AGENDA

  •   Séminaires
  •   Colloques, Conférences, Rencontres
  •   Samedi, Débat autour d’un livre, Forums
Chargement…
Problème de Chargement…

Séminaire Philosophie/Politique et société

Formes de « Nous ». Y a-t-il des individus isolés ?

Marc PAVLOPOULOS

dateDate : 10/04/2019 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  Annulé & reporté

nota beneInscription ouverte 1 semaine avant au lien suivant :
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_pavlopoulos_s2_2018-19

lieu Adresse :

Résumé :


Un des traits saillants du début de notre XXIe siècle serait l’effacement des collectifs. L’idéologie néolibérale célèbre l’individu roi, seul maître de son destin, tandis qu’une certaine critique sociale brosse le portrait d’un individu tragiquement confronté à des dispositifs sociaux, économiques et politiques qui le broient. Si elles divergent dans leurs conclusions, ces analyses partent d’une même prémisse : le sujet contemporain serait seul face à lui-même et face au pouvoir (l’État, la Nation, « l’Empire »), ce qui expliquerait la résurgence très actuelle de dispositifs politiques autoritaires ou fascisants. Une pensée « de gauche » bon teint sonne alors le tocsin, en appelant d’un ton dramatique à construire du collectif, du « lien social », là où il n’y en aurait plus. Or cet appel est abstrait, incantatoire et vain : il faut partir des pratiques effectives et mettre en question le postulat de départ. Le collectif n’a peut-être pas autant disparu qu’on voudrait le croire.
Dans ce semestre conclusif, des chercheuses et chercheurs venant de multiples horizons et traditions philosophiques analyseront des façons de dire et de faire nous, dans différents domaines (au travail, en politique, en art notamment). Faut-il choisir entre faire nous et dire « je » ? Suffit-il de partager une activité pour faire partie d’un collectif ? Le collectif s’oppose-t-il au sujet individuel ou au contraire le soutient-il, voire le précède-t-il, y compris quand plus personne ne dit « nous » ? Peut-on ne pas penser de manière collective ? Etc.
La solitude du sujet néolibéral pourrait n’être que l’effet certes très réel, mais surdéterminé et somme toute bien fragile, d’un complexe d’idées fausses. Partant d’une analyse à plusieurs voix de diverses formes de « nous », nous tenterons de dégager des lignes théoriques permettant de fracturer ce complexe.
Intervenants :
- Mercredi 27 mars : Judith Revel, Université Paris Nanterre/Sophiapol : Nous, condition de possibilité ou effet des pratiques ?

- Mercredi 3 avril : Étienne Balibar, professeur émérite Université Paris Nanterre, Anniversary Chair Kingston University/Londres : Le transindividuel : conceptions classiques et contemporaines

- Séance du Mercredi 10 avril ANNULÉE et REPORTÉE au 29 mai.

- Mercredi 17 avril : Élise Marrou, Sorbonne Université : L'esprit de corps

- Mercredi 15 mai : Antonia Soulez, professeure émérite Université Paris 8 (Université Paris Lumières) : Spécificité de la dimension esthétique de la constitution d’un « Nous » dans la musique

- Mercredi 22 mai : Luca Paltrinieri, Université de Rennes, Laboratoire Théories du Politique(CRESPPA), CIPh, et Massimiliano Nicoli, Laboratoire Sophiapol/Université Paris Nanterre : Nous coordonné, nous coopératif

- Mercredi 29 mai (lieu et heure à préciser) : Alexis Cukier, Université de Poitiers/Sophiapol, CIPh : Les « Nous » des collectifs de travail

- Mercredi 12 juin : conclusion du séminaire et de la direction de programme.

>> Partager

    image philosophie

Séminaire Philosophie/Politique et société

Formes de « Nous ». Y a-t-il des individus isolés ?

Marc PAVLOPOULOS

dateDate : 17/04/2019 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  Lieu modifié

lieu Adresse : Salle Jean XXIII, USIC, 18 rue de Varenne, 75007 Paris. Code porte 02533

Résumé :


Un des traits saillants du début de notre XXIe siècle serait l’effacement des collectifs. L’idéologie néolibérale célèbre l’individu roi, seul maître de son destin, tandis qu’une certaine critique sociale brosse le portrait d’un individu tragiquement confronté à des dispositifs sociaux, économiques et politiques qui le broient. Si elles divergent dans leurs conclusions, ces analyses partent d’une même prémisse : le sujet contemporain serait seul face à lui-même et face au pouvoir (l’État, la Nation, « l’Empire »), ce qui expliquerait la résurgence très actuelle de dispositifs politiques autoritaires ou fascisants. Une pensée « de gauche » bon teint sonne alors le tocsin, en appelant d’un ton dramatique à construire du collectif, du « lien social », là où il n’y en aurait plus. Or cet appel est abstrait, incantatoire et vain : il faut partir des pratiques effectives et mettre en question le postulat de départ. Le collectif n’a peut-être pas autant disparu qu’on voudrait le croire.
Dans ce semestre conclusif, des chercheuses et chercheurs venant de multiples horizons et traditions philosophiques analyseront des façons de dire et de faire nous, dans différents domaines (au travail, en politique, en art notamment). Faut-il choisir entre faire nous et dire « je » ? Suffit-il de partager une activité pour faire partie d’un collectif ? Le collectif s’oppose-t-il au sujet individuel ou au contraire le soutient-il, voire le précède-t-il, y compris quand plus personne ne dit « nous » ? Peut-on ne pas penser de manière collective ? Etc.
La solitude du sujet néolibéral pourrait n’être que l’effet certes très réel, mais surdéterminé et somme toute bien fragile, d’un complexe d’idées fausses. Partant d’une analyse à plusieurs voix de diverses formes de « nous », nous tenterons de dégager des lignes théoriques permettant de fracturer ce complexe.
Intervenants :
- Mercredi 27 mars : Judith Revel, Université Paris Nanterre/Sophiapol : Nous, condition de possibilité ou effet des pratiques ?

- Mercredi 3 avril : Étienne Balibar, professeur émérite Université Paris Nanterre, Anniversary Chair Kingston University/Londres : Le transindividuel : conceptions classiques et contemporaines

- Séance du Mercredi 10 avril ANNULÉE et REPORTÉE au 29 mai.

- Mercredi 17 avril : Élise Marrou, Sorbonne Université : L'esprit de corps

- Mercredi 15 mai : Antonia Soulez, professeure émérite Université Paris 8 (Université Paris Lumières) : Spécificité de la dimension esthétique de la constitution d’un « Nous » dans la musique

- Mercredi 22 mai : Luca Paltrinieri, Université de Rennes, Laboratoire Théories du Politique(CRESPPA), CIPh, et Massimiliano Nicoli, Laboratoire Sophiapol/Université Paris Nanterre : Nous coordonné, nous coopératif

- Mercredi 29 mai (lieu et heure à préciser) : Alexis Cukier, Université de Poitiers/Sophiapol, CIPh : Les « Nous » des collectifs de travail

- Mercredi 12 juin : conclusion du séminaire et de la direction de programme.

>> Partager

    image philosophie

Séminaire Philosophie/Politique et société

Formes de « Nous ». Y a-t-il des individus isolés ?

Marc PAVLOPOULOS

dateDate : 15/05/2019 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription ouverte 1 semaine avant au lien suivant :
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_pavlopoulos_s2_2018-19

lieu Adresse : Salle Germaine Tillion, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé :


Un des traits saillants du début de notre XXIe siècle serait l’effacement des collectifs. L’idéologie néolibérale célèbre l’individu roi, seul maître de son destin, tandis qu’une certaine critique sociale brosse le portrait d’un individu tragiquement confronté à des dispositifs sociaux, économiques et politiques qui le broient. Si elles divergent dans leurs conclusions, ces analyses partent d’une même prémisse : le sujet contemporain serait seul face à lui-même et face au pouvoir (l’État, la Nation, « l’Empire »), ce qui expliquerait la résurgence très actuelle de dispositifs politiques autoritaires ou fascisants. Une pensée « de gauche » bon teint sonne alors le tocsin, en appelant d’un ton dramatique à construire du collectif, du « lien social », là où il n’y en aurait plus. Or cet appel est abstrait, incantatoire et vain : il faut partir des pratiques effectives et mettre en question le postulat de départ. Le collectif n’a peut-être pas autant disparu qu’on voudrait le croire.
Dans ce semestre conclusif, des chercheuses et chercheurs venant de multiples horizons et traditions philosophiques analyseront des façons de dire et de faire nous, dans différents domaines (au travail, en politique, en art notamment). Faut-il choisir entre faire nous et dire « je » ? Suffit-il de partager une activité pour faire partie d’un collectif ? Le collectif s’oppose-t-il au sujet individuel ou au contraire le soutient-il, voire le précède-t-il, y compris quand plus personne ne dit « nous » ? Peut-on ne pas penser de manière collective ? Etc.
La solitude du sujet néolibéral pourrait n’être que l’effet certes très réel, mais surdéterminé et somme toute bien fragile, d’un complexe d’idées fausses. Partant d’une analyse à plusieurs voix de diverses formes de « nous », nous tenterons de dégager des lignes théoriques permettant de fracturer ce complexe.
Intervenants :
- Mercredi 27 mars : Judith Revel, Université Paris Nanterre/Sophiapol : Nous, condition de possibilité ou effet des pratiques ?

- Mercredi 3 avril : Étienne Balibar, professeur émérite Université Paris Nanterre, Anniversary Chair Kingston University/Londres : Le transindividuel : conceptions classiques et contemporaines

- Séance du Mercredi 10 avril ANNULÉE et REPORTÉE au 29 mai.

- Mercredi 17 avril : Élise Marrou, Sorbonne Université : L'esprit de corps

- Mercredi 15 mai : Antonia Soulez, professeure émérite Université Paris 8 (Université Paris Lumières) : Spécificité de la dimension esthétique de la constitution d’un « Nous » dans la musique

- Mercredi 22 mai : Luca Paltrinieri, Université de Rennes, Laboratoire Théories du Politique(CRESPPA), CIPh, et Massimiliano Nicoli, Laboratoire Sophiapol/Université Paris Nanterre : Nous coordonné, nous coopératif

- Mercredi 29 mai (lieu et heure à préciser) : Alexis Cukier, Université de Poitiers/Sophiapol, CIPh : Les « Nous » des collectifs de travail

- Mercredi 12 juin : conclusion du séminaire et de la direction de programme.

>> Partager

    image philosophie

Séminaire Philosophie/Politique et société

Formes de « Nous ». Y a-t-il des individus isolés ?

Marc PAVLOPOULOS

dateDate : 22/05/2019 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  En cours

nota beneInscription ouverte 1 semaine avant au lien suivant :
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_pavlopoulos_s2_2018-19

lieu Adresse : Salle Germaine Tillion, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé :


Un des traits saillants du début de notre XXIe siècle serait l’effacement des collectifs. L’idéologie néolibérale célèbre l’individu roi, seul maître de son destin, tandis qu’une certaine critique sociale brosse le portrait d’un individu tragiquement confronté à des dispositifs sociaux, économiques et politiques qui le broient. Si elles divergent dans leurs conclusions, ces analyses partent d’une même prémisse : le sujet contemporain serait seul face à lui-même et face au pouvoir (l’État, la Nation, « l’Empire »), ce qui expliquerait la résurgence très actuelle de dispositifs politiques autoritaires ou fascisants. Une pensée « de gauche » bon teint sonne alors le tocsin, en appelant d’un ton dramatique à construire du collectif, du « lien social », là où il n’y en aurait plus. Or cet appel est abstrait, incantatoire et vain : il faut partir des pratiques effectives et mettre en question le postulat de départ. Le collectif n’a peut-être pas autant disparu qu’on voudrait le croire.
Dans ce semestre conclusif, des chercheuses et chercheurs venant de multiples horizons et traditions philosophiques analyseront des façons de dire et de faire nous, dans différents domaines (au travail, en politique, en art notamment). Faut-il choisir entre faire nous et dire « je » ? Suffit-il de partager une activité pour faire partie d’un collectif ? Le collectif s’oppose-t-il au sujet individuel ou au contraire le soutient-il, voire le précède-t-il, y compris quand plus personne ne dit « nous » ? Peut-on ne pas penser de manière collective ? Etc.
La solitude du sujet néolibéral pourrait n’être que l’effet certes très réel, mais surdéterminé et somme toute bien fragile, d’un complexe d’idées fausses. Partant d’une analyse à plusieurs voix de diverses formes de « nous », nous tenterons de dégager des lignes théoriques permettant de fracturer ce complexe.
Intervenants :
- Mercredi 27 mars : Judith Revel, Université Paris Nanterre/Sophiapol : Nous, condition de possibilité ou effet des pratiques ?

- Mercredi 3 avril : Étienne Balibar, professeur émérite Université Paris Nanterre, Anniversary Chair Kingston University/Londres : Le transindividuel : conceptions classiques et contemporaines

- Séance du Mercredi 10 avril ANNULÉE et REPORTÉE au 29 mai.

- Mercredi 17 avril : Élise Marrou, Sorbonne Université : L'esprit de corps

- Mercredi 15 mai : Antonia Soulez, professeure émérite Université Paris 8 (Université Paris Lumières) : Spécificité de la dimension esthétique de la constitution d’un « Nous » dans la musique

- Mercredi 22 mai : Luca Paltrinieri, Université de Rennes, Laboratoire Théories du Politique(CRESPPA), CIPh, et Massimiliano Nicoli, Laboratoire Sophiapol/Université Paris Nanterre : Nous coordonné, nous coopératif

- Mercredi 29 mai (lieu et heure à préciser) : Alexis Cukier, Université de Poitiers/Sophiapol, CIPh : Les « Nous » des collectifs de travail

- Mercredi 12 juin : conclusion du séminaire et de la direction de programme.

>> Partager

    image philosophie

Séminaire Philosophie/Politique et société

Formes de « Nous ». Y a-t-il des individus isolés ?

Marc PAVLOPOULOS

dateDate : 29/05/2019 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  Report du 10/04

lieu Adresse : Le Maltais Rouge, 40 rue de Malte, 75011 Paris

Résumé :


Un des traits saillants du début de notre XXIe siècle serait l’effacement des collectifs. L’idéologie néolibérale célèbre l’individu roi, seul maître de son destin, tandis qu’une certaine critique sociale brosse le portrait d’un individu tragiquement confronté à des dispositifs sociaux, économiques et politiques qui le broient. Si elles divergent dans leurs conclusions, ces analyses partent d’une même prémisse : le sujet contemporain serait seul face à lui-même et face au pouvoir (l’État, la Nation, « l’Empire »), ce qui expliquerait la résurgence très actuelle de dispositifs politiques autoritaires ou fascisants. Une pensée « de gauche » bon teint sonne alors le tocsin, en appelant d’un ton dramatique à construire du collectif, du « lien social », là où il n’y en aurait plus. Or cet appel est abstrait, incantatoire et vain : il faut partir des pratiques effectives et mettre en question le postulat de départ. Le collectif n’a peut-être pas autant disparu qu’on voudrait le croire.
Dans ce semestre conclusif, des chercheuses et chercheurs venant de multiples horizons et traditions philosophiques analyseront des façons de dire et de faire nous, dans différents domaines (au travail, en politique, en art notamment). Faut-il choisir entre faire nous et dire « je » ? Suffit-il de partager une activité pour faire partie d’un collectif ? Le collectif s’oppose-t-il au sujet individuel ou au contraire le soutient-il, voire le précède-t-il, y compris quand plus personne ne dit « nous » ? Peut-on ne pas penser de manière collective ? Etc.
La solitude du sujet néolibéral pourrait n’être que l’effet certes très réel, mais surdéterminé et somme toute bien fragile, d’un complexe d’idées fausses. Partant d’une analyse à plusieurs voix de diverses formes de « nous », nous tenterons de dégager des lignes théoriques permettant de fracturer ce complexe.
Intervenants :
- Mercredi 27 mars : Judith Revel, Université Paris Nanterre/Sophiapol : Nous, condition de possibilité ou effet des pratiques ?

- Mercredi 3 avril : Étienne Balibar, professeur émérite Université Paris Nanterre, Anniversary Chair Kingston University/Londres : Le transindividuel : conceptions classiques et contemporaines

- Séance du Mercredi 10 avril ANNULÉE et REPORTÉE au 29 mai.

- Mercredi 17 avril : Élise Marrou, Sorbonne Université : L'esprit de corps

- Mercredi 15 mai : Antonia Soulez, professeure émérite Université Paris 8 (Université Paris Lumières) : Spécificité de la dimension esthétique de la constitution d’un « Nous » dans la musique

- Mercredi 22 mai : Luca Paltrinieri, Université de Rennes, Laboratoire Théories du Politique(CRESPPA), CIPh, et Massimiliano Nicoli, Laboratoire Sophiapol/Université Paris Nanterre : Nous coordonné, nous coopératif

- Mercredi 29 mai (lieu et heure à préciser) : Alexis Cukier, Université de Poitiers/Sophiapol, CIPh : Les « Nous » des collectifs de travail

- Mercredi 12 juin : conclusion du séminaire et de la direction de programme.

>> Partager

    image philosophie

Séminaire Philosophie/Politique et société

Formes de « Nous ». Y a-t-il des individus isolés ?

Marc PAVLOPOULOS

dateDate : 12/06/2019 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  En cours

nota beneInscription ouverte 1 semaine avant au lien suivant :
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_pavlopoulos_s2_2018-19

lieu Adresse : Salle Maurice Allais, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé :


Un des traits saillants du début de notre XXIe siècle serait l’effacement des collectifs. L’idéologie néolibérale célèbre l’individu roi, seul maître de son destin, tandis qu’une certaine critique sociale brosse le portrait d’un individu tragiquement confronté à des dispositifs sociaux, économiques et politiques qui le broient. Si elles divergent dans leurs conclusions, ces analyses partent d’une même prémisse : le sujet contemporain serait seul face à lui-même et face au pouvoir (l’État, la Nation, « l’Empire »), ce qui expliquerait la résurgence très actuelle de dispositifs politiques autoritaires ou fascisants. Une pensée « de gauche » bon teint sonne alors le tocsin, en appelant d’un ton dramatique à construire du collectif, du « lien social », là où il n’y en aurait plus. Or cet appel est abstrait, incantatoire et vain : il faut partir des pratiques effectives et mettre en question le postulat de départ. Le collectif n’a peut-être pas autant disparu qu’on voudrait le croire.
Dans ce semestre conclusif, des chercheuses et chercheurs venant de multiples horizons et traditions philosophiques analyseront des façons de dire et de faire nous, dans différents domaines (au travail, en politique, en art notamment). Faut-il choisir entre faire nous et dire « je » ? Suffit-il de partager une activité pour faire partie d’un collectif ? Le collectif s’oppose-t-il au sujet individuel ou au contraire le soutient-il, voire le précède-t-il, y compris quand plus personne ne dit « nous » ? Peut-on ne pas penser de manière collective ? Etc.
La solitude du sujet néolibéral pourrait n’être que l’effet certes très réel, mais surdéterminé et somme toute bien fragile, d’un complexe d’idées fausses. Partant d’une analyse à plusieurs voix de diverses formes de « nous », nous tenterons de dégager des lignes théoriques permettant de fracturer ce complexe.
Intervenants :
- Mercredi 27 mars : Judith Revel, Université Paris Nanterre/Sophiapol : Nous, condition de possibilité ou effet des pratiques ?

- Mercredi 3 avril : Étienne Balibar, professeur émérite Université Paris Nanterre, Anniversary Chair Kingston University/Londres : Le transindividuel : conceptions classiques et contemporaines

- Séance du Mercredi 10 avril ANNULÉE et REPORTÉE au 29 mai.

- Mercredi 17 avril : Élise Marrou, Sorbonne Université : L'esprit de corps

- Mercredi 15 mai : Antonia Soulez, professeure émérite Université Paris 8 (Université Paris Lumières) : Spécificité de la dimension esthétique de la constitution d’un « Nous » dans la musique

- Mercredi 22 mai : Luca Paltrinieri, Université de Rennes, Laboratoire Théories du Politique(CRESPPA), CIPh, et Massimiliano Nicoli, Laboratoire Sophiapol/Université Paris Nanterre : Nous coordonné, nous coopératif

- Mercredi 29 mai (lieu et heure à préciser) : Alexis Cukier, Université de Poitiers/Sophiapol, CIPh : Les « Nous » des collectifs de travail

- Mercredi 12 juin : conclusion du séminaire et de la direction de programme.

>> Partager

    image philosophie