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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Dis-continuité de la représentation : critique de l'équation ontologique

Isabelle RAVIOLO

dateDate : 20/03/2019 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription ouverte 1 semaine avant au lien suivant :
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_raviolo_s2_2018-19

lieu Adresse : Salle Germaine Tillion, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé :


De prime abord, on pourrait dire que tout est représentable, c’est-à-dire que tout ce qui est, existe, peut être objet de représentation. Or si l’on définit le terme « représenter » par rendre présent quelque chose d’absent en l’évoquant, ou donner quelque chose à voir, alors on sous-entend que tout peut être représentable – même ce qui est irréel peut être représenté grâce à la puissance de notre imagination. On peut toutefois s’interroger sur la condition de nos représentations. En effet, le réel n’échappe-t-il pas à nos représentations ? Dans ce séminaire, nous explorerons le concept de dis-continuité en art et en philosophie et nous nous demanderons en quoi le regard du peintre ne relève plus seulement d’une relation « physique-optique » avec le monde. Le monde n’est plus devant le peintre mais c’est plutôt ce dernier qui naît dans les choses comme par concentration et venue à soi du visible. Et le tableau n’est lui-même spectacle de quelque chose qu’en tant qu’il n’est spectacle de rien : il est ce « dis-continu » du réel pour montrer comment les choses se font choses et le monde monde. Aussi l’art n’est-il pas construction, artifice, rapport industrieux à un espace et à un monde du dehors. Il est cette non-coïncidence avec le langage connu, cette critique de l’équation ontologique ; il conduit donc à penser une autre logique, une logique de dis-continuité c’est-à-dire de dés-adéquation. Rompant avec le continu, l’adéquat, la coïncidence de la représentation, l’art nous confronte à l’ir-représentable, à ce qui déborde des contours, ébranlant ainsi le pouvoir souverain du sujet cartésien. Dès lors, l’être ne s’oppose plus à l’apparence, comme le voulait l’ontologie, mais c’est l’être qui se dissimule dans son apparition même. La peinture brouille nos catégories traditionnelles en déployant son univers onirique d’essences charnelles. Le philosophe est cet artiste qui invente depuis la crête discontinue du réel ; sa trajectoire est rythme, dynamique vibratoire ou rayonnement – œuvre au noir où l’on assiste du dedans à la fission de l’être.

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