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Forum 

Science et philosophie

Christophe BEAL et Jérôme ROSANVALLON

dateDate : 25/01/2020 heure Début : 14h30 -> Fin : 17h  Report du 14/12

lieu Adresse : Auditorium, Cité des sciences et de l'industrie, 30 avenue Corentin Cariou, 75019 Paris

Résumé : Semestre 1
Cycle organisé en partenariat avec la Cité des sciences et de l'industrie.


Semestre 1
Le Collège international de philosophie et la Cité des sciences et de l'industrie organisent chaque année des rencontres réunissant des philosophes et des scientifiques autour de problèmes qui croisent ou fondent leurs recherches. Deux séances thématiques, ouvertes à tout public, sont consacrées aux notions au programme des concours des classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques et commerciales.

SÉANCE du Sam 14 décembre REPORTÉE au Sam 25 janvier (en raison de la grève des transports). La Cité des sciences et de l'industrie conserve vos réservations. Si celles-ci devaient changer, elle vous remercie de bien vouloir revenir vers elle.
Le désir
Le Collège international de philosophie et la Cité des sciences et de l’industrie invitent les classes préparatoires aux grandes écoles commerce et économie à une séance spécialement conçue sur le désir. C’est l’occasion de croiser différents regards sur ce thème.

Pour les anciens, le désir présente un caractère redoutable. Par sa puissance, sa démesure, son caractère déraisonnable, il exerce une véritable tyrannie sur l’âme et constitue un obstacle à la vie bonne. La sagesse exige la tempérance, elle impose un art de vivre et des techniques de soi afin de maîtriser des désirs impétueux et illimités. Si le désir doit être contrôlé c’est aussi parce qu’il peut être un trouble à l’ordre social. Chaque civilisation institue des normes, des dispositifs répressifs et disciplinaires afin de contenir l’énergie des pulsions et des désirs. L’évolution des mœurs et l’individualisme ont pu apparaître comme une libération du désir. Mais de nouveaux mécanismes de pouvoir, de nouveaux modes de régulation ont émergé, parfois en instrumentalisant la force du désir pour soutenir la consommation ou guider les comportements des agents économiques. Si les neurosciences ont permis des progrès considérables dans la connaissance des processus neurobiologiques liés aux désirs, elles constituent un savoir et un pouvoir qui, au-delà de leurs finalités thérapeutiques, peuvent aussi être exploités à des fins commerciales ou managériales. Alors que faire de nos désirs ? La question ne relève désormais plus seulement d’une éthique eudémoniste mais présente un enjeu économique, social et politique.

Trois intervenants animeront cette conférence :
Martine Cador, neurobiologiste, Institut de neurosciences cognitives et intégratives d’Aquitaine, CNRS, Université de Bordeaux.
Benoit Heilbrunn, sémiologue, professeur de marketing à l’ESCP-EAP, consultant en stratégies de marques.
Pierre Zaoui, maître de conférences en philosophie, Centre d’études et de recherches interdisciplinaires en Lettres, Arts, Cinéma, université Paris-Diderot, Sorbonne Paris-Cité, ancien directeur de programme au CIPh.
Modération : Catherine Portevin, chef de la rubrique Livres de Philosophie Magazine.

Accès gratuit sur inscription par courriel jusqu'au 22 janvier : conferences[a]universcience.fr
Réservation indispensable pour les groupes en précisant le nom et l'adresse de l'établissement, le nom et le téléphone du professeur, ainsi que le nombre de places souhaitées.
Par téléphone : 01 40 05 70 22 (du lundi au vendredi)


SÉANCE du Sam 18 janvier ANNULÉE : La démocratie
Le Collège international de philosophie et la Cité des sciences et de l’industrie invitent les classes préparatoires scientifiques à une séance spécialement conçue sur la démocratie. C’est l’occasion de croiser différents regards sur ce thème.

On connaît la célèbre formule d’Abraham Lincoln définissant la démocratie comme le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Seule la démocratie offrirait ainsi la même réponse aux trois questions fondamentales de la réflexion politique inaugurée par les Grecs. Premièrement, qui gouverne, qui est souverain, qui est le détenteur en dernière instance de la puissance souveraine ? Deuxièmement, comment le souverain gouverne-t-il, selon quelles procédures des gouvernants sont-ils désignés et quelles sont les formes d’exercice légitime de la souveraineté ? Troisièmement, selon quelle fin gouverner, au nom de quels principes et au service de quels intérêts les gouvernants doivent-ils gouverner ? La démocratie, c’est bien le moment où le peuple à la fois s’auto-institue comme tel en instituant les conditions d’une souveraineté populaire, définit par là l’exercice légitime du pouvoir étatique et constitue le bien commun, ce dont l'État est censé assurer la liberté, la sécurité, le bien-être, l’égalité des conditions.
Mais ce peuple est-il bien unifiable ? N’est-il pas toujours divisé, ne forme-t-il pas ainsi une « multitude » irréductible (Spinoza) ? Reconnaître cette réalité revient à admettre que l’instabilité est l’essence même de la démocratie. Or c’est précisément en se fondant sur cette instabilité que la démocratie parviendrait paradoxalement à être « plus stable et moins exposée aux séditions » (Aristote) que toute autre forme d’organisation politique. Les œuvres du programme interrogent chacune à leur manière cette stabilité de l’instabilité démocratique. Aristophane dénonce sur le mode de la farce tant ce qui nourrit l’instabilité de la démocratie athénienne (Les Cavaliers) que ce qui voudrait y mettre un terme définitif (L’Assemblée des femmes). Dans De la démocratie en Amérique (II, 4), Tocqueville montre comment la « passion de l’égalité » qui régit le processus toujours instable de démocratisation entraîne aussi avec elle des risques de « despotisme démocratique », de stabilisation liberticide. Le complot contre l’Amérique constitue enfin une uchronie dystopique par laquelle Philip Roth met en scène l’instabilité inhérente à la démocratie, du fait des divisions qui menacent un pays et traversent les familles, mais aussi sa robustesse fondamentale, par-delà la contingence des événements historiques.

Trois intervenants animeront cette conférence :
Ghislaine Jay-Robert, maître de conférences en langue et littérature grecques à l'université de Perpignan.
Paule Lévy, spécialiste de littérature américaine du XXe siècle.
Yves Sintomer, professeur de science politique, université Paris 8, chercheur au Centre de Recherches Sociologiques et Politiques de Paris.
Modération : Catherine Portevin, chef de la rubrique Livres de Philosophie Magazine.

Accès gratuit sur inscription par courriel jusqu'au 15 janvier : conferences[a]universcience.fr
Réservation indispensable pour les groupes en précisant le nom et l'adresse de l'établissement, le nom et le téléphone du professeur, ainsi que le nombre de places souhaitées.
Par téléphone : 01 40 05 70 22 (du lundi au vendredi)

Cité des sciences et de l’industrie
Auditorium, niveau 0
30, avenue Corentin Cariou 75019 Paris
Métro : Porte de la Villette (ligne 7)
Tramway : Porte de la Villette (ligne 3b)
Bus : 139, 150, 152.

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