
DétailsRencontres organisées avec le soutien de la Maison de l'Amérique latine et de la Fondation Evens.
Assiste-t-on aujourd’hui à la fin ou au renouveau de la notion même de croyance ? Qu'il s'agisse des croyances politiques ou sociales (en la démocratie, la liberté, l’égalité, la possibilité même d’un monde commun), ou de toutes les formes de croyances individuelles et collectives (en la psychanalyse, en l'art, en l'amour, en soi-même), deux discours en miroir s'affrontent parfois de façon circulaire. Celui qui s’alarme d’un retour de croyances directement ou indirectement religieuses, sources de nouveaux fanatismes à venir et celui qui s’inquiète d’un effondrement de toute croyance politique au sens propre, c’est-à-dire de toute croyance commune et partagée (religieuse, laïque ou révolutionnaire), effondrement potentiellement nihiliste, déstructurant, lourd de menaces.
Pour sortir d’un tel cercle, il peut être utile d’interroger les fins – au sens de finalités – des croyances avant de prétendre en prophétiser la fin – au sens de terme. À quoi servent-elles ? Sont-elles nécessaires, constituantes ou simplement « superstructurelles » ? volontaires ou subies ? intrinsèquement ou extrinsèquement politiques ? Et plus précisément, en quoi la notion de croyance est-elle pertinente pour penser la « crise » de l'humanisme contemporain, des valeurs morales et politiques ? Y-a-t-il permanence du théologico-politique ? Si oui, est-ce à dire que toute croyance politique est en son fond religieuse ? Sinon, comment expliquer de manière immanente, sans faire appel à une réalité autre (un Dieu, une fin, un idéal), le surgissement de croyances communes ?
Afin d’interroger patiemment ces problèmes, le Collège international de philosophie poursuit en 2010 le programme de rencontres autour de la question Faut-il encore croire... ? engagé à l'automne 2009. Pour chaque séance, un directeur de programme du CIPh convie un ou deux conférenciers à exposer leur point de vue, puis à dialoguer entre eux et avec le public autour de cette question.
Vendredi 7 mai :
de 18h30 à 20h30
Peut-on encore croire en une communauté ?
sous la responsabilité d'Evelyne Grossman
Séance organisée avec le soutien de la Maison de l'Amérique latine.
La question posée par cette rencontre est la suivante : peut-on encore croire en la possibilité d'un monde commun, d'un être-en-commun ou d'une mise-en-commun ? Qu'est-ce que cette croyance implique ? Quel moyen, par exemple, la psychanalyse peut-elle disposer pour discerner une certaine logique inconsciente qui hante le social et le politique ? On rappellera les réflexions de Freud en les mettant en comparaison avec celles d’un certain nombre penseurs de la communauté ; entre autres : Hobbes, Rousseau, Bataille, Blanchot et Nancy.
Avec la participation de :
René Major, médecin psychiatre et psychanalyste. Il a été entre autre directeur de l’Institut de Psychanalyse de Paris ; il est actuellement Président de l’Institut des Hautes Études en Psychanalyse (IHEP). Parmi ses derniers ouvrages : Derrida pour les temps à venir, Stock, 2007 et L'Homme sans particularités, Circé, 2008.
Pierre-Philippe Jandin, professeur agrégé de philosophie. Auteur de "Jean-Luc Nancy : le retrait de la démocratie", à paraître chez Michalon
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DétailsPrésentation du colloque :
Colloque international co-organisé avec le Centre de recherches sur le philosophie contemporaine et le Parlement des philosophes, et avec le soutien de l'Université de Strasbourg, de la Communauté Urbaine et de la Ville de Strasbourg ainsi que du Théâtre National de Strasbourg et de la librairie Kléber.
Philosophe qui refusait la « pose philosophique », écrivain et poète, Philippe Lacoue-Labarthe aura été un penseur de grande envergure. Qu'il se soit intéressé à Diderot ou à Rousseau, à la poétique de Benjamin, à la théorie de Lacan ou à la poésie de Celan, à chaque fois il en a donné des interprétations novatrices. Dès ses premiers écrits, il s'est confronté à la question de la mimésis, qu'il a d'abord analysée sur le plan philosophique, à travers une relecture de Platon et de Heidegger, avant d'étendre son interrogation à la poésie et au théâtre. Son analyse des écrits sur le théâtre de Hölderlin, et notamment du motif de la « césure » tragique, est devenue classique. C'est dans cette perspective qu'il s'est intéressé à la question du mythe, au projet – propre aux temps modernes – de créer une « nouvelle mythologie » et à ses enjeux philosophiques et politiques, depuis le romantisme allemand jusqu'à Wagner. Cette recherche était inséparable de l'une de ses interrogations majeures : de son désir de comprendre le phénomène du nazisme, le « mythe nazi ». Pour rendre compte des désastres du XXe siècle, il avait entrepris d'interroger la conception du politique comme œuvre d'art, comme « fiction » plastique, qui trouve sa source chez les Grecs et s'accomplit dans ce « national-esthétisme » qui est selon lui au fondement du nazisme. C'est pour cela qu'il n'a cessé de questionner l'engagement politique de Heidegger, d'en rechercher les sources et les implications dans l'œuvre du philosophe. Autant de questions qu'il a patiemment travaillées dans une communauté amicale avec d'autres philosophes et écrivains, Jean-Luc Nancy, Jacques Derrida, Jean-François Lyotard.
Le meilleur hommage que l'on puisse rendre à un penseur consiste à travailler sa pensée, à la discuter, à la remettre en jeu. Avec le soutien de l'Université de Strasbourg où Philippe Lacoue-Labarthe a enseigné pendant trente ans et du Collège international de philosophie, qu'il a présidé à un moment critique de son histoire, le « Parlement des philosophes » désire organiser un colloque international consacré à son œuvre. Ce colloque fera alterner conférences, tables-rondes et lectures de textes poétiques. Nous désirons qu'il soit largement ouvert à des chercheurs et des étudiants de tous les pays, aux amis et aux lecteurs de Philippe Lacoue-Labarthe.
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DétailsRencontres organisées avec le soutien de la Maison de l'Amérique latine et de la Fondation Evens.
Assiste-t-on aujourd’hui à la fin ou au renouveau de la notion même de croyance ? Qu'il s'agisse des croyances politiques ou sociales (en la démocratie, la liberté, l’égalité, la possibilité même d’un monde commun), ou de toutes les formes de croyances individuelles et collectives (en la psychanalyse, en l'art, en l'amour, en soi-même), deux discours en miroir s'affrontent parfois de façon circulaire. Celui qui s’alarme d’un retour de croyances directement ou indirectement religieuses, sources de nouveaux fanatismes à venir et celui qui s’inquiète d’un effondrement de toute croyance politique au sens propre, c’est-à-dire de toute croyance commune et partagée (religieuse, laïque ou révolutionnaire), effondrement potentiellement nihiliste, déstructurant, lourd de menaces.
Pour sortir d’un tel cercle, il peut être utile d’interroger les fins – au sens de finalités – des croyances avant de prétendre en prophétiser la fin – au sens de terme. À quoi servent-elles ? Sont-elles nécessaires, constituantes ou simplement « superstructurelles » ? volontaires ou subies ? intrinsèquement ou extrinsèquement politiques ? Et plus précisément, en quoi la notion de croyance est-elle pertinente pour penser la « crise » de l'humanisme contemporain, des valeurs morales et politiques ? Y-a-t-il permanence du théologico-politique ? Si oui, est-ce à dire que toute croyance politique est en son fond religieuse ? Sinon, comment expliquer de manière immanente, sans faire appel à une réalité autre (un Dieu, une fin, un idéal), le surgissement de croyances communes ?
Afin d’interroger patiemment ces problèmes, le Collège international de philosophie poursuit en 2010 le programme de rencontres autour de la question Faut-il encore croire... ? engagé à l'automne 2009. Pour chaque séance, un directeur de programme du CIPh convie un ou deux conférenciers à exposer leur point de vue, puis à dialoguer entre eux et avec le public autour de cette question.
Lundi 22 mars :
18h30-20h30
Entre croyances théologico-politique et artistiques : politiques d'action collective
sous la responsabilité de Natalia Smolianskaia
La question qu’est-ce que croire ? mérite d’être transformée : que croyons-nous ? (si l’on suit J.-T. Desanti, objet de la communication de G. Bras) ou comment croyons-nous ?, (selon O. Timofééva, pour qui l’art contemporain apparaît comme champ de bataille idéologique, où se croisent croyances et politiques du pouvoir).
La philosophie d’A. Bogdanov, inspirée de Mach et de Marx, peut rendre compte de ce mécanisme des croyances : elles sont comprises comme « fétichisme » réglant la constitution des autorités, selon deux aspects, théologiques et idéologiques, auxquelles il oppose le principe de l’organisation collective des pratiques sociales, artistiques et autres.
La thèse de Desanti, celle d’une croyance conçue comme une pensée rendue captive par une nécessité inhérente à l’action collective, permet de s’interroger sur les stratégies pour s’en déprendre, ce qu’il nomme le destin philosophique. On se demandera aussi si le rapport au pouvoir politique, tel qu’il se pose avec l’art contemporain, ne nous renvoie pas d’une façon renouvelée au problème du collectif.
Avec la participation de :
Gérard Bras, philosophe, ancien directeur de programme au CIPh, Paris.
Oxana Timofééva, Moscou, membre du groupe artistico-philosophique « Chto delat » (Que faire ?), actuellement chercheur à Jan Van Eyck Academie, Maastricht.
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DétailsRencontres organisées avec le soutien de la Maison de l'Amérique latine et de la Fondation Evens.
Assiste-t-on aujourd’hui à la fin ou au renouveau de la notion même de croyance ? Qu'il s'agisse des croyancespolitiques ou sociales (en la démocratie, la liberté, l’égalité, la possibilité même d’un monde commun), ou de toutes les formes de croyances individuelles et collectives (en la psychanalyse, en l'art, en l'amour, en soi-même), deux discours en miroir s'affrontent parfois de façon circulaire. Celui qui s’alarme d’un retour de croyances directement ou indirectement religieuses, sources de nouveaux fanatismes à venir et celui qui s’inquiète d’un effondrement de toute croyance politique au sens propre, c’est-à-dire de toute croyance commune et partagée (religieuse, laïque ou révolutionnaire), effondrement potentiellement nihiliste, déstructurant, lourd de menaces.
Pour sortir d’un tel cercle, il peut être utile d’interroger les fins — au sens de finalités — des croyances avant de prétendre en prophétiser la fin — au sens de terme. À quoi servent-elles ? Sont-elles nécessaires, constituantes ou simplement « superstructurelles » ? volontaires ou subies ? intrinsèquement ou extrinsèquement politiques ? Et plus précisément, en quoi la notion de croyance est-elle pertinente pour penser la « crise » de l'humanisme contemporain, des valeurs morales et politiques ? Y-a-t-il permanence du théologico-politique ? Si oui, est-ce à dire que toute croyance politique est en son fond religieuse ? Sinon, comment expliquer de manière immanente, sans faire appel à une réalité autre (un Dieu, une fin, un idéal), le surgissement de croyances communes ?
Afin d’interroger patiemment ces problèmes, le Collège international de philosophie organise au long de l’année 2009-2010 un programme de rencontres autour de la question Faut-il encore croire... ? Pour chaque séance, un directeur de programme du CIPh ou une personnalité invitée convie un ou deux conférenciers à exposer leur point de vue, puis à dialoguer entre eux et avec le public autour de cette question.
Mardi 26 janvier :
de 18h30 à 20h30
Petites et grandes scènes des croyances ordinaires
Sous la responsabilité de Philippe Mesnard
Qui ne s’est pas laissé prendre au jeu de ses petites et de ses grandes envies de croire ? Qui n’a pas accompli un acte parce qu’il s’était préalablement mis dans la situation de faire « comme si » il en était capable ? Qui ne s’est pas laissé emporter par le plaisir d’un spectacle auquel il est allé – pour y croire ? Ce sont ces situations, propres à chacun dans la façon dont on se les agence, mais où l’on partage tous un désir de croire et de s’y croire, ce sont ces petites techniques de persuasion et d’auto-persuasion quotidiennes dont cette rencontre veut explorer les grandes figures et les micro-mécanismes.
Pour cela, deux approches : l’une rhétorique, l’autre dramatique. D’un côté, l’on motive ses propres croyances en se tenant des discours, en construisant des scénarios, en imaginant un réel à la mesure de ses fictions personnelles. De l’autre, le théâtre entretient la dialectique du croire et du faire croire dont le spectateur, en se prêtant au jeu, s’avère un véritable acteur.
Avec la participation de :
Emmanuelle Danblon (ULB Bruxelles) : Croyances contradictoires, croyances motivationnelles
Christian Biet (Paris Ouest) : Croire et faire-croire au théâtre
Programmation coordonnée par Pierre Zaoui
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DétailsRencontres organisées avec le soutien de la Maison de l'Amérique latine et de la Fondation Evens.
Assiste-t-on aujourd’hui à la fin ou au renouveau de la notion même de croyance ? Qu'il s'agisse des croyancespolitiques ou sociales (en la démocratie, la liberté, l’égalité, la possibilité même d’un monde commun), ou de toutes les formes de croyances individuelles et collectives (en la psychanalyse, en l'art, en l'amour, en soi-même), deux discours en miroir s'affrontent parfois de façon circulaire. Celui qui s’alarme d’un retour de croyances directement ou indirectement religieuses, sources de nouveaux fanatismes à venir et celui qui s’inquiète d’un effondrement de toute croyance politique au sens propre, c’est-à-dire de toute croyance commune et partagée (religieuse, laïque ou révolutionnaire), effondrement potentiellement nihiliste, déstructurant, lourd de menaces.
Pour sortir d’un tel cercle, il peut être utile d’interroger les fins — au sens de finalités — des croyances avant de prétendre en prophétiser la fin — au sens de terme. À quoi servent-elles ? Sont-elles nécessaires, constituantes ou simplement « superstructurelles » ? volontaires ou subies ? intrinsèquement ou extrinsèquement politiques ? Et plus précisément, en quoi la notion de croyance est-elle pertinente pour penser la « crise » de l'humanisme contemporain, des valeurs morales et politiques ? Y-a-t-il permanence du théologico-politique ? Si oui, est-ce à dire que toute croyance politique est en son fond religieuse ? Sinon, comment expliquer de manière immanente, sans faire appel à une réalité autre (un Dieu, une fin, un idéal), le surgissement de croyances communes ?
Afin d’interroger patiemment ces problèmes, le Collège international de philosophie organise au long de l’année 2009-2010 un programme de rencontres autour de la question Faut-il encore croire... ? Pour chaque séance, un directeur de programme du CIPh ou une personnalité invitée convie un ou deux conférenciers à exposer leur point de vue, puis à dialoguer entre eux et avec le public autour de cette question.
Samedi 19 décembre
de 10h à 13h
Croyances politiques et islam
Sous la responsabilité de Patrick Vauday
Séance programmée en collaboration avec l'Agence universitaire de la Francophonie.
Créance et mécréance sont au coeur de l’islam qui, en principe, ne sépare pas le corps des fidèles du corps politique. Le paradoxe du théologico-politique en islam est, selon Hamadi Redissi, le suivant : « la religion fait corps avec le despotisme, mais en même temps, elle est le seul contrepoids à la tyrannie » (Le Pacte de Nadjd, Seuil, 2007), ce qui n’est pas sans rappeler, sous d’autres formes, l’histoire des monarchies européennes. Se pose alors la question de savoir si l’islam est constitutivement voué à la forme théocratique dont le régime wahhabite est aujourd’hui l’exemple caricatural ou s’il peut composer avec l’autonomie d’une société civile multi-confessionnelle, multi-culturelle et laïque.
Avec la participation de :
Fathi Triki (professeur de philosophie à l'Université de Tunis)
Programmation coordonnée par Pierre Zaoui
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DétailsRencontres organisées avec le soutien de la Maison de l'Amérique latine et de la Fondation Evens.
Assiste-t-on aujourd’hui à la fin ou au renouveau de la notion même de croyance ? Qu'il s'agisse des croyancespolitiques ou sociales (en la démocratie, la liberté, l’égalité, la possibilité même d’un monde commun), ou de toutes les formes de croyances individuelles et collectives (en la psychanalyse, en l'art, en l'amour, en soi-même), deux discours en miroir s'affrontent parfois de façon circulaire. Celui qui s’alarme d’un retour de croyances directement ou indirectement religieuses, sources de nouveaux fanatismes à venir et celui qui s’inquiète d’un effondrement de toute croyance politique au sens propre, c’est-à-dire de toute croyance commune et partagée (religieuse, laïque ou révolutionnaire), effondrement potentiellement nihiliste, déstructurant, lourd de menaces.
Pour sortir d’un tel cercle, il peut être utile d’interroger les fins — au sens de finalités — des croyances avant de prétendre en prophétiser la fin — au sens de terme. À quoi servent-elles ? Sont-elles nécessaires, constituantes ou simplement « superstructurelles » ? volontaires ou subies ? intrinsèquement ou extrinsèquement politiques ? Et plus précisément, en quoi la notion de croyance est-elle pertinente pour penser la « crise » de l'humanisme contemporain, des valeurs morales et politiques ? Y-a-t-il permanence du théologico-politique ? Si oui, est-ce à dire que toute croyance politique est en son fond religieuse ? Sinon, comment expliquer de manière immanente, sans faire appel à une réalité autre (un Dieu, une fin, un idéal), le surgissement de croyances communes ?
Afin d’interroger patiemment ces problèmes, le Collège international de philosophie organise au long de l’année 2009-2010 un programme de rencontres autour de la question Faut-il encore croire... ? Pour chaque séance, un directeur de programme du CIPh ou une personnalité invitée convie un ou deux conférenciers à exposer leur point de vue, puis à dialoguer entre eux et avec le public autour de cette question.
Samedi 24 octobre
de 10h à 13h
Les croyances politiques : habitudes communes ou inventions singulières ?
Sous la responsabilité de Pierre Zaoui
Plus d’un siècle avant Nietzsche, c’est-à-dire avant l’annonce de la « mort de Dieu » et la généalogie du nihilisme, donc avant la problématisation tragique de la nécessité et de l’impossibilité de croire aujourd’hui, Hume est sans doute l’autre grand penseur de la croyance. Non seulement dans le domaine épistémologique, mais au moins autant dans le domaine moral, politique et historique. Simplement, sa forme de problématisation est tout autre que celle de Nietzsche : aussi libre, transversale et aiguisée, mais peut-être aussi plus sereine et moins tragique, donc plus apte à nous permettre de saisir les enjeux du temps sans sombrer ni dans le pathos d’un certain « ton apocalyptique », ni dans la tentation du prophétisme.
De ce point de vue, il est peut-être l’un des philosophes les plus précieux pour éclairer notre rapport actuel si compliqué avec le phénomène de la croyance, rapport pétri de refus et de nostalgie plus ou moins assumés. Qu’est-ce qu’une croyance politique commune ? Suffit-elle à faire à faire tenir ensemble une société ? D’où naît-elle une fois récusée toute croyance aux miracles, aux prophéties et aux révélations ? Et relève-telle davantage d’habitudes communes ou d’inventions singulières ? En bref, comment se servir de Hume pour discriminer aujourd’hui entre ce en quoi on ne peut croire, ce en quoi l’on croit encore malgré qu’on en ait, et ce en quoi il serait bon de recommencer ou de continuer à croire pour vivre encore dans des sociétés à peu près humaines ?
Avec la participation de :
Mathieu Potte-Bonneville (directeur de programme au CIPh) : Croyance et usage
Michael Foessel (maître de conférence à l'université de Dijon) : Le vide de la croyance
Programmation coordonnée par Pierre Zaoui
Première partie | écouter | télécharger (mp3)
Deuxième partie | écouter | télécharger (mp3)
DétailsRencontres organisées avec le soutien de la Maison de l'Amérique latine, la Maison
Heinrich Heine et la Maison de l'Europe.
L’identité fait aujourd’hui question dans des champs aussi divers que la subjectivité, la sexualité, la culture, la nation. Elle fait aussi retour sur le mode d’affirmations identitaires défensives qui prétendent clore les interrogations. Afin de poser philosophiquement les débats dans l’espace public, le Collège international de philosophie organise au long de l’année 2008-2009 un programme de rencontres autour de la question Changer l’identité ?
Un samedi par mois, de 10 heures à 13 heures, un directeur de programme du CIPh ou une personnalité invitée convie deux ou trois conférenciers à exposer leur point de vue, puis à dialoguer entre eux et avec le public, sur un thème lié à cette question.
Première partie | écouter | télécharger (mp3)
Deuxième partie | écouter | télécharger (mp3)
DétailsRencontres organisées avec le soutien de la Maison de l'Amérique latine, la Maison
Heinrich Heine et la Maison de l'Europe.
L’identité fait aujourd’hui question dans des champs aussi divers que la subjectivité, la sexualité, la culture, la nation. Elle fait aussi retour sur le mode d’affirmations identitaires défensives qui prétendent clore les interrogations. Afin de poser philosophiquement les débats dans l’espace public, le Collège international de philosophie organise au long de l’année 2008-2009 un programme de rencontres autour de la question Changer l’identité ?
Un samedi par mois, de 10 heures à 13 heures, un directeur de programme du CIPh ou une personnalité invitée convie deux ou trois conférenciers à exposer leur point de vue, puis à dialoguer entre eux et avec le public, sur un thème lié à cette question.
Samedi 16 mai
de 10h à 13h : Maison de l'Amérique latine
Identités francophones
Rencontre présidée par Jean-Pierre Asselin de Beauville, professeur des universités, ancien vicerecteur aux programmes à l'Agence universitaire de la Francophonie.
Séance programmée en collaboration avec l'Agence universitaire de la Francophonie Le concept d’identité est difficile à définir rigoureusement. C’est, en effet, une notion qui est en relation avec toute la complexité des interactions entre l’être humain et son environnement, notamment culturel et sociologique. Dans ces conditions, on peut se demander si le qualificatif « francophone » peut être utile à l’appréhension de ce concept ? L’identité francophone a-t-elle une existence spécifique ou est-elle seulement une perspective d’avenir ? Peut-on dire que : toutes les personnes s’exprimant dans une langue, même la langue française, relèvent d’une même identité ? Quelles sont les implications concernant une organisation internationale telle que l’Organisation internationale de la Francophonie ? Comment la mondialisation interagit-elle avec ce concept ?
Avec la participation de :
Henri Lopes, romancier, ambassadeur du Congo-Brazzaville en France. A notamment publié : Le Lys et le flamboyant, Seuil, 1997, et Ma grand-mère Bantoue et mes ancêtres les Gaulois, Essai, Gallimard, 2003.
Jean Tardif, anthropologue, ancien délégué général du Québec à Bruxelles, délégué général de PlanetAgora. A notamment publié : Les Enjeux de la mondialisation culturelle (avec Joëlle Farchy), préface d’Abdou Diouf, 2006.
Programmation coordonnée par Pierre Lauret
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DétailsRencontres organisées avec le soutien de la Maison de l'Amérique latine, la Maison
Heinrich Heine et la Maison de l'Europe.
L’identité fait aujourd’hui question dans des champs aussi divers que la subjectivité, la sexualité, la culture, la nation. Elle fait aussi retour sur le mode d’affirmations identitaires défensives qui prétendent clore les interrogations. Afin de poser philosophiquement les débats dans l’espace public, le Collège international de philosophie organise au long de l’année 2008-2009 un programme de rencontres autour de la question Changer l’identité ?
Un samedi par mois, de 10 heures à 13 heures, un directeur de programme du CIPh ou une personnalité invitée convie deux ou trois conférenciers à exposer leur point de vue, puis à dialoguer entre eux et avec le public, sur un thème lié à cette question.
Samedi 4 avril
Identité et centralité : ce que l'Europe dit d'elle-même. Comment déplacer la perspective ?
Sous la responsabilité de Ghislaine Glasson Deschaumes, directrice et fondatrice de la revue Transeuropéennes.
Aujourd’hui, l’Europe se projette dans le monde à partir d’un discours de centralité, elle tisse avec ses voisins des rapports qui s’inscrivent dans une logique centre-périphérie. En 1993, l’Europe était une question, elle était un cap invitant vers « un autre cap » (Derrida). Cet espace de réflexion ouvert avec la chute du Mur a été refermé par les institutions européennes et les gouvernements des anciens États membres. À nul moment, la chance n’a été offerte aux pays issus de l’ancien bloc de l’est de se mettre en traduction, de relier leur passé au présent européen.
La tabula rasa auxquels ils ont été invités au nom de la transition démocratique « vers l’Europe » a laissé des sociétés amnésiques, qui refoulent une part de leur vécu et de leur histoire.
L’horizon de l’Europe comme projet s’est défait à Sarajevo et dans les guerres d’ex-Yougoslavie.
Il ne s’est pas redessiné avec l’élargissement.
Cette centralité est au coeur de la production identitaire dans le discours européen. Comment décentrer cette perspective, comment dégager l’Europe de sa tentation identitaire ?
Avec la participation de :
Denis Guénoun, professeur à l’Université Paris 4 Sorbonne
Programmation coordonnée par Pierre Lauret
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DétailsRencontres organisées avec le soutien de la Maison de l'Amérique latine, la Maison
Heinrich Heine et la Maison de l'Europe.
L’identité fait aujourd’hui question dans des champs aussi divers que la subjectivité, la sexualité, la culture, la nation. Elle fait aussi retour sur le mode d’affirmations identitaires défensives qui prétendent clore les interrogations. Afin de poser philosophiquement les débats dans l’espace public, le Collège international de philosophie organise au long de l’année 2008-2009 un programme de rencontres autour de la question Changer l’identité ?
Un samedi par mois, de 10 heures à 13 heures, un directeur de programme du CIPh ou une personnalité invitée convie deux ou trois conférenciers à exposer leur point de vue, puis à dialoguer entre eux et avec le public, sur un thème lié à cette question.
Samedi 4 avril :
Traductions des frontières, translations de l’identité
Sous la responsabilité de Rada Ivekovic
L’« identité » est quelque chose de provisoire qui tente inlassablement de s’imposer comme fixe, stable et immuable. Or une identité est construite, déconstruite, reconstruite. Les identités, figées ou fluides, ne se pensent que dans le cadre de frontières qui les délimitent et qui répondent à leur description même: une frontière est elle-même quelque chose de provisoire qui tente de s’imposer comme fixe, stable et immuable. Tracer des frontières, édifier des identités est à la fois une stratégie de pouvoir et de subjectivation en résistance ; elles apparaissent – bien que différemment – aussi bien dans les tentatives de dépossession de soi que dans celles d’affirmation du sujet. Les frontières ainsi que les identités ne concernent pas seulement des territoires géographiques, mais également d’autres espaces et dimensions, ainsi que le temps, l’esprit et la raison. Elles sont des opérateurs politiques. « Soft » ou « hard », les frontières et les identités traversent les individus, les collectivités, les embrassent et les dépassent, et invitent à la traduction, à la translation, au transfert. J’appelle alors «traduction» la négociation de la violence nécessaire pour changer d’identité, s’y arracher, s’en construire une, ériger ou abattre des frontières.
Traduction contextuelle, s’entend, et non seulement textuelle. La traduction est une traversée des frontières révélant le partage de la raison qui, lui, appelle la traduction. Cette dernière est à la fois inévitable et impossible. Nous essayerons également de poursuivre la métaphore langagière pour tout ce qu’elle peut apporter de double sens.
Avec la participation de :
Ilma Rakusa, écrivaine et traductrice, Zurich.
Stephen Wright, ancien directeur de programme au CIPh, critique d'art et chercheur à l’Institut national d’histoire de l’art à Paris.
Programmation coordonnée par Pierre Lauret
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DétailsRencontres organisées avec le soutien de la Maison de l'Amérique latine, la Maison
Heinrich Heine et la Maison de l'Europe.
L’identité fait aujourd’hui question dans des champs aussi divers que la subjectivité, la sexualité, la culture, la nation. Elle fait aussi retour sur le mode d’affirmations identitaires défensives qui prétendent clore les interrogations. Afin de poser philosophiquement les débats dans l’espace public, le Collège international de philosophie organise au long de l’année 2008-2009 un programme de rencontres autour de la question Changer l’identité ?
Un samedi par mois, de 10 heures à 13 heures, un directeur de programme du CIPh ou une personnalité invitée convie deux ou trois conférenciers à exposer leur point de vue, puis à dialoguer entre eux et avec le public, sur un thème lié à cette question.
Samedi 7 mars
Identités et mémoires. La tension des identités mémorielles
Sous la responsabilité de Philippe Mesnard
En dépassant le lieu désormais commun et réducteur de la «concurrence des victimes», il s’agit d’interroger les rapports qu’entretiennent dans un même espace de société les mémoires de différents groupes ayant été, dans le passé, victimes de violences politiques. Que signifie l’émergence de ces mémoires pour l’identité de ces groupes? Quelle place tient-elle dans la construction de leur identité et dans son évolution ? En quoi la mise en tension de ces mémoires permet-elle la prise de conscience de l’histoire qui a frappé ces groupes ? Ce phénomène, qui s’est accéléré depuis une dizaine d’années, est-il un indicateur du rapport actuel entre culture et violence extrême (civilisation/barbarie) ? Autrement dit, l’émergence de ces mémoires participe-t-elle d’un procès plus général d’intégration de la violence par la civilisation ?
Avec la participation de :
Sophie Ernst, philosophe, chargée d’études à l’Institut national de recherche pédagogique (INRP).
Dernier ouvrage : Quand les mémoires déstabilisent l’école, Paris, INRP, 2008.
Programmation coordonnée par Pierre Lauret
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DétailsL’identité fait aujourd’hui question dans des champs aussi divers que la subjectivité, la sexualité, la culture, la nation. Elle fait aussi retour sur le mode d’affirmations identitaires défensives qui prétendent clore les interrogations. Afin de poser philosophiquement les débats dans l’espace public, le Collège international de philosophie organise au long de l’année 2008-2009 un programme de rencontres autour de la question Changer l’identité ? Un samedi par mois, de 10 heures à 13 heures, un directeur de programme du CIPh ou une personnalité invitée convie deux ou trois conférenciers à exposer leur point de vue, puis à dialoguer entre eux et avec le public, sur un thème lié à cette question.
Samedi 7 février
Identité nationale, Communauté, Appartenance.
L’identité nationale à l’épreuve des étrangers
Sous la responsabilité de Pierre Lauret
Du point de vue de l’identité nationale, la question de l’accueil et de l’intégration des étrangers enveloppe deux problèmes :
1, qui devons-nous accueillir, et sur quelles bases – question qui relève de l’éthique de l’accueil.
2, quel degré de pluralisme culturel souhaitons-nous pour notre communauté sociale et politique – question qui relève des théories de la citoyenneté multiculturelle et de l’identité démocratique ou postnationale.
La séance se propose d’examiner le lien entre identité, accueil et intégration, repensé par plusieurs théories contemporaines de l’identité politique et de la communauté : l’appartenance relevant d’une théorie de l’égalité complexe (M. Walzer), la dénaturalisation et la démocratisation de la participation sociale et civique (J. Habermas), l’identité démocratique (S. Mesure et A. Renaut) ou post-nationale (J.-M. Ferry), la citoyenneté multiculturelle (Will Kymlicka), l’éthique de l’hospitalité (J. Derrida), la communauté pensée sous la condition de l’accueil et de la dette (J.-L. Nancy, R. Esposito).
Avec la participation de :
Jean-Marc Ferry, professeur de sciences politiques et de philosophie à l’Université libre de Bruxelles. A notamment publié : Les puissances de l’expérience. Essai sur l’identité contemporaine, Cerf, 1991 ; Europe. La voie kantienne. Essai sur l’identité post-nationale, Cerf, 2005.
Programmation coordonnée par Pierre Lauret
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DétailsL’identité fait aujourd’hui question dans des champs aussi divers que la subjectivité, la sexualité, la culture, la nation. Elle fait aussi retour sur le mode d’affirmations identitaires défensives qui prétendent clore les interrogations. Afin de poser philosophiquement les débats dans l’espace public, le Collège international de philosophie organise au long de l’année 2008-2009 un programme de rencontres autour de la question Changer l’identité ? Un samedi par mois, de 10 heures à 13 heures, un directeur de programme du CIPh ou une personnalité invitée convie deux conférenciers à exposer leur point de vue, puis à dialoguer entre eux et avec le public, sur un thème lié à cette question.
Samedi 31 janvier
Identité culturelle : quelles leçons de l’anthropologie contemporaine ?
Sous la responsabilité de Mathieu Potte-Bonneville
L’anthropologie paraît aujourd'hui s’attacher à décrire les procédures d’identification à l’œuvre, à la fois, du côté des cultures étudiées et dans la production du discours de l’anthropologue lui-même. Tantôt, elle décrit la diversité des modes d’identification du monde, distingue plusieurs types d’ontologie culturelle mutuellement irréductibles, tout en montrant comment une notion telle que « l’identité culturelle » est un produit « local », propre au naturalisme occidental. Tantôt, elle déconstruit l’assignation savante des identités closes, au profit d’une conception actionnelle où les manifestations culturelles « identitaires » procèdent d’une invention des conduites réglée par les ressources symboliques disponibles, par le contact interculturel, par les requisits de la confrontation politique. Comment, alors, redéfinir l’identité de ces ensembles transindividuels que l’on nomme « cultures » ? Et comment réévaluer leur contribution à l’identité des individus ?
Avec la participation de :
Alban Bensa, directeur d’études à l’EHESS. A notamment publié La Fin de l’exotisme, Anacharsis, 2006.
Philippe Descola, directeur d’études à l’EHESS, professeur au Collège de France. A notamment publié Par-delà nature et culture, Paris, Gallimard, Bibliothèque des sciences humaines, 2005.
Programmation coordonnée par Pierre Lauret
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Première partie | écouter | télécharger (mp3)
DétailsL’identité fait aujourd’hui question dans des champs aussi divers que la subjectivité, la sexualité, la culture, la nation. Elle fait aussi retour sur le mode d’affirmations identitaires défensives qui prétendent clore les interrogations. Afin de poser philosophiquement les débats dans l’espace public, le Collège international de philosophie organise au long de l’année 2008-2009 un programme de rencontres autour de la question Changer l’identité ? Un samedi par mois, de 10 heures à 13 heures, un directeur de programme du CIPh ou une personnalité invitée convie deux conférenciers à exposer leur point de vue, puis à dialoguer entre eux et avec le public, sur un thème lié à cette question.
Samedi 11 octobre
Être « soi-même » - les angoisses identitaires contemporaines Sous la responsabilité d'Evelyne Grossman
Plutôt que d’identité, Freud parle d’identification, processus par lequel le sujet se constitue. Lacan, de son côté, dénonce les illusions de l’identité-une : le sujet divisé par l’inconscient du fait qu’il parle est toujours « plus d’un ». Manquant d’identité, il est voué à se prendre pour ses identifications : méprise du narcissisme, identification aliénante à l’image de l’autre. Entre « se prendre pour » et « se perdre », quel trajet peut-on réinventer ? Quelques questions qu’on tentera d’explorer : - la plainte des pathologies contemporaines dites parfois « limite » : pas de voix à soi, pas d’identité stable, fluctuations entre ces deux désirs contradictoires : être comme tout le monde, n’être comme personne. Injonction à être soi-même, hantise des doubles, des clones, de la standardisation (reproduction technologique, biogénétique du même). Mais aussi être comme (tout le monde), suivre modes et modèles, communautés et tribus, participer, faire partie ; - sur le versant collectif de « l’être comme », celui des crispations identitaires (résurgence des nationalismes, reviviscence des croyances religieuses de masse), la psychanalyse ou la sociologie peuvent-elles contribuer à affronter la question de la communauté en suggérant de nouvelles formes collectives d’identification, hors suivisme grégaire, hors totalitarisme ?
Avec la participation de :
Paul-Laurent Assoun, philosophe, psychanalyste, professeur à l’Université Paris Diderot-Paris 7. A notamment publié : Leçons psychanalytiques sur l'angoisse, Anthropos, 2002 et Le Démon de midi, L'Olivier, 2008.
Jean-Claude Kaufmann, sociologue, directeur de recherche au CNRS. A notamment publié : L'Invention de soi. Une théorie de l'identité, Armand Colin, 2004, Hachette-Pluriel, 2005 et Quand je est un autre, Armand Colin, 2008.
Programmation coordonnée par Pierre Lauret
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