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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Virginia Woolf : l'invention d'une phrase

Chantal DELOURME

dateDate : 18/12/2019 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur) https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_delourme_s1_2019-20

lieu Adresse : Salle Germaine Tillion, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé :


Une langue plus d’une, et à nulle autre pareille. Une phrase plus d’une, et à nulle autre pareille.
Le séminaire voudrait se mettre à l’écoute du tour paradoxal qui caractérise la scène de l’écriture woolfienne, à savoir de reprendre inlassablement, d’un texte à l’autre, l’invention d’une phrase. D’emblée cette phrase dite dans la langue anglaise « a phrase », « making phrases », se présente comme un intraduisible dont il faudra déplier les effets. Un certain nombre d’essais (comme Craftsmanship et On being Ill) déploient une pensée de la littérature, de la langue, de son archive murmurante, entrecroisée d’une réflexion sur l’invention d’un autre régime de phrase. Il s’y propose une poétique de la phrase sensible à la dimension du signifiant et à l’articulation de la langue au corps.
Cette pensée, autant dans la formulation de sa portée poétique que de sa portée politique, engage une critique aiguë des institutions du sens et des discours de pouvoir ainsi que de leur prégnance dans les modèles narratifs ou les genres littéraires. Les régimes de phrase prescriptif, didactique ou mythologique y sont déconstruits, le plus souvent sous le sceau d’un rire sublime. Les textes dits romanesques, que ce soit les plus connus tels Mrs Dalloway, To the Lighthouse, ou The Waves, ou Orlando, Between the Acts, peuvent se lire comme autant de modulations d’un dispositif de phrase. La régie des voix, polyphonique, y est mise en variation selon des agencements énonciatifs très labiles, d’une richesse inépuisable.
La phrase woolfienne est agénérique. Transie de voix littéraires, démotique, elle met en abyme de multiples façons les conditions de sa fabrique, en interroge les instances, fait entendre l’impersonnel qui la traverse. Elle est plutôt à penser comme une mise en jeu renouvelée de sa genèse, tramée à même le liseré sensible de subjectivités et du monde. Elle désœuvre le sens, tend vers la musique, le silence, non pas tant en ce qu’ils seraient outre le sens, mais en ce qu’ils en sous-tendent le frayage.



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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Virginia Woolf : l'invention d'une phrase

Chantal DELOURME

dateDate : 08/01/2020 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  En cours

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur) https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/sem_delourme_s1_2019-20

lieu Adresse : Salle Germaine Tillion, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris

Résumé :


Une langue plus d’une, et à nulle autre pareille. Une phrase plus d’une, et à nulle autre pareille.
Le séminaire voudrait se mettre à l’écoute du tour paradoxal qui caractérise la scène de l’écriture woolfienne, à savoir de reprendre inlassablement, d’un texte à l’autre, l’invention d’une phrase. D’emblée cette phrase dite dans la langue anglaise « a phrase », « making phrases », se présente comme un intraduisible dont il faudra déplier les effets. Un certain nombre d’essais (comme Craftsmanship et On being Ill) déploient une pensée de la littérature, de la langue, de son archive murmurante, entrecroisée d’une réflexion sur l’invention d’un autre régime de phrase. Il s’y propose une poétique de la phrase sensible à la dimension du signifiant et à l’articulation de la langue au corps.
Cette pensée, autant dans la formulation de sa portée poétique que de sa portée politique, engage une critique aiguë des institutions du sens et des discours de pouvoir ainsi que de leur prégnance dans les modèles narratifs ou les genres littéraires. Les régimes de phrase prescriptif, didactique ou mythologique y sont déconstruits, le plus souvent sous le sceau d’un rire sublime. Les textes dits romanesques, que ce soit les plus connus tels Mrs Dalloway, To the Lighthouse, ou The Waves, ou Orlando, Between the Acts, peuvent se lire comme autant de modulations d’un dispositif de phrase. La régie des voix, polyphonique, y est mise en variation selon des agencements énonciatifs très labiles, d’une richesse inépuisable.
La phrase woolfienne est agénérique. Transie de voix littéraires, démotique, elle met en abyme de multiples façons les conditions de sa fabrique, en interroge les instances, fait entendre l’impersonnel qui la traverse. Elle est plutôt à penser comme une mise en jeu renouvelée de sa genèse, tramée à même le liseré sensible de subjectivités et du monde. Elle désœuvre le sens, tend vers la musique, le silence, non pas tant en ce qu’ils seraient outre le sens, mais en ce qu’ils en sous-tendent le frayage.



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