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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Rythmes et formes de vie, par-delà nature et culture

Patrice BEGNANA, Véronique FABBRI et Thyphaine MORILLE

dateDate : 22/03/2019 heure Début : 10h30 -> Fin : 13h  O.K.

lieu Adresse : Salle à préciser, Université de Montpellier, site Saint-Charles, place Albert 1er, 34000 Montpellier

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec l'Université Paul Valéry, Montpellier et la DAFPEN, Rectorat de Montpellier.


Ce séminaire pose le caractère indissociable de l’éthique et de l’esthétique, du biologique et du social.
La vie sociale apparaît alors moins comme un système de besoins que comme l’expression des formes du désir, ainsi que le montre Leroi-Gourhan dans La Mémoire et les rythmes. Cela revient à supposer que la technique, tout comme l’art, ne s’interprète pas en termes fonctionnalistes, mais comme l’agencement rythmique de la motricité et de la gestualité. Dès lors, ce n’est pas la société qui impose ses règles à l’individu, mais ce sont les usages et les pratiques du corps qui trouvent dans la socialité un milieu propice à leur construction.
Rhuthmos, ethos, sont liés dans la pensée grecque : l’arrangement d’un peplum, le visage que l’on présente à l’autre, sont les formes rythmiques d’une insertion dans l’existence.
Le principe des rythmes est la polyrythmie, système d’intensités, non flux et mesure du flux. Les rythmes doivent être pensés comme un continu qui se construit à partir du discontinu, pour reprendre un aspect des analyses de Bachelard dans la Dialectique de la durée. La musique polyphonique permet de proposer une analyse précise de ce qu’il faut entendre par polyrythmie ; dans son principe, elle exclut cependant que l’art de vivre puisse se construire dans la solitude, mais elle suppose le moment où un rapport primordial au temps, à l’espace, à la nature puisse se reconstituer.
Le rapport aux autres pourrait être alors repensé comme un rapport de co-appartenance à la Terre, comprise non comme une forme d’enracinement, mais de sol qui rend possible le mouvement, principe d’une perception locale et fragmentaire du monde, ainsi que le propose Husserl dans L’Arche-originaire terre ne se meut pas.
Ces questions seront abordées à partir d’une lecture des œuvres pré-citées mais aussi à partir d’une étude de pratiques artistiques et sociales, mettant l’accent sur le rapport du continu au discontinu comme système d’intensités (roman graphique par exemple, marche et accents dans la danse).
Intervenants :
- première séance avec Patrice Begnana
- deuxième séance avec Véronique Fabbri

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Rythmes et formes de vie, par-delà nature et culture

Patrice BEGNANA, Véronique FABBRI et Thyphaine MORILLE

dateDate : 22/03/2019 heure Début : 15h -> Fin : 17h30  O.K.

lieu Adresse : Salle à préciser, Université de Montpellier, site Saint-Charles, place Albert 1er, 34000 Montpellier

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec l'Université Paul Valéry, Montpellier et la DAFPEN, Rectorat de Montpellier.


Ce séminaire pose le caractère indissociable de l’éthique et de l’esthétique, du biologique et du social.
La vie sociale apparaît alors moins comme un système de besoins que comme l’expression des formes du désir, ainsi que le montre Leroi-Gourhan dans La Mémoire et les rythmes. Cela revient à supposer que la technique, tout comme l’art, ne s’interprète pas en termes fonctionnalistes, mais comme l’agencement rythmique de la motricité et de la gestualité. Dès lors, ce n’est pas la société qui impose ses règles à l’individu, mais ce sont les usages et les pratiques du corps qui trouvent dans la socialité un milieu propice à leur construction.
Rhuthmos, ethos, sont liés dans la pensée grecque : l’arrangement d’un peplum, le visage que l’on présente à l’autre, sont les formes rythmiques d’une insertion dans l’existence.
Le principe des rythmes est la polyrythmie, système d’intensités, non flux et mesure du flux. Les rythmes doivent être pensés comme un continu qui se construit à partir du discontinu, pour reprendre un aspect des analyses de Bachelard dans la Dialectique de la durée. La musique polyphonique permet de proposer une analyse précise de ce qu’il faut entendre par polyrythmie ; dans son principe, elle exclut cependant que l’art de vivre puisse se construire dans la solitude, mais elle suppose le moment où un rapport primordial au temps, à l’espace, à la nature puisse se reconstituer.
Le rapport aux autres pourrait être alors repensé comme un rapport de co-appartenance à la Terre, comprise non comme une forme d’enracinement, mais de sol qui rend possible le mouvement, principe d’une perception locale et fragmentaire du monde, ainsi que le propose Husserl dans L’Arche-originaire terre ne se meut pas.
Ces questions seront abordées à partir d’une lecture des œuvres pré-citées mais aussi à partir d’une étude de pratiques artistiques et sociales, mettant l’accent sur le rapport du continu au discontinu comme système d’intensités (roman graphique par exemple, marche et accents dans la danse).
Intervenants :
- première séance avec Patrice Begnana
- deuxième séance avec Véronique Fabbri

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