AGENDA

  •   Séminaires
  •   Colloques, Conférences, Rencontres
  •   Samedi, Débat autour d’un livre, Forums
Chargement…
Problème de Chargement…

Séminaire Philosophie/Arts et littérature

La diagonale du pas. Du progrès oblique

Jean MAUREL

dateDate : 18/12/2018 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_maurel_s1_2018-19

lieu Adresse : Salle Maurice Allais, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé :


Proposer un assez chaotique, hésitant et incertain parcours, à tort et à travers, qui semblerait mener des Grecs à Quasimodo et au-delà, telle pourrait être la visée de ce séminaire.
Visée, qui comme toute mise au point – ne saurait se faire qu’à cligner des yeux imprévisiblement.
Si l’on semble passer d’Apollon l’oblique, d’Achille aux pieds fragiles, de Chiron et d’Héphaïstos le boiteux, de Diogène le va nu pieds ou encore d’Œdipe aux pieds enflés, à Isis, Apulée... Montaigne, Rabelais ou Shakespeare ou encore au Diable boiteux de Lesage, à Jacques le Fataliste, pour mieux s’ouvrir aux écarts de pas « modernes » qui traversent aussi bien Flaubert que Balzac ou Baudelaire, Nietzsche, Freud, Jensen, Benjamin, Proust, Bataille, Merleau-Ponty, Blanchot, Derrida, Deleuze… ce sera par le biais ou l’intermédiaire déviant, le médium très excentrique, très paradoxal, désaxé, d’une improbable triade, forcément sur trois pattes : La Melencolia de Dürer sous l’œil oblique du sublime kantien, à cheval sur le monstrueux Quasimodo.
Autant dire que le parcours chronologique n’est peut-être là que pour mieux mettre en scène, cette furtive, transfuge intempestivité qui fait transition, travaille obscurément au cœur du temps, altère non seulement sa continuité mais aussi bien sa pratique, son exercice, son passage, passage tout à la fois suspendu et emporté, et ne saurait vraiment en révéler le secret et la force disruptive, qu’à mettre la pensée hors de soi, la déboîtant, la dispersant, la perdant, la « dépensant » généreusement avec et dans les vagabondages, les esquives et échappées, les traces passagères et discrètes de la littérature.
Le paradoxe ultime de cette entrevue d’une véritable crise critique de l’avancée du temps ne serait-il pas d’aider à surprendre l’énigme de son étrange convulsion répétitive qui n’ouvre son « à venir » qu’à dévier sa ligne, passant la ligne, comme dirait Michaux, bousculant, écartant, écartelant son mouvement en multiples mouvements en tous sens, à tout instant ?
Et s’il y « allait », dans ces exemplaires mouvements démons, de la vie, de la survie même du pas démocratique ?

>> Partager

    image philosophie

Séminaire Philosophie/Arts et littérature

La diagonale du pas. Du progrès oblique

Jean MAUREL

dateDate : 08/01/2019 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  En cours

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_maurel_s1_2018-19

lieu Adresse : Salle Maurice Allais, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé :


Proposer un assez chaotique, hésitant et incertain parcours, à tort et à travers, qui semblerait mener des Grecs à Quasimodo et au-delà, telle pourrait être la visée de ce séminaire.
Visée, qui comme toute mise au point – ne saurait se faire qu’à cligner des yeux imprévisiblement.
Si l’on semble passer d’Apollon l’oblique, d’Achille aux pieds fragiles, de Chiron et d’Héphaïstos le boiteux, de Diogène le va nu pieds ou encore d’Œdipe aux pieds enflés, à Isis, Apulée... Montaigne, Rabelais ou Shakespeare ou encore au Diable boiteux de Lesage, à Jacques le Fataliste, pour mieux s’ouvrir aux écarts de pas « modernes » qui traversent aussi bien Flaubert que Balzac ou Baudelaire, Nietzsche, Freud, Jensen, Benjamin, Proust, Bataille, Merleau-Ponty, Blanchot, Derrida, Deleuze… ce sera par le biais ou l’intermédiaire déviant, le médium très excentrique, très paradoxal, désaxé, d’une improbable triade, forcément sur trois pattes : La Melencolia de Dürer sous l’œil oblique du sublime kantien, à cheval sur le monstrueux Quasimodo.
Autant dire que le parcours chronologique n’est peut-être là que pour mieux mettre en scène, cette furtive, transfuge intempestivité qui fait transition, travaille obscurément au cœur du temps, altère non seulement sa continuité mais aussi bien sa pratique, son exercice, son passage, passage tout à la fois suspendu et emporté, et ne saurait vraiment en révéler le secret et la force disruptive, qu’à mettre la pensée hors de soi, la déboîtant, la dispersant, la perdant, la « dépensant » généreusement avec et dans les vagabondages, les esquives et échappées, les traces passagères et discrètes de la littérature.
Le paradoxe ultime de cette entrevue d’une véritable crise critique de l’avancée du temps ne serait-il pas d’aider à surprendre l’énigme de son étrange convulsion répétitive qui n’ouvre son « à venir » qu’à dévier sa ligne, passant la ligne, comme dirait Michaux, bousculant, écartant, écartelant son mouvement en multiples mouvements en tous sens, à tout instant ?
Et s’il y « allait », dans ces exemplaires mouvements démons, de la vie, de la survie même du pas démocratique ?

>> Partager

    image philosophie