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Séminaire Philosophie/Sciences humaines

Les marques du singulier et de l'individuation chez Freud et Frege

Pierre MARIE

dateDate : 14/11/2018 heure Début : 21h -> Fin : 23h  O.K.

lieu Adresse : Salle des Résistants, École normale supérieure, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris

Résumé :


Depuis Platon, il est acquis que le singulier est la croix de la philosophie et qu’il est plutôt sage de n’en point parler : Aristote n’envisage qu’une logique des propositions universelles et particulières ; Hegel n’en fait qu’un moment de l’universel.
Comment dès lors envisager une psychanalyse si cette épreuve est justement celle du singulier, du cas ? Freud, préparé par Bolzano qui montre que le singulier ne relève pas du concept mais de l’intuition et Brentano qui ménage dans sa théorie du jugement une place au singulier, est d’emblée sensible dans l’écoute de ses patients aux événements qui y surgissent, die Einfällen, et qui signent la singularité de celui qui parle.
À l’opposé des conceptions de l’individuation de la tradition, décrites en 3ème personne, Freud montre que l’individuation s’exprime en 1ère personne dans le rapport de chacun à ceux qui ont constitué son entourage d’enfant et ont manifesté à son égard quelques attentes qu’il a à réaliser comme aux objets qui l’ont alors fasciné, attentes et objets qui ne relèvent pas du fait, mais de l’événement.
Étonnement, les lecteurs de Freud ne se sont pas arrêtés sur cette attention au singulier quand bien même est-elle supposée par ceux qui se risquent sur un divan : c’est bien de moi dont il s’agit, de moi dans mon irréductible singularité ?
Or, à la même époque, Frege, pressé de rejeter le singulier, lui accorde néanmoins une place exorbitante pour mieux le cerner, description du singulier que ses deux élèves, Wittgenstein et Austin, se dépêchent de faire fructifier comme leurs continuateurs Cavell et Travis.
Que le singulier ne relève pas du concept ne l’empêche nullement d’être saisi à partir de l’intuition : ce que propose Freud avec sa règle de l’écoute également flottante.
Ce séminaire est donc une invitation à ce que Peirce appelait l’expérientiel, terme que Freud n’aurait pas renié : l’événement qui nous constitue dans l’après-coup comme sujet à partir de la trace qui en subsiste.
Séance avec intervenante :
- Mercredi 9 janvier : Olivia Poïatti (agrégée de lettres, doctorante en philosophie à l'Université Paris 1) : Entendre sa voix ; singularité et altérité chez Stanley Cavell


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Séminaire Philosophie/Sciences humaines

Les marques du singulier et de l'individuation chez Freud et Frege

Pierre MARIE

dateDate : 12/12/2018 heure Début : 21h -> Fin : 23h  O.K.

lieu Adresse : Salle des Résistants, École normale supérieure, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris

Résumé :


Depuis Platon, il est acquis que le singulier est la croix de la philosophie et qu’il est plutôt sage de n’en point parler : Aristote n’envisage qu’une logique des propositions universelles et particulières ; Hegel n’en fait qu’un moment de l’universel.
Comment dès lors envisager une psychanalyse si cette épreuve est justement celle du singulier, du cas ? Freud, préparé par Bolzano qui montre que le singulier ne relève pas du concept mais de l’intuition et Brentano qui ménage dans sa théorie du jugement une place au singulier, est d’emblée sensible dans l’écoute de ses patients aux événements qui y surgissent, die Einfällen, et qui signent la singularité de celui qui parle.
À l’opposé des conceptions de l’individuation de la tradition, décrites en 3ème personne, Freud montre que l’individuation s’exprime en 1ère personne dans le rapport de chacun à ceux qui ont constitué son entourage d’enfant et ont manifesté à son égard quelques attentes qu’il a à réaliser comme aux objets qui l’ont alors fasciné, attentes et objets qui ne relèvent pas du fait, mais de l’événement.
Étonnement, les lecteurs de Freud ne se sont pas arrêtés sur cette attention au singulier quand bien même est-elle supposée par ceux qui se risquent sur un divan : c’est bien de moi dont il s’agit, de moi dans mon irréductible singularité ?
Or, à la même époque, Frege, pressé de rejeter le singulier, lui accorde néanmoins une place exorbitante pour mieux le cerner, description du singulier que ses deux élèves, Wittgenstein et Austin, se dépêchent de faire fructifier comme leurs continuateurs Cavell et Travis.
Que le singulier ne relève pas du concept ne l’empêche nullement d’être saisi à partir de l’intuition : ce que propose Freud avec sa règle de l’écoute également flottante.
Ce séminaire est donc une invitation à ce que Peirce appelait l’expérientiel, terme que Freud n’aurait pas renié : l’événement qui nous constitue dans l’après-coup comme sujet à partir de la trace qui en subsiste.
Séance avec intervenante :
- Mercredi 9 janvier : Olivia Poïatti (agrégée de lettres, doctorante en philosophie à l'Université Paris 1) : Entendre sa voix ; singularité et altérité chez Stanley Cavell


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Séminaire Philosophie/Sciences humaines

Les marques du singulier et de l'individuation chez Freud et Frege

Pierre MARIE

dateDate : 09/01/2019 heure Début : 21h -> Fin : 23h  O.K.

lieu Adresse : Salle des Résistants, École normale supérieure, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris

Résumé :


Depuis Platon, il est acquis que le singulier est la croix de la philosophie et qu’il est plutôt sage de n’en point parler : Aristote n’envisage qu’une logique des propositions universelles et particulières ; Hegel n’en fait qu’un moment de l’universel.
Comment dès lors envisager une psychanalyse si cette épreuve est justement celle du singulier, du cas ? Freud, préparé par Bolzano qui montre que le singulier ne relève pas du concept mais de l’intuition et Brentano qui ménage dans sa théorie du jugement une place au singulier, est d’emblée sensible dans l’écoute de ses patients aux événements qui y surgissent, die Einfällen, et qui signent la singularité de celui qui parle.
À l’opposé des conceptions de l’individuation de la tradition, décrites en 3ème personne, Freud montre que l’individuation s’exprime en 1ère personne dans le rapport de chacun à ceux qui ont constitué son entourage d’enfant et ont manifesté à son égard quelques attentes qu’il a à réaliser comme aux objets qui l’ont alors fasciné, attentes et objets qui ne relèvent pas du fait, mais de l’événement.
Étonnement, les lecteurs de Freud ne se sont pas arrêtés sur cette attention au singulier quand bien même est-elle supposée par ceux qui se risquent sur un divan : c’est bien de moi dont il s’agit, de moi dans mon irréductible singularité ?
Or, à la même époque, Frege, pressé de rejeter le singulier, lui accorde néanmoins une place exorbitante pour mieux le cerner, description du singulier que ses deux élèves, Wittgenstein et Austin, se dépêchent de faire fructifier comme leurs continuateurs Cavell et Travis.
Que le singulier ne relève pas du concept ne l’empêche nullement d’être saisi à partir de l’intuition : ce que propose Freud avec sa règle de l’écoute également flottante.
Ce séminaire est donc une invitation à ce que Peirce appelait l’expérientiel, terme que Freud n’aurait pas renié : l’événement qui nous constitue dans l’après-coup comme sujet à partir de la trace qui en subsiste.
Séance avec intervenante :
- Mercredi 9 janvier : Olivia Poïatti (agrégée de lettres, doctorante en philosophie à l'Université Paris 1) : Entendre sa voix ; singularité et altérité chez Stanley Cavell


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