Archive pour la catégorie ‘Publications des Directeurs de programme’

POUR UNE THÉORIE CRITIQUE DE LA TECHNIQUE

Mardi 8 avril 2014

theorie-technique-siteAndrew Feenberg

Préface de Michel Callon
Traduit de l’anglais par Iketnuk Arnaq et Véronique Dassas

Montréal, Éditions Lux, mars 2014

472.p

ISBN : 978-2-89596-166-6

22,00€

C’est désormais un fait incontestable, le désastre écologique nous guette. D’aucuns attribuent ces convulsions planétaires à notre insatiable appétit de progrès technique et affirment qu’il n’y aurait d’autre choix, pour nous sauver de nous-mêmes, que de faire marche arrière. Pour d’autres, il faut faire marche avant et décuplerdécupler l’efficacité des machines. Inlassablement, dans les discours, progrès technique et écologie s’opposent.

Notre salut se trouve-t-il vraiment dans un renoncement à l’un ou à l’autre ? Ni contempteur ni adorateur de la technique, le philosophe Andrew Feenberg s’attelle depuis vingt ans à dégager une troisième voie. S’appuyant sur de nombreux exemples et discutant les thèses de quelques grandes figures de la philosophie contemporaine (Heidegger, Marcuse, Nishida, Habermas et Latour), il précise les contours d’une véritable théorie critique de la technique, qui en révèle les possibles usages démocratiques.

Clair et stimulant, Pour une théorie critique de la technique s’adresse non seulement aux philosophes, mais à tout citoyen désireux de mieux comprendre nos évolutions sociotechniques.

Auteur de nombreux ouvrages, dont (Re)penser la technique (La Découverte), Andrew Feenberg est aujourd’hui titulaire de la Chaire de, recherche canadienne en philosophie de la technique à l’Université Simon Fraser (Vancouver). Il est également directeur de programme au Collège international de philosophie à Paris.

Présentation par Jacques Munier sur France Culture, dans la rubrique “Essai du jour” du 26 mars 2014, à écouter ici : http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4821852

COMMUN
Essai sur la révolution au XXIe siècle

Jeudi 27 mars 2014

Pierre Dardot et Christian Laval

Paris, Éditions La Découverte, mars 2014

592.p

ISBN : 978-2-7071-6938-9

25,00 €

Partout dans le monde, des mouvements contestent l’appropriation par une petite oligarchie des ressources naturelles, des espaces et des services publics, des connaissances et des réseaux de communication. Ces luttes élèvent toutes une même exigence, reposent toutes sur un même principe : le commun.
Pierre Dardot et Christian Laval montrent pourquoi ce principe s’impose aujourd’hui comme le terme central de l’alternative politique pour le XXIe siècle : il noue la lutte anticapitaliste et l’écologie politique par la revendication des « communs » contre les nouvelles formes d’appropriation privée et étatique ; il articule les luttes pratiques aux recherches sur le gouvernement collectif des ressources naturelles ou informationnelles ; il désigne des formes démocratiques nouvelles qui ambitionnent de prendre la relève de la représentation politique et du monopole des partis.
Cette émergence du commun dans l’action appelle un travail de clarifi cation dans la pensée. Le sens actuel du commun se distingue des nombreux usages passés de cette notion, qu’ils soient philosophiques, juridiques ou théologiques : bien suprême de la cité, universalité d’essence, propriété inhérente à certaines choses, quand ce n’est pas la fin poursuivie par la création divine. Mais il est un autre fil qui rattache le commun, non à l’essence des hommes ou à la nature des choses, mais à l’activité des hommes eux-mêmes : seule une pratique de mise en commun peut décider de ce qui est « commun », réserver certaines choses à l’usage commun, produire les règles capables d’obliger les hommes. En ce sens, le commun appelle à une nouvelle institution de la société par elle-même : une révolution.

VIOLENCE, POLITIQUE ET CIVILITÉ AUJOURD’HUI
La Turquie aux prises avec ses tourments

Mercredi 26 mars 2014

Sous la direction de Marie-Claire Caloz-Tschopp 

textes de Pinar Selek, Ahmet Insel et Étienne Balibar

Paris, Éditions L’Harmattan, mars 2014

Ce petit  livre édité par Marie-Claire Caloz-Tschopp dans la perspective d’une pratique philosophique articulant recherche philosophique académique et démarches de « sociétés civiles » ,réunit des textes de chercheuses et chercheurs en philosophie et sciences humaines de plusieurs nationalités, lieux, continents, et de plusieurs générations.
Il est destiné au large public  engagé dans la lecture de travaux  d’Etienne Balibar, en lien avec un colloque international  à Istanbul en mai 2014.
Il vise à faciliter la lecture philosophique dans un contexte. Il contient des  réflexions sur la politique, la violence, la civilité, contemporaines dans leurs dimensions politiques, philosophiques, et anthropologiques, en s’efforçant de réunir une diversité d’expériences et d’approches et de les rapporter
aux enjeux de l’actualité.
La préface de Marie-Claire Caloz-Tschopp, du Collège International de Philosophie (Paris-Genève), « Que peut nous apprendre la Turquie à propos de la violence, de la politique et de la civilité ? »,  est un appel au déplacement physique et épistémologique, à la curiosité, au plaisir de la réflexion collective, ici en Europe et là-bas en Turquie. C’est un précieux outil de travail collectif du Réseau de lecture international. Il s’adresse à un large public appelé à lire, à débattre de textes, matériaux en préparant le colloque international organisé à Istanbul du 7 au 11 mai 2014 : « Violence politique, exil/des-exil dans le monde d’aujourd’hui ».
Il contient trois textes : les textes de Pinar Selek et Ahmet Insel amènent des éléments concrets et théoriques de réflexion sur ce qui se passe en Turquie ; le texte d’Étienne Balibar formule des questions philosophiques pour lancer la réflexion sur le thème « Violence, Politique, Civilité ».
Notre premier  souci est  de rendre abordable l’outil et la démarche populaire. Notre deuxième souci est d’inviter les lectrices et lecteurs un voyage passionnant  aux bords de l’Europe.

PENSER LES MÉTAMORPHOSES DE LA POLITIQUE, DE LA VIOLENCE, DE LA GUERRE

Vendredi 24 janvier 2014

Sous la direction de Marie-Claire Caloz-Tschopp et Teresa Veloso Bermedo

Paris, L’Harmattan, novembre 2013

416.p

ISBN : 978-2-343-01604-7

40,00 €

Le livre est un des résultats d’un projet vaste citoyen et académique mené dans le cadre d’un Programme du Collège International de Philosophie (CIPh), Exil, Création, Philosophie et Politique. Philosophie et Citoyenneté contemporaine, entre 2010 et 2016, en Europe et à ses frontières (voir site : exil-ciph.com) et des activités del Colectivo de Mujeres para la Memoria (Concepcion, Chile).

Il est co-dirigé par Marie-Claire Caloz-Tschopp, (CIPh), et Teresa Veloso Bermedo, sociologue du Collectif pour la Mémoire (Chili). Il est publié dans le cadre de recherches sur les rapports entre violence, politique et insoumission.

Une préoccupation: les métamorphoses de la politique, de la violence, de la guerre et ses incidences sur l’action et la pensée politique. Que découvrons-nous en parcourant l’exil et le des-exil ? Que peuvent nous apprendre des féministes matérialistes sur ces métamorphoses ? On verra en quoi leur théorie minoritaire est fondamentale.

Nous sommes parties de quelques questions. Pourquoi des femmes battues meurent tous les jours sans soulever de réaction ? Comment un président des Etats-Unis peut engager la guerre d’Irak en s’appuyant sur un mensonge politique (armes de destruction massive) sans soulever le doute? Comment la manipulation de la haine contre les étrangers qui séduit autant de politiciens transforme la politique en guerre? Comment une Ministre en charge du droit d’asile en Suisse peut déclarer « je n’ai pas de tabou » en matière de politique des étrangers alors que des individus meurent dans les renvois forcés ? Que dit une militante du droit d’asile qui s’écrie en sortant d’un poste de police avec un requérant d’asile : « nous sommes en guerre ? Quoi de commun entre ces faits de violence banalisée ? Qu’est-ce que la militarisation des sociétés ? Pourquoi nous adaptons-nous si facilement à la violence guerrière ? Comment ne pas se laisser embarquer dans le climat guerrier de l’apartheid généralisé?

Le livre présente des travaux de 15 auteurs de divers domaines, lieux, générations, insertions – Pinar Selek, sociologie, Istanbul-exil, Marie-Claire Caloz-Tschopp, philosophie, théorie politique (Paris-Genève), Giselle Todelo Vera, Emile Ouedraogo, droit constitutionnel et international (Genève), Gina Inostroza, Lily Rivas, histoire (Concepcion, Chili), Claire Ansermet, formatrice en travail social (Lausanne), Stéphanie Pache, santé, (Lausanne), Irène Schmidlin, droit (Lausanne), Laetitia Carreras, ethnologie (Genève), Christiane Vollaire, philosophie (Paris), Nicole-Claude Mathieu, anthropologie, féminisme matérialiste (Paris), Valeria Wagner, histoire des idées (Genève-Argentine), Olga Gonzalez sociologie (Paris-Bogota),  Dominique Bourque, sociologie (Ottawa).

Le dialogue avec les féministes matérialistes - Colette Guillaumin, Nicole-Claude Mathieu, Paola Tabet - transforme leurs travaux. Le livre est un précieux manuel de travail collectif pour les mouvements sociaux et la recherche aujourd’hui.

BERGSON OU L’HUMANITÉ CRÉATRICE

Jeudi 23 janvier 2014

Nadia Yala Kisukidi

Paris, Éditions CNRS, octobre 2013

Collection : Philosophie et histoire des idées

308.p

ISBN : 978-2-271-07895-7

25,00 €

Y a-t-il une pensée consistante de l’art chez Bergson ? Existe-t-il une « philosophie politique » bergsonienne ? Ces deux questionnements, apparemment distincts, sont bel et bien traités et reliés chez l’auteur. Ils trouvent leur fondement au coeur d’une conception de l’homme, dont les contours sont tracés dans L’Évolution créatrice à l’intérieur du problème métaphysique de la vie. Partant de la question anthropologique, telle qu’elle se pose à partir de l’affirmation théorique du concept de création, Nadia Yala Kisukidi propose une lecture originale de Bergson perturbant les frontières de chaque livre et développant de nouveaux axes problématiques : peut-on parler d’un humanisme bergsonien ? Quels sont les enjeux psycho-sociaux d’une compréhension de l’homme centrée sur le concept de création ?

L’artiste figure-t-il un modèle singulier d’humanité ? Pourquoi la promotion de la démocratie et des Droits de l’Homme tient-elle tout autant de la proposition politique effective que de la réaffirmation nette des résultats de la métaphysique de la vie ?

Si la question de l’art a pu sembler opaque à cause d’une absence de livre, et si celle de la politique apparut suspecte du fait de son ancrage dans la philosophie de la vie et des engagements de l’auteur au XXe siècle, cet ouvrage, en montrant que le problème de l’émancipation de l’homme constitue une des inquiétudes du bergsonisme, se présente comme une contribution majeure au renouveau des études bergsoniennes.

SITUATION DE SARTRE

Mercredi 22 janvier 2014

Sous la direction de Claire Pagès et Marion Schumm

Paris, Éditions Hermann, octobre 2013

404.p

ISBN : 9782705684471

30,00 €

La réception de l’œuvre sartrienne a évolué : les lectures actuelles ne sont plus celles des contemporains de l’auteur de L’Être et le Néant. En témoignent les contributions ici rassemblées, qui toutes interrogent librement – parfois de façon intempestive – la pensée de Sartre, qu’ils invitent à redécouvrir sous un jour nouveau.
Le principe du présent livre a été de placer au centre de la réflexion une œuvre qui, bien que déterminante pour la pensée contemporaine, n’occupe toujours pas pleinement la place qu’elle mérite dans l’institution philosophique universitaire en France. Conçu dans un esprit solidairement explicatif et critique, cet ouvrage questionne les enjeux actuels de la lecture de Sartre.
La première partie, «Thèmes et concepts», propose un éclairage nouveau de certains aspects et concepts spécifiques de l’œuvre. La seconde, «Art et littérature», présente des articles davantage consacrés à la théorie sartrienne de la littérature, de la poésie et de l’art. La troisième partie, «Confrontations et réceptions», expose la façon dont Sartre a pu être lu par les philosophes des générations suivantes et les réponses qu’il aurait pu leur adresser. Enfin, la quatrième partie, « Sartre en contexte », analyse le contexte historique dans lequel s’est développée sa pensée.

ESSAI SUR LES DONNÉES PHILOSOPHIQUES DU MANAGEMENT

Vendredi 18 octobre 2013


Ghislain Deslandes

Paris, Éditions PUF, septembre 2013

272.p

ISBN : 978-2-13-062570-4

22,00 €

 

La thèse que défend cet ouvrage est la suivante : le management contient des données philosophiques et ces données méritent l’attention des chercheurs en gestion. Cette rencontre entre sciences de gestion et philosophie, en particulier l’éthique, est toutefois marquée d’une double volonté : d’un côté, le souci proprement philosophique visant à donner un contenu à l’éthique de l’autre, une fécondation en sens inverse, dans laquelle les sciences sociales seraient stimulées par les sciences humaines – ici la gestion par la philosophie.
Ces six essais inédits en français se concentrent en particulier sur quelques notions utilisées en management qui sont autant de concepts importants pour la philosophie : le pouvoir, le soi, la responsabilité, la pratique, la communication et l’intuition. Ils mobilisent aussi les ressources théoriques de quelques-unes des grandes figures de la philosophie française et européenne : Henri Bergson, Michel Foucault, Sören Kierkegaard, Blaise Pascal, Paul Ricoeur et Ludwig Wittgenstein.

 

L’OMBRE DES MOTS
Le sens dans les écritures expérimentales

Vendredi 26 avril 2013

Franck Jedrzejewski

Préface par Jean Puvost

Paris, Éditions Honoré Champion, avril 2013

Collection : Essais

332.p

ISBN : 978-2-7453-2469-6

28,00€

Lorsque les mots perdent leur identité, sortent des dictionnaires, que le texte se fait de plus en plus chaotique, le sens se perd dans l’illusoire cohésion de l’accumulation de phonèmes. Inextricable espace tensionnel de figures labyrinthiques, la poésie contemporaine, escamotant la structure même de la phrase, renoue avec des traditions oubliées en quête d’une nouvelle musicalité. Des Grands Rhétoriqueurs à Pierre Guyotat, des fatras de Jean Molinet aux contraintes oulipiennes, le sens, qu’on ne saurait confondre avec la signification, noue indéfiniment des formes d’équilibre qui inlassablement séparent les espèces. Dans ces expériences extrêmes, du zaoum de Khlebnikov, du bégaiement de Ghérasim Luca, de la verbophonie de Pétronio, du spatialisme de Pierre Garnier, des crirythmes de Dufrêne, le sens devient l’énigme d’un matériau littéraire qui s’origine dans les tréfonds de l’ombre des mots où la diversité des nuances se résout dans la diaprure des couleurs.
« Une forêt stimulante de penseurs, de poètes, d’esprits originaux », au cœur du sens dans les écritures expérimentales, souligne Jean Pruvost qui préface l’ouvrage.

LA VISION NOUVELLE DE LA SOCIÉTÉ DANS L’ENCYCLOPÉDIE MÉTHODIQUE.
Volume I – Jurisprudence

Vendredi 2 novembre 2012

Sous la direction de Luigi Delia et Éthel Groffier-Klibansky

Québec, Presses de l’Université de Laval, Octobre 2012

Collection : Mercure du Nord

546.p

ISBN : 978-2-7637-1524-7

40,00 $

Fille de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, la Méthodique est l’entreprise éditoriale la plus vaste de la fin du XVIIIe siècle. À cause de son gigantisme même, elle est restée largement méconnue. Pourtant, cette encyclopédie  » par ordre de matières  » revêt un intérêt considérable : elle synthétise un moment particulier des savoirs liant les mots et les choses, tout en constituant le chaînon incontournable entre l’épistémè des Lumières et celle du début du XIXe siècle.

Nos anthologies, dont celle-ci est le premier volume, ont pour objectif de présenter au large public intéressé par le développement des sciences humaines, chercheurs, étudiants, publicistes, lecteurs, une sélection des articles qui ont le plus de résonance actuelle. En même temps, les analyses qui accompagnent les textes présentés en éclairant les enjeux des débats d’alors, en situant le contexte politique et institutionnel de l’époque ainsi que le développement philosophique de ce moment historique pivot, contribuent à une meilleure compréhension des polémiques d’aujourd’hui, de leurs sources et de l’évolution intervenue.

Oeuvre d’une  » société de jurisconsultes « , les dix volumes du Dictionnaire de Jurisprudence (1782-1791) véhiculent tout un pan d’idées réformatrices qui contribuent à façonner ce qui sera le droit moderne. Le Dictionnaire de police et municipalités, qui achève le premier, rend compte de la vision nouvelle de la société et de l’État au début de la Révolution et annonce une législation familiale et sociale qui mettra plus d’un siècle et demi à se développer.

TRES FEMINISTAS MATERIALISTAS.
Exilio, Apropriacion, Volencia (volume 1)

Samedi 1 septembre 2012

Sous la direction de Marie-Claire Caloz-Tschopp et Teresa Veloso Bermedo

Chili, Editions Escaparate, septembre 2012

Collection Bordes

460p.

ISBN : 956906516-3

Deux volumes présentent des textes traduits en espagnol (éd. Escarapate Chili, collaboration éd. L’Harmattan, Paris) de Colette Guillaumin, Nicole-Claude Mathieu, Paola Tabet, féministes matérialistes. Ils sont un outil de compréhension radicale des transformations du pouvoir, de la violence, de la guerre aujourd’hui.

A la suite d’un accord avec les éditions de l’Harmattan (Paris), ces deux livres sont désormais téléchargeable au prix de 5 euros par livre, sur les sites suivants, respectivement pour les volume I et II.

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=42010