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	<title>Commentaires pour Blog du Collège International de Philosophie</title>
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		<title>Commentaires sur Repousser les limites de l&#8217;humain ? par karen millen dress nyc</title>
		<link>http://ciph.org/blog/?p=42#comment-282</link>
		<dc:creator>karen millen dress nyc</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Apr 2013 06:42:34 +0000</pubDate>
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		<description>Karen Millen dress 5 (from 516413 reviews) Selling price: 70.00 USD Suppliers: karenmillendressnyc.com In stock</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Karen Millen dress 5 (from 516413 reviews) Selling price: 70.00 USD Suppliers: karenmillendressnyc.com In stock</p>
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		<title>Commentaires sur J.Nida-Rümelin et J.Habermas apportent leur soutien aux philosophes hongrois. par Rada Ivekovic</title>
		<link>http://ciph.org/blog/?p=324#comment-8</link>
		<dc:creator>Rada Ivekovic</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Mar 2011 19:03:14 +0000</pubDate>
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		<description>Je soutiens bien sur Agnes Heller et ses collegues face aux inepties inacceptables  de l&#039;actuel gouvernement en Hongrie. Ayant suivi de pres depuis des decennies les tribulations des anciens eleves de Lukacs, je me souviens des venues d&#039;Agnes Heller et de certains de ses camarades en ancienne Yougoslavie ou j&#039;etais moi-meme jeune philosophe. Nous les lisions beaucoup et  avec passion, et avions avec eux des relations etroites dans le groupe de Praxis, a l&#039;Interuniversite de Dubrovnik et ailleus. Ils avaient ete en exil pendant des annees, ce qui nous a d&#039;ailleurs permis de les connaitre par nos aines. En 1978, le livre La Philosophie radicale d&#039;Agnes m&#039;avait particulierement impressionne, un livre tres precoce avec des idees que l&#039;on trouverait ulterieurement developpees egalement en occident. Mais ils etaient alors deja en exil. Quelle ironie de l&#039;histoire et quel retour du baton de la fin de la Guerre froide. Le &quot;mur de Berlin&quot; est decidemment tombe des deux cotes, on le voit depuis.
Meilleurs voeux pour nos amis hongois. Je ne serai helas pas a l&#039;evenement du 14 mars, car pas a Paris.
Rada Ivekovic, ancienne dp au CIPh</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je soutiens bien sur Agnes Heller et ses collegues face aux inepties inacceptables  de l&#8217;actuel gouvernement en Hongrie. Ayant suivi de pres depuis des decennies les tribulations des anciens eleves de Lukacs, je me souviens des venues d&#8217;Agnes Heller et de certains de ses camarades en ancienne Yougoslavie ou j&#8217;etais moi-meme jeune philosophe. Nous les lisions beaucoup et  avec passion, et avions avec eux des relations etroites dans le groupe de Praxis, a l&#8217;Interuniversite de Dubrovnik et ailleus. Ils avaient ete en exil pendant des annees, ce qui nous a d&#8217;ailleurs permis de les connaitre par nos aines. En 1978, le livre La Philosophie radicale d&#8217;Agnes m&#8217;avait particulierement impressionne, un livre tres precoce avec des idees que l&#8217;on trouverait ulterieurement developpees egalement en occident. Mais ils etaient alors deja en exil. Quelle ironie de l&#8217;histoire et quel retour du baton de la fin de la Guerre froide. Le &laquo;&nbsp;mur de Berlin&nbsp;&raquo; est decidemment tombe des deux cotes, on le voit depuis.<br />
Meilleurs voeux pour nos amis hongois. Je ne serai helas pas a l&#8217;evenement du 14 mars, car pas a Paris.<br />
Rada Ivekovic, ancienne dp au CIPh</p>
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	<item>
		<title>Commentaires sur Spinoza, la décision de soi par Geslot</title>
		<link>http://ciph.org/blog/?p=106#comment-5</link>
		<dc:creator>Geslot</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Aug 2010 13:38:54 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour, Je trouve absolument passionnant le livre et l&#039;entretien avec lui même de P.Zaoui et personnellement je ne connais pas de manière de faire de la philosophie plus intéressante que celle qu&#039;il s&#039;efforce de pratiquer dans son livre. J&#039;aimerai lui poser la question suivante mais cette question pour prendre tout son sens doit être préciser ainsi. Je suis quelqu&#039;un en train de rédiger et d&#039;essayer d&#039;achever une thèse (eh oui, on rend sa vie passionnante comme on peut..) sur la façon dont Schopenhauer à compris Spinoza. Comme c&#039;est hélas trop connu, Schopenhauer est un philosophe sensé être a l&#039;antipode de Spinoza non seulement en raison de son &quot;pessimisme&quot; mais surtout parce qu&#039;il est le philosophe qui soutient que la &quot;décision de soi&quot; est très probablement bien une décision mais qu&#039;elle ne peut être en aucun cas une décision qui soit intelligible à celui qui la décide. Dans cette entretien P.Zaoui semble distinguer deux mélancolies dont la&quot; mélancolie psychotique&quot; qui apparemment, pour lui, n&#039;est pas philosophique parce qu&#039;elle ne ressort en rien d&#039;une décision. Je ne sais pas si la mélancolie de Schopenhauer est plutôt de ce second genre ou plutôt de celle qu&#039;il reconnait à S.Beckett et à ses personnages mais je voudrai lui demander: si la mélancolie psychotique  ne relève en rien d&#039;une décision alors la réalité même de cette mélancolie ne prouve-t-elle pas du même coup qu&#039;il y a quelque chose dans la vie de certains individus d&#039;absolument résistant à la décision de philosopher? De plus, je sais que P.Zaoui à écrit sur D.Hume un livre qui doit être tout aussi stimulant que celui sur Spinoza mais je voudrai lui demander s&#039;il a eu l&#039;occasion d&#039;écrire quelque chose sur Schopenhauer?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour, Je trouve absolument passionnant le livre et l&#8217;entretien avec lui même de P.Zaoui et personnellement je ne connais pas de manière de faire de la philosophie plus intéressante que celle qu&#8217;il s&#8217;efforce de pratiquer dans son livre. J&#8217;aimerai lui poser la question suivante mais cette question pour prendre tout son sens doit être préciser ainsi. Je suis quelqu&#8217;un en train de rédiger et d&#8217;essayer d&#8217;achever une thèse (eh oui, on rend sa vie passionnante comme on peut..) sur la façon dont Schopenhauer à compris Spinoza. Comme c&#8217;est hélas trop connu, Schopenhauer est un philosophe sensé être a l&#8217;antipode de Spinoza non seulement en raison de son &laquo;&nbsp;pessimisme&nbsp;&raquo; mais surtout parce qu&#8217;il est le philosophe qui soutient que la &laquo;&nbsp;décision de soi&nbsp;&raquo; est très probablement bien une décision mais qu&#8217;elle ne peut être en aucun cas une décision qui soit intelligible à celui qui la décide. Dans cette entretien P.Zaoui semble distinguer deux mélancolies dont la&nbsp;&raquo; mélancolie psychotique&nbsp;&raquo; qui apparemment, pour lui, n&#8217;est pas philosophique parce qu&#8217;elle ne ressort en rien d&#8217;une décision. Je ne sais pas si la mélancolie de Schopenhauer est plutôt de ce second genre ou plutôt de celle qu&#8217;il reconnait à S.Beckett et à ses personnages mais je voudrai lui demander: si la mélancolie psychotique  ne relève en rien d&#8217;une décision alors la réalité même de cette mélancolie ne prouve-t-elle pas du même coup qu&#8217;il y a quelque chose dans la vie de certains individus d&#8217;absolument résistant à la décision de philosopher? De plus, je sais que P.Zaoui à écrit sur D.Hume un livre qui doit être tout aussi stimulant que celui sur Spinoza mais je voudrai lui demander s&#8217;il a eu l&#8217;occasion d&#8217;écrire quelque chose sur Schopenhauer?</p>
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	<item>
		<title>Commentaires sur L’indemne. Heidegger et la destruction du monde par Calota Rodica</title>
		<link>http://ciph.org/blog/?p=95#comment-2</link>
		<dc:creator>Calota Rodica</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 08:58:53 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour!
Grand merci pour ce fragment si bien traduit et si intéressant que j&#039;ai découvert accidentellement, en cherchant le mot &#039;indemne&quot;! Puisque j&#039;enseigne le français au collège, mes élèves veulent savoir . en quoi consiste-t-elle cette base ontologique pour une écologie politique. Merci pour cette entreprise!Bonne continuation!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour!<br />
Grand merci pour ce fragment si bien traduit et si intéressant que j&#8217;ai découvert accidentellement, en cherchant le mot &#8216;indemne&nbsp;&raquo;! Puisque j&#8217;enseigne le français au collège, mes élèves veulent savoir . en quoi consiste-t-elle cette base ontologique pour une écologie politique. Merci pour cette entreprise!Bonne continuation!</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Une intrigue criminelle de la philosophie par Xavier Diafoirus</title>
		<link>http://ciph.org/blog/?p=271#comment-7</link>
		<dc:creator>Xavier Diafoirus</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Oct 2009 15:19:56 +0000</pubDate>
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		<description>&quot;la production philosophique moyenne se répartit en deux grandes tendances non exclusives l’une de l’autre : 
- une tendance narcissique, où l’auteur entretient sa propre boursouflure en semblant supposer que sa singularité vaut d’avance universellement 
- et une tendance pédante, abritée dans la fausse objectivité du commentaire historique qui, lorsqu’il est habile, fait irrésistiblement penser aux tricoteuses de Descartes, quoique le plus souvent ce soit le mauvais charcutier de Platon qui tienne la plume&quot;... 

J&#039;adoore :D</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;la production philosophique moyenne se répartit en deux grandes tendances non exclusives l’une de l’autre :<br />
- une tendance narcissique, où l’auteur entretient sa propre boursouflure en semblant supposer que sa singularité vaut d’avance universellement<br />
- et une tendance pédante, abritée dans la fausse objectivité du commentaire historique qui, lorsqu’il est habile, fait irrésistiblement penser aux tricoteuses de Descartes, quoique le plus souvent ce soit le mauvais charcutier de Platon qui tienne la plume&nbsp;&raquo;&#8230; </p>
<p>J&#8217;adoore <img src='http://ciph.org/blog/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </p>
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	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Spinoza, la décision de soi par Guibert Bernard</title>
		<link>http://ciph.org/blog/?p=106#comment-4</link>
		<dc:creator>Guibert Bernard</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2009 14:11:49 +0000</pubDate>
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		<description>J&#039;ai découvert le livre de Pierre Zaoui grâce à Sophie Nordmann.  Je l&#039;ai dévoré le week-end du 1er février. Il a été pour moi un véritable &quot;miracle&quot; au sens de l&#039;auteur. Grâce à lui je me suis aperçu que j&#039;étais passé de l&#039;état d&#039;homme indécis à celui d&#039;homme décidé. Sans savoir à quoi j&#039;avais décidé de me décider. En langage naïf je lui suis reconnaissant de m&#039;en avoir fait prendre conscience ou, en langage &quot;matérialiste&quot; moderne lacanien, d&#039;avoir mis en mots écrits cette mutation interne afin de la réaliser. Il m&#039;a posé la bonne question au bon moment sans prétendre donner de solution d&#039;autant plus qu&#039;il m&#039;a bien convaincu qu&#039;il ne peut pas y avoir d&#039;autre solution qu&#039;individuelle.
Deux questions de vocabulaire: 1. Pourquoi l&#039;expression de &quot;décision de soi &quot; plutôt que celle qu&#039;emploie explicitement Spinoza à savoir &quot;désir de soi&quot;? 2. Il conviendrait d&#039;expliciter également l&#039;expression &quot;plan de vie&quot; d&#039;autant plus que la métaphore du plan défini par trois points non-alignés (page 180 : « le point rationnel de Dieu, le point ignorant de son désir et le point imaginaire de son idée de sagesse») est à la fois extrêmement concise et obscure et qu&#039;elle induit un malentendu pour le sens commun qui aurait tendance à l&#039;assimiler à ce qu&#039;on appelle communément un projet de vie dans un sens à la fois idéaliste et volontariste aux antipodes, me semble-t-il, de la pensée de Spinoza à laquelle s&#039;accorde celle de Pierre Zaoui. Ce en quoi je l&#039;approuve profondément.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai découvert le livre de Pierre Zaoui grâce à Sophie Nordmann.  Je l&#8217;ai dévoré le week-end du 1er février. Il a été pour moi un véritable &laquo;&nbsp;miracle&nbsp;&raquo; au sens de l&#8217;auteur. Grâce à lui je me suis aperçu que j&#8217;étais passé de l&#8217;état d&#8217;homme indécis à celui d&#8217;homme décidé. Sans savoir à quoi j&#8217;avais décidé de me décider. En langage naïf je lui suis reconnaissant de m&#8217;en avoir fait prendre conscience ou, en langage &laquo;&nbsp;matérialiste&nbsp;&raquo; moderne lacanien, d&#8217;avoir mis en mots écrits cette mutation interne afin de la réaliser. Il m&#8217;a posé la bonne question au bon moment sans prétendre donner de solution d&#8217;autant plus qu&#8217;il m&#8217;a bien convaincu qu&#8217;il ne peut pas y avoir d&#8217;autre solution qu&#8217;individuelle.<br />
Deux questions de vocabulaire: 1. Pourquoi l&#8217;expression de &laquo;&nbsp;décision de soi &nbsp;&raquo; plutôt que celle qu&#8217;emploie explicitement Spinoza à savoir &laquo;&nbsp;désir de soi&nbsp;&raquo;? 2. Il conviendrait d&#8217;expliciter également l&#8217;expression &laquo;&nbsp;plan de vie&nbsp;&raquo; d&#8217;autant plus que la métaphore du plan défini par trois points non-alignés (page 180 : « le point rationnel de Dieu, le point ignorant de son désir et le point imaginaire de son idée de sagesse») est à la fois extrêmement concise et obscure et qu&#8217;elle induit un malentendu pour le sens commun qui aurait tendance à l&#8217;assimiler à ce qu&#8217;on appelle communément un projet de vie dans un sens à la fois idéaliste et volontariste aux antipodes, me semble-t-il, de la pensée de Spinoza à laquelle s&#8217;accorde celle de Pierre Zaoui. Ce en quoi je l&#8217;approuve profondément.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Spinoza, la décision de soi par Porte Philippe</title>
		<link>http://ciph.org/blog/?p=106#comment-3</link>
		<dc:creator>Porte Philippe</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2008 13:44:36 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour M. Zaoui,

J&#039;ai acheté votre livre mais ne l&#039;ai pas encore lu.  Je tiens à vous dire tout d&#039;abord que votre article est tout à fait intéressant : vous utilisez la philosophie comme un outil au service de la vie et non au service du commentaire érudit de la philosophie.

J&#039;avoue ne pas en comprendre plusieurs points toutefois :

a/ vous écrivez : &quot;il y a de la transcendance chez Spinoza&quot;. Je pense que cette interprétation est erronée et qu&#039;elle repose sur une interprétation de  la relation de causalité selon l&#039;entendement ou second genre de connaissance, et non selon l&#039;intuition ou troisième genre de connaissance. Pour faire court, dans la relation qui lie la cause à l&#039;effet, vous semblez attribuer à cette relation un sens (aux deux &quot;sens&quot; du mot si je puis dire), qui va de la &quot;cause&quot; vers &quot;l&#039;effet&quot; ou de &quot;l&#039;avant&quot; vers &quot;l&#039;après&quot; (&quot;l&#039;avant&quot; et &quot;l&#039;après&quot; étant compris au sens logique et non chronologique du terme). Je pense que cette interprétation qui semble naturelle relève de l&#039;entendement et non de l&#039;intuition. La compréhension de cette relation selon l&#039;intuition repose sur la saisie simultanée de la cause et de l&#039;effet. En d&#039;autres termes, la cause n&#039;est pas avant l&#039;effet, mais la cause et l&#039;effet sont simultanés (au sens logique du terme) dès lors qu&#039;ils sont saisis selon l&#039;intuition. Pour le dire encore autrement, l&#039;entendement distingue la cause et l&#039;effet là où l&#039;intuition comprend que c&#039;est la même chose compris selon deux façons différentes. Il m&#039;est difficile de développer plus ce point dans ce cadre. Pour revenir à votre argument pour justifier qu&#039;il y a de la transcendance chez Spinoza, au motif que &quot;dieu est cause immanente de toute chose&quot; se conçoit dans un sens mais pas dans l&#039;autre, je réponds que cette interprétation repose sur une lecture selon l&#039;entendement de la relation de cause à effet. Mais la vraie compréhension de cette relation saisit dieu et les choses dans une relation de simultanéité, c&#039;est à dire que dieu et les choses sont la même réalité saisie de 2 manières différentes. Mais l&#039;un n&#039;est pas &quot;avant&quot; l&#039;autre, pas plus dieu que les choses. La proposition  E 1 1 selon laquelle la substance est avant les affections est une saisie de cette relation selon l&#039;entendement mais elle est moins vraie (Spinoza dirait moins parfaite je pense) que sa saisie selon l&#039;intuition, selon laquelle la substance et ses affections sont une réalité simultanée. La 5ème partie de l&#039;Ethique de mon point de vue, est un développement de cette idée centrale. C&#039;est du moins bien sûr, ma compréhension du texte.

b/ vous écrivez également que Spinoza n&#039;est &quot;pas nécessairement le plus vrai quoi qu&#039;il ait crû lui-même&quot;. J&#039;avoue également ne pas être d&#039;accord. Je travaille à démontrer de façon indubitable que sa pensée (qui n&#039;est pas pour moi un système car il n&#039;est pas clos) est non seulement vraie mais est la seule pensée vraie, c&#039;est à dire que si l&#039;on veut penser le vrai, on ne peut que penser comme il fait (ce qui ne veut pas dire que penser autrement que lui n&#039;ait pas d&#039;intérêt, au contraire, mais ce n&#039;est pas penser vrai). J&#039;ai du mal à démontrer ceci mais je pense être sur le point d&#039;y parvenir. Je pense non pas qu&#039;il énonce des vérités, ce qui serait ne pas comprendre ce qu&#039;il nomme le vrai, mais il montre comment s&#039;enchaînent nécessairement les pensées; nécessairement c&#039;est à dire vraiment. Là encore, il m&#039;est difficile de développer plus ce point ici. Mais j&#039;aimerais beaucoup, si vous en êtes d&#039;accord, que vous expliquiiez en quoi sa pensée n&#039;est pas la plus vraie et quels auteurs selon vous développent des pensées plus vraies que la sienne. Je me bornerai ici à simplement souligner deux points : 1/ que je ne comprends pas le concept de &quot;plus vrai que&quot;. Car le vrai se définit en ce qu&#039;il est nécessairement vrai, et dans ce cas il n&#039;y a pas de &quot;plus vrai&quot; que le vrai. C&#039;est comme le &quot;plus blanc que blanc&quot; de Coluche.  Donc soit ce qu&#039;il écrit est vrai, soit ne l&#039;est pas. 2/ Spinoza montre dans la seconde partie de l&#039;Ethique que tout est vrai en dieu, le faux n&#039;existe pas. Ceci étant compris, sa pensée ne peut donc pas être &quot;moins&quot; vraie que celle d&#039;un autre, car toutes les pensées sont vraies en dieu, c&#039;est à dire dès lors que l&#039;on comprends qu&#039;une idée vraie n&#039;est pas une chose en soi ou une chose absolue mais un rapport avec l&#039;idée qui en est la cause et donc, comme toute idée a une autre idée comme cause, toute idée est donc nécessairement vraie.

J&#039;aimerais connaître votre avis sur ces 2 points et vous en remercie par avance.

Bien cordialement.

Philippe Porte.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour M. Zaoui,</p>
<p>J&#8217;ai acheté votre livre mais ne l&#8217;ai pas encore lu.  Je tiens à vous dire tout d&#8217;abord que votre article est tout à fait intéressant : vous utilisez la philosophie comme un outil au service de la vie et non au service du commentaire érudit de la philosophie.</p>
<p>J&#8217;avoue ne pas en comprendre plusieurs points toutefois :</p>
<p>a/ vous écrivez : &laquo;&nbsp;il y a de la transcendance chez Spinoza&nbsp;&raquo;. Je pense que cette interprétation est erronée et qu&#8217;elle repose sur une interprétation de  la relation de causalité selon l&#8217;entendement ou second genre de connaissance, et non selon l&#8217;intuition ou troisième genre de connaissance. Pour faire court, dans la relation qui lie la cause à l&#8217;effet, vous semblez attribuer à cette relation un sens (aux deux &laquo;&nbsp;sens&nbsp;&raquo; du mot si je puis dire), qui va de la &laquo;&nbsp;cause&nbsp;&raquo; vers &laquo;&nbsp;l&#8217;effet&nbsp;&raquo; ou de &laquo;&nbsp;l&#8217;avant&nbsp;&raquo; vers &laquo;&nbsp;l&#8217;après&nbsp;&raquo; (&laquo;&nbsp;l&#8217;avant&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;l&#8217;après&nbsp;&raquo; étant compris au sens logique et non chronologique du terme). Je pense que cette interprétation qui semble naturelle relève de l&#8217;entendement et non de l&#8217;intuition. La compréhension de cette relation selon l&#8217;intuition repose sur la saisie simultanée de la cause et de l&#8217;effet. En d&#8217;autres termes, la cause n&#8217;est pas avant l&#8217;effet, mais la cause et l&#8217;effet sont simultanés (au sens logique du terme) dès lors qu&#8217;ils sont saisis selon l&#8217;intuition. Pour le dire encore autrement, l&#8217;entendement distingue la cause et l&#8217;effet là où l&#8217;intuition comprend que c&#8217;est la même chose compris selon deux façons différentes. Il m&#8217;est difficile de développer plus ce point dans ce cadre. Pour revenir à votre argument pour justifier qu&#8217;il y a de la transcendance chez Spinoza, au motif que &laquo;&nbsp;dieu est cause immanente de toute chose&nbsp;&raquo; se conçoit dans un sens mais pas dans l&#8217;autre, je réponds que cette interprétation repose sur une lecture selon l&#8217;entendement de la relation de cause à effet. Mais la vraie compréhension de cette relation saisit dieu et les choses dans une relation de simultanéité, c&#8217;est à dire que dieu et les choses sont la même réalité saisie de 2 manières différentes. Mais l&#8217;un n&#8217;est pas &laquo;&nbsp;avant&nbsp;&raquo; l&#8217;autre, pas plus dieu que les choses. La proposition  E 1 1 selon laquelle la substance est avant les affections est une saisie de cette relation selon l&#8217;entendement mais elle est moins vraie (Spinoza dirait moins parfaite je pense) que sa saisie selon l&#8217;intuition, selon laquelle la substance et ses affections sont une réalité simultanée. La 5ème partie de l&#8217;Ethique de mon point de vue, est un développement de cette idée centrale. C&#8217;est du moins bien sûr, ma compréhension du texte.</p>
<p>b/ vous écrivez également que Spinoza n&#8217;est &laquo;&nbsp;pas nécessairement le plus vrai quoi qu&#8217;il ait crû lui-même&nbsp;&raquo;. J&#8217;avoue également ne pas être d&#8217;accord. Je travaille à démontrer de façon indubitable que sa pensée (qui n&#8217;est pas pour moi un système car il n&#8217;est pas clos) est non seulement vraie mais est la seule pensée vraie, c&#8217;est à dire que si l&#8217;on veut penser le vrai, on ne peut que penser comme il fait (ce qui ne veut pas dire que penser autrement que lui n&#8217;ait pas d&#8217;intérêt, au contraire, mais ce n&#8217;est pas penser vrai). J&#8217;ai du mal à démontrer ceci mais je pense être sur le point d&#8217;y parvenir. Je pense non pas qu&#8217;il énonce des vérités, ce qui serait ne pas comprendre ce qu&#8217;il nomme le vrai, mais il montre comment s&#8217;enchaînent nécessairement les pensées; nécessairement c&#8217;est à dire vraiment. Là encore, il m&#8217;est difficile de développer plus ce point ici. Mais j&#8217;aimerais beaucoup, si vous en êtes d&#8217;accord, que vous expliquiiez en quoi sa pensée n&#8217;est pas la plus vraie et quels auteurs selon vous développent des pensées plus vraies que la sienne. Je me bornerai ici à simplement souligner deux points : 1/ que je ne comprends pas le concept de &laquo;&nbsp;plus vrai que&nbsp;&raquo;. Car le vrai se définit en ce qu&#8217;il est nécessairement vrai, et dans ce cas il n&#8217;y a pas de &laquo;&nbsp;plus vrai&nbsp;&raquo; que le vrai. C&#8217;est comme le &laquo;&nbsp;plus blanc que blanc&nbsp;&raquo; de Coluche.  Donc soit ce qu&#8217;il écrit est vrai, soit ne l&#8217;est pas. 2/ Spinoza montre dans la seconde partie de l&#8217;Ethique que tout est vrai en dieu, le faux n&#8217;existe pas. Ceci étant compris, sa pensée ne peut donc pas être &laquo;&nbsp;moins&nbsp;&raquo; vraie que celle d&#8217;un autre, car toutes les pensées sont vraies en dieu, c&#8217;est à dire dès lors que l&#8217;on comprends qu&#8217;une idée vraie n&#8217;est pas une chose en soi ou une chose absolue mais un rapport avec l&#8217;idée qui en est la cause et donc, comme toute idée a une autre idée comme cause, toute idée est donc nécessairement vraie.</p>
<p>J&#8217;aimerais connaître votre avis sur ces 2 points et vous en remercie par avance.</p>
<p>Bien cordialement.</p>
<p>Philippe Porte.</p>
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