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Séminaire Philosophie/Éducation

L'institution du peuple : paideia, critique, souveraineté (suite)

Christophe ANGEBAULT-ROUSSET

dateDate : 22/03/2019 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  Annulé

nota beneInscription ouverte 1 semaine avant au lien suivant :
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_angebault_s2_2018-19

lieu Adresse : Salle PrM103, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris

Résumé :


L’objectif du séminaire est de réfléchir aux contradictions entre le projet des Lumières de former par l’éducation l’esprit critique des citoyens et les difficultés concrètes à pratiquer une véritable paideia démocratique, au sens que C. Castoriadis donne à ce terme.
La notion d’« institution du peuple » pose la question éducative dans la perspective castoriadienne d’une « institution imaginaire de la société ». À l’époque moderne, la notion de « peuple souverain » s’est construite comme un tel imaginaire instituant, et la fonction mythique de l’« instituteur » républicain serait dans cette perspective d’instituer un peuple qui soit sujet de la démocratie. Mais « institution du peuple » peut aussi se prendre au sens d’une auto-institution du peuple dans certains courants de l’éducation populaire.
Cette ambivalence marque l’insuffisance des modèles hérités de la paideia moderne. Les doctrines éducatives de l’époque moderne se sont en effet construites en même temps que l’État, et les deux participent d’un même imaginaire institutionnel où s’articule la double fiction de la souveraineté du peuple (en lieu et place du monarque) et de la souveraineté de la conscience douée de raison critique (en lieu et place de l’ancienne censure dogmatique).
Le problème peut donc se résumer ainsi : pourquoi, comment, et à quelles conditions dénouer le lien entre la souveraineté, la critique et la paideia dans la perspective d'une pratique démocratique effective ?

Le premier semestre a été consacré à une lecture castoriadienne de l'émergence des pédagogies de l'autonomie au XXe siècle (Pestalozzi, Jacottot...) et de leur prolongement dans le courant de l'école nouvelle au XXe siècle (Montessori, Freinet, Piaget, pédagogie institutionnelle...). Nous poursuivrons cette enquête ce semestre en nous penchant plus particulièrement sur les courants de l'éducation populaire (Freire, pédagogie sociale...).
Plus encore que l’an passé, le travail passe nécessairement aussi par des pratiques de classe et des dispositifs d’éducation populaire : c’est pourquoi le séminaire est ouvert aux interventions et expérimentations des acteurs éducatifs de l’enseignement et de l’éducation populaire.

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Séminaire Philosophie/Éducation

L'institution du peuple : paideia, critique, souveraineté (suite)

Christophe ANGEBAULT-ROUSSET

dateDate : 05/04/2019 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription ouverte 1 semaine avant au lien suivant :
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_angebault_s2_2018-19

lieu Adresse : Salle PrM103, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris

Résumé :


L’objectif du séminaire est de réfléchir aux contradictions entre le projet des Lumières de former par l’éducation l’esprit critique des citoyens et les difficultés concrètes à pratiquer une véritable paideia démocratique, au sens que C. Castoriadis donne à ce terme.
La notion d’« institution du peuple » pose la question éducative dans la perspective castoriadienne d’une « institution imaginaire de la société ». À l’époque moderne, la notion de « peuple souverain » s’est construite comme un tel imaginaire instituant, et la fonction mythique de l’« instituteur » républicain serait dans cette perspective d’instituer un peuple qui soit sujet de la démocratie. Mais « institution du peuple » peut aussi se prendre au sens d’une auto-institution du peuple dans certains courants de l’éducation populaire.
Cette ambivalence marque l’insuffisance des modèles hérités de la paideia moderne. Les doctrines éducatives de l’époque moderne se sont en effet construites en même temps que l’État, et les deux participent d’un même imaginaire institutionnel où s’articule la double fiction de la souveraineté du peuple (en lieu et place du monarque) et de la souveraineté de la conscience douée de raison critique (en lieu et place de l’ancienne censure dogmatique).
Le problème peut donc se résumer ainsi : pourquoi, comment, et à quelles conditions dénouer le lien entre la souveraineté, la critique et la paideia dans la perspective d'une pratique démocratique effective ?

Le premier semestre a été consacré à une lecture castoriadienne de l'émergence des pédagogies de l'autonomie au XXe siècle (Pestalozzi, Jacottot...) et de leur prolongement dans le courant de l'école nouvelle au XXe siècle (Montessori, Freinet, Piaget, pédagogie institutionnelle...). Nous poursuivrons cette enquête ce semestre en nous penchant plus particulièrement sur les courants de l'éducation populaire (Freire, pédagogie sociale...).
Plus encore que l’an passé, le travail passe nécessairement aussi par des pratiques de classe et des dispositifs d’éducation populaire : c’est pourquoi le séminaire est ouvert aux interventions et expérimentations des acteurs éducatifs de l’enseignement et de l’éducation populaire.

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