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Séminaire Philosophie/Éducation

L'institution du peuple : paideia, critique, souveraineté

Christophe ANGEBAULT-ROUSSET

dateDate : 21/04/2017 heure Début : 19h45 -> Fin : 21h45  O.K.

lieu Adresse : Salle 1, Patronage laïque Jules Vallès, 72 avenue Felix Faure, 75015 Paris

Résumé :


L’objectif est de penser les contradictions entre le projet des Lumières de former l’esprit critique des citoyens par un système éducatif et les difficultés concrètes à pratiquer une véritable paideia démocratique, au sens que C. Castoriadis donne à ce terme.
La notion d’« institution du peuple » pose la question éducative dans la perspective castoriadienne d’une « institution imaginaire de la société ». À l’époque moderne, la notion de « peuple souverain » s’est construite tel un imaginaire instituant et la fonction mythique de l’« instituteur » républicain peut être vue comme une tentative d’instituer un peuple qui soit sujet de la démocratie. Mais « institution du peuple » peut aussi se prendre dans le sens inverse d’une auto-institution démocratique du peuple, comme on en trouve le projet dans certains courants de l’éducation populaire.
Cette ambivalence marque l’insuffisance des modèles hérités de la paideia moderne. Les doctrines éducatives de l’époque moderne se sont en effet construites en même temps que l’État, et les deux participent d’un même imaginaire institutionnel où s’articule la double fiction de la souveraineté du peuple (en lieu et place du monarque) et de la souveraineté de la conscience douée de raison critique (en lieu et place de l’ancienne censure dogmatique).
Le problème peut donc se résumer ainsi : pourquoi, comment, et à quelles conditions dénouer le lien entre la souveraineté, la critique et la paideia dans la perspective d’une pratique démocratique effective ?
Cette première année de séminaire s’attachera plus particulièrement à la philosophie de l’éducation de l’époque moderne (Bodin, Coménius, Rousseau, Condorcet). Mais le travail passe nécessairement aussi par des pratiques de classe et des dispositifs d’éducation populaire : c’est pourquoi le séminaire est ouvert aux interventions et expérimentations des acteurs éducatifs de l’enseignement et de l’éducation populaire.

Des séances de travail hors séminaire pourront en outre être organisées dans le cadre associatif d’une université populaire Tsiganes-Gadjé en cours de développement.



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Séminaire Philosophie/Éducation

L'institution du peuple : paideia, critique, souveraineté

Christophe ANGEBAULT-ROUSSET

dateDate : 19/05/2017 heure Début : 19h45 -> Fin : 21h45  O.K.

lieu Adresse : Salle 1, Patronage laïque Jules Vallès, 72 avenue Felix Faure, 75015 Paris

Résumé :


L’objectif est de penser les contradictions entre le projet des Lumières de former l’esprit critique des citoyens par un système éducatif et les difficultés concrètes à pratiquer une véritable paideia démocratique, au sens que C. Castoriadis donne à ce terme.
La notion d’« institution du peuple » pose la question éducative dans la perspective castoriadienne d’une « institution imaginaire de la société ». À l’époque moderne, la notion de « peuple souverain » s’est construite tel un imaginaire instituant et la fonction mythique de l’« instituteur » républicain peut être vue comme une tentative d’instituer un peuple qui soit sujet de la démocratie. Mais « institution du peuple » peut aussi se prendre dans le sens inverse d’une auto-institution démocratique du peuple, comme on en trouve le projet dans certains courants de l’éducation populaire.
Cette ambivalence marque l’insuffisance des modèles hérités de la paideia moderne. Les doctrines éducatives de l’époque moderne se sont en effet construites en même temps que l’État, et les deux participent d’un même imaginaire institutionnel où s’articule la double fiction de la souveraineté du peuple (en lieu et place du monarque) et de la souveraineté de la conscience douée de raison critique (en lieu et place de l’ancienne censure dogmatique).
Le problème peut donc se résumer ainsi : pourquoi, comment, et à quelles conditions dénouer le lien entre la souveraineté, la critique et la paideia dans la perspective d’une pratique démocratique effective ?
Cette première année de séminaire s’attachera plus particulièrement à la philosophie de l’éducation de l’époque moderne (Bodin, Coménius, Rousseau, Condorcet). Mais le travail passe nécessairement aussi par des pratiques de classe et des dispositifs d’éducation populaire : c’est pourquoi le séminaire est ouvert aux interventions et expérimentations des acteurs éducatifs de l’enseignement et de l’éducation populaire.

Des séances de travail hors séminaire pourront en outre être organisées dans le cadre associatif d’une université populaire Tsiganes-Gadjé en cours de développement.



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Séminaire Philosophie/Éducation

L'institution du peuple : paideia, critique, souveraineté

Christophe ANGEBAULT-ROUSSET

dateDate : 19/05/2017 heure Début : 19h45 -> Fin : 21h45  O.K.

lieu Adresse : Salle 1, Patronage laïque Jules Vallès, 72 avenue Felix Faure, 75015 Paris

Résumé :


L’objectif est de penser les contradictions entre le projet des Lumières de former l’esprit critique des citoyens par un système éducatif et les difficultés concrètes à pratiquer une véritable paideia démocratique, au sens que C. Castoriadis donne à ce terme.
La notion d’« institution du peuple » pose la question éducative dans la perspective castoriadienne d’une « institution imaginaire de la société ». À l’époque moderne, la notion de « peuple souverain » s’est construite tel un imaginaire instituant et la fonction mythique de l’« instituteur » républicain peut être vue comme une tentative d’instituer un peuple qui soit sujet de la démocratie. Mais « institution du peuple » peut aussi se prendre dans le sens inverse d’une auto-institution démocratique du peuple, comme on en trouve le projet dans certains courants de l’éducation populaire.
Cette ambivalence marque l’insuffisance des modèles hérités de la paideia moderne. Les doctrines éducatives de l’époque moderne se sont en effet construites en même temps que l’État, et les deux participent d’un même imaginaire institutionnel où s’articule la double fiction de la souveraineté du peuple (en lieu et place du monarque) et de la souveraineté de la conscience douée de raison critique (en lieu et place de l’ancienne censure dogmatique).
Le problème peut donc se résumer ainsi : pourquoi, comment, et à quelles conditions dénouer le lien entre la souveraineté, la critique et la paideia dans la perspective d’une pratique démocratique effective ?
Cette première année de séminaire s’attachera plus particulièrement à la philosophie de l’éducation de l’époque moderne (Bodin, Coménius, Rousseau, Condorcet). Mais le travail passe nécessairement aussi par des pratiques de classe et des dispositifs d’éducation populaire : c’est pourquoi le séminaire est ouvert aux interventions et expérimentations des acteurs éducatifs de l’enseignement et de l’éducation populaire.

Des séances de travail hors séminaire pourront en outre être organisées dans le cadre associatif d’une université populaire Tsiganes-Gadjé en cours de développement.



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L'institution du peuple : paideia, critique, souveraineté

Christophe ANGEBAULT-ROUSSET

dateDate : 30/06/2017 heure Début : 19h45 -> Fin : 21h45  O.K.

lieu Adresse : Salle 1, Patronage laïque Jules Vallès, 72 avenue Felix Faure, 75015 Paris

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L’objectif est de penser les contradictions entre le projet des Lumières de former l’esprit critique des citoyens par un système éducatif et les difficultés concrètes à pratiquer une véritable paideia démocratique, au sens que C. Castoriadis donne à ce terme.
La notion d’« institution du peuple » pose la question éducative dans la perspective castoriadienne d’une « institution imaginaire de la société ». À l’époque moderne, la notion de « peuple souverain » s’est construite tel un imaginaire instituant et la fonction mythique de l’« instituteur » républicain peut être vue comme une tentative d’instituer un peuple qui soit sujet de la démocratie. Mais « institution du peuple » peut aussi se prendre dans le sens inverse d’une auto-institution démocratique du peuple, comme on en trouve le projet dans certains courants de l’éducation populaire.
Cette ambivalence marque l’insuffisance des modèles hérités de la paideia moderne. Les doctrines éducatives de l’époque moderne se sont en effet construites en même temps que l’État, et les deux participent d’un même imaginaire institutionnel où s’articule la double fiction de la souveraineté du peuple (en lieu et place du monarque) et de la souveraineté de la conscience douée de raison critique (en lieu et place de l’ancienne censure dogmatique).
Le problème peut donc se résumer ainsi : pourquoi, comment, et à quelles conditions dénouer le lien entre la souveraineté, la critique et la paideia dans la perspective d’une pratique démocratique effective ?
Cette première année de séminaire s’attachera plus particulièrement à la philosophie de l’éducation de l’époque moderne (Bodin, Coménius, Rousseau, Condorcet). Mais le travail passe nécessairement aussi par des pratiques de classe et des dispositifs d’éducation populaire : c’est pourquoi le séminaire est ouvert aux interventions et expérimentations des acteurs éducatifs de l’enseignement et de l’éducation populaire.

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