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Colloque Philosophie/Politique et société

Exil/Desexil, politique et philosophie

Marie-Claire CALOZ-TSCHOPP et Ghislaine GLASSON DESCHAUMES

dateDate : 31/05/2017 heure Début : -> Fin :  O.K.

lieu Adresse : Adresse à préciser, Université de Genève et Université Ouvrière de Genève (UOG)

Résumé : Les collaborations seront indiquées dans les programmes spécifiques et sur les sites indiqués plus bas.


Langues des colloques selon les lieux : français, portugais, espagnol, italien, anglais.

Cinq colloques internationaux en réseaux (Brésil, Suisse, Italie, France) avec leurs travaux préparatoires se dérouleront autour du thème général, en étapes successives (novembre 2016/juin 2017), avec des approches spécifiques pour chaque lieu. Une synthèse finale ouverte du processus est prévue (Genève, juin 2017) autour d’un Programme CIPh (direction de programme de M.-C. Caloz-Tschopp de 2010 à 2016 « Exil, création philosophique et politique. Repenser l'exil dans la citoyenneté contemporaine » – www.exil-ciph.com). Une approche ancrée dans les expériences, luttes, outils et recherches en cours est privilégiée.
Dans le contexte historique actuel de violence destructrice « en boomerang » (Luxemburg), « exterministe » (Ogilvie), dans une époque qui avance à reculons comme une écrevisse (Eco), comment faisons-nous pour vivre, lutter, « penser ce que nous faisons » (Arendt) ? La thèse de départ sur l’exil, nouvelle condition humaine dans la globalisation – non assimilable à l’universalité de l’exil – a été formulée à Genève en 2010, explorée durant six ans (2010-2016, Suisse, Chili, Turquie, France, dans des formes « d’expulsions » transversales à nos sociétés sur la planète qui bousculent complètement notre regard, notre conscience, nos savoirs.
Exil/Desexil… Malédiction de l’exil, expulsion, souffrance, victimes, nostalgie, l’exil est-ce (seulement) cela ? Un nouveau mot – DESEXIL – est apparu dans l’analyse de l’histoire, des expériences de vie quotidienne, des formes de résistances, de luttes, des textes d’un vaste corpus, souvent « minoritaire ». Comment comprendre ce mot ? Comment saisir la tension de l’Exil/Desexil  dans les expériences, dispositifs, textes, corpus, outils de savoirs, aujourd’hui ? Où sont les nœuds, les difficultés, les apories du conflit ?
Comment passer de l’ambiguïté (Bleger) aux conflits psychiques, socio-politiques ? Comment travailleurs intellectuels, sans-droits précarisés, mouvements sociaux, seraient-ils acteurs d’une démarche d’Exil/Desexil ? Avec une relecture critique de la désobéissance, de la puissance de l’action en incluant la mémoire, l’histoire s’impose.
Une dialectique ouverte entre Exil/Desexil interroge les traditions, incite à un travail critique sur les discours de l’exil à l’insoumission. Elle conduit à un questionnement en terme de résistance (au double sens de Widerstand et Resistenz) à l’exil imposé par la « force » (Weil) qui en appelle à la « puissance » (Spinoza, Arendt, Castoriadis) du devenir.
Brésil, du 13 au 15 mars : Politiques de la mémoire : exutoire et stratégies de desexil
Colloques et ateliers : au Museu Paranaense, Curitiba
Organisateur : Institution Universidade Federal do Paraná
Responsable(s), institution(s) : Marion Brepohl (historienne, Universidade Fédéral do Paraná), Marcelo Viñar (psychanalyste, Uruguay), Teresa Veloso (sociologue, Chili).
Sites : www.poshistoria.ufpr.br ; http://ufpr.academia.edu/MarionBrepohl
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Italie, le 12 mai : Desexil. Mobilisations à la frontière. Migrants/réfugiés, mouvements sociaux et défis politiques
Colloques et ateliers : au Centre on Social Movements Studies, Institute of Humanities and Social Sciences, Scuola Normale Superiore, Florence
Organisateurs : Centre on Social Movements Studies (COSMOS) de l'École normale supérieure de Pise-Florence ; Hannah Arendt Center for Political Studies, University of Verona.
Responsable(s), institution(s) : Donatella Della Porta (École normale supérieure de Pise-Florence, dir. du Institute of Humanities and Social Sciences et du Centre COSMOS), Federico Oliveri (Sciences for Peace Interdisciplinary Centre, Université de Pise - partenaire), Ilaria Possenti (Hannah Arendt Center for Political Studies, University of Verona),
Sites : http://cosmos.sns.it ; www.arendtcenter.it
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France, du 18 au 19 mai : Desexil, philosophies de l’Autre monde. Consentement et désobéissance civile/civique
Colloque : à l'Université de Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, Saint-Denis 
Responsable(s), institution(s) : Bertrand Ogilvie et Patrice Vermeren (Université de Paris 8, anciens directeurs de programme au CIPh).
Programme :

Jeudi matin : Les exils dans l’histoire

10h : Présentation B. Ogilvie/P. Vermeren
Présidente de séance : Delphine Diaz (maîtresse de conférences à l’Université de Reims Champagnes-Ardenne, responsable du programme ANR AsileuropeXIX).
« Violence et désobéissance dans l’exil au XIXe siècle, Europe/Amérique latine ». Les notions d’exil et de « desexil » seront questionnées à travers un aperçu historique des formes de politisation des exilés au XIXe siècle en Europe et en Amérique latine en centrant le propos sur les interactions parfois violentes des exilés avec les États d’origine et d’accueil, les espaces politiques de rencontre et de mobilisation au sein des sociétés d’accueil. 

10h30/11h
Hugo Vermeren (docteur en histoire contemporaine, post-doctorant du programme ANR AsileuropeXIX) : « Violences politiques, résistances à l’expulsion : parcours d’un réfugié politique italien, Giorgio Libri-Bagnano (1780-1836) »
Partisan de Napoléon Bonaparte lors de l’occupation française en Italie à la fin du XVIIIe siècle, Giorgio Libri-Bagnano (1780-1836) est issu d’une riche famille de la noblesse florentine réfugié en France en 1802. Éternel insoumis, il est condamné trois fois par les tribunaux français, expulsé à deux reprises, envoyé au bagne, baladé de prison en prison, pour finalement trouver un nouveau refuge à Bruxelles. Insatiable pamphlétaire, il y fonde Le National, quotidien financé par l’occupant hollandais, avant d’être à nouveau violemment expulsé lors de la révolution belge du 25 août 1830. Son parcours illustre l’intense mobilité des exilés politiques dans l’Europe du XIXe siècle. Il nous renseigne sur la position instable des réfugiés dans des sociétés d’accueil dont le contexte politique local était sans cesse changeant. Il témoigne également de leur confrontation permanente et parfois violente avec les institutions administratives, policières et judiciaires. 

11h/11h30 :
Edward Blumenthal (maître de conférences, Université de Paris III) : « Exil, droit des gens et droit d'asile en Amérique du Sud, XIXe siècle »
Cette intervention analysera les débuts du droit d'asile en Amérique du sud au XIXe siècle. Parmi les juristes de cette époque, la question de l'exil avait une place d'importance (bien qu'ils aient plutôt parlé d'émigration, asile et « destierro »), et beaucoup d'entre eux avaient connu l'exil. Utilisant le droit des gens et le droit naturel, ces juristes formulèrent les droits des États et des individus en situation d'exil, et cherchèrent à concilier les droits des États à accorder (ou refuser) l'asile, avec les droits individuels de l'émigré. Ces réflexions formèrent la base de la période de codification du droit d'asile, maintenant compris comme partie d'un droit international positif, qui s'ouvre à la fin du XIXe siècle avec les conférences internationales américaines. 

11h30/12h :
Romy Sanchez (docteure en histoire contemporaine, Université de Paris I Panthéon-Sorbonne) : « Des bureaux new-yorkais au champ de bataille : les exilés cubains séparatistes et le rapport à la violence, 1840-1880 »
La geste patriotique cubaine relègue les exilés au rang d'élites abritées dans le confort des capitales européennes et états-uniennes, tandis que la première guerre d'indépendance (1868-1878) fait rage sur l'île caraïbe. Pourtant, l'examen des sources révèle des liens bien plus poreux entre l'exil « doré » des hommes d'affaires et des écrivains et le combat armé sur l'île et à l'étranger. La violence est loin d'être seulement l'apanage de la guerre, mais les proscrits partisans d'une séparation de l'Espagne s'avèrent être en contact fréquent avec des situations d'exil à bien des égards violentes et conflictuelles. 

12h/12h30 : questions et discussion générale.

Pause déjeuner 12h30/14h30

Jeudi après-midi : Les deux exils
Président de séance : Martin Macias 
 
14h30/15h30
Éric Lecerf : Des chemins empruntés par Jean Malaquais : ce qui se contredit de l'exil dans une conscience apatride.
Lorsque Jean Malaquais reçoit le prix Renaudot en 1939 pour son roman Les Javanais, la préfecture de Police ne s’y trompe pas. Il s’agit d’un juif polonais nommé Jan Malacki, l’un de ces « métèques apatrides » que la république incarcèrera bien vite avant que l’État français ne les livre à la gestapo. Dans son Journal de guerre, publié à l’aide de Norman Mailer en 1943, puis dans Planète sans visa, Malaquais, traducteur et commentateur de Marx (dans une version plus conseilliste qu’orthodoxe) traitera cette question, à partir de son expérience, mais aussi comme figure d’un universel qui ne saurait se discuter sans que lui soit donnée, au titre de principe, une hétérogénéité qui engage autant le concret de nos existences que la ressaisie d'un imaginaire politique instituant l'utopie comme non-lieu permanent. 

15h30/16h30
Barbara Zauli : « L’exil est mon royaume : Albert Camus, praxis du désexil »

16h30/17h30
Patrice Vermeren : «  On ne tue point les idées »

17H30/18H30 :
Adelaïde Gregorio Fins : doctorante en Philosophie politique et éthique, Université Paris-Sorbonne / Université de Coimbra. 
« La désobéissance dans les Nouvelles lettres portugaises (1972) face à l’État Nouveau au Portugal : quelles formes d’exils à travers les mots, la philosophie et la création littéraire ? »
L’œuvre des « trois Marias » : Maria Isabel Barreno, Maria Tereza Horta, Maria Velho da Costa, Nouvelles lettres portugaises (Novas Cartas Portuguesas, 1972), Paris, Seuil, 1974, traduite par Evelyne Le Garret et Monique Wittig, montre que malgré la censure fasciste du régime de Salazar, les trois auteures parviennent à démystifier l’ordre normalisateur, dévoilant la nécessité de se libérer de la répression, et le sens d’une révolte étroitement liée aux combats féministes des années 1970 pour le respect de la dignité humaine.

Vendredi matin : Les deux exils (suite)
Président(e) de séance : Mathilde Roussigne

9h/10h30
Christiane Vollaire et Philippe Bazin : Une approche du mouvement des Pobladores au Chili.
Philosophie de terrain et photographie documentaire.  
L’approche de la philosophie de terrain vise, à partir des rencontres et des entretiens, à faire émerger une pensée commune de l’expérience des sujets, considérés comme acteurs d’une histoire qu’ils sont capables de réfléchir, et non comme témoins ou victimes d’événements qu’ils subiraient. Elle s’articule ici à une pratique artistique engagée de la photographie documentaire, à l’encontre du reportage journalistique, donnant à penser les rapports de l’esthétique au politique. 
De ce point de vue, le mouvement des Pobladores au Chili, que nous sommes allés rencontrer en 2012, nous a donné des éléments pour réfléchir et regarder autrement une histoire des luttes et des revendications autour de la question concrète du logement, dans un pays marqué par la violence politique. Des sujets, subissant un exil de classe au sein de leur propre espace territorial livré à la spéculation immobilière, trouvent le moyen de construire des solidarités pour refuser l’expulsion et le mal-logement auxquels on prétend les assigner. Et dans le même temps, d’anciens exilés de retour dans leur propre pays attestent des filiations étroites qui lient la violence militaire des années soixante-dix à la violence économique actuelle.
Le texte tiré des entretiens résonne avec les images des lieux, pour donner à penser une problématique de la résistance à partir du terrain des luttes. 
 
10h30/11h30 
Frederico Lyra : « MTST (Mouvement des travailleurs sans toit) et zones d’attente » .

11h30/12h30
 Julia Christ : « La tradition comme exil »

Pause déjeuner 12h30-14h30
 
Vendredi après-midi : Quelle désobéissance aujourd’hui ?
Président de séance : Alejandro Bilbao

14h30/15h30
Augustin Giovannoni : « Grammaires de l’exil. L’avec, l’entre, le commun ». 
 
15h30/16h30 :
Ahmet Insel : « Les possibilités de la désobéissance civile face à une autocratie élective »

16h30/17h30 : 
Norbert Waszek et Stéphanie Baumann : Un retour en Allemagne après l’exil ? Theodor W. Adorno et la problématique de la « Remigration ».

17h30/18h30 :  
Fedra Cuestas : « De l’exil à l’asile : un passage impossible » 

18h30/19h30 :
Marcelo N. Viñar : « Terreur politique et Exil/Désexil. Empreintes subjectives. Réflexions d'un psychanalyste »

19h30 :
Bertrand Ogilvie : « Entre Nouveau monde et monde nouveau, contrainte, consentement, servitude »
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Suisse, du 31 mai au 3 juin : Exil/Desexil. Création politique et philosophique aujourd'hui. L'émancipation en acte. Synthèse finale.
Colloque : à l'Université de Genève et à l'Université Ouvrière de Genève (UOG), Genève
Responsable(s), institution(s) : Marie-Claire Caloz-Tschopp (ancienne vice-présidente et directrice de programme au CIPh, Paris-Genève, coordination du projet), Valeria Wagner (maître d’enseignement et de recherche, Université de Genève, Faculté des Lettres), Umberto Bandiera (syndicaliste, UNIA-CGAS, Université Ouvrière de Genève), Jérôme Lèbre (CIPh, Paris).

Intervenants1 :
Christophe Angebault-Rousset (CIPh), Barnita Bagchi (Senior Assistant Profesor, Utrecht University, Hollande), Étienne Balibar (Paris), Umberto Bandiera (syndicalistes UNIA-CGAS, Genève), Jean Batou (historien, Université de Lausanne), Mustapha Bencheikh (Université internationale de Rabat), Fethi Benslama (psychiatre et psychanalyste, Université Paris-Diderot), Marion Brepohl (historienne, Université de Curitiba), Zenep Cherni (Université de Tunis), Rachel Cohen (sociologue de la culture, Paris), Graziella de Coulon (sociologue, Refuge R Lausanne), Jean-Michel Dolvo (avocat, député, Lausanne), Jean-Noëlle Ducange (historien, Université de Rouen, co-dir. Revue Actuel Marx), Marianne Ebel (philosophe et mouvement social, Neuchâtel), Piero Eyben (philosophe, Université fédérale de Brasilia), Andrea Eggli (travailleuse sociale, Centre Social Protestant, Lausanne), Jules Falquet (maître de conférences, Université Paris-Diderot), Farinaz Fassa (Sciences de l’Education, Université de Lausanne), Safaa Fathy (cinéaste, philosophe, ancienne directrice de programme au CIPh, Paris), Brigitte Fichet (sociologue, Strasbourg), Emerson Gabardo (juriste Universidade Federal do Paraná et Pontifícia Universidade Católica do Paraná), Jacopo Galimberti (CIPh, Université de Manchester), Alexandra Galitzine-Loumpet (CESSMA & NLE, Paris), Zoraïda Gaviria (architecte, planification urbaine, Escuela ingenieria y planeacion, Medellin), Iside Gjergji (Université de Venise), Ghislaine Glasson-Deschaumes (Transeuropéennes, Université Paris Nanterre), Marcos Gonçalves (historien, Universidade Federal do Paraná), Olga Gonzalez (Dr sociologie, chercheuse associée URMIS, Paris), Andréas Gross (politologue, parlementaire, Conseil de l'Europe, Strasbourg), Jocelyne Haller (travailleuse sociale, députée, Genève), Ahmet Insel (Université de Galatasaray, Istanbul), Francesca Isso (Université de Rome), Silvina Jansen (Universidad de Baia Blanca, Argentina), Anne Jollet (historienne, dir. de publication Cahiers de l’histoire, Paris), Wilma Jung (réfugiée, libraire, Fribourg, Suisse), Nadia Yala Kisukidi (maître de conférences, Université Paris 8, CIPh), Christian Laval (Université de Nanterre, ancien directeur de programme au CIPh, Paris), Jérôme Lèbre (philosophie, CIPh, Paris), Jose Lillo (metteur en scène, Genève), Michaël Löwy (CNRS, Paris), Daniel Lvovich (historien, Universidad Nacional del General Sarmiento/CONICET), Jerry Manansala (enseignant, Genève), Silvia Mancini (Université de Lausanne), Chowra Makaremi (IRIS-EHESS & NLE, Paris), Alex Martins (science politique, responsable de formation syndical, Lausanne), Pauline Milani (Dr. en histoire, Université de Berne, co-présidente Solidarité sans Frontières SOSF, Berne), Klaus Mechkat (sociologie politique, Fondation Rosa Luxemburg, Allemagne), Rina Nissim (Mouvement Mamamelis, Genève), Bertrand Ogilvie (Université Paris 8, ancien directeur de programme au CIPh), Federico Oliveri (Université de Pise, Interdisciplinary Centre for Peace Studies), German Osorio (réfugié, Neuchâtel), Ilaria Possenti (Université de Vérone), Larissa Ramina (juriste, Universidade Federal do Paraná), Raphaël Ramuz (doctorant Université de Lausanne, secrétaire syndical SSP-VPOD), Manuela Salvi (journaliste RTS, Lausanne), Pinar Selek (Université de Strasbourg), Jeanne Simon (science politique, Universidade de Concepción, Chile), Christophe Tafelmacher (avocat, Lausanne), Patrick Taran (Migration NetWorkin, Genève), André Tosel (Université de Nice), Rachida Triki (Université de Tunis), Fathi Triki (Université de Tunis), Teresa Veloso (sociologue, Chili), Patrice Vermeren (Université Paris 8), Christiane Vollaire (philosophe, Paris), Marc Vuillemier (historien du mouvement ouvrier, ancien chargé de cours, Université de Genève), Valeria Wagner (maître d’enseignement et de recherche, Université de Genève) (liste candidatures ouvertes).

1 À cette étape les personnes ayant déjà participé au Programme Exil (séminaires, colloques, journées d'étude 2010-2016) sont bienvenues (enseignants, chercheurs de divers domaines dont la philosophie, artistes, militants de la « société civile », syndicalistes, professionnels, écrivains, poètes, membres d'universités libres).

Ces colloques en réseaux feront l'objet d'informations pratiques, d'un argumentaire général, d'argumentaires et de programmes pour chaque lieu, avec intervenants, titres, dates, adresses, salles et horaires.
Consulter www.exil-ciph.com et le site de chaque lieu

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Colloque Philosophie/Politique et société

Exil/Desexil, politique et philosophie

Marie-Claire CALOZ-TSCHOPP et Ghislaine GLASSON DESCHAUMES

dateDate : 01/06/2017 heure Début : -> Fin :  O.K.

lieu Adresse : Adresse à préciser, Université de Genève et Université Ouvrière de Genève (UOG)

Résumé : Les collaborations seront indiquées dans les programmes spécifiques et sur les sites indiqués plus bas.


Langues des colloques selon les lieux : français, portugais, espagnol, italien, anglais.

Cinq colloques internationaux en réseaux (Brésil, Suisse, Italie, France) avec leurs travaux préparatoires se dérouleront autour du thème général, en étapes successives (novembre 2016/juin 2017), avec des approches spécifiques pour chaque lieu. Une synthèse finale ouverte du processus est prévue (Genève, juin 2017) autour d’un Programme CIPh (direction de programme de M.-C. Caloz-Tschopp de 2010 à 2016 « Exil, création philosophique et politique. Repenser l'exil dans la citoyenneté contemporaine » – www.exil-ciph.com). Une approche ancrée dans les expériences, luttes, outils et recherches en cours est privilégiée.
Dans le contexte historique actuel de violence destructrice « en boomerang » (Luxemburg), « exterministe » (Ogilvie), dans une époque qui avance à reculons comme une écrevisse (Eco), comment faisons-nous pour vivre, lutter, « penser ce que nous faisons » (Arendt) ? La thèse de départ sur l’exil, nouvelle condition humaine dans la globalisation – non assimilable à l’universalité de l’exil – a été formulée à Genève en 2010, explorée durant six ans (2010-2016, Suisse, Chili, Turquie, France, dans des formes « d’expulsions » transversales à nos sociétés sur la planète qui bousculent complètement notre regard, notre conscience, nos savoirs.
Exil/Desexil… Malédiction de l’exil, expulsion, souffrance, victimes, nostalgie, l’exil est-ce (seulement) cela ? Un nouveau mot – DESEXIL – est apparu dans l’analyse de l’histoire, des expériences de vie quotidienne, des formes de résistances, de luttes, des textes d’un vaste corpus, souvent « minoritaire ». Comment comprendre ce mot ? Comment saisir la tension de l’Exil/Desexil  dans les expériences, dispositifs, textes, corpus, outils de savoirs, aujourd’hui ? Où sont les nœuds, les difficultés, les apories du conflit ?
Comment passer de l’ambiguïté (Bleger) aux conflits psychiques, socio-politiques ? Comment travailleurs intellectuels, sans-droits précarisés, mouvements sociaux, seraient-ils acteurs d’une démarche d’Exil/Desexil ? Avec une relecture critique de la désobéissance, de la puissance de l’action en incluant la mémoire, l’histoire s’impose.
Une dialectique ouverte entre Exil/Desexil interroge les traditions, incite à un travail critique sur les discours de l’exil à l’insoumission. Elle conduit à un questionnement en terme de résistance (au double sens de Widerstand et Resistenz) à l’exil imposé par la « force » (Weil) qui en appelle à la « puissance » (Spinoza, Arendt, Castoriadis) du devenir.
Brésil, du 13 au 15 mars : Politiques de la mémoire : exutoire et stratégies de desexil
Colloques et ateliers : au Museu Paranaense, Curitiba
Organisateur : Institution Universidade Federal do Paraná
Responsable(s), institution(s) : Marion Brepohl (historienne, Universidade Fédéral do Paraná), Marcelo Viñar (psychanalyste, Uruguay), Teresa Veloso (sociologue, Chili).
Sites : www.poshistoria.ufpr.br ; http://ufpr.academia.edu/MarionBrepohl
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Italie, le 12 mai : Desexil. Mobilisations à la frontière. Migrants/réfugiés, mouvements sociaux et défis politiques
Colloques et ateliers : au Centre on Social Movements Studies, Institute of Humanities and Social Sciences, Scuola Normale Superiore, Florence
Organisateurs : Centre on Social Movements Studies (COSMOS) de l'École normale supérieure de Pise-Florence ; Hannah Arendt Center for Political Studies, University of Verona.
Responsable(s), institution(s) : Donatella Della Porta (École normale supérieure de Pise-Florence, dir. du Institute of Humanities and Social Sciences et du Centre COSMOS), Federico Oliveri (Sciences for Peace Interdisciplinary Centre, Université de Pise - partenaire), Ilaria Possenti (Hannah Arendt Center for Political Studies, University of Verona),
Sites : http://cosmos.sns.it ; www.arendtcenter.it
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France, du 18 au 19 mai : Desexil, philosophies de l’Autre monde. Consentement et désobéissance civile/civique
Colloque : à l'Université de Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, Saint-Denis 
Responsable(s), institution(s) : Bertrand Ogilvie et Patrice Vermeren (Université de Paris 8, anciens directeurs de programme au CIPh).
Programme :

Jeudi matin : Les exils dans l’histoire

10h : Présentation B. Ogilvie/P. Vermeren
Présidente de séance : Delphine Diaz (maîtresse de conférences à l’Université de Reims Champagnes-Ardenne, responsable du programme ANR AsileuropeXIX).
« Violence et désobéissance dans l’exil au XIXe siècle, Europe/Amérique latine ». Les notions d’exil et de « desexil » seront questionnées à travers un aperçu historique des formes de politisation des exilés au XIXe siècle en Europe et en Amérique latine en centrant le propos sur les interactions parfois violentes des exilés avec les États d’origine et d’accueil, les espaces politiques de rencontre et de mobilisation au sein des sociétés d’accueil. 

10h30/11h
Hugo Vermeren (docteur en histoire contemporaine, post-doctorant du programme ANR AsileuropeXIX) : « Violences politiques, résistances à l’expulsion : parcours d’un réfugié politique italien, Giorgio Libri-Bagnano (1780-1836) »
Partisan de Napoléon Bonaparte lors de l’occupation française en Italie à la fin du XVIIIe siècle, Giorgio Libri-Bagnano (1780-1836) est issu d’une riche famille de la noblesse florentine réfugié en France en 1802. Éternel insoumis, il est condamné trois fois par les tribunaux français, expulsé à deux reprises, envoyé au bagne, baladé de prison en prison, pour finalement trouver un nouveau refuge à Bruxelles. Insatiable pamphlétaire, il y fonde Le National, quotidien financé par l’occupant hollandais, avant d’être à nouveau violemment expulsé lors de la révolution belge du 25 août 1830. Son parcours illustre l’intense mobilité des exilés politiques dans l’Europe du XIXe siècle. Il nous renseigne sur la position instable des réfugiés dans des sociétés d’accueil dont le contexte politique local était sans cesse changeant. Il témoigne également de leur confrontation permanente et parfois violente avec les institutions administratives, policières et judiciaires. 

11h/11h30 :
Edward Blumenthal (maître de conférences, Université de Paris III) : « Exil, droit des gens et droit d'asile en Amérique du Sud, XIXe siècle »
Cette intervention analysera les débuts du droit d'asile en Amérique du sud au XIXe siècle. Parmi les juristes de cette époque, la question de l'exil avait une place d'importance (bien qu'ils aient plutôt parlé d'émigration, asile et « destierro »), et beaucoup d'entre eux avaient connu l'exil. Utilisant le droit des gens et le droit naturel, ces juristes formulèrent les droits des États et des individus en situation d'exil, et cherchèrent à concilier les droits des États à accorder (ou refuser) l'asile, avec les droits individuels de l'émigré. Ces réflexions formèrent la base de la période de codification du droit d'asile, maintenant compris comme partie d'un droit international positif, qui s'ouvre à la fin du XIXe siècle avec les conférences internationales américaines. 

11h30/12h :
Romy Sanchez (docteure en histoire contemporaine, Université de Paris I Panthéon-Sorbonne) : « Des bureaux new-yorkais au champ de bataille : les exilés cubains séparatistes et le rapport à la violence, 1840-1880 »
La geste patriotique cubaine relègue les exilés au rang d'élites abritées dans le confort des capitales européennes et états-uniennes, tandis que la première guerre d'indépendance (1868-1878) fait rage sur l'île caraïbe. Pourtant, l'examen des sources révèle des liens bien plus poreux entre l'exil « doré » des hommes d'affaires et des écrivains et le combat armé sur l'île et à l'étranger. La violence est loin d'être seulement l'apanage de la guerre, mais les proscrits partisans d'une séparation de l'Espagne s'avèrent être en contact fréquent avec des situations d'exil à bien des égards violentes et conflictuelles. 

12h/12h30 : questions et discussion générale.

Pause déjeuner 12h30/14h30

Jeudi après-midi : Les deux exils
Président de séance : Martin Macias 
 
14h30/15h30
Éric Lecerf : Des chemins empruntés par Jean Malaquais : ce qui se contredit de l'exil dans une conscience apatride.
Lorsque Jean Malaquais reçoit le prix Renaudot en 1939 pour son roman Les Javanais, la préfecture de Police ne s’y trompe pas. Il s’agit d’un juif polonais nommé Jan Malacki, l’un de ces « métèques apatrides » que la république incarcèrera bien vite avant que l’État français ne les livre à la gestapo. Dans son Journal de guerre, publié à l’aide de Norman Mailer en 1943, puis dans Planète sans visa, Malaquais, traducteur et commentateur de Marx (dans une version plus conseilliste qu’orthodoxe) traitera cette question, à partir de son expérience, mais aussi comme figure d’un universel qui ne saurait se discuter sans que lui soit donnée, au titre de principe, une hétérogénéité qui engage autant le concret de nos existences que la ressaisie d'un imaginaire politique instituant l'utopie comme non-lieu permanent. 

15h30/16h30
Barbara Zauli : « L’exil est mon royaume : Albert Camus, praxis du désexil »

16h30/17h30
Patrice Vermeren : «  On ne tue point les idées »

17H30/18H30 :
Adelaïde Gregorio Fins : doctorante en Philosophie politique et éthique, Université Paris-Sorbonne / Université de Coimbra. 
« La désobéissance dans les Nouvelles lettres portugaises (1972) face à l’État Nouveau au Portugal : quelles formes d’exils à travers les mots, la philosophie et la création littéraire ? »
L’œuvre des « trois Marias » : Maria Isabel Barreno, Maria Tereza Horta, Maria Velho da Costa, Nouvelles lettres portugaises (Novas Cartas Portuguesas, 1972), Paris, Seuil, 1974, traduite par Evelyne Le Garret et Monique Wittig, montre que malgré la censure fasciste du régime de Salazar, les trois auteures parviennent à démystifier l’ordre normalisateur, dévoilant la nécessité de se libérer de la répression, et le sens d’une révolte étroitement liée aux combats féministes des années 1970 pour le respect de la dignité humaine.

Vendredi matin : Les deux exils (suite)
Président(e) de séance : Mathilde Roussigne

9h/10h30
Christiane Vollaire et Philippe Bazin : Une approche du mouvement des Pobladores au Chili.
Philosophie de terrain et photographie documentaire.  
L’approche de la philosophie de terrain vise, à partir des rencontres et des entretiens, à faire émerger une pensée commune de l’expérience des sujets, considérés comme acteurs d’une histoire qu’ils sont capables de réfléchir, et non comme témoins ou victimes d’événements qu’ils subiraient. Elle s’articule ici à une pratique artistique engagée de la photographie documentaire, à l’encontre du reportage journalistique, donnant à penser les rapports de l’esthétique au politique. 
De ce point de vue, le mouvement des Pobladores au Chili, que nous sommes allés rencontrer en 2012, nous a donné des éléments pour réfléchir et regarder autrement une histoire des luttes et des revendications autour de la question concrète du logement, dans un pays marqué par la violence politique. Des sujets, subissant un exil de classe au sein de leur propre espace territorial livré à la spéculation immobilière, trouvent le moyen de construire des solidarités pour refuser l’expulsion et le mal-logement auxquels on prétend les assigner. Et dans le même temps, d’anciens exilés de retour dans leur propre pays attestent des filiations étroites qui lient la violence militaire des années soixante-dix à la violence économique actuelle.
Le texte tiré des entretiens résonne avec les images des lieux, pour donner à penser une problématique de la résistance à partir du terrain des luttes. 
 
10h30/11h30 
Frederico Lyra : « MTST (Mouvement des travailleurs sans toit) et zones d’attente » .

11h30/12h30
 Julia Christ : « La tradition comme exil »

Pause déjeuner 12h30-14h30
 
Vendredi après-midi : Quelle désobéissance aujourd’hui ?
Président de séance : Alejandro Bilbao

14h30/15h30
Augustin Giovannoni : « Grammaires de l’exil. L’avec, l’entre, le commun ». 
 
15h30/16h30 :
Ahmet Insel : « Les possibilités de la désobéissance civile face à une autocratie élective »

16h30/17h30 : 
Norbert Waszek et Stéphanie Baumann : Un retour en Allemagne après l’exil ? Theodor W. Adorno et la problématique de la « Remigration ».

17h30/18h30 :  
Fedra Cuestas : « De l’exil à l’asile : un passage impossible » 

18h30/19h30 :
Marcelo N. Viñar : « Terreur politique et Exil/Désexil. Empreintes subjectives. Réflexions d'un psychanalyste »

19h30 :
Bertrand Ogilvie : « Entre Nouveau monde et monde nouveau, contrainte, consentement, servitude »
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Suisse, du 31 mai au 3 juin : Exil/Desexil. Création politique et philosophique aujourd'hui. L'émancipation en acte. Synthèse finale.
Colloque : à l'Université de Genève et à l'Université Ouvrière de Genève (UOG), Genève
Responsable(s), institution(s) : Marie-Claire Caloz-Tschopp (ancienne vice-présidente et directrice de programme au CIPh, Paris-Genève, coordination du projet), Valeria Wagner (maître d’enseignement et de recherche, Université de Genève, Faculté des Lettres), Umberto Bandiera (syndicaliste, UNIA-CGAS, Université Ouvrière de Genève), Jérôme Lèbre (CIPh, Paris).

Intervenants1 :
Christophe Angebault-Rousset (CIPh), Barnita Bagchi (Senior Assistant Profesor, Utrecht University, Hollande), Étienne Balibar (Paris), Umberto Bandiera (syndicalistes UNIA-CGAS, Genève), Jean Batou (historien, Université de Lausanne), Mustapha Bencheikh (Université internationale de Rabat), Fethi Benslama (psychiatre et psychanalyste, Université Paris-Diderot), Marion Brepohl (historienne, Université de Curitiba), Zenep Cherni (Université de Tunis), Rachel Cohen (sociologue de la culture, Paris), Graziella de Coulon (sociologue, Refuge R Lausanne), Jean-Michel Dolvo (avocat, député, Lausanne), Jean-Noëlle Ducange (historien, Université de Rouen, co-dir. Revue Actuel Marx), Marianne Ebel (philosophe et mouvement social, Neuchâtel), Piero Eyben (philosophe, Université fédérale de Brasilia), Andrea Eggli (travailleuse sociale, Centre Social Protestant, Lausanne), Jules Falquet (maître de conférences, Université Paris-Diderot), Farinaz Fassa (Sciences de l’Education, Université de Lausanne), Safaa Fathy (cinéaste, philosophe, ancienne directrice de programme au CIPh, Paris), Brigitte Fichet (sociologue, Strasbourg), Emerson Gabardo (juriste Universidade Federal do Paraná et Pontifícia Universidade Católica do Paraná), Jacopo Galimberti (CIPh, Université de Manchester), Alexandra Galitzine-Loumpet (CESSMA & NLE, Paris), Zoraïda Gaviria (architecte, planification urbaine, Escuela ingenieria y planeacion, Medellin), Iside Gjergji (Université de Venise), Ghislaine Glasson-Deschaumes (Transeuropéennes, Université Paris Nanterre), Marcos Gonçalves (historien, Universidade Federal do Paraná), Olga Gonzalez (Dr sociologie, chercheuse associée URMIS, Paris), Andréas Gross (politologue, parlementaire, Conseil de l'Europe, Strasbourg), Jocelyne Haller (travailleuse sociale, députée, Genève), Ahmet Insel (Université de Galatasaray, Istanbul), Francesca Isso (Université de Rome), Silvina Jansen (Universidad de Baia Blanca, Argentina), Anne Jollet (historienne, dir. de publication Cahiers de l’histoire, Paris), Wilma Jung (réfugiée, libraire, Fribourg, Suisse), Nadia Yala Kisukidi (maître de conférences, Université Paris 8, CIPh), Christian Laval (Université de Nanterre, ancien directeur de programme au CIPh, Paris), Jérôme Lèbre (philosophie, CIPh, Paris), Jose Lillo (metteur en scène, Genève), Michaël Löwy (CNRS, Paris), Daniel Lvovich (historien, Universidad Nacional del General Sarmiento/CONICET), Jerry Manansala (enseignant, Genève), Silvia Mancini (Université de Lausanne), Chowra Makaremi (IRIS-EHESS & NLE, Paris), Alex Martins (science politique, responsable de formation syndical, Lausanne), Pauline Milani (Dr. en histoire, Université de Berne, co-présidente Solidarité sans Frontières SOSF, Berne), Klaus Mechkat (sociologie politique, Fondation Rosa Luxemburg, Allemagne), Rina Nissim (Mouvement Mamamelis, Genève), Bertrand Ogilvie (Université Paris 8, ancien directeur de programme au CIPh), Federico Oliveri (Université de Pise, Interdisciplinary Centre for Peace Studies), German Osorio (réfugié, Neuchâtel), Ilaria Possenti (Université de Vérone), Larissa Ramina (juriste, Universidade Federal do Paraná), Raphaël Ramuz (doctorant Université de Lausanne, secrétaire syndical SSP-VPOD), Manuela Salvi (journaliste RTS, Lausanne), Pinar Selek (Université de Strasbourg), Jeanne Simon (science politique, Universidade de Concepción, Chile), Christophe Tafelmacher (avocat, Lausanne), Patrick Taran (Migration NetWorkin, Genève), André Tosel (Université de Nice), Rachida Triki (Université de Tunis), Fathi Triki (Université de Tunis), Teresa Veloso (sociologue, Chili), Patrice Vermeren (Université Paris 8), Christiane Vollaire (philosophe, Paris), Marc Vuillemier (historien du mouvement ouvrier, ancien chargé de cours, Université de Genève), Valeria Wagner (maître d’enseignement et de recherche, Université de Genève) (liste candidatures ouvertes).

1 À cette étape les personnes ayant déjà participé au Programme Exil (séminaires, colloques, journées d'étude 2010-2016) sont bienvenues (enseignants, chercheurs de divers domaines dont la philosophie, artistes, militants de la « société civile », syndicalistes, professionnels, écrivains, poètes, membres d'universités libres).

Ces colloques en réseaux feront l'objet d'informations pratiques, d'un argumentaire général, d'argumentaires et de programmes pour chaque lieu, avec intervenants, titres, dates, adresses, salles et horaires.
Consulter www.exil-ciph.com et le site de chaque lieu

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Colloque Philosophie/Politique et société

Exil/Desexil, politique et philosophie

Marie-Claire CALOZ-TSCHOPP et Ghislaine GLASSON DESCHAUMES

dateDate : 02/06/2017 heure Début : -> Fin :  O.K.

lieu Adresse : Adresse à préciser, Université de Genève et Université Ouvrière de Genève (UOG)

Résumé : Les collaborations seront indiquées dans les programmes spécifiques et sur les sites indiqués plus bas.


Langues des colloques selon les lieux : français, portugais, espagnol, italien, anglais.

Cinq colloques internationaux en réseaux (Brésil, Suisse, Italie, France) avec leurs travaux préparatoires se dérouleront autour du thème général, en étapes successives (novembre 2016/juin 2017), avec des approches spécifiques pour chaque lieu. Une synthèse finale ouverte du processus est prévue (Genève, juin 2017) autour d’un Programme CIPh (direction de programme de M.-C. Caloz-Tschopp de 2010 à 2016 « Exil, création philosophique et politique. Repenser l'exil dans la citoyenneté contemporaine » – www.exil-ciph.com). Une approche ancrée dans les expériences, luttes, outils et recherches en cours est privilégiée.
Dans le contexte historique actuel de violence destructrice « en boomerang » (Luxemburg), « exterministe » (Ogilvie), dans une époque qui avance à reculons comme une écrevisse (Eco), comment faisons-nous pour vivre, lutter, « penser ce que nous faisons » (Arendt) ? La thèse de départ sur l’exil, nouvelle condition humaine dans la globalisation – non assimilable à l’universalité de l’exil – a été formulée à Genève en 2010, explorée durant six ans (2010-2016, Suisse, Chili, Turquie, France, dans des formes « d’expulsions » transversales à nos sociétés sur la planète qui bousculent complètement notre regard, notre conscience, nos savoirs.
Exil/Desexil… Malédiction de l’exil, expulsion, souffrance, victimes, nostalgie, l’exil est-ce (seulement) cela ? Un nouveau mot – DESEXIL – est apparu dans l’analyse de l’histoire, des expériences de vie quotidienne, des formes de résistances, de luttes, des textes d’un vaste corpus, souvent « minoritaire ». Comment comprendre ce mot ? Comment saisir la tension de l’Exil/Desexil  dans les expériences, dispositifs, textes, corpus, outils de savoirs, aujourd’hui ? Où sont les nœuds, les difficultés, les apories du conflit ?
Comment passer de l’ambiguïté (Bleger) aux conflits psychiques, socio-politiques ? Comment travailleurs intellectuels, sans-droits précarisés, mouvements sociaux, seraient-ils acteurs d’une démarche d’Exil/Desexil ? Avec une relecture critique de la désobéissance, de la puissance de l’action en incluant la mémoire, l’histoire s’impose.
Une dialectique ouverte entre Exil/Desexil interroge les traditions, incite à un travail critique sur les discours de l’exil à l’insoumission. Elle conduit à un questionnement en terme de résistance (au double sens de Widerstand et Resistenz) à l’exil imposé par la « force » (Weil) qui en appelle à la « puissance » (Spinoza, Arendt, Castoriadis) du devenir.
Brésil, du 13 au 15 mars : Politiques de la mémoire : exutoire et stratégies de desexil
Colloques et ateliers : au Museu Paranaense, Curitiba
Organisateur : Institution Universidade Federal do Paraná
Responsable(s), institution(s) : Marion Brepohl (historienne, Universidade Fédéral do Paraná), Marcelo Viñar (psychanalyste, Uruguay), Teresa Veloso (sociologue, Chili).
Sites : www.poshistoria.ufpr.br ; http://ufpr.academia.edu/MarionBrepohl
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Italie, le 12 mai : Desexil. Mobilisations à la frontière. Migrants/réfugiés, mouvements sociaux et défis politiques
Colloques et ateliers : au Centre on Social Movements Studies, Institute of Humanities and Social Sciences, Scuola Normale Superiore, Florence
Organisateurs : Centre on Social Movements Studies (COSMOS) de l'École normale supérieure de Pise-Florence ; Hannah Arendt Center for Political Studies, University of Verona.
Responsable(s), institution(s) : Donatella Della Porta (École normale supérieure de Pise-Florence, dir. du Institute of Humanities and Social Sciences et du Centre COSMOS), Federico Oliveri (Sciences for Peace Interdisciplinary Centre, Université de Pise - partenaire), Ilaria Possenti (Hannah Arendt Center for Political Studies, University of Verona),
Sites : http://cosmos.sns.it ; www.arendtcenter.it
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France, du 18 au 19 mai : Desexil, philosophies de l’Autre monde. Consentement et désobéissance civile/civique
Colloque : à l'Université de Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, Saint-Denis 
Responsable(s), institution(s) : Bertrand Ogilvie et Patrice Vermeren (Université de Paris 8, anciens directeurs de programme au CIPh).
Programme :

Jeudi matin : Les exils dans l’histoire

10h : Présentation B. Ogilvie/P. Vermeren
Présidente de séance : Delphine Diaz (maîtresse de conférences à l’Université de Reims Champagnes-Ardenne, responsable du programme ANR AsileuropeXIX).
« Violence et désobéissance dans l’exil au XIXe siècle, Europe/Amérique latine ». Les notions d’exil et de « desexil » seront questionnées à travers un aperçu historique des formes de politisation des exilés au XIXe siècle en Europe et en Amérique latine en centrant le propos sur les interactions parfois violentes des exilés avec les États d’origine et d’accueil, les espaces politiques de rencontre et de mobilisation au sein des sociétés d’accueil. 

10h30/11h
Hugo Vermeren (docteur en histoire contemporaine, post-doctorant du programme ANR AsileuropeXIX) : « Violences politiques, résistances à l’expulsion : parcours d’un réfugié politique italien, Giorgio Libri-Bagnano (1780-1836) »
Partisan de Napoléon Bonaparte lors de l’occupation française en Italie à la fin du XVIIIe siècle, Giorgio Libri-Bagnano (1780-1836) est issu d’une riche famille de la noblesse florentine réfugié en France en 1802. Éternel insoumis, il est condamné trois fois par les tribunaux français, expulsé à deux reprises, envoyé au bagne, baladé de prison en prison, pour finalement trouver un nouveau refuge à Bruxelles. Insatiable pamphlétaire, il y fonde Le National, quotidien financé par l’occupant hollandais, avant d’être à nouveau violemment expulsé lors de la révolution belge du 25 août 1830. Son parcours illustre l’intense mobilité des exilés politiques dans l’Europe du XIXe siècle. Il nous renseigne sur la position instable des réfugiés dans des sociétés d’accueil dont le contexte politique local était sans cesse changeant. Il témoigne également de leur confrontation permanente et parfois violente avec les institutions administratives, policières et judiciaires. 

11h/11h30 :
Edward Blumenthal (maître de conférences, Université de Paris III) : « Exil, droit des gens et droit d'asile en Amérique du Sud, XIXe siècle »
Cette intervention analysera les débuts du droit d'asile en Amérique du sud au XIXe siècle. Parmi les juristes de cette époque, la question de l'exil avait une place d'importance (bien qu'ils aient plutôt parlé d'émigration, asile et « destierro »), et beaucoup d'entre eux avaient connu l'exil. Utilisant le droit des gens et le droit naturel, ces juristes formulèrent les droits des États et des individus en situation d'exil, et cherchèrent à concilier les droits des États à accorder (ou refuser) l'asile, avec les droits individuels de l'émigré. Ces réflexions formèrent la base de la période de codification du droit d'asile, maintenant compris comme partie d'un droit international positif, qui s'ouvre à la fin du XIXe siècle avec les conférences internationales américaines. 

11h30/12h :
Romy Sanchez (docteure en histoire contemporaine, Université de Paris I Panthéon-Sorbonne) : « Des bureaux new-yorkais au champ de bataille : les exilés cubains séparatistes et le rapport à la violence, 1840-1880 »
La geste patriotique cubaine relègue les exilés au rang d'élites abritées dans le confort des capitales européennes et états-uniennes, tandis que la première guerre d'indépendance (1868-1878) fait rage sur l'île caraïbe. Pourtant, l'examen des sources révèle des liens bien plus poreux entre l'exil « doré » des hommes d'affaires et des écrivains et le combat armé sur l'île et à l'étranger. La violence est loin d'être seulement l'apanage de la guerre, mais les proscrits partisans d'une séparation de l'Espagne s'avèrent être en contact fréquent avec des situations d'exil à bien des égards violentes et conflictuelles. 

12h/12h30 : questions et discussion générale.

Pause déjeuner 12h30/14h30

Jeudi après-midi : Les deux exils
Président de séance : Martin Macias 
 
14h30/15h30
Éric Lecerf : Des chemins empruntés par Jean Malaquais : ce qui se contredit de l'exil dans une conscience apatride.
Lorsque Jean Malaquais reçoit le prix Renaudot en 1939 pour son roman Les Javanais, la préfecture de Police ne s’y trompe pas. Il s’agit d’un juif polonais nommé Jan Malacki, l’un de ces « métèques apatrides » que la république incarcèrera bien vite avant que l’État français ne les livre à la gestapo. Dans son Journal de guerre, publié à l’aide de Norman Mailer en 1943, puis dans Planète sans visa, Malaquais, traducteur et commentateur de Marx (dans une version plus conseilliste qu’orthodoxe) traitera cette question, à partir de son expérience, mais aussi comme figure d’un universel qui ne saurait se discuter sans que lui soit donnée, au titre de principe, une hétérogénéité qui engage autant le concret de nos existences que la ressaisie d'un imaginaire politique instituant l'utopie comme non-lieu permanent. 

15h30/16h30
Barbara Zauli : « L’exil est mon royaume : Albert Camus, praxis du désexil »

16h30/17h30
Patrice Vermeren : «  On ne tue point les idées »

17H30/18H30 :
Adelaïde Gregorio Fins : doctorante en Philosophie politique et éthique, Université Paris-Sorbonne / Université de Coimbra. 
« La désobéissance dans les Nouvelles lettres portugaises (1972) face à l’État Nouveau au Portugal : quelles formes d’exils à travers les mots, la philosophie et la création littéraire ? »
L’œuvre des « trois Marias » : Maria Isabel Barreno, Maria Tereza Horta, Maria Velho da Costa, Nouvelles lettres portugaises (Novas Cartas Portuguesas, 1972), Paris, Seuil, 1974, traduite par Evelyne Le Garret et Monique Wittig, montre que malgré la censure fasciste du régime de Salazar, les trois auteures parviennent à démystifier l’ordre normalisateur, dévoilant la nécessité de se libérer de la répression, et le sens d’une révolte étroitement liée aux combats féministes des années 1970 pour le respect de la dignité humaine.

Vendredi matin : Les deux exils (suite)
Président(e) de séance : Mathilde Roussigne

9h/10h30
Christiane Vollaire et Philippe Bazin : Une approche du mouvement des Pobladores au Chili.
Philosophie de terrain et photographie documentaire.  
L’approche de la philosophie de terrain vise, à partir des rencontres et des entretiens, à faire émerger une pensée commune de l’expérience des sujets, considérés comme acteurs d’une histoire qu’ils sont capables de réfléchir, et non comme témoins ou victimes d’événements qu’ils subiraient. Elle s’articule ici à une pratique artistique engagée de la photographie documentaire, à l’encontre du reportage journalistique, donnant à penser les rapports de l’esthétique au politique. 
De ce point de vue, le mouvement des Pobladores au Chili, que nous sommes allés rencontrer en 2012, nous a donné des éléments pour réfléchir et regarder autrement une histoire des luttes et des revendications autour de la question concrète du logement, dans un pays marqué par la violence politique. Des sujets, subissant un exil de classe au sein de leur propre espace territorial livré à la spéculation immobilière, trouvent le moyen de construire des solidarités pour refuser l’expulsion et le mal-logement auxquels on prétend les assigner. Et dans le même temps, d’anciens exilés de retour dans leur propre pays attestent des filiations étroites qui lient la violence militaire des années soixante-dix à la violence économique actuelle.
Le texte tiré des entretiens résonne avec les images des lieux, pour donner à penser une problématique de la résistance à partir du terrain des luttes. 
 
10h30/11h30 
Frederico Lyra : « MTST (Mouvement des travailleurs sans toit) et zones d’attente » .

11h30/12h30
 Julia Christ : « La tradition comme exil »

Pause déjeuner 12h30-14h30
 
Vendredi après-midi : Quelle désobéissance aujourd’hui ?
Président de séance : Alejandro Bilbao

14h30/15h30
Augustin Giovannoni : « Grammaires de l’exil. L’avec, l’entre, le commun ». 
 
15h30/16h30 :
Ahmet Insel : « Les possibilités de la désobéissance civile face à une autocratie élective »

16h30/17h30 : 
Norbert Waszek et Stéphanie Baumann : Un retour en Allemagne après l’exil ? Theodor W. Adorno et la problématique de la « Remigration ».

17h30/18h30 :  
Fedra Cuestas : « De l’exil à l’asile : un passage impossible » 

18h30/19h30 :
Marcelo N. Viñar : « Terreur politique et Exil/Désexil. Empreintes subjectives. Réflexions d'un psychanalyste »

19h30 :
Bertrand Ogilvie : « Entre Nouveau monde et monde nouveau, contrainte, consentement, servitude »
 ---
 
Suisse, du 31 mai au 3 juin : Exil/Desexil. Création politique et philosophique aujourd'hui. L'émancipation en acte. Synthèse finale.
Colloque : à l'Université de Genève et à l'Université Ouvrière de Genève (UOG), Genève
Responsable(s), institution(s) : Marie-Claire Caloz-Tschopp (ancienne vice-présidente et directrice de programme au CIPh, Paris-Genève, coordination du projet), Valeria Wagner (maître d’enseignement et de recherche, Université de Genève, Faculté des Lettres), Umberto Bandiera (syndicaliste, UNIA-CGAS, Université Ouvrière de Genève), Jérôme Lèbre (CIPh, Paris).

Intervenants1 :
Christophe Angebault-Rousset (CIPh), Barnita Bagchi (Senior Assistant Profesor, Utrecht University, Hollande), Étienne Balibar (Paris), Umberto Bandiera (syndicalistes UNIA-CGAS, Genève), Jean Batou (historien, Université de Lausanne), Mustapha Bencheikh (Université internationale de Rabat), Fethi Benslama (psychiatre et psychanalyste, Université Paris-Diderot), Marion Brepohl (historienne, Université de Curitiba), Zenep Cherni (Université de Tunis), Rachel Cohen (sociologue de la culture, Paris), Graziella de Coulon (sociologue, Refuge R Lausanne), Jean-Michel Dolvo (avocat, député, Lausanne), Jean-Noëlle Ducange (historien, Université de Rouen, co-dir. Revue Actuel Marx), Marianne Ebel (philosophe et mouvement social, Neuchâtel), Piero Eyben (philosophe, Université fédérale de Brasilia), Andrea Eggli (travailleuse sociale, Centre Social Protestant, Lausanne), Jules Falquet (maître de conférences, Université Paris-Diderot), Farinaz Fassa (Sciences de l’Education, Université de Lausanne), Safaa Fathy (cinéaste, philosophe, ancienne directrice de programme au CIPh, Paris), Brigitte Fichet (sociologue, Strasbourg), Emerson Gabardo (juriste Universidade Federal do Paraná et Pontifícia Universidade Católica do Paraná), Jacopo Galimberti (CIPh, Université de Manchester), Alexandra Galitzine-Loumpet (CESSMA & NLE, Paris), Zoraïda Gaviria (architecte, planification urbaine, Escuela ingenieria y planeacion, Medellin), Iside Gjergji (Université de Venise), Ghislaine Glasson-Deschaumes (Transeuropéennes, Université Paris Nanterre), Marcos Gonçalves (historien, Universidade Federal do Paraná), Olga Gonzalez (Dr sociologie, chercheuse associée URMIS, Paris), Andréas Gross (politologue, parlementaire, Conseil de l'Europe, Strasbourg), Jocelyne Haller (travailleuse sociale, députée, Genève), Ahmet Insel (Université de Galatasaray, Istanbul), Francesca Isso (Université de Rome), Silvina Jansen (Universidad de Baia Blanca, Argentina), Anne Jollet (historienne, dir. de publication Cahiers de l’histoire, Paris), Wilma Jung (réfugiée, libraire, Fribourg, Suisse), Nadia Yala Kisukidi (maître de conférences, Université Paris 8, CIPh), Christian Laval (Université de Nanterre, ancien directeur de programme au CIPh, Paris), Jérôme Lèbre (philosophie, CIPh, Paris), Jose Lillo (metteur en scène, Genève), Michaël Löwy (CNRS, Paris), Daniel Lvovich (historien, Universidad Nacional del General Sarmiento/CONICET), Jerry Manansala (enseignant, Genève), Silvia Mancini (Université de Lausanne), Chowra Makaremi (IRIS-EHESS & NLE, Paris), Alex Martins (science politique, responsable de formation syndical, Lausanne), Pauline Milani (Dr. en histoire, Université de Berne, co-présidente Solidarité sans Frontières SOSF, Berne), Klaus Mechkat (sociologie politique, Fondation Rosa Luxemburg, Allemagne), Rina Nissim (Mouvement Mamamelis, Genève), Bertrand Ogilvie (Université Paris 8, ancien directeur de programme au CIPh), Federico Oliveri (Université de Pise, Interdisciplinary Centre for Peace Studies), German Osorio (réfugié, Neuchâtel), Ilaria Possenti (Université de Vérone), Larissa Ramina (juriste, Universidade Federal do Paraná), Raphaël Ramuz (doctorant Université de Lausanne, secrétaire syndical SSP-VPOD), Manuela Salvi (journaliste RTS, Lausanne), Pinar Selek (Université de Strasbourg), Jeanne Simon (science politique, Universidade de Concepción, Chile), Christophe Tafelmacher (avocat, Lausanne), Patrick Taran (Migration NetWorkin, Genève), André Tosel (Université de Nice), Rachida Triki (Université de Tunis), Fathi Triki (Université de Tunis), Teresa Veloso (sociologue, Chili), Patrice Vermeren (Université Paris 8), Christiane Vollaire (philosophe, Paris), Marc Vuillemier (historien du mouvement ouvrier, ancien chargé de cours, Université de Genève), Valeria Wagner (maître d’enseignement et de recherche, Université de Genève) (liste candidatures ouvertes).

1 À cette étape les personnes ayant déjà participé au Programme Exil (séminaires, colloques, journées d'étude 2010-2016) sont bienvenues (enseignants, chercheurs de divers domaines dont la philosophie, artistes, militants de la « société civile », syndicalistes, professionnels, écrivains, poètes, membres d'universités libres).

Ces colloques en réseaux feront l'objet d'informations pratiques, d'un argumentaire général, d'argumentaires et de programmes pour chaque lieu, avec intervenants, titres, dates, adresses, salles et horaires.
Consulter www.exil-ciph.com et le site de chaque lieu

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Colloque Philosophie/Politique et société

Exil/Desexil, politique et philosophie

Marie-Claire CALOZ-TSCHOPP et Ghislaine GLASSON DESCHAUMES

dateDate : 03/06/2017 heure Début : -> Fin :  O.K.

lieu Adresse : Adresse à préciser, Université de Genève et Université Ouvrière de Genève (UOG)

Résumé : Les collaborations seront indiquées dans les programmes spécifiques et sur les sites indiqués plus bas.


Langues des colloques selon les lieux : français, portugais, espagnol, italien, anglais.

Cinq colloques internationaux en réseaux (Brésil, Suisse, Italie, France) avec leurs travaux préparatoires se dérouleront autour du thème général, en étapes successives (novembre 2016/juin 2017), avec des approches spécifiques pour chaque lieu. Une synthèse finale ouverte du processus est prévue (Genève, juin 2017) autour d’un Programme CIPh (direction de programme de M.-C. Caloz-Tschopp de 2010 à 2016 « Exil, création philosophique et politique. Repenser l'exil dans la citoyenneté contemporaine » – www.exil-ciph.com). Une approche ancrée dans les expériences, luttes, outils et recherches en cours est privilégiée.
Dans le contexte historique actuel de violence destructrice « en boomerang » (Luxemburg), « exterministe » (Ogilvie), dans une époque qui avance à reculons comme une écrevisse (Eco), comment faisons-nous pour vivre, lutter, « penser ce que nous faisons » (Arendt) ? La thèse de départ sur l’exil, nouvelle condition humaine dans la globalisation – non assimilable à l’universalité de l’exil – a été formulée à Genève en 2010, explorée durant six ans (2010-2016, Suisse, Chili, Turquie, France, dans des formes « d’expulsions » transversales à nos sociétés sur la planète qui bousculent complètement notre regard, notre conscience, nos savoirs.
Exil/Desexil… Malédiction de l’exil, expulsion, souffrance, victimes, nostalgie, l’exil est-ce (seulement) cela ? Un nouveau mot – DESEXIL – est apparu dans l’analyse de l’histoire, des expériences de vie quotidienne, des formes de résistances, de luttes, des textes d’un vaste corpus, souvent « minoritaire ». Comment comprendre ce mot ? Comment saisir la tension de l’Exil/Desexil  dans les expériences, dispositifs, textes, corpus, outils de savoirs, aujourd’hui ? Où sont les nœuds, les difficultés, les apories du conflit ?
Comment passer de l’ambiguïté (Bleger) aux conflits psychiques, socio-politiques ? Comment travailleurs intellectuels, sans-droits précarisés, mouvements sociaux, seraient-ils acteurs d’une démarche d’Exil/Desexil ? Avec une relecture critique de la désobéissance, de la puissance de l’action en incluant la mémoire, l’histoire s’impose.
Une dialectique ouverte entre Exil/Desexil interroge les traditions, incite à un travail critique sur les discours de l’exil à l’insoumission. Elle conduit à un questionnement en terme de résistance (au double sens de Widerstand et Resistenz) à l’exil imposé par la « force » (Weil) qui en appelle à la « puissance » (Spinoza, Arendt, Castoriadis) du devenir.
Brésil, du 13 au 15 mars : Politiques de la mémoire : exutoire et stratégies de desexil
Colloques et ateliers : au Museu Paranaense, Curitiba
Organisateur : Institution Universidade Federal do Paraná
Responsable(s), institution(s) : Marion Brepohl (historienne, Universidade Fédéral do Paraná), Marcelo Viñar (psychanalyste, Uruguay), Teresa Veloso (sociologue, Chili).
Sites : www.poshistoria.ufpr.br ; http://ufpr.academia.edu/MarionBrepohl
---

Italie, le 12 mai : Desexil. Mobilisations à la frontière. Migrants/réfugiés, mouvements sociaux et défis politiques
Colloques et ateliers : au Centre on Social Movements Studies, Institute of Humanities and Social Sciences, Scuola Normale Superiore, Florence
Organisateurs : Centre on Social Movements Studies (COSMOS) de l'École normale supérieure de Pise-Florence ; Hannah Arendt Center for Political Studies, University of Verona.
Responsable(s), institution(s) : Donatella Della Porta (École normale supérieure de Pise-Florence, dir. du Institute of Humanities and Social Sciences et du Centre COSMOS), Federico Oliveri (Sciences for Peace Interdisciplinary Centre, Université de Pise - partenaire), Ilaria Possenti (Hannah Arendt Center for Political Studies, University of Verona),
Sites : http://cosmos.sns.it ; www.arendtcenter.it
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France, du 18 au 19 mai : Desexil, philosophies de l’Autre monde. Consentement et désobéissance civile/civique
Colloque : à l'Université de Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, Saint-Denis 
Responsable(s), institution(s) : Bertrand Ogilvie et Patrice Vermeren (Université de Paris 8, anciens directeurs de programme au CIPh).
Programme :

Jeudi matin : Les exils dans l’histoire

10h : Présentation B. Ogilvie/P. Vermeren
Présidente de séance : Delphine Diaz (maîtresse de conférences à l’Université de Reims Champagnes-Ardenne, responsable du programme ANR AsileuropeXIX).
« Violence et désobéissance dans l’exil au XIXe siècle, Europe/Amérique latine ». Les notions d’exil et de « desexil » seront questionnées à travers un aperçu historique des formes de politisation des exilés au XIXe siècle en Europe et en Amérique latine en centrant le propos sur les interactions parfois violentes des exilés avec les États d’origine et d’accueil, les espaces politiques de rencontre et de mobilisation au sein des sociétés d’accueil. 

10h30/11h
Hugo Vermeren (docteur en histoire contemporaine, post-doctorant du programme ANR AsileuropeXIX) : « Violences politiques, résistances à l’expulsion : parcours d’un réfugié politique italien, Giorgio Libri-Bagnano (1780-1836) »
Partisan de Napoléon Bonaparte lors de l’occupation française en Italie à la fin du XVIIIe siècle, Giorgio Libri-Bagnano (1780-1836) est issu d’une riche famille de la noblesse florentine réfugié en France en 1802. Éternel insoumis, il est condamné trois fois par les tribunaux français, expulsé à deux reprises, envoyé au bagne, baladé de prison en prison, pour finalement trouver un nouveau refuge à Bruxelles. Insatiable pamphlétaire, il y fonde Le National, quotidien financé par l’occupant hollandais, avant d’être à nouveau violemment expulsé lors de la révolution belge du 25 août 1830. Son parcours illustre l’intense mobilité des exilés politiques dans l’Europe du XIXe siècle. Il nous renseigne sur la position instable des réfugiés dans des sociétés d’accueil dont le contexte politique local était sans cesse changeant. Il témoigne également de leur confrontation permanente et parfois violente avec les institutions administratives, policières et judiciaires. 

11h/11h30 :
Edward Blumenthal (maître de conférences, Université de Paris III) : « Exil, droit des gens et droit d'asile en Amérique du Sud, XIXe siècle »
Cette intervention analysera les débuts du droit d'asile en Amérique du sud au XIXe siècle. Parmi les juristes de cette époque, la question de l'exil avait une place d'importance (bien qu'ils aient plutôt parlé d'émigration, asile et « destierro »), et beaucoup d'entre eux avaient connu l'exil. Utilisant le droit des gens et le droit naturel, ces juristes formulèrent les droits des États et des individus en situation d'exil, et cherchèrent à concilier les droits des États à accorder (ou refuser) l'asile, avec les droits individuels de l'émigré. Ces réflexions formèrent la base de la période de codification du droit d'asile, maintenant compris comme partie d'un droit international positif, qui s'ouvre à la fin du XIXe siècle avec les conférences internationales américaines. 

11h30/12h :
Romy Sanchez (docteure en histoire contemporaine, Université de Paris I Panthéon-Sorbonne) : « Des bureaux new-yorkais au champ de bataille : les exilés cubains séparatistes et le rapport à la violence, 1840-1880 »
La geste patriotique cubaine relègue les exilés au rang d'élites abritées dans le confort des capitales européennes et états-uniennes, tandis que la première guerre d'indépendance (1868-1878) fait rage sur l'île caraïbe. Pourtant, l'examen des sources révèle des liens bien plus poreux entre l'exil « doré » des hommes d'affaires et des écrivains et le combat armé sur l'île et à l'étranger. La violence est loin d'être seulement l'apanage de la guerre, mais les proscrits partisans d'une séparation de l'Espagne s'avèrent être en contact fréquent avec des situations d'exil à bien des égards violentes et conflictuelles. 

12h/12h30 : questions et discussion générale.

Pause déjeuner 12h30/14h30

Jeudi après-midi : Les deux exils
Président de séance : Martin Macias 
 
14h30/15h30
Éric Lecerf : Des chemins empruntés par Jean Malaquais : ce qui se contredit de l'exil dans une conscience apatride.
Lorsque Jean Malaquais reçoit le prix Renaudot en 1939 pour son roman Les Javanais, la préfecture de Police ne s’y trompe pas. Il s’agit d’un juif polonais nommé Jan Malacki, l’un de ces « métèques apatrides » que la république incarcèrera bien vite avant que l’État français ne les livre à la gestapo. Dans son Journal de guerre, publié à l’aide de Norman Mailer en 1943, puis dans Planète sans visa, Malaquais, traducteur et commentateur de Marx (dans une version plus conseilliste qu’orthodoxe) traitera cette question, à partir de son expérience, mais aussi comme figure d’un universel qui ne saurait se discuter sans que lui soit donnée, au titre de principe, une hétérogénéité qui engage autant le concret de nos existences que la ressaisie d'un imaginaire politique instituant l'utopie comme non-lieu permanent. 

15h30/16h30
Barbara Zauli : « L’exil est mon royaume : Albert Camus, praxis du désexil »

16h30/17h30
Patrice Vermeren : «  On ne tue point les idées »

17H30/18H30 :
Adelaïde Gregorio Fins : doctorante en Philosophie politique et éthique, Université Paris-Sorbonne / Université de Coimbra. 
« La désobéissance dans les Nouvelles lettres portugaises (1972) face à l’État Nouveau au Portugal : quelles formes d’exils à travers les mots, la philosophie et la création littéraire ? »
L’œuvre des « trois Marias » : Maria Isabel Barreno, Maria Tereza Horta, Maria Velho da Costa, Nouvelles lettres portugaises (Novas Cartas Portuguesas, 1972), Paris, Seuil, 1974, traduite par Evelyne Le Garret et Monique Wittig, montre que malgré la censure fasciste du régime de Salazar, les trois auteures parviennent à démystifier l’ordre normalisateur, dévoilant la nécessité de se libérer de la répression, et le sens d’une révolte étroitement liée aux combats féministes des années 1970 pour le respect de la dignité humaine.

Vendredi matin : Les deux exils (suite)
Président(e) de séance : Mathilde Roussigne

9h/10h30
Christiane Vollaire et Philippe Bazin : Une approche du mouvement des Pobladores au Chili.
Philosophie de terrain et photographie documentaire.  
L’approche de la philosophie de terrain vise, à partir des rencontres et des entretiens, à faire émerger une pensée commune de l’expérience des sujets, considérés comme acteurs d’une histoire qu’ils sont capables de réfléchir, et non comme témoins ou victimes d’événements qu’ils subiraient. Elle s’articule ici à une pratique artistique engagée de la photographie documentaire, à l’encontre du reportage journalistique, donnant à penser les rapports de l’esthétique au politique. 
De ce point de vue, le mouvement des Pobladores au Chili, que nous sommes allés rencontrer en 2012, nous a donné des éléments pour réfléchir et regarder autrement une histoire des luttes et des revendications autour de la question concrète du logement, dans un pays marqué par la violence politique. Des sujets, subissant un exil de classe au sein de leur propre espace territorial livré à la spéculation immobilière, trouvent le moyen de construire des solidarités pour refuser l’expulsion et le mal-logement auxquels on prétend les assigner. Et dans le même temps, d’anciens exilés de retour dans leur propre pays attestent des filiations étroites qui lient la violence militaire des années soixante-dix à la violence économique actuelle.
Le texte tiré des entretiens résonne avec les images des lieux, pour donner à penser une problématique de la résistance à partir du terrain des luttes. 
 
10h30/11h30 
Frederico Lyra : « MTST (Mouvement des travailleurs sans toit) et zones d’attente » .

11h30/12h30
 Julia Christ : « La tradition comme exil »

Pause déjeuner 12h30-14h30
 
Vendredi après-midi : Quelle désobéissance aujourd’hui ?
Président de séance : Alejandro Bilbao

14h30/15h30
Augustin Giovannoni : « Grammaires de l’exil. L’avec, l’entre, le commun ». 
 
15h30/16h30 :
Ahmet Insel : « Les possibilités de la désobéissance civile face à une autocratie élective »

16h30/17h30 : 
Norbert Waszek et Stéphanie Baumann : Un retour en Allemagne après l’exil ? Theodor W. Adorno et la problématique de la « Remigration ».

17h30/18h30 :  
Fedra Cuestas : « De l’exil à l’asile : un passage impossible » 

18h30/19h30 :
Marcelo N. Viñar : « Terreur politique et Exil/Désexil. Empreintes subjectives. Réflexions d'un psychanalyste »

19h30 :
Bertrand Ogilvie : « Entre Nouveau monde et monde nouveau, contrainte, consentement, servitude »
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Suisse, du 31 mai au 3 juin : Exil/Desexil. Création politique et philosophique aujourd'hui. L'émancipation en acte. Synthèse finale.
Colloque : à l'Université de Genève et à l'Université Ouvrière de Genève (UOG), Genève
Responsable(s), institution(s) : Marie-Claire Caloz-Tschopp (ancienne vice-présidente et directrice de programme au CIPh, Paris-Genève, coordination du projet), Valeria Wagner (maître d’enseignement et de recherche, Université de Genève, Faculté des Lettres), Umberto Bandiera (syndicaliste, UNIA-CGAS, Université Ouvrière de Genève), Jérôme Lèbre (CIPh, Paris).

Intervenants1 :
Christophe Angebault-Rousset (CIPh), Barnita Bagchi (Senior Assistant Profesor, Utrecht University, Hollande), Étienne Balibar (Paris), Umberto Bandiera (syndicalistes UNIA-CGAS, Genève), Jean Batou (historien, Université de Lausanne), Mustapha Bencheikh (Université internationale de Rabat), Fethi Benslama (psychiatre et psychanalyste, Université Paris-Diderot), Marion Brepohl (historienne, Université de Curitiba), Zenep Cherni (Université de Tunis), Rachel Cohen (sociologue de la culture, Paris), Graziella de Coulon (sociologue, Refuge R Lausanne), Jean-Michel Dolvo (avocat, député, Lausanne), Jean-Noëlle Ducange (historien, Université de Rouen, co-dir. Revue Actuel Marx), Marianne Ebel (philosophe et mouvement social, Neuchâtel), Piero Eyben (philosophe, Université fédérale de Brasilia), Andrea Eggli (travailleuse sociale, Centre Social Protestant, Lausanne), Jules Falquet (maître de conférences, Université Paris-Diderot), Farinaz Fassa (Sciences de l’Education, Université de Lausanne), Safaa Fathy (cinéaste, philosophe, ancienne directrice de programme au CIPh, Paris), Brigitte Fichet (sociologue, Strasbourg), Emerson Gabardo (juriste Universidade Federal do Paraná et Pontifícia Universidade Católica do Paraná), Jacopo Galimberti (CIPh, Université de Manchester), Alexandra Galitzine-Loumpet (CESSMA & NLE, Paris), Zoraïda Gaviria (architecte, planification urbaine, Escuela ingenieria y planeacion, Medellin), Iside Gjergji (Université de Venise), Ghislaine Glasson-Deschaumes (Transeuropéennes, Université Paris Nanterre), Marcos Gonçalves (historien, Universidade Federal do Paraná), Olga Gonzalez (Dr sociologie, chercheuse associée URMIS, Paris), Andréas Gross (politologue, parlementaire, Conseil de l'Europe, Strasbourg), Jocelyne Haller (travailleuse sociale, députée, Genève), Ahmet Insel (Université de Galatasaray, Istanbul), Francesca Isso (Université de Rome), Silvina Jansen (Universidad de Baia Blanca, Argentina), Anne Jollet (historienne, dir. de publication Cahiers de l’histoire, Paris), Wilma Jung (réfugiée, libraire, Fribourg, Suisse), Nadia Yala Kisukidi (maître de conférences, Université Paris 8, CIPh), Christian Laval (Université de Nanterre, ancien directeur de programme au CIPh, Paris), Jérôme Lèbre (philosophie, CIPh, Paris), Jose Lillo (metteur en scène, Genève), Michaël Löwy (CNRS, Paris), Daniel Lvovich (historien, Universidad Nacional del General Sarmiento/CONICET), Jerry Manansala (enseignant, Genève), Silvia Mancini (Université de Lausanne), Chowra Makaremi (IRIS-EHESS & NLE, Paris), Alex Martins (science politique, responsable de formation syndical, Lausanne), Pauline Milani (Dr. en histoire, Université de Berne, co-présidente Solidarité sans Frontières SOSF, Berne), Klaus Mechkat (sociologie politique, Fondation Rosa Luxemburg, Allemagne), Rina Nissim (Mouvement Mamamelis, Genève), Bertrand Ogilvie (Université Paris 8, ancien directeur de programme au CIPh), Federico Oliveri (Université de Pise, Interdisciplinary Centre for Peace Studies), German Osorio (réfugié, Neuchâtel), Ilaria Possenti (Université de Vérone), Larissa Ramina (juriste, Universidade Federal do Paraná), Raphaël Ramuz (doctorant Université de Lausanne, secrétaire syndical SSP-VPOD), Manuela Salvi (journaliste RTS, Lausanne), Pinar Selek (Université de Strasbourg), Jeanne Simon (science politique, Universidade de Concepción, Chile), Christophe Tafelmacher (avocat, Lausanne), Patrick Taran (Migration NetWorkin, Genève), André Tosel (Université de Nice), Rachida Triki (Université de Tunis), Fathi Triki (Université de Tunis), Teresa Veloso (sociologue, Chili), Patrice Vermeren (Université Paris 8), Christiane Vollaire (philosophe, Paris), Marc Vuillemier (historien du mouvement ouvrier, ancien chargé de cours, Université de Genève), Valeria Wagner (maître d’enseignement et de recherche, Université de Genève) (liste candidatures ouvertes).

1 À cette étape les personnes ayant déjà participé au Programme Exil (séminaires, colloques, journées d'étude 2010-2016) sont bienvenues (enseignants, chercheurs de divers domaines dont la philosophie, artistes, militants de la « société civile », syndicalistes, professionnels, écrivains, poètes, membres d'universités libres).

Ces colloques en réseaux feront l'objet d'informations pratiques, d'un argumentaire général, d'argumentaires et de programmes pour chaque lieu, avec intervenants, titres, dates, adresses, salles et horaires.
Consulter www.exil-ciph.com et le site de chaque lieu

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