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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Musiques électriques et sound studies : l'esthétique en question. Théories esthétiques des musiques électriques (II)

Pierre ARNOUX et Agnès GAYRAUD

dateDate : 18/05/2018 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/arnoux_pierre_2018_05_18

lieu Adresse : Salle Maurice Allais, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec la Cité de la Musique-Philharmonie de Paris.


Les sound studies, par-delà la multiplicité de leurs champs et objets de recherche, ont mis à mal l’idée selon laquelle l’écoute musicale constitue un régime d’audition autonome, coupé d’un environnement sonore et de pratiques d’écoute historiquement déterminés. En insistant sur l’enracinement culturel, social et historique des phénomènes sonores et de leur perception, sur leur dimension politique, c’est également une certaine esthétique musicale, dogmatique et normative, qu’elles ont irrévocablement disqualifiée.
Cela ne signifie pourtant pas que soit condamnée toute forme d’esthétique – ni, à plus forte raison, cette esthétique nouvelle que réclament les musiques électriques.
En effet, les concepts et méthodes des sound studies sont sans doute mieux à même de servir une réelle compréhension de ces musiques nées au XXe siècle que ne le font les approches s’inspirant exclusivement de la musicologie classique ou du champ de la musique acousmatique. Car, plus que toute autre, les musiques électriques portent la marque des paysages et des espaces sonores de leur époque, tout autant qu’elles les travaillent et les bouleversent ; nulle part la technologie n’y paraît aussi influente, de la guitare électrique au vocoder, sans pour autant être décisive, appelant ainsi une approche nuancée et critique des rapports entre techniques, pratiques et productions sonores ; rarement l’analyse des représentations littéraires qui les accompagnent n’y paraît si pertinente, contribuant à construire modes d’écoutes et formes de vie ; jamais enfin n’a été si essentielle une approche écologique et historique de l’écoute, qui, seule, pourrait dire le sens de ces musiques pour notre audition et leur effet sur notre expérience.
Dès lors, une esthétique renouvelée des musiques électriques, si elle veut rester fidèle à son objet, se doit d’ouvrir un dialogue constructif avec les sound studies, auxquelles elle pourra, en retour, proposer de nouvelles perspectives pour un travail commun.
Intervenants :
- Mardi 6 février : Agnès Gayraud : Écouter des musiques pop : de la quête de la sidération au blasement
- Jeudi 15 mars : Martin Kaltenecker : séance commune avec le cycle de conférences « Reflexio » (musiques expérimentales/art sonore) organisé par Matthieu Saladin et l'Université Paris 8
- Jeudi 12 avril : Claire Guiu : séance commune avec le cycle de conférences « Reflexio » (musiques expérimentales/art sonore) organisé par Matthieu Saladin et l'Université Paris 8
- Vendredi 18 mai : Pierre Arnoux : Pour une organologie critique. L'instrument entre sound studies et science and technology studies
- Lundi 11 juin : (intervenant à préciser)

Une salle et un intervenant seront précisés ultérieurement.

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Musiques électriques et sound studies : l'esthétique en question. Théories esthétiques des musiques électriques (II)

Pierre ARNOUX et Agnès GAYRAUD

dateDate : 11/06/2018 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/arnoux_pierre_2018_06_11

lieu Adresse : Salle Maurice Allais, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec la Cité de la Musique-Philharmonie de Paris.


Les sound studies, par-delà la multiplicité de leurs champs et objets de recherche, ont mis à mal l’idée selon laquelle l’écoute musicale constitue un régime d’audition autonome, coupé d’un environnement sonore et de pratiques d’écoute historiquement déterminés. En insistant sur l’enracinement culturel, social et historique des phénomènes sonores et de leur perception, sur leur dimension politique, c’est également une certaine esthétique musicale, dogmatique et normative, qu’elles ont irrévocablement disqualifiée.
Cela ne signifie pourtant pas que soit condamnée toute forme d’esthétique – ni, à plus forte raison, cette esthétique nouvelle que réclament les musiques électriques.
En effet, les concepts et méthodes des sound studies sont sans doute mieux à même de servir une réelle compréhension de ces musiques nées au XXe siècle que ne le font les approches s’inspirant exclusivement de la musicologie classique ou du champ de la musique acousmatique. Car, plus que toute autre, les musiques électriques portent la marque des paysages et des espaces sonores de leur époque, tout autant qu’elles les travaillent et les bouleversent ; nulle part la technologie n’y paraît aussi influente, de la guitare électrique au vocoder, sans pour autant être décisive, appelant ainsi une approche nuancée et critique des rapports entre techniques, pratiques et productions sonores ; rarement l’analyse des représentations littéraires qui les accompagnent n’y paraît si pertinente, contribuant à construire modes d’écoutes et formes de vie ; jamais enfin n’a été si essentielle une approche écologique et historique de l’écoute, qui, seule, pourrait dire le sens de ces musiques pour notre audition et leur effet sur notre expérience.
Dès lors, une esthétique renouvelée des musiques électriques, si elle veut rester fidèle à son objet, se doit d’ouvrir un dialogue constructif avec les sound studies, auxquelles elle pourra, en retour, proposer de nouvelles perspectives pour un travail commun.
Intervenants :
- Mardi 6 février : Agnès Gayraud : Écouter des musiques pop : de la quête de la sidération au blasement
- Jeudi 15 mars : Martin Kaltenecker : séance commune avec le cycle de conférences « Reflexio » (musiques expérimentales/art sonore) organisé par Matthieu Saladin et l'Université Paris 8
- Jeudi 12 avril : Claire Guiu : séance commune avec le cycle de conférences « Reflexio » (musiques expérimentales/art sonore) organisé par Matthieu Saladin et l'Université Paris 8
- Vendredi 18 mai : Pierre Arnoux : Pour une organologie critique. L'instrument entre sound studies et science and technology studies
- Lundi 11 juin : (intervenant à préciser)

Une salle et un intervenant seront précisés ultérieurement.

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