Sylviane Agacinski : Le passager : modernité du photographique
Jacques Derrida : Barbaries et papiers de verre ou La petite monnaie de l'«actuel» (Lettre à un architecte américain, fragment)
Jean-François Lyotard : Peinture initiale
Yves Vadé : Porte-à-faux (sur quelques œuvres de Richard Serra)
Michel Deguy : Pour piquer dans le but, de mystique nature (Que faisons-nous parlant de Baudelaire ?)
Dolorès Djidzek-Lyotard : Alt-Neu : juste-à peine ou la leçon de Kafka
Jean-Luc Nancy : De l'écriture : qu'elle ne révèle rien
Jacques Neefs : «Ce fut comme une apparition…» Épiphanies, de Flaubert à Joyce
Jean-Michel Rabaté : vers une archéologie du modernisme
Philippe Lacoue-Labarthe : Remarque sur Adorno et le jazz (D'un désart obscur)
Jean-Pierre Moussaron : Miles Davis ou le contretemps
Atelier
Takis : Tous deux, l'artiste et le savant sont tellement proches (photographies de François Boissonnet), avec C. Buci-Glucksmann, J.-F. Lyotard, G. Chatelet, D. DjidzeK-Lyotard).
Extrait(s)
On connaît la fortune du terme de «modernité» depuis Baudelaire. C'est bien par les artistes que le mot et la chose ont peu à peu pris force. Cette notion est aujourd'hui au cœur d'un débat où certains la voient comme «chose du passé» et d'autres, encore active et conflictuelle.
C'est à cette notion, réfléchie à travers différentes pratiques, que Rue Descartes consacre ce numéro : la photographie; la sculpture; l'architecture avec Jacques Derrida; la peinture avec Jean-François Lyotard; la littérature avec notamment Michel Deguy et Jean-Luc Nancy; la musique enfin, et particulièrement le jazz, avec Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Pierre Moussaron.
Le volume se clôt sur l'Atelier de Takis, qui s'est déroulé dans le cadre de la Galerie nationale du Jeu de Paume