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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Plaisir à l'hypotypose

Bruno CLÉMENT

dateDate : 23/11/2017 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/71214719494359

lieu Adresse : Salle Maurice Allais, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé : Séminaire organisé dans le cadre du Master « Lettres » de l'Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis.


Partant l’an dernier de la formule de Bergson qui parle dans « L’intuition philosophique » de « ce que le philosophe a vu », nous avons pu interroger les relations que l’écriture philosophique entretient avec l’œil, la vue, la vision, le regard. Que le philosophe cherche, consciemment ou non, à transcrire dans son texte une vision qui serait à l’origine de sa démarche (ce que Bergson appelle l’intuition), ou qu’il ait recours à une écriture visuelle, donnant à voir une scène, un paysage, un objet essentiel (comme Lucrèce les atomes dans le De natura rerum), il use très régulièrement de la figure connue en rhétorique sous le nom d’hypotypose. Ce procédé consiste, selon Fontanier, à peindre les choses d’une manière si vive et si énergique, qu’elle les met en quelque sorte sous les yeux, et à faire d’un récit ou d’une description, une image, un tableau, ou même une scène vivante.
Cette définition, qui vaut assurément pour les textes littéraires, pose en philosophie des problèmes considérables. De Sextus Empiricus, auteur des bien oubliées Hypotyposes pyrrhoniennes, à Kant qui dans la troisième Critique (§ 59) fait de l’hypotypose le seul mode d’expression possible pour parler des concepts de la raison pure, la réflexion qui prend (régulièrement) cette figure pour objet s’oriente vers une autre signification du mot (esquisse, ébauche, modèle) qui, si elle est bien attestée dans l’Antiquité, a été progressivement délaissée au profit de la définition rhétorique et littéraire.
Le séminaire explorera décidément deux hypothèses se rapportant à ce procédé à la fois crucial et comme invisible. D’une part, il s’agira de penser l’unité de cette notion que ses usages divers ont peu à peu occultée, dont ils ont même fait oublier qu’elle était à réinventer sans cesse. D’autre part, les usages divers mais constants qu’en ont faits les philosophes nous conduiront à envisager, une fois de plus, les conditions de l’écriture philosophique, qui en aucun cas ne saurait se dispenser – et de fait ne s’en abstient jamais – d’une réflexion sur ses moyens d’expression.

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Plaisir à l'hypotypose

Bruno CLÉMENT

dateDate : 30/11/2017 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/71214266894360

lieu Adresse : Salle Maurice Allais, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé : Séminaire organisé dans le cadre du Master « Lettres » de l'Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis.


Partant l’an dernier de la formule de Bergson qui parle dans « L’intuition philosophique » de « ce que le philosophe a vu », nous avons pu interroger les relations que l’écriture philosophique entretient avec l’œil, la vue, la vision, le regard. Que le philosophe cherche, consciemment ou non, à transcrire dans son texte une vision qui serait à l’origine de sa démarche (ce que Bergson appelle l’intuition), ou qu’il ait recours à une écriture visuelle, donnant à voir une scène, un paysage, un objet essentiel (comme Lucrèce les atomes dans le De natura rerum), il use très régulièrement de la figure connue en rhétorique sous le nom d’hypotypose. Ce procédé consiste, selon Fontanier, à peindre les choses d’une manière si vive et si énergique, qu’elle les met en quelque sorte sous les yeux, et à faire d’un récit ou d’une description, une image, un tableau, ou même une scène vivante.
Cette définition, qui vaut assurément pour les textes littéraires, pose en philosophie des problèmes considérables. De Sextus Empiricus, auteur des bien oubliées Hypotyposes pyrrhoniennes, à Kant qui dans la troisième Critique (§ 59) fait de l’hypotypose le seul mode d’expression possible pour parler des concepts de la raison pure, la réflexion qui prend (régulièrement) cette figure pour objet s’oriente vers une autre signification du mot (esquisse, ébauche, modèle) qui, si elle est bien attestée dans l’Antiquité, a été progressivement délaissée au profit de la définition rhétorique et littéraire.
Le séminaire explorera décidément deux hypothèses se rapportant à ce procédé à la fois crucial et comme invisible. D’une part, il s’agira de penser l’unité de cette notion que ses usages divers ont peu à peu occultée, dont ils ont même fait oublier qu’elle était à réinventer sans cesse. D’autre part, les usages divers mais constants qu’en ont faits les philosophes nous conduiront à envisager, une fois de plus, les conditions de l’écriture philosophique, qui en aucun cas ne saurait se dispenser – et de fait ne s’en abstient jamais – d’une réflexion sur ses moyens d’expression.

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Plaisir à l'hypotypose

Bruno CLÉMENT

dateDate : 07/12/2017 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur
https://form.jotformeu.com/71214789594367

lieu Adresse : Salle Maurice Allais, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé : Séminaire organisé dans le cadre du Master « Lettres » de l'Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis.


Partant l’an dernier de la formule de Bergson qui parle dans « L’intuition philosophique » de « ce que le philosophe a vu », nous avons pu interroger les relations que l’écriture philosophique entretient avec l’œil, la vue, la vision, le regard. Que le philosophe cherche, consciemment ou non, à transcrire dans son texte une vision qui serait à l’origine de sa démarche (ce que Bergson appelle l’intuition), ou qu’il ait recours à une écriture visuelle, donnant à voir une scène, un paysage, un objet essentiel (comme Lucrèce les atomes dans le De natura rerum), il use très régulièrement de la figure connue en rhétorique sous le nom d’hypotypose. Ce procédé consiste, selon Fontanier, à peindre les choses d’une manière si vive et si énergique, qu’elle les met en quelque sorte sous les yeux, et à faire d’un récit ou d’une description, une image, un tableau, ou même une scène vivante.
Cette définition, qui vaut assurément pour les textes littéraires, pose en philosophie des problèmes considérables. De Sextus Empiricus, auteur des bien oubliées Hypotyposes pyrrhoniennes, à Kant qui dans la troisième Critique (§ 59) fait de l’hypotypose le seul mode d’expression possible pour parler des concepts de la raison pure, la réflexion qui prend (régulièrement) cette figure pour objet s’oriente vers une autre signification du mot (esquisse, ébauche, modèle) qui, si elle est bien attestée dans l’Antiquité, a été progressivement délaissée au profit de la définition rhétorique et littéraire.
Le séminaire explorera décidément deux hypothèses se rapportant à ce procédé à la fois crucial et comme invisible. D’une part, il s’agira de penser l’unité de cette notion que ses usages divers ont peu à peu occultée, dont ils ont même fait oublier qu’elle était à réinventer sans cesse. D’autre part, les usages divers mais constants qu’en ont faits les philosophes nous conduiront à envisager, une fois de plus, les conditions de l’écriture philosophique, qui en aucun cas ne saurait se dispenser – et de fait ne s’en abstient jamais – d’une réflexion sur ses moyens d’expression.

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Plaisir à l'hypotypose

Bruno CLÉMENT

dateDate : 14/12/2017 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur
https://form.jotformeu.com/71214029994358

lieu Adresse : Salle Maurice Allais, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé : Séminaire organisé dans le cadre du Master « Lettres » de l'Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis.


Partant l’an dernier de la formule de Bergson qui parle dans « L’intuition philosophique » de « ce que le philosophe a vu », nous avons pu interroger les relations que l’écriture philosophique entretient avec l’œil, la vue, la vision, le regard. Que le philosophe cherche, consciemment ou non, à transcrire dans son texte une vision qui serait à l’origine de sa démarche (ce que Bergson appelle l’intuition), ou qu’il ait recours à une écriture visuelle, donnant à voir une scène, un paysage, un objet essentiel (comme Lucrèce les atomes dans le De natura rerum), il use très régulièrement de la figure connue en rhétorique sous le nom d’hypotypose. Ce procédé consiste, selon Fontanier, à peindre les choses d’une manière si vive et si énergique, qu’elle les met en quelque sorte sous les yeux, et à faire d’un récit ou d’une description, une image, un tableau, ou même une scène vivante.
Cette définition, qui vaut assurément pour les textes littéraires, pose en philosophie des problèmes considérables. De Sextus Empiricus, auteur des bien oubliées Hypotyposes pyrrhoniennes, à Kant qui dans la troisième Critique (§ 59) fait de l’hypotypose le seul mode d’expression possible pour parler des concepts de la raison pure, la réflexion qui prend (régulièrement) cette figure pour objet s’oriente vers une autre signification du mot (esquisse, ébauche, modèle) qui, si elle est bien attestée dans l’Antiquité, a été progressivement délaissée au profit de la définition rhétorique et littéraire.
Le séminaire explorera décidément deux hypothèses se rapportant à ce procédé à la fois crucial et comme invisible. D’une part, il s’agira de penser l’unité de cette notion que ses usages divers ont peu à peu occultée, dont ils ont même fait oublier qu’elle était à réinventer sans cesse. D’autre part, les usages divers mais constants qu’en ont faits les philosophes nous conduiront à envisager, une fois de plus, les conditions de l’écriture philosophique, qui en aucun cas ne saurait se dispenser – et de fait ne s’en abstient jamais – d’une réflexion sur ses moyens d’expression.

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