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Colloque Philosophie/Politique et société

De la dictature à l'état d'exception. Institutions, droit, théories

Marie GOUPY et Yann RIVIÈRE

dateDate : 16/10/2017 heure Début : 9h15 -> Fin : 17h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
http://www.paris-iea.fr/fr/evenements/de-la-dictature-a-l-etat-d-exception

lieu Adresse : Salle à préciser, Institut d'Études Avancées de Paris, 17 quai d'Anjou, 75004 Paris

Résumé : Colloque organisé avec l'EHESS.


Ce colloque part de deux constats : on assiste, depuis quelques années, à une explosion des discours autour de l’état d’exception et de l’exceptionnalité, qui vont bien au-delà des événements tragiques qui, depuis le 11 Septembre jusqu’aux derniers attentats de 2015, ont donné lieu à l’application de pouvoirs exceptionnels. Mais, en même temps, on ne peut manquer de relever un certain malaise conceptuel à l’égard des notions d’état d’exception ou, plus largement, à l’égard du « jargon de l’exceptionnalité » (Huysmans), contre lesquels se sont multipliées les critiques théoriques et politiques dans le champ universitaire.
Il est certainement bien délicat de chercher à arrêter une définition satisfaisante de l’état d’exception, qu’il s’agisse d’ailleurs d’une définition descriptive ou analytique acceptable. Néanmoins, à l’ombre de l’héritage romain de la dictature, l’idée d’une forme d’intemporalité de l’état d’exception semble également souvent admise, sous la forme au moins d’un problème se posant à toutes les époques et pour tous les régimes : quelle est la forme légitime que peuvent prendre les pouvoirs exceptionnels en situation exceptionnelle ?
Plutôt que de chercher à statuer directement sur la valeur théorique d’une notion telle que celle d’état d’exception, ce colloque se propose de repartir d’une enquête historique et philosophique autour de l’exceptionnalité : il s’agira de développer un examen des pouvoirs de crise (normes, institutions et théories) tels qu’ils sont attestés dans la documentation depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, en examinant également la manière dont les discours autour de l’exceptionnalité se sont produits et transmis. Par le biais d’un tel décentrement historique et philosophique, ce colloque entend jeter un nouveau regard sur la signification de « l’état d’exception » à l’époque contemporaine.
Programme des journées

Lundi 16 octobre :
- 9h15-9h30 : Accueil des participants
- 9h30-10h00 : Introduction générale : Marie Goupy (CIPh, ICP)

Matinée
Président de séance : François Saint-Bonnet (Université Paris II Panthéon-Assas)
- 10h00-10h30 : Yann Rivière (EHESS) : Dictatures  et désordres civils dans la Rome antique : paradigme moderne et documentation ancienne
- 10h30-11h00 : Jacques Chiffoleau (EHESS) : L'exception, l'extraordinaire et la construction de la majesté médiévale
Discussion

Pause

- 11h30-12h00 : Thomas Berns (Université Libre de Bruxelles) : De l’eccessiva virtù machiavélienne aux Considérations sur les Coups d’Etat de Naudé : comment se dit la politique
- 12h00-12h30 : Anoush Ganjipour (CIPh) : L’État de Dieu et l’état d’exception : qu’est-ce qu’une dictature islamique ?
Discussion

Après-midi
Président de séance : Carlos-Miguel Herrera (CPJP, Université de Cergy-Pontoise)
- 14h30-15h00 : Jean-Clément Martin (Université Paris-1) : La «  Terreur » ou l’invention a posteriori de l’état d’exception 
- 15h00-15h30 : Erwan Sommerer (Groupe d'études sieyèsiennes - GES/CRHI - Université de Nice Sophia Antipolis) : De l'exception révolutionnaire à l'exception conservatrice : les justifications théoriques des pratiques répressives de réduction de l'antagonisme politique et de l'incertitude électorale sous le Directoire
Discussion

Pause

- 16h00-16h30 : Jean-Claude Farcy (Université de Bourgogne) : Quelle justice pour réprimer les insurrections (France, juin 1848, décembre 1851) ?
- 16h30-17h00 : Éric Maulin (Université de Strasbourg) : La théorie des circonstances exceptionnelles et la législation de crise dans la pensée et la pratique juridiques françaises de l’entre-deux guerres
- 17h00-17h30 : Jean-Claude Monod (CNRS) : (titre à préciser)


Mardi 17 octobre :
- 9h15-9h30 : Accueil des participants

Matinée
Président de séance : Rafael Valim (Pontifícia Universidade Católica, Brasil)
- 9h30-10h00 : Stephen Sawyer (American University of Paris) : De la nécessité : pratiques du droit chez Adolphe Thiers
- 10h00-10h30 : Augustin Simard (Université de Montréal) : Législation déléguée, planification économique et état d'exception dans l'Europe d'après-guerre
Discussion

Pause

- 11h00-11h30 : Sylvie Thénault (CNRS) : Exceptionnalité et République : entre guerres, situation coloniale et ordinaire ? Le cas de l'Algérie
- 11h30-12h00 : Vanessa Codaccioni (Université Paris 8) : Retour sur la notion d'état d'exception permanent
- 12h00-12h30 : Alexandre Rios-Bordes (Laboratoire ICT/EA 337 - Université Paris Diderot) : Gouverner la guerre en temps de paix : l'institutionnalisation de la « sécurité nationale » (États-Unis, 1944-1951)
Discussion

Après-midi
Présidente de séance : Mireille Delmas-Marty (Collège de France)
- 14h30-15h00 : Ghislain Benhessa (Université de Strasbourg, avocat au Barreau de Strasbourg) : Le post 11 Septembre et les théories stratégies juridiques de l’administration Bush
- 15h00-15h30 : Véronique Champeil Desplats (Université Paris Nanterre) et Isabelle Boucobza (Université de La Rochelle) : État de droit – aspects théoriques : la norme et l’exception
Discussion

Pause

- 16h00-16h30 : Stéphanie Hennette Vauchez (Université Paris Nanterre) et Serge Slama (Université Paris Nanterre) : État d’urgence et État de droit –aspects juridiques : vers un déséquilibre généralisé des pouvoirs
- 16h30-17h00 : François Saint-Bonnet (Université Paris-II) : Le dépassement de l’état d’exception, métamorphose de la modernité politique.
- 17h30 : Conclusions générales : Yann Rivière (EHESS)

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Colloque Philosophie/Politique et société

De la dictature à l'état d'exception. Institutions, droit, théories

Marie GOUPY et Yann RIVIÈRE

dateDate : 17/10/2017 heure Début : 9h15 -> Fin : 17h30  O.K.

nota beneInsription obligatoire sur
http://www.paris-iea.fr/fr/evenements/de-la-dictature-a-l-etat-d-exception

lieu Adresse : Salle à préciser, Institut d'Études Avancées de Paris, 17 quai d'Anjou, 75004 Paris

Résumé : Colloque organisé avec l'EHESS.


Ce colloque part de deux constats : on assiste, depuis quelques années, à une explosion des discours autour de l’état d’exception et de l’exceptionnalité, qui vont bien au-delà des événements tragiques qui, depuis le 11 Septembre jusqu’aux derniers attentats de 2015, ont donné lieu à l’application de pouvoirs exceptionnels. Mais, en même temps, on ne peut manquer de relever un certain malaise conceptuel à l’égard des notions d’état d’exception ou, plus largement, à l’égard du « jargon de l’exceptionnalité » (Huysmans), contre lesquels se sont multipliées les critiques théoriques et politiques dans le champ universitaire.
Il est certainement bien délicat de chercher à arrêter une définition satisfaisante de l’état d’exception, qu’il s’agisse d’ailleurs d’une définition descriptive ou analytique acceptable. Néanmoins, à l’ombre de l’héritage romain de la dictature, l’idée d’une forme d’intemporalité de l’état d’exception semble également souvent admise, sous la forme au moins d’un problème se posant à toutes les époques et pour tous les régimes : quelle est la forme légitime que peuvent prendre les pouvoirs exceptionnels en situation exceptionnelle ?
Plutôt que de chercher à statuer directement sur la valeur théorique d’une notion telle que celle d’état d’exception, ce colloque se propose de repartir d’une enquête historique et philosophique autour de l’exceptionnalité : il s’agira de développer un examen des pouvoirs de crise (normes, institutions et théories) tels qu’ils sont attestés dans la documentation depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, en examinant également la manière dont les discours autour de l’exceptionnalité se sont produits et transmis. Par le biais d’un tel décentrement historique et philosophique, ce colloque entend jeter un nouveau regard sur la signification de « l’état d’exception » à l’époque contemporaine.
Programme des journées

Lundi 16 octobre :
- 9h15-9h30 : Accueil des participants
- 9h30-10h00 : Introduction générale : Marie Goupy (CIPh, ICP)

Matinée
Président de séance : François Saint-Bonnet (Université Paris II Panthéon-Assas)
- 10h00-10h30 : Yann Rivière (EHESS) : Dictatures  et désordres civils dans la Rome antique : paradigme moderne et documentation ancienne
- 10h30-11h00 : Jacques Chiffoleau (EHESS) : L'exception, l'extraordinaire et la construction de la majesté médiévale
Discussion

Pause

- 11h30-12h00 : Thomas Berns (Université Libre de Bruxelles) : De l’eccessiva virtù machiavélienne aux Considérations sur les Coups d’Etat de Naudé : comment se dit la politique
- 12h00-12h30 : Anoush Ganjipour (CIPh) : L’État de Dieu et l’état d’exception : qu’est-ce qu’une dictature islamique ?
Discussion

Après-midi
Président de séance : Carlos-Miguel Herrera (CPJP, Université de Cergy-Pontoise)
- 14h30-15h00 : Jean-Clément Martin (Université Paris-1) : La «  Terreur » ou l’invention a posteriori de l’état d’exception 
- 15h00-15h30 : Erwan Sommerer (Groupe d'études sieyèsiennes - GES/CRHI - Université de Nice Sophia Antipolis) : De l'exception révolutionnaire à l'exception conservatrice : les justifications théoriques des pratiques répressives de réduction de l'antagonisme politique et de l'incertitude électorale sous le Directoire
Discussion

Pause

- 16h00-16h30 : Jean-Claude Farcy (Université de Bourgogne) : Quelle justice pour réprimer les insurrections (France, juin 1848, décembre 1851) ?
- 16h30-17h00 : Éric Maulin (Université de Strasbourg) : La théorie des circonstances exceptionnelles et la législation de crise dans la pensée et la pratique juridiques françaises de l’entre-deux guerres
- 17h00-17h30 : Jean-Claude Monod (CNRS) : (titre à préciser)


Mardi 17 octobre :
- 9h15-9h30 : Accueil des participants

Matinée
Président de séance : Rafael Valim (Pontifícia Universidade Católica, Brasil)
- 9h30-10h00 : Stephen Sawyer (American University of Paris) : De la nécessité : pratiques du droit chez Adolphe Thiers
- 10h00-10h30 : Augustin Simard (Université de Montréal) : Législation déléguée, planification économique et état d'exception dans l'Europe d'après-guerre
Discussion

Pause

- 11h00-11h30 : Sylvie Thénault (CNRS) : Exceptionnalité et République : entre guerres, situation coloniale et ordinaire ? Le cas de l'Algérie
- 11h30-12h00 : Vanessa Codaccioni (Université Paris 8) : Retour sur la notion d'état d'exception permanent
- 12h00-12h30 : Alexandre Rios-Bordes (Laboratoire ICT/EA 337 - Université Paris Diderot) : Gouverner la guerre en temps de paix : l'institutionnalisation de la « sécurité nationale » (États-Unis, 1944-1951)
Discussion

Après-midi
Présidente de séance : Mireille Delmas-Marty (Collège de France)
- 14h30-15h00 : Ghislain Benhessa (Université de Strasbourg, avocat au Barreau de Strasbourg) : Le post 11 Septembre et les théories stratégies juridiques de l’administration Bush
- 15h00-15h30 : Véronique Champeil Desplats (Université Paris Nanterre) et Isabelle Boucobza (Université de La Rochelle) : État de droit – aspects théoriques : la norme et l’exception
Discussion

Pause

- 16h00-16h30 : Stéphanie Hennette Vauchez (Université Paris Nanterre) et Serge Slama (Université Paris Nanterre) : État d’urgence et État de droit –aspects juridiques : vers un déséquilibre généralisé des pouvoirs
- 16h30-17h00 : François Saint-Bonnet (Université Paris-II) : Le dépassement de l’état d’exception, métamorphose de la modernité politique.
- 17h30 : Conclusions générales : Yann Rivière (EHESS)

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