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Séminaire Philosophie/Politique et société

L'invention de « l'environnement ». Bureaucratie et mésopolitique au XXe siècle

Ferhat TAYLAN

dateDate : 22/03/2017 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  Annulé

nota beneInscription obligatoire, voir bouton « INSCRIPTIONS Modifications de programme »

lieu Adresse : Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, 13 rue de Santeuil, 75005 Paris

Résumé : Séminaire organisé avec l'Unité de recherche « Matérialités de la politique » (MAP) - Université de Liège.


Paradoxalement, l’écologie politique a très peu pensé le concept d’environnement, son histoire – depuis les années 1860 où il est systématisé par Spencer – et ses implications. Pourtant, les sciences sociales, notamment l’anthropologie et la sociologie de la nature, ont souligné à quel point les catégories modernes d’environnement, de nature, d’écologie étaient également en crise. Si la philosophie paraît globalement peu engagée sur cette question, une épistémologie historique des catégories environnementales pourrait éclairer le cheminement des concepts avec lesquels nous nous référons aux êtres qui nous entourent.
En effet, en poursuivant l'étude des problématisations de l'environnement entamée depuis quelques années, on constate que, là où il était abordé comme un problème essentiellement médical au XVIIIe, puis social au XIXe siècle, il est progressivement élaboré à partir des années mille-neuf-cent-trente comme un concept économique. D’une part, les cours de M. Foucault au Collège de France (publiés en 2004) indiquaient déjà la manière dont les ordolibéraux allemands avaient problématisé le cadre environnemental dans lequel agissait l’homo œconomicus, ou encore la manière dont G. Becker avait défini l’économie comme science « des réponses aux variables du milieu ». D’autre part, des travaux sociologiques d’inspiration latourienne ont montré que la catégorie même d'environnement émergeait comme une construction bureaucratique, notamment en France dans les années mille-neuf-cent-soixante. L’invention de la catégorie d’ « environnement » serait alors à insérer dans le vaste débat des années 1950-1970 sur la bureaucratisation (Crozier 1963, Lefort 1971, Castoriadis 1972). L’exploration de ce vaste champ théorique et politique donne à voir la construction d’une figure bureaucratique de l’environnement qui, selon notre hypothèse, est toujours mobilisée aujourd’hui dans les processus décisionnels politiques et économiques. Loin d'être un concept neutre, l'environnement semble être marqué par cet investissement bureaucratico-économique dont il fut l'objet, ce dont nous nous proposons cette année d'étudier quelques aspects.
Séance avec intervenant :
- Mercredi 22 mars : Romain Felli (Université de Lausanne)

Pour l'Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, la salle sera précisée ultérieurement.
Consulter le site du Collège www.ciph.org

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Séminaire Philosophie/Politique et société

L'invention de « l'environnement ». Bureaucratie et mésopolitique au XXe siècle

Ferhat TAYLAN

dateDate : 20/04/2017 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  Annulé

nota beneInscription obligatoire, voir bouton « INSCRIPTIONS Modifications de programme »

lieu Adresse : Salle Germaine Tillion, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé : Séminaire organisé avec l'Unité de recherche « Matérialités de la politique » (MAP) - Université de Liège.


Paradoxalement, l’écologie politique a très peu pensé le concept d’environnement, son histoire – depuis les années 1860 où il est systématisé par Spencer – et ses implications. Pourtant, les sciences sociales, notamment l’anthropologie et la sociologie de la nature, ont souligné à quel point les catégories modernes d’environnement, de nature, d’écologie étaient également en crise. Si la philosophie paraît globalement peu engagée sur cette question, une épistémologie historique des catégories environnementales pourrait éclairer le cheminement des concepts avec lesquels nous nous référons aux êtres qui nous entourent.
En effet, en poursuivant l'étude des problématisations de l'environnement entamée depuis quelques années, on constate que, là où il était abordé comme un problème essentiellement médical au XVIIIe, puis social au XIXe siècle, il est progressivement élaboré à partir des années mille-neuf-cent-trente comme un concept économique. D’une part, les cours de M. Foucault au Collège de France (publiés en 2004) indiquaient déjà la manière dont les ordolibéraux allemands avaient problématisé le cadre environnemental dans lequel agissait l’homo œconomicus, ou encore la manière dont G. Becker avait défini l’économie comme science « des réponses aux variables du milieu ». D’autre part, des travaux sociologiques d’inspiration latourienne ont montré que la catégorie même d'environnement émergeait comme une construction bureaucratique, notamment en France dans les années mille-neuf-cent-soixante. L’invention de la catégorie d’ « environnement » serait alors à insérer dans le vaste débat des années 1950-1970 sur la bureaucratisation (Crozier 1963, Lefort 1971, Castoriadis 1972). L’exploration de ce vaste champ théorique et politique donne à voir la construction d’une figure bureaucratique de l’environnement qui, selon notre hypothèse, est toujours mobilisée aujourd’hui dans les processus décisionnels politiques et économiques. Loin d'être un concept neutre, l'environnement semble être marqué par cet investissement bureaucratico-économique dont il fut l'objet, ce dont nous nous proposons cette année d'étudier quelques aspects.
Séance avec intervenant :
- Mercredi 22 mars : Romain Felli (Université de Lausanne)

Pour l'Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, la salle sera précisée ultérieurement.
Consulter le site du Collège www.ciph.org

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Séminaire Philosophie/Politique et société

L'invention de « l'environnement ». Bureaucratie et mésopolitique au XXe siècle

Ferhat TAYLAN

dateDate : 24/05/2017 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  Annulé

nota beneInscription obligatoire, voir bouton « INSCRIPTIONS Modifications de programme »

lieu Adresse : Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, 13 rue de Santeuil, 75005 Paris

Résumé : Séminaire organisé avec l'Unité de recherche « Matérialités de la politique » (MAP) - Université de Liège.


Paradoxalement, l’écologie politique a très peu pensé le concept d’environnement, son histoire – depuis les années 1860 où il est systématisé par Spencer – et ses implications. Pourtant, les sciences sociales, notamment l’anthropologie et la sociologie de la nature, ont souligné à quel point les catégories modernes d’environnement, de nature, d’écologie étaient également en crise. Si la philosophie paraît globalement peu engagée sur cette question, une épistémologie historique des catégories environnementales pourrait éclairer le cheminement des concepts avec lesquels nous nous référons aux êtres qui nous entourent.
En effet, en poursuivant l'étude des problématisations de l'environnement entamée depuis quelques années, on constate que, là où il était abordé comme un problème essentiellement médical au XVIIIe, puis social au XIXe siècle, il est progressivement élaboré à partir des années mille-neuf-cent-trente comme un concept économique. D’une part, les cours de M. Foucault au Collège de France (publiés en 2004) indiquaient déjà la manière dont les ordolibéraux allemands avaient problématisé le cadre environnemental dans lequel agissait l’homo œconomicus, ou encore la manière dont G. Becker avait défini l’économie comme science « des réponses aux variables du milieu ». D’autre part, des travaux sociologiques d’inspiration latourienne ont montré que la catégorie même d'environnement émergeait comme une construction bureaucratique, notamment en France dans les années mille-neuf-cent-soixante. L’invention de la catégorie d’ « environnement » serait alors à insérer dans le vaste débat des années 1950-1970 sur la bureaucratisation (Crozier 1963, Lefort 1971, Castoriadis 1972). L’exploration de ce vaste champ théorique et politique donne à voir la construction d’une figure bureaucratique de l’environnement qui, selon notre hypothèse, est toujours mobilisée aujourd’hui dans les processus décisionnels politiques et économiques. Loin d'être un concept neutre, l'environnement semble être marqué par cet investissement bureaucratico-économique dont il fut l'objet, ce dont nous nous proposons cette année d'étudier quelques aspects.
Séance avec intervenant :
- Mercredi 22 mars : Romain Felli (Université de Lausanne)

Pour l'Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, la salle sera précisée ultérieurement.
Consulter le site du Collège www.ciph.org

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