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Séminaire Philosophie/Philosophies

L'aube du monde : sur la philosophie de Mikel Dufrenne

Frédéric JACQUET

dateDate : 30/11/2018 heure Début : 19h -> Fin : 21h  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_jacquet_s1_2018-19

lieu Adresse : PRD01, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris

Résumé :


La philosophie de Mikel Dufrenne est aussi décisive qu’elle est peu étudiée, et la question du monde est centrale dans son œuvre. Les percées accomplies par lui s’inscrivent en outre dans un cadre phénoménologique, puisqu’il s’agit de proposer une approche renouvelée de la corrélation. La voie ouverte par Dufrenne est celle d’une réduction effectuée selon l’expérience esthétique en tant qu’elle est soustraite à la connaissance objective comme à l’empire pratique de l’utile, et elle livre, dans ces conditions, l’apparaître du monde dans sa figure aurorale. Le phénoménologue chemine donc de l’expérience esthétique à l’aube du monde, c’est-à-dire à son apparaître primitif. Il accède du même coup à une compréhension nouvelle du sujet de la corrélation ressaisi depuis une phénoménologie du sentiment, qui engage une refonte de la notion d’a priori, le sujet se voyant d'autre part progressivement pensé comme « désir de présence », ou désir cosmologique. Il est compris comme désir du monde dont il est séparé par la distance de l’apparition et, ultimement, la séparation expérientielle renvoie à la séparation natale, c’est-à-dire à l’événement de notre naissance. C’est en tout cas le monde qui se livre selon un jour nouveau, selon le regard du premier jour que l’artiste cherche à reconquérir. L’esthétique constitue alors une voie cruciale vers l’apparaître et, de ce point de vue, le monde se donne dans sa figure native. La réduction phénoménologique prend ainsi la forme d’une réduction esthétique qui reconduit au monde en sa présence originaire, c’est-à-dire, finalement, à la Nature, sans que le phénoménologue ne perde l’irréductibilité du sujet. Autrement dit, la réduction, devenue réduction esthétique, s’effectue en tant que réduction cosmologique. Il nous faudra examiner cette heuristique esthétique, et nous serons conduit dès lors à une pensée de l’art et du jeu, du désir, du sentiment, du monde et de la naissance, sans oublier les percées politiques de Dufrenne, ses réflexions sur l’utopie qu’il enracine dans le désir d’un autre monde.

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Séminaire Philosophie/Philosophies

L'aube du monde : sur la philosophie de Mikel Dufrenne

Frédéric JACQUET

dateDate : 14/12/2018 heure Début : 19h -> Fin : 21h  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_jacquet_s1_2018-19

lieu Adresse : PRD04, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris

Résumé :


La philosophie de Mikel Dufrenne est aussi décisive qu’elle est peu étudiée, et la question du monde est centrale dans son œuvre. Les percées accomplies par lui s’inscrivent en outre dans un cadre phénoménologique, puisqu’il s’agit de proposer une approche renouvelée de la corrélation. La voie ouverte par Dufrenne est celle d’une réduction effectuée selon l’expérience esthétique en tant qu’elle est soustraite à la connaissance objective comme à l’empire pratique de l’utile, et elle livre, dans ces conditions, l’apparaître du monde dans sa figure aurorale. Le phénoménologue chemine donc de l’expérience esthétique à l’aube du monde, c’est-à-dire à son apparaître primitif. Il accède du même coup à une compréhension nouvelle du sujet de la corrélation ressaisi depuis une phénoménologie du sentiment, qui engage une refonte de la notion d’a priori, le sujet se voyant d'autre part progressivement pensé comme « désir de présence », ou désir cosmologique. Il est compris comme désir du monde dont il est séparé par la distance de l’apparition et, ultimement, la séparation expérientielle renvoie à la séparation natale, c’est-à-dire à l’événement de notre naissance. C’est en tout cas le monde qui se livre selon un jour nouveau, selon le regard du premier jour que l’artiste cherche à reconquérir. L’esthétique constitue alors une voie cruciale vers l’apparaître et, de ce point de vue, le monde se donne dans sa figure native. La réduction phénoménologique prend ainsi la forme d’une réduction esthétique qui reconduit au monde en sa présence originaire, c’est-à-dire, finalement, à la Nature, sans que le phénoménologue ne perde l’irréductibilité du sujet. Autrement dit, la réduction, devenue réduction esthétique, s’effectue en tant que réduction cosmologique. Il nous faudra examiner cette heuristique esthétique, et nous serons conduit dès lors à une pensée de l’art et du jeu, du désir, du sentiment, du monde et de la naissance, sans oublier les percées politiques de Dufrenne, ses réflexions sur l’utopie qu’il enracine dans le désir d’un autre monde.

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