votre passeport, à l'exclusion de tout autre document, au vacataire du Collège.
Séminaire organisé en collaboration avec l'Institut de Recherches Philosophiques de Lyon (IRPhiL, EA 4187).
 
Pourquoi ne pas réaliser votre monde  ?
Ralph Waldo Emerson
 
La vision de la philosophie comme exercice spirituel, telle qu’elle a été valorisée par Pierre Hadot en rapport aux discours philosophiques de l’Antiquité, sera le fil conducteur du séminaire. Il s’agira d’évaluer notamment la pertinence moderne et contemporaine de la notion d’exercice spirituel, en tant que solidaire de la philosophie de l’ordinaire depuis Montaigne jusqu’à Cavell. À partir de la conviction que la philosophie n’est pas une activité purement spéculative et théorisante, nous tâcherons d’explorer les façons par lesquelles la pensée philosophique, depuis l’époque moderne, s’est édifiée dans un rapport étroit avec la dimension vécue de l’ordinaire. Ainsi, elle a pu valoriser toutes les possibilités que lui offrait la tradition de l’exercice spirituel, en tant que transformation pratique de la vision du monde et de la personnalité (perfectionnisme moral). On pourra considérer comment les formes littéraires de l’expression d’une pensée (l’essai, le traité, la méditation, la maxime…), engagent toujours une certaine représentation de la philosophie et de la manière par laquelle celle-ci peut prétendre à décrire, former et transformer notre vie (il suffit de penser aux œuvres de Montaigne, de Descartes, des Moralistes français, de Rousseau, d’Emerson, etc.). Il s’agira de comprendre ensuite comment l’exercice spirituel, par les activités psychiques qu’il mobilise (jugement, imagination, mémoire, perception), permet à la pensée d’agir réellement sur notre vie. La philosophie de l’ordinaire vise à une intelligence de la vie qui n’échoue pas «  à la preuve de l’action  » (Montaigne), selon une attitude que nous retrouvons dans le courant pragmatiste américain, pour lequel les concepts philosophiques sont à évaluer en rapport à leurs effets sur notre vie et sur notre aptitude à agir d’une façon pertinente et épanouissante. On s’arrêtera enfin sur les transformations historiques de l’«  exercice spirituel  », pour réfléchir aux rapports entre la philosophie et les formes contemporaines de l’exercice (le voyage, le cinéma, la littérature…), ce qui nous amènera à repenser la vieille idée d’éclectisme, mal vue depuis toujours, mais qui pourrait être appropriée pour appréhender le rapport entre l’individu et la pratique philosophique dans notre société.
 
Intervenants :
Mardi 19 novembre :
- Emiliano Ferrari (Université Lyon 3 - IRPhiL) : Présentation du séminaire
- Xavier Pavie (chercheur-associé à l'Institut de recherches philosophiques, Université Paris Ouest, enseignant a l'ESSEC)  : Exercices spirituels, de l'Antiquité au contemporain : se confronter à l'ordinaire
 
Mardi 26 novembre :
- Emiliano Ferrari  : «  La plus ordinaire recepte aux maladies de l'ame  »  : la «  diversion  »  comme exercice spirituel chez Montaigne
 
Mardi 3 décembre :
- Emiliano Ferrari  : Contre la tyrannie des livres  : Emerson et l'exercice de la «  lecture créative  »
 
Mardi 10 décembre  : 
- Frédéric Lelong  (Université de Neuchâtel)  : Les exercices de l'honnête homme et la conduite de la vie chez Descartes
 
Mardi 17 décembre :
- Daniele Lorenzini (Université Paris-Est Créteil,  Sapienza Università di Roma)  : Les exercices spirituels comme techniques de l’ordinaire chez Cavell, Foucault et Hadot
- Sandra Laugier  (Université Paris 1)  : Langage ordinaire et perfectionnisme moral    
 
Mardi 7 janvier :
- Olivier Guerrier (Université Toulouse II-Le Mirail, IUF)  : Foucault, Montaigne et les exercices spirituels humanistes
 
Jeudi 16 janvier :
- Jean-Charles Darmon (Université de Versailles,  IUF)  : Entre exercices spirituels et esthétiques du divertissement  : remarques sur quelques variations de la pensée morale entre Age Baroque et Lumières
- Emmanuel Bury (Université de Versailles)  : Pensée de la morale, entre trait d'esprit et exercice spirituel, de La Rochefoucauld à La Bruyère
 
Vendredi 24 janvier  : 
- Emiliano Ferrari  : Philosophie et exercices spirituels dans la société contemporaine (littérature, sport, voyage, cinéma

/ GANI Florianne

Le narcissisme et la culture moderne
Philosophie, politique et société | 09 octobre, 06 novembre, 27 novembre, 11 décembre, 08 janvier, 29 janvier
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18h30-20h30
Mer 9 oct : Salle JA05 Germaine Tillion, Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris 
Mer 6 nov : Salle des Médailles, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis 75005 Paris
Mer 27 nov (annulée), Mer 11 déc,  Mer 8 jan (salle PrD-11), Mer 29 jan : Salle PrM-1.03, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris
Pour les séances de séminaire se déroulant au Carré des sciences, vous devez donner votre nom et présenter votre pièce d'identité ou votre passeport, à l'exclusion de tout autre document, au vacataire du Collège.
Y a-t-il une mutation du sujet aujourd’hui  ? De nombreux phénomènes dans notre culture moderne renvoient à un culte du moi inédit appelé «  narcissisme  ». Ce séminaire constitue une tentative de critique pour saisir ses causes et ses conséquences.
Il s’agit donc d’analyser ses conditions historiques d’émergence à partir de la démocratie et de l’individualisme pour comprendre ce qui le spécifie. Certains auteurs comme Marcel Gauchet, Christopher Lasch, Gilles Lipovetsky, Alain Ehrenberg, Charles Taylor, Jean-Pierre Lebrun, Robert Castel ont mis en avant des caractéristiques de cet homme centré sur lui-même. Il faudrait reprendre ces analyses philosophiques, sociologiques et psychanalytiques pour comprendre ce que le narcissisme engendre comme manière originale d’être-au-monde. 
Le narcissisme permet de nommer le plus souvent ce qui peut être interprété comme un symptôme d’un «  malaise de la modernité  » et il est alors décrit comme un effet pathologique de la logique individualiste exacerbée. Mais on peut se demander s’il ne pointe qu’une faillite, une impasse de l’individualisme ou s’il ne révèle pas une défaillance de ce modèle du sujet. La généalogie de cette notion met en évidence la spécificité du phénomène par rapport au souci de soi, à l’amour de soi, à l’orgueil, à l’égoïsme. En cela, le narcissisme permet d’examiner la culture moderne habitée par l’idéal d’authenticité et nourrie d’une conception du sujet comme indépendance ou autonomie. Il révèle alors la vulnérabilité du sujet car le Narcisse moderne ne renvoie pas à un moi glorieux, mais plutôt à un moi replié pétri d’un fantasme de toute-puissance et d’autosuffisance mortifères faisant fond sur une impuissance fondamentale.
En effet, la transformation de la subjectivité par le libéralisme suscite une fragmentation du social où les liens entre les hommes se réduisent et cet isolement donne lieu à un moi appauvri. C’est pourquoi, le phénomène moderne du narcissisme invite aussi à réfléchir sur l’importance du lien social pour fonder une politique destinée à une communauté déliée.
 
Bibliographie :
Robert Castel : Propriété privée, propriété sociale, propriété de soi, Hachette, 2005
Dany-Robert Dufour : L'Individu qui vient... après le libéralisme, Denoel, 2011
Alain Ehrenberg : L'Individu incertain, Calmann Levy, 1995
Marcel Gauchet : La Démocratie contre elle-même, Gallimard, 2002
Christopher Lasch : La Culture du narcissisme (1979), Flammarion, 2007
Gilles Lipovetsky : L'Ère du vide, Gallimard, 1983
Charles Melman et Jean-Pierre Lebrun : La Nouvelle économie psychique, Erès, 2009
Charles Taylor : Malaise de la modernité (1991), Cerf, 2002
 
Intervenants :
- Mercredi 6 novembre : Jean-Luc Nancy (philosophe) : L'autre Narcisse
Mercredi 11 décembre : Dany-Robert Dufour (philosophe) : Un narcissisme post-moderne qui vient de loin
- Mercredi 29 janvier : Hélène L'Heuillet (philosophe et psychanalyste) : Narcissisme et psychanalyse

/ IRRERA Orazio et RENAULT Matthieu

Race et colonialisme. Sur les épistémologies de la décolonisation
Philosophie, politique et société | 01 octobre, 14 octobre, 04 novembre, 18 novembre, 02 décembre, 16 décembre, 06 janvier, 20 janvier
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18h30-20h30
Centre Parisien d'Études Critiques, 37 bis rue du Sentier, 75002 Paris 
Mar 1 oct, Lun 14 oct, Lun 4 nov, Lun 18 nov, Lun 2 déc, Lun 16 déc, Lun 6 jan, Lun 20 jan
Séminaire organisé en collaboration avec l'Université Paris Est Créteil Val de Marne, « Lettres, Idées, Savoirs  » (Daniele Lorenzini), la revue materiali foucaultiani (http://www.materialifoucaultiani.org/) et avec le soutien du Centre Parisien d'Études Critiques.
 
Poursuivant le travail engagé depuis début 2012 dans le séminaire Décolonisation et géopolitique de la connaissance (Université Paris-Est Créteil, Fondation Maison des Sciences de l'Homme), ce séminaire prend acte de l'introduction récente (et tardive) des problématiques et du langage du «  (post)colonial  » et de la «  race  » dans tout un ensemble de disciplines des sciences humaines et sociales en France, de l'anthropologie à la science politique, en passant par la littérature et la géographie. Cette introduction, et certains diront cette intrusion, n'est pas sans soulever une série de débats et controverses qui sont tant d'ordre politique qu'épistémologique  : quelles sont les relations entre ce nouveau champ de recherche interdisciplinaire et les mouvements et formes de contestations post-coloniales/décoloniales en France et à l'échelle internationale  ? Dans quelle mesure ces «  nouveaux  » objets impliquent-ils de forger de nouveaux instruments théoriques, de (re)penser les lieux de production (et de circulation) de la connaissance, ce que l'on peut appeler la géopolitique du savoir ?
Nous pensons que la philosophie doit se saisir plus fermement de ces interrogations qu'elle ne l'a fait jusqu'à présent  et qu'elle peut en particulier contribuer à clarifier l'intime relation qu'entretiennent ces problèmes et revendications politiques et épistémologiques. S'enracinant dans le constat que la décolonisation n'est pas un phénomène passé, révolu avec les indépendances, mais un projet politique et intellectuel en cours, actuel, l'enjeu est de contribuer à la compréhension, mais aussi à la formation d'épistémologies de la décolonisation, lesquelles ne peuvent manquer d'interroger les politiques de l'épistémologie, ses frontières, les partages du savoir et du non-savoir. Ce séminaire conviera tant des philosophes que des historiens, sociologues et spécialistes des études anglophones, afin de donner lieu à un dialogue aux limites, et peut-être au-delà, des disciplines.
 
Intervenants :
- Mardi 1er octobre : Séance introductive : La critique postcoloniale  : entre politique et épistémologie
avec Orazio Irrera (Université Paris Diderot-Paris  7), materiali foucaultiani) et Matthieu Renault (Science Po Bordeaux)
 
- Lundi 14 octobre  : «  French Theory  » — la philosophie française et la question coloniale (Foucault, Deleuze)
avec Guillaume Sibertin-Blanc (Université Toulouse II-Le Mirail) et Orazio Irrera
 
- Lundi 4 novembre : Les études postcoloniales à l'épreuve de la critique marxiste
avec Razmig Keucheyan (Université Paris Sorbonne-Paris IV) et Thierry Labica (Université Paris Ouest Nanterre La Défense)
 
- Lundi 18 novembre : La colonisation des esprits. Stratégies occidentales de subjectivation dans l’Inde coloniale 
avec Ines Zupanov (CNRS, EHESS)
 
- Lundi 2 décembre : L'émergence de la race dans le colonialisme italien 
avec Alessandro Pes (Université de Cagliari)
 
- Lundi 16 décembre : Philosophie et colonialisme (Locke, Schmitt, Wallerstein) 
avec Nestor Capdevila (Université Paris Ouest Nanterre La Défense) et Matthieu Renault
 
- Lundi 6 janvier : Penser la race, quelle race  ? 
avec Magali Bessonne (Université de Rennes  1) et Maxime Cervulle (Université Paris  1 Panthéon Sorbonne)
 
- Lundi 20 janvier : Figures de l'anticolonialisme : Gandhi et C. L. R. James
avec Orazio Irrera : Gandhi et le corps de la décolonisation et Matthieu Renault  : Marins, renégats et naufragés : C. L. R. James, lecteur de Melville
 
Site web associé :http://wp.me/29Ji1 
 

/ JANDIN Pierre-Philippe

L'esprit à bout de souffle
Philosophie et philosophies | 04 décembre, 11 décembre, 18 décembre, 15 janvier, 22 janvier, 29 janvier
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18h30-20h30
Mer 4 déc, Mer 11 déc, Mer 18 déc, Mer 15 jan,  : Salle JA05 Germaine Tillion, Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris
Mer 22 jan : salle PrM-1.02, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris
Mer 29 jan : Salle des Médailles, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris
Pour les séances de séminaire se déroulant au Carré des sciences, vous devez donner votre nom et présenter votre pièce d'identité ou votre passeport, à l'exclusion de tout autre document, au vacataire du Collège.
S’il ne nous est plus permis d’espérer le bonheur, la justice ou le salut, que nous reste-t-il  ? Le commerce des livres ne manque pas de pourvoir les perplexes ou les désespérés en traités et manuels de «  savoir-vivre malgré tout  »  ; les morales édifiantes sont au goût du jour. D’où un quotidien «  où le "spirituel" semble devenu si absent, si sec ou si frelaté  ». Ne pourrait-on pas alors se mettre en quête d’«  une allure de l’esprit pour notre temps  » (J.-L. Nancy, L’Adoration, quatrième de couverture)  ?
L’adoration, le geste de la raison déclose est la réponse proposée par l’auteur. Pour comprendre son enjeu, la confrontation avec les notions d’«  esprit  », de «  spirituel  » et de «  spiritualité  » (plus tardive) ne peut être esquivée. Il faut être attentif à ce que suggère l’étymologie  : la distinction et la proximité de l’esprit et du souffle.
Nous suivrons tout d’abord la voie qui mène du souffle à l’esprit, de l’esprit à l’esprit saint, autrement dit de la Genèse au De Trinitate d’Augustin, en passant par le «  pneumatisme  » de Paul et les travaux du concile de Constantinople I qui reconnut la divinité de l’esprit saint.
On se demandera pour quelles raisons les grands mystiques des trois monothéismes sont sollicités dans une réflexion sur l’adoration  ; quelle est l’originalité de leur expérience  ? On remarquera qu’au sein même de l’enseignement des établissements ecclésiastiques, on distingue la théologie dogmatique, la théologie morale et la théologie spirituelle  ; cette distinction «  pédagogique  » devra être questionnée car elle a pu tourner à l’affrontement violent.
Enfin, si nous voulons penser l’adoration dans sa proximité du «  spirituel  » tout en préservant son originalité, nous serons amenés à nous éloigner de l’esprit pour nous rapprocher du souffle des corps. L’adoration «  modalisée d’un souffle  » nous adresse les uns aux autres avant toute parole chargée de signification  ; les existants ont, en commun, la responsabilité de leur souffle pluriel. Être ensemble  : parce que, avant tout, ils «  con-spirent  ».
 
Intervenant :

Mercredi 29 janvier : Jean-Luc Nancy (professeur émérite à l'Université Marc Bloch de Strasbourg)  : Pécher contre l'Esprit

/ POIRIER Jean-François et THÉBAUD Jean-Loup

Georg Simmel ou l'inquiétante étrangeté du moderne
Philosophie, arts et littérature | 08 octobre, 05 novembre, 03 décembre, 21 janvier, 28 janvier
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19h-21h
Salle PrM-1.02, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris
Mar 8 oct, Mar 5 nov, Mar 3 déc, Mar 21 jan, Mar 28 jan
Nous aborderons au cours de ce séminaire l’œuvre de Simmel, qui comporte de multiples facettes, sous l’angle exclusif du moderne. Et de son inquiétante étrangeté. Nous le ferons en examinant ce qu’ont fait de son «  héritage  » deux Allemands qui assistèrent à son séminaire et furent sous le charme de ce penseur, mi-philosophe mi-sociologue, qui avait su comme nul autre capter l’air du temps nouveau  : Siegried Kracauer et Walter Benjamin.
Cette modernité était stupéfiante à plus d’un titre. Kracauer a insisté, dans son étude sur le roman policier, sur la distorsion qu’elle imposait à la conscience de ceux qui vivaient sous son régime  : le détective se fait fort de dénouer, de dévider par le räsonieren le fil de l’enquête qui nous mène avec assurance au coupable. Mais la Vernunft (raison) n’y trouve pas son compte. Pas de fil d’Ariane pour le guider. Dans le moderne, tout est biaisé, tout est autre que ce qu’il est, tout est en trompe-l’œil et la lumière qui éclaire la scène n’est ni le soleil de l’aurore grecque ni celui de l’Aufklärung, son spectre est plutôt celui de la lumière zénithale des passages parisiens, que Walter Benjamin, autre auditeur illustre de Georg Simmel, découvre, dans les passages couverts qui donnent à voir la «  promesse de bonheur  » de la modernité  : entièrement nouvelle et déjà entièrement figée par une espèce de sortilège. 
Nous aborderons enfin le rapport qui nous paraît relever d’une étrange distorsion chez Simmel entre sa perception de la modernité (dont il voit mieux que tout autre les traits caractéristiques  : la vitesse, la fragmentation, le temps compté et calculé, l’instabilité, la nervosité) et son «  esthétique  ». La mesure de son esthétique c’est Rodin. Mais Rodin, ce n’est pas la vitesse, ni vraiment le moderne. C’est Stephan George, mais Stephan George, ce n’est pas la beauté convulsive. Il ne voit ni «  Andromaque, je pense à vous  », ni le futurisme. Nous nous demanderons s’il est possible, ou non, de sentir le moderne à la française (Baudelaire, Rimbaud) et, conjointement, de le penser à l’allemande (Simmel, Kracauer, Benjamin).
 
Intervenants :
- Mardi 3 décembre : Andrea Borsari (professeur d'esthétique au Département d'Architecture de l'Université de Bologne et directeur adjoint d'«  Iride  ») : La « loi du contraste » et la pensée antinomique de Georg Simmel
- Mardi 28 janvier : Otthein Rammstedt (professeur émérite de sociologie et responsable de l'édition des œuvres complètes de Simmel)  : Georg Simmel et le moderne

/ RIGAL Elisabeth

Atelier Wittgenstein (II)
Philosophie et philosophies | 14 novembre, 12 décembre, 16 janvier
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18h30-20h30
Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris
Jeu 14 nov, Jeu 12 déc : Salle PrM-1.02
Jeu 16 jan : Salle PrM-1.03
(Ce séminaire se poursuivra au second semestre)
Dans le prolongement de l’analyse des outils conceptuels forgés par Wittgenstein («  jeu de langage  », «  histoire naturelle  », «  formes de vie  », «  image du monde  ») qui était l’objet du séminaire de l’an passé, Atelier Wittgenstein (II) se propose de déterminer les tenants et aboutissants du tournant «  pour ainsi dire anthropologique  » pris autour des années 1935, dans le sillage du fameux argument «  argument du langage privé  ». 
Il s’agira, cette année, de mettre l’accent, non plus sur les jeux «  primaires  », mais sur les jeux de langage dits «  complexes  », en se focalisant sur le paradoxe de l’usage —  c’est-à-dire sur «  le fait fondamental  » que, lorsque nous suivons les règles, «  les choses ne se passent aucunement comme nous l’avions supposé  », et en explorant les différentes analyses proposées par les textes des dernières années de deux expériences singulières que Wittgenstein tient pour la clef des questions esthétiques  : l’expérience du «  voir comme  » (Seherlebnis), et celle de l’«  entendre comme  » (Bedeutungserlebnis).
Nous montrerons que le paradoxe de l’usage témoigne de l’irréductibilité de la question des «  formes de vie  » à celle de l’«  histoire naturelle  » —  autrement dit, du «  pratique  » au «  pragmatique  » –, et qu’il permet au tout dernier Wittgenstein d’esquisser une critique avant la lettre des tentatives de naturalisation de l’«  esprit  ». Et nous montrerons aussi que les analyses de la Seherlebnis et de la Bedeutungserlebnis mettent à découvert ce que l’on pourrait nommer la face sensible du sens, et que leur enjeu fondamental est d’établir que le «  sens du monde  » que le Tractatus croyait transcendant au monde est en réalité à chercher à la croisée de deux concepts de sens  : le sens tel qu’il est stipulé par les règles des jeux de langage (i.e. le sens comme contenu immanent au penser) et le sens comme sentir.
 
Intervenant :
- Jeudi 16 janvier : Paul Audi (agrégé et docteur en philosophie. Derniers ouvrages publiés  : Qui témoignera pour nous  ? et L'Affaire Nietzsche, Verdier)  : Ethique et esthétique  : points de croisement

/ WINDECKER Pierre

Logique de la justice (II)
Philosophie, politique et société | 14 octobre, 04 novembre, 18 novembre, 25 novembre, 09 décembre, 16 décembre, 13 janvier, 20 janvier
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19h-21h
Salle PrM-1.03, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris
Lun 14 oct, Lun 4 nov, Lun 18 nov, Lun 25 nov, Lun 9 déc, Lun 16 déc, Lun 13 jan, Lun 20 jan

Les cours civiles, pénales, administratives et même constitutionnelles motivent leurs arrêts par un raisonnement  : en tant qu’institution, la justice paraît donc mettre en œuvre une logique. La signification de cette «  logique juridique  » a fait l’objet de la première année du séminaire.
La deuxième année sera consacrée à une démarche entièrement différente et qui ne présuppose pas les résultats de la première  : on partira cette fois de l’idée même de  «  justice  », pour tenter de comprendre en quoi la justice peut requérir une logique. Comme l’année précédente, mais dans ce contexte problématique nouveau, on s’interrogera sur le statut du sujet qui met en œuvre cette logique et qui apparaît à ses bords ou dans ses failles.
On partira pour cela des paradoxes qui naissent de la confrontation entre la loi et le cas, tels qu’ils se présentent dans les textes où Aristote pose la distinction entre légalité et équité. On rencontrera les figures extrêmes du gouverneur divin de Platon, sujet qui juge sans l’appui de la loi, et du calcul jurisprudentiel leibnizien, qui semble aboutir au contraire à un effacement complet du sujet qui juge. On essaiera de comprendre la tension entre la contrainte de la loi et la liberté du juge, en particulier à la lumière de la distinction kantienne entre jugement déterminant et jugement réfléchissant.
On abordera en fin de semestre une dernière démarche dont le but sera de comprendre la signification problématique et l’usage paradoxal des principes fondamentaux du droit, au premier rang desquels il faut mettre évidemment la liberté. Les principes ne sont pas une méta-législation qui permettrait de verrouiller par le haut une pyramide des normes, mais ils représentent le sujet d’énonciation que requiert, en elle-même et à ses limites, la logique du droit. De là le rôle qu’ils jouent dans la jurisprudence des juridictions constitutionnelles, mais aussi, dans certaines situations historiques, dans la contestation de l’ordre légal existant.


/ ZERNIK Éric

L'intime et le public
Philosophie, politique et société | 17 octobre, 07 novembre, 21 novembre, 05 décembre, 12 décembre, 19 décembre, 09 janvier, 23 janvier
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18h30-20h30
Jeu 17 oct : Salle JA05 Germaine Tillion, Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris
Jeu 7 nov : Salle PrM-1.03, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris
Jeu 21 nov : Salle JA05 Germaine Tillion, Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris
Jeu 5 déc : Salle PrM-1.03, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris
Jeu 12 déc : Salle JA05 Germaine Tillion, Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris
Jeu 19 déc, Jeu 9 jan, Jeu 23 jan : Salle PrM-1.03, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris
Pour les séances de séminaire se déroulant au Carré des sciences, vous devez donner votre nom et présenter votre pièce d'identité ou votre passeport, à l'exclusion de tout autre document, au vacataire du Collège.
Si l’intime caractérise la relation à soi hors du monde, dans le for intérieur, il semble tout d’abord s’opposer à la vie publique. Et pourtant l’intimité s’énonce et se publie. Davantage, c’est dans le secret de l’isoloir que s’enracine la formation de l’espace public et l’énonciation de la Loi. 
Nous nous proposons d’interroger la dialectique de l’intime et du public, tant dans le champ politique que dans le domaine littéraire à travers notamment le genre autobiographique. 
C’est tout naturellement vers Jean-Jacques Rousseau que nous nous tournerons pour commencer. Celui qui fut à la fois l’auteur des Confessions et du Contrat social propose un modèle d’existence qui réconcilie l’antique et le moderne, Sparte et Genève. Être soi dans la transparence, se tenir au plus proche de son intimité tout en tenant sa place dans la Cité  ; concilier l’homme et le citoyen  ; se dire sans se perdre dans l’extériorité de l’écriture  : tels sont les principaux motifs qui animent l’idéal rousseauiste.
Et pourtant l’intérêt de la pensée rousseauiste réside moins dans l’exposé de cet idéal que dans l’analyse des causes de son échec inévitable. Or cette analyse devrait nous offrir une grille de lecture suffisamment fine pour analyser les formes pathologiques que revêt cette dialectique de l’intime et du public dans nos sociétés libérales. Parmi ces dernières nous proposons d’examiner plus particulièrement  : 
- le régime de langage par lequel la «  publicité  » se convertit en «  pub  » se mettant ainsi au service de ce qui dans l’intime est le plus pauvre  : la jouissance de soi réduite à la consommation ;
- la compulsion d’authenticité qui envahit la sphère publique et pousse les politiques à laisser apparaître sous le «  masque  » de la fonction officielle le «  visage  » de l’homme privé ;
- la pratique envahissante du confessionnal où, dans l’abandon de toute forme, le personnage public se met à nu.

 



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