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Séminaire Philosophie/Éducation

L'institution du peuple : paideia, critique, souveraineté (suite)

Christophe ANGEBAULT-ROUSSET

dateDate : 09/11/2018 heure Début : 19h -> Fin : 21h  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_angebault_s1_2018-19

lieu Adresse : PRD04, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris

Résumé :


L’objectif du séminaire est de réfléchir aux contradictions entre le projet des Lumières de former par l’éducation l’esprit critique des citoyens et les difficultés concrètes à pratiquer une véritable paideia démocratique, au sens que C. Castoriadis donne à ce terme.
La notion d’« institution du peuple » pose la question éducative dans la perspective castoriadienne d’une « institution imaginaire de la société ». À l’époque moderne, la notion de « peuple souverain » s’est construite comme un tel imaginaire instituant, et la fonction mythique de l’« instituteur » républicain serait dans cette perspective d’instituer un peuple qui soit sujet de la démocratie. Mais « institution du peuple » peut aussi se prendre au sens d’une auto-institution du peuple dans certains courants de l’éducation populaire.
Cette ambivalence marque l’insuffisance des modèles hérités de la paideia moderne. Les doctrines éducatives de l’époque moderne se sont en effet construites en même temps que l’État, et les deux participent d’un même imaginaire institutionnel où s’articule la double fiction de la souveraineté du peuple (en lieu et place du monarque) et de la souveraineté de la conscience douée de raison critique (en lieu et place de l’ancienne censure dogmatique).
Le problème peut donc se résumer ainsi : pourquoi, comment, et à quelles conditions dénouer le lien entre la souveraineté, la critique et la paideia dans une pratique démocratique effective ?

La dernière année a été consacrée à l’examen des liens entre les notions de paideia, de praxis et d’autonomie chez Castoriadis. Ce nouveau semestre abordera les pédagogies nouvelles au XXe siècle (C. Freinet, pédagogie institutionnelle…) et leurs liens avec l’éducation populaire (P. Freire, pédagogie sociale…).
Plus encore que l’an passé, le travail passe nécessairement aussi par des pratiques de classe et des dispositifs d’éducation populaire : c’est pourquoi le séminaire est ouvert aux interventions et expérimentations des acteurs éducatifs de l’enseignement et de l’éducation populaire.

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Séminaire Philosophie/Éducation

L'institution du peuple : paideia, critique, souveraineté (suite)

Christophe ANGEBAULT-ROUSSET

dateDate : 30/11/2018 heure Début : 19h -> Fin : 21h  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_angebault_s1_2018-19

lieu Adresse : PRD04, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris

Résumé :


L’objectif du séminaire est de réfléchir aux contradictions entre le projet des Lumières de former par l’éducation l’esprit critique des citoyens et les difficultés concrètes à pratiquer une véritable paideia démocratique, au sens que C. Castoriadis donne à ce terme.
La notion d’« institution du peuple » pose la question éducative dans la perspective castoriadienne d’une « institution imaginaire de la société ». À l’époque moderne, la notion de « peuple souverain » s’est construite comme un tel imaginaire instituant, et la fonction mythique de l’« instituteur » républicain serait dans cette perspective d’instituer un peuple qui soit sujet de la démocratie. Mais « institution du peuple » peut aussi se prendre au sens d’une auto-institution du peuple dans certains courants de l’éducation populaire.
Cette ambivalence marque l’insuffisance des modèles hérités de la paideia moderne. Les doctrines éducatives de l’époque moderne se sont en effet construites en même temps que l’État, et les deux participent d’un même imaginaire institutionnel où s’articule la double fiction de la souveraineté du peuple (en lieu et place du monarque) et de la souveraineté de la conscience douée de raison critique (en lieu et place de l’ancienne censure dogmatique).
Le problème peut donc se résumer ainsi : pourquoi, comment, et à quelles conditions dénouer le lien entre la souveraineté, la critique et la paideia dans une pratique démocratique effective ?

La dernière année a été consacrée à l’examen des liens entre les notions de paideia, de praxis et d’autonomie chez Castoriadis. Ce nouveau semestre abordera les pédagogies nouvelles au XXe siècle (C. Freinet, pédagogie institutionnelle…) et leurs liens avec l’éducation populaire (P. Freire, pédagogie sociale…).
Plus encore que l’an passé, le travail passe nécessairement aussi par des pratiques de classe et des dispositifs d’éducation populaire : c’est pourquoi le séminaire est ouvert aux interventions et expérimentations des acteurs éducatifs de l’enseignement et de l’éducation populaire.

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Séminaire Philosophie/Éducation

L'institution du peuple : paideia, critique, souveraineté (suite)

Christophe ANGEBAULT-ROUSSET

dateDate : 18/01/2019 heure Début : 19h -> Fin : 21h  En cours

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_angebault_s1_2018-19

lieu Adresse : PRD04, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris

Résumé :


L’objectif du séminaire est de réfléchir aux contradictions entre le projet des Lumières de former par l’éducation l’esprit critique des citoyens et les difficultés concrètes à pratiquer une véritable paideia démocratique, au sens que C. Castoriadis donne à ce terme.
La notion d’« institution du peuple » pose la question éducative dans la perspective castoriadienne d’une « institution imaginaire de la société ». À l’époque moderne, la notion de « peuple souverain » s’est construite comme un tel imaginaire instituant, et la fonction mythique de l’« instituteur » républicain serait dans cette perspective d’instituer un peuple qui soit sujet de la démocratie. Mais « institution du peuple » peut aussi se prendre au sens d’une auto-institution du peuple dans certains courants de l’éducation populaire.
Cette ambivalence marque l’insuffisance des modèles hérités de la paideia moderne. Les doctrines éducatives de l’époque moderne se sont en effet construites en même temps que l’État, et les deux participent d’un même imaginaire institutionnel où s’articule la double fiction de la souveraineté du peuple (en lieu et place du monarque) et de la souveraineté de la conscience douée de raison critique (en lieu et place de l’ancienne censure dogmatique).
Le problème peut donc se résumer ainsi : pourquoi, comment, et à quelles conditions dénouer le lien entre la souveraineté, la critique et la paideia dans une pratique démocratique effective ?

La dernière année a été consacrée à l’examen des liens entre les notions de paideia, de praxis et d’autonomie chez Castoriadis. Ce nouveau semestre abordera les pédagogies nouvelles au XXe siècle (C. Freinet, pédagogie institutionnelle…) et leurs liens avec l’éducation populaire (P. Freire, pédagogie sociale…).
Plus encore que l’an passé, le travail passe nécessairement aussi par des pratiques de classe et des dispositifs d’éducation populaire : c’est pourquoi le séminaire est ouvert aux interventions et expérimentations des acteurs éducatifs de l’enseignement et de l’éducation populaire.

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