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Séminaire Philosophie/Sciences humaines

Crise de la représentation et nouvelles formes de démocratie

Marco FIORAVANTI

dateDate : 10/05/2017 heure Début : 11h -> Fin : 13h  O.K.

lieu Adresse : Salle G. Ferri, Université de Rome 2, Faculté de Droit, Via B. Alimena, 5, 00173 Rome (Italie)

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec l'Université de Rome 2.


Après les privatisations continues des espaces publics, se produit aujourd’hui un déclin de la souveraineté, une progressive affirmation de la gouvernance et la perte de centralité de l’État qui a incarné la plus haute expression de la souveraineté moderne. Par conséquent, il semble nécessaire de récupérer certains concepts de l’histoire et de la philosophie du droit – imperium, ius commune, auctoritas – qui avaient pendant longtemps disparu du langage politique, tandis que d’autres – la loi, le contrat, la représentation – commencent à se galvauder. La crise des catégories de la modernité – révolution, constitution, démocratie – a exhorté à émanciper le droit par rapport à l’État au profit d’un pluralisme et d’un constitutionnalisme basés sur des équilibres “fragiles” (Supiot).
Les juristes qui ont prôné l’opportunité de récupérer les catégories historiques, médiévales et modernes, pour interpréter la réalité institutionnelle actuelle européenne et mondiale sont nombreux à l’échelle internationale. Pourtant, le débat sur la crise de la souveraineté au cours des dernières années a impliqué de nombreux constitutionnalistes, historiens, philosophes et sociologues, qui ont comparé les différentes dimensions assumées par le droit à l’ère de la mondialisation : la puissance acquise par les réseaux marchands mondialisés représentait une perte de souveraineté pour les États et la citoyenneté ne découle plus uniquement de l’État (Rosanvallon).
Dans l’ordre international post-westphalien, où les acteurs politiques principaux ne sont plus les États-nations, la souveraineté de ces derniers se transforme dans un Empire – « un système mondial de relations qui définissent la forme actuelle de la souveraineté » – fondé sur une sorte de « constitution mixte » : les grandes multinationales, les organisations internationales et les États dominants imposent un commandement unifié. Le contre-pouvoir qui s’oppose à cette forme de domination se trouve dans la multitude, expression d’une sorte de puissance spinoziste, basée sur des dispositifs constituants et sur des pratiques antagonistes – une sorte de métaphysique matérialiste – qui luttent pour la réalisation du commun (Hardt, Negri).

Intervenants :
- Mercredi 22 fevrier : Pietro Costa (Université de Florence) : Conflit social et démocratie : de la démocratie projet à la post-démocratie
- Mercredi 10 mai : Pierre Brunet (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : Représentation, participation et biens communs
- Mercredi 7 juin : Massimo Vogliotti (Université du « Piemonte Orientale ») : Les transformations de la légalité

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Séminaire Philosophie/Sciences humaines

Crise de la représentation et nouvelles formes de démocratie

Marco FIORAVANTI

dateDate : 07/06/2017 heure Début : 11h -> Fin : 13h  O.K.

lieu Adresse : Salle G. Ferri, Université de Rome 2, Faculté de Droit, Via B. Alimena, 5, 00173 Rome (Italie)

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec l'Université de Rome 2.


Après les privatisations continues des espaces publics, se produit aujourd’hui un déclin de la souveraineté, une progressive affirmation de la gouvernance et la perte de centralité de l’État qui a incarné la plus haute expression de la souveraineté moderne. Par conséquent, il semble nécessaire de récupérer certains concepts de l’histoire et de la philosophie du droit – imperium, ius commune, auctoritas – qui avaient pendant longtemps disparu du langage politique, tandis que d’autres – la loi, le contrat, la représentation – commencent à se galvauder. La crise des catégories de la modernité – révolution, constitution, démocratie – a exhorté à émanciper le droit par rapport à l’État au profit d’un pluralisme et d’un constitutionnalisme basés sur des équilibres “fragiles” (Supiot).
Les juristes qui ont prôné l’opportunité de récupérer les catégories historiques, médiévales et modernes, pour interpréter la réalité institutionnelle actuelle européenne et mondiale sont nombreux à l’échelle internationale. Pourtant, le débat sur la crise de la souveraineté au cours des dernières années a impliqué de nombreux constitutionnalistes, historiens, philosophes et sociologues, qui ont comparé les différentes dimensions assumées par le droit à l’ère de la mondialisation : la puissance acquise par les réseaux marchands mondialisés représentait une perte de souveraineté pour les États et la citoyenneté ne découle plus uniquement de l’État (Rosanvallon).
Dans l’ordre international post-westphalien, où les acteurs politiques principaux ne sont plus les États-nations, la souveraineté de ces derniers se transforme dans un Empire – « un système mondial de relations qui définissent la forme actuelle de la souveraineté » – fondé sur une sorte de « constitution mixte » : les grandes multinationales, les organisations internationales et les États dominants imposent un commandement unifié. Le contre-pouvoir qui s’oppose à cette forme de domination se trouve dans la multitude, expression d’une sorte de puissance spinoziste, basée sur des dispositifs constituants et sur des pratiques antagonistes – une sorte de métaphysique matérialiste – qui luttent pour la réalisation du commun (Hardt, Negri).

Intervenants :
- Mercredi 22 fevrier : Pietro Costa (Université de Florence) : Conflit social et démocratie : de la démocratie projet à la post-démocratie
- Mercredi 10 mai : Pierre Brunet (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : Représentation, participation et biens communs
- Mercredi 7 juin : Massimo Vogliotti (Université du « Piemonte Orientale ») : Les transformations de la légalité

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