Sens en résistance. La culture confrontée à la violence radicale
À partir d’un corpus littéraire, cinématographique et artistique traitant, de 1942 à nos jours, des deux systèmes génocidaire et concentrationnaire nazis, il s’agit d’interroger l’articulation entre culture et violence dans les situations testimoniales et à partir de ce que ces situations produisent et construisent (ou permettent de construire) dans la culture. On partira du dilemme suivant : La culture a-t-elle aidé à résister à la violence radicale (concentrationnaire, génocidaire) ? À quelle condition a-t-elle aidé cette violence à se réaliser, s’exposant elle-même à être détruite par cette violence ? Quelles positions les témoins et les survivants ont-ils adoptées dans et face à cette violence, et dans la culture ? Puis, il s’agira d’aller vers le questionnement suivant : Quelle est la capacité d’une culture à sémantiser une violence dont les principes étaient tout entiers mobilisés pour la détruire définitivement ? Qu’est-ce qui, du fait de sa confrontation avec cette violence radicale, a dû changer dans la culture pour qu’elle s’approprie cette violence, pour qu’elle lui fasse une place ? Enfin, avec pour souci d’actualiser notre réflexion, nous aborderons les questions suivantes : Quelles fonctions ou quelles opérations les arts et la littérature tiennent-ils dans ce processus culturel ? Comment penser l’historicité de la transmission au regard de l’éloignement de l’événement et la place qu’y tient le génocide des Juifs ?
/ Bibliographie
La zone grise. Entre consentement et collaboration, (dir.) Ph. Mesnard et Yannis Thanassekos , [actes de la journée d’étude : La zone grise, 1er avril 2009, Fondation Auschwitz et Communauté française de Belgique] Paris, Kimé, 250 p.(2010)
" La tension des identités mémorielles ", in Rue Descartes n° 66, Paris, PUF , 2009, p. 93-99. (2009)
" Des affinités cinématographiques entre sexe et nazisme " in Témoigner entre Histoire et Mémoire, Paris-Bruxelles, Kimé – Fdt Auschwitz, n° 103, avril-juin, p. 115-129. (2009)
Sens en résistance, Paris, Stock. (2007)
Rapport sur Auschwitz, publication de deux textes inédits en France de Primo Levi, avec présentation et appareil critique, Paris, éd. Kimé. (2005)
Attualità della vittima. La rappresentazione umanitaria della sofferenza, Verona, Ombre Corte. (2004)
La Victime écran. La représentation humanitaire en question, Paris, éd. Textuel. (2002)
Giorgio Agamben à l’épreuve d’Auschwitz, avec Claudine Kahan, Paris, éd. Kimé. (2001)
/ Autres directeurs
/ Les directeurs de programme
L'activité philosophique, scientifique et de recherche est animée par une assemblée collégiale composée de 50 « Directeurs de programme » nommés pour six ans.
Une direction de programme est conçue comme la mise en oeuvre d'un programme de recherche original, cohérent, destiné à se développer sur une période de six ans. Expérimentation, consistance et progressivité sont les caractéristiques de cette activité.
En général, une direction de programme s'articule autour d'un séminaire qui définit la problématique générale de la recherche et assure à celle-ci une certaine publicité. Mais le séminaire ne représente qu'un noyau initial sur lequel se greffent d'autres éléments.
En effet, un Directeur de programme peut :
conduire un séminaire en invitant éventuellement intervenants et conférenciers
écrire des textes destinés à publication ; coordonner un numéro de la revue Rue Descartes
établir des relations tant avec d'autres organismes de recherche (CNRS, EHESS, MSH, ENS, Universités, Collège de France, etc.), qu'avec des institutions culturelles (CIté des Sciences et de l'Industrie, Instituts culturels étrangers, IRCAM, musées, etc.), ouvrir ainsi un espace de réflexion permettant de regrouper des personnes issues de milieux professionnels divers
prendre l'initiative de journées d'étude, de colloques, de samedis du livre
mettre en place un groupe de travail, un atelier (par exemple de lecture collective ou pour préparer des publications)
proposer et conduire des activités de formation continue
animer une activité de traduction et participer à la réflexion générale sur les enjeux philosophiques de la traduction, réflexion qui trouve au Collège une place privilégiée du fait de sa dimension internationale
diriger les travaux de candidats au Diplôme du Collège international de philosophie
participer aux instances du Collège (Conseil, Comité de lecture)
Il appartient à chaque directeur de programme de coordonner un certain nombre de ces activités selon son choix et le déroulement de son programme.
L'ensemble des directeurs de programme forme l'assemblée collégiale, qui définit et met en oeuvre les recherches menées au sein du Collège international de philosophie.
La charge de directeur de programme requiert la participation à la vie et aux tâches collégiales :
assemblées collégiales, commissions, participation éventuelle au conseil, examen des propositions de séminaires.
Les directeurs de programme disposent des moyens suivants :
mise à disposition de salles pour séminaires et conférences ;
accès sous certaines conditions à des crédits de fonctionnement
Une direction de programme peut se tenir à Paris, en province ou à l'étranger.
Le Collège international de philosophie confie aux directeurs de programme installés en province ou à l'étranger le développement de ses relations avec les institutions et collectivités locales.