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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Jouer : du mouvement vivant dans l'art

Anne BOISSIÈRE

dateDate : 04/11/2019 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur) https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_boissiere_s1_2019-20

lieu Adresse : Salle Maurice Allais, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé : Séminaire organisé avec le Centre d'Étude des Arts Contemporains, université de Lille.


Le séminaire se propose de reprendre la question du jouer à partir de la motricité vivante, sous l’angle d’une pensée du mouvement. Cette dimension est délaissée par la plupart des approches philosophiques du jeu, soit parce qu’on la reconduit à une origine mystérieuse, soit parce qu’on aborde d’emblée le jeu au niveau des règles. L’hypothèse, pourtant, est qu’il s’agit bien d’une détermination décisive pour penser le vivant du jeu. Une telle perspective conduit à revaloriser le jeu enfantin et le jeu animal, l’un et l’autre relevant de ce qu’on appelle parfois, non sans ambivalence, les formes « primitives » de jeu. La spontanéité du mouvement et l’atmosphère du jeu deviennent dès lors des éléments centraux.
La réflexion s’organisera en se tournant d’un côté vers les philosophies de Frederik Buytendijk et de Helmuth Plessner, de l’autre vers le champ de l’art. Ces auteurs, en effet, donnent des outils théoriques pour envisager le mouvement vivant du jeu sous l’angle d’une relation, dans le prolongement de l’approche du pathique par Erwin Straus. Le joueur – même s’il est seul – joue toujours avec quelque chose qui joue avec lui. L’être-pris, plus exactement « l’être-saisi » (Ergriffen-Sein) devient un paramètre décisif à explorer.
L’idée que le corps ne préexiste pas au jeu mais qu’il est constitué par lui, de surcroît toujours dans la relation, est essentielle. Je me tournerai vers les champs de la musique et du théâtre, les deux arts les plus joueurs, également vers la danse, dans l’hypothèse qu’on y trouve mis au travail ce corps joueur, qui n’a rien de naturel. Encore faut-il reprendre à cet endroit une critique qui soustrait l’art à la représentation d’un côté, à l’action de l’autre.
Avec pour appui les pensées de Johan Huizinga et de Theodor W. Adorno, l’orientation du séminaire visera aussi à porter un regard critique sur le jeu, très présent dans le champ de l’art tout au long du XXe siècle et encore aujourd’hui.
Séances avec intervenants :
- Lundi 4 novembre : Jacques Dewitte, philosophe, traducteur, chercheur indépendant, Bruxelles et Berlin  : Homo ludens, homo loquens
- Lundi 18 novembre : Le comédien chez Helmuth Plessner, avec Guy Freixe, comédien et metteur en scène, professeur en Arts du spectacle à l’université de Franche-Comté
- Lundi 25 novembre : Autour de l’enfance, avec Julie Salgues, danseuse qui collabore tout particulièrement comme interprète avec les chorégraphes Dominique Brun, Nathalie Collantes et Myriam Gourfink

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Jouer : du mouvement vivant dans l'art

Anne BOISSIÈRE

dateDate : 18/11/2019 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur) https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_boissiere_s1_2019-20

lieu Adresse : Salle Maurice Allais, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé : Séminaire organisé avec le Centre d'Étude des Arts Contemporains, université de Lille.


Le séminaire se propose de reprendre la question du jouer à partir de la motricité vivante, sous l’angle d’une pensée du mouvement. Cette dimension est délaissée par la plupart des approches philosophiques du jeu, soit parce qu’on la reconduit à une origine mystérieuse, soit parce qu’on aborde d’emblée le jeu au niveau des règles. L’hypothèse, pourtant, est qu’il s’agit bien d’une détermination décisive pour penser le vivant du jeu. Une telle perspective conduit à revaloriser le jeu enfantin et le jeu animal, l’un et l’autre relevant de ce qu’on appelle parfois, non sans ambivalence, les formes « primitives » de jeu. La spontanéité du mouvement et l’atmosphère du jeu deviennent dès lors des éléments centraux.
La réflexion s’organisera en se tournant d’un côté vers les philosophies de Frederik Buytendijk et de Helmuth Plessner, de l’autre vers le champ de l’art. Ces auteurs, en effet, donnent des outils théoriques pour envisager le mouvement vivant du jeu sous l’angle d’une relation, dans le prolongement de l’approche du pathique par Erwin Straus. Le joueur – même s’il est seul – joue toujours avec quelque chose qui joue avec lui. L’être-pris, plus exactement « l’être-saisi » (Ergriffen-Sein) devient un paramètre décisif à explorer.
L’idée que le corps ne préexiste pas au jeu mais qu’il est constitué par lui, de surcroît toujours dans la relation, est essentielle. Je me tournerai vers les champs de la musique et du théâtre, les deux arts les plus joueurs, également vers la danse, dans l’hypothèse qu’on y trouve mis au travail ce corps joueur, qui n’a rien de naturel. Encore faut-il reprendre à cet endroit une critique qui soustrait l’art à la représentation d’un côté, à l’action de l’autre.
Avec pour appui les pensées de Johan Huizinga et de Theodor W. Adorno, l’orientation du séminaire visera aussi à porter un regard critique sur le jeu, très présent dans le champ de l’art tout au long du XXe siècle et encore aujourd’hui.
Séances avec intervenants :
- Lundi 4 novembre : Jacques Dewitte, philosophe, traducteur, chercheur indépendant, Bruxelles et Berlin  : Homo ludens, homo loquens
- Lundi 18 novembre : Le comédien chez Helmuth Plessner, avec Guy Freixe, comédien et metteur en scène, professeur en Arts du spectacle à l’université de Franche-Comté
- Lundi 25 novembre : Autour de l’enfance, avec Julie Salgues, danseuse qui collabore tout particulièrement comme interprète avec les chorégraphes Dominique Brun, Nathalie Collantes et Myriam Gourfink

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Jouer : du mouvement vivant dans l'art

Anne BOISSIÈRE

dateDate : 25/11/2019 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur) https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_boissiere_s1_2019-20

lieu Adresse : Salle Maurice Allais, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé : Séminaire organisé avec le Centre d'Étude des Arts Contemporains, université de Lille.


Le séminaire se propose de reprendre la question du jouer à partir de la motricité vivante, sous l’angle d’une pensée du mouvement. Cette dimension est délaissée par la plupart des approches philosophiques du jeu, soit parce qu’on la reconduit à une origine mystérieuse, soit parce qu’on aborde d’emblée le jeu au niveau des règles. L’hypothèse, pourtant, est qu’il s’agit bien d’une détermination décisive pour penser le vivant du jeu. Une telle perspective conduit à revaloriser le jeu enfantin et le jeu animal, l’un et l’autre relevant de ce qu’on appelle parfois, non sans ambivalence, les formes « primitives » de jeu. La spontanéité du mouvement et l’atmosphère du jeu deviennent dès lors des éléments centraux.
La réflexion s’organisera en se tournant d’un côté vers les philosophies de Frederik Buytendijk et de Helmuth Plessner, de l’autre vers le champ de l’art. Ces auteurs, en effet, donnent des outils théoriques pour envisager le mouvement vivant du jeu sous l’angle d’une relation, dans le prolongement de l’approche du pathique par Erwin Straus. Le joueur – même s’il est seul – joue toujours avec quelque chose qui joue avec lui. L’être-pris, plus exactement « l’être-saisi » (Ergriffen-Sein) devient un paramètre décisif à explorer.
L’idée que le corps ne préexiste pas au jeu mais qu’il est constitué par lui, de surcroît toujours dans la relation, est essentielle. Je me tournerai vers les champs de la musique et du théâtre, les deux arts les plus joueurs, également vers la danse, dans l’hypothèse qu’on y trouve mis au travail ce corps joueur, qui n’a rien de naturel. Encore faut-il reprendre à cet endroit une critique qui soustrait l’art à la représentation d’un côté, à l’action de l’autre.
Avec pour appui les pensées de Johan Huizinga et de Theodor W. Adorno, l’orientation du séminaire visera aussi à porter un regard critique sur le jeu, très présent dans le champ de l’art tout au long du XXe siècle et encore aujourd’hui.
Séances avec intervenants :
- Lundi 4 novembre : Jacques Dewitte, philosophe, traducteur, chercheur indépendant, Bruxelles et Berlin  : Homo ludens, homo loquens
- Lundi 18 novembre : Le comédien chez Helmuth Plessner, avec Guy Freixe, comédien et metteur en scène, professeur en Arts du spectacle à l’université de Franche-Comté
- Lundi 25 novembre : Autour de l’enfance, avec Julie Salgues, danseuse qui collabore tout particulièrement comme interprète avec les chorégraphes Dominique Brun, Nathalie Collantes et Myriam Gourfink

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