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Séminaire Philosophie/Sciences humaines

Pour une Antiquité-monde : la Grèce, Rome et les autres

Carole BOIDIN, Florence DUPONT, Maxime PIERRE et Antoine PIETROBELLI

dateDate : 14/11/2019 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

lieu Adresse : Salle 681C, Université Paris Diderot, Campus Les Grands Moulins - Bâtiment C, 5 rue Thomas Mann, 75013 Paris

Résumé : Séminaire organisé avec l'association « Antiquité, territoire des écarts » et en collaboration avec l'université Paris Diderot (Cérilac).


L’Antiquité gréco-romaine a souvent été instrumentalisée pour écrire des histoires nationales, impérialistes, même les études postcoloniales offrent l’exemple de nouvelles formes d’instrumentalisation. Les empires ont légitimé leur domination par l’exemple grec ou romain, tandis que les nationalismes européens ou plus tard des états décolonisés se sont inventé des ancêtres préromains (Gaulois, Germains, Celtibères, Berbères, Phéniciens, etc.), ce qui revenait à faire de la Grèce et de Rome le double épicentre – et l’origine implicite – de leur histoire commune.
Notre projet est d’opposer à ces grands récits identitaires, une Antiquité-monde polycentrée. L’empire grec d’Alexandre, les royaumes hellénistiques puis l’empire romain furent des espaces pluriculturels, pacifiés et mondialisés. À l’opposé de la théorie du « choc des civilisations », il est possible d’envisager ces mondes anciens comme des lieux de perméabilité et de fluidité interculturelles. Les Grecs et les Romains furent en interaction permanente avec leurs voisins égyptiens, puniques, perses, scythes ou indiens. Ce que nous désignons comme grec ou romain est toujours un objet ambivalent qui est le fruit d’une rencontre ou le résultat de métissages.
Dans cette perspective décentrée, le grec et le latin sont une ouverture sur une Antiquité-monde. Les textes des historiens, géographes, ethnographes anciens, mais aussi des poètes et des orateurs ainsi que les sources ethnographiques et archéologiques permettent de déseuropéanniser l’héritage gréco-romain. De cette approche mondialisée découle une attention particulière à la question des syncrétismes, transferts, hybridations, fusions et reconfigurations culturelles dans les pratiques et dans les discours.
Décentrer les études anciennes en les dés-européanisant, suppose de prêter l’oreille à la manière dont on parle aujourd’hui de cette Antiquité depuis l’Afrique, l’Inde, la Chine ou le Japon : quelles images s’y fait-on des Grecs et des Romains et quels usages en fait-on ? Comment notre propre regard s’en trouve-t-il changé ?

Intervenants :
- Jeudi 17 octobre : Malika Bastin-Hammou, université de Grenoble : Hellénophones et hellénistes à la Renaissance : le cas des Portus

- Jeudi 14 novembre : Corinne Bonnet, université de Toulouse : Hellénisme et micro-identités en Syrie : dans les pas de Méléagre de Gadara

- Jeudi 12 décembre : Fabrizio Speziale, EHESS : Savants hindous et culture persane : nouvelles perspectives sur la transmission de la médecine galénique en Inde, XVIIe-XIXe siècles

- Jeudi 9 janvier : Samra Azarnouche, EPHE : Éléments de néoplatonisme dans le zoroastrisme tardo-antique : études préliminaires

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Séminaire Philosophie/Sciences humaines

Pour une Antiquité-monde : la Grèce, Rome et les autres

Carole BOIDIN, Florence DUPONT, Maxime PIERRE et Antoine PIETROBELLI

dateDate : 12/12/2019 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

lieu Adresse : Salle 681C, Université Paris Diderot, Campus Les Grands Moulins - Bâtiment C, 5 rue Thomas Mann, 75013 Paris

Résumé : Séminaire organisé avec l'association « Antiquité, territoire des écarts » et en collaboration avec l'université Paris Diderot (Cérilac).


L’Antiquité gréco-romaine a souvent été instrumentalisée pour écrire des histoires nationales, impérialistes, même les études postcoloniales offrent l’exemple de nouvelles formes d’instrumentalisation. Les empires ont légitimé leur domination par l’exemple grec ou romain, tandis que les nationalismes européens ou plus tard des états décolonisés se sont inventé des ancêtres préromains (Gaulois, Germains, Celtibères, Berbères, Phéniciens, etc.), ce qui revenait à faire de la Grèce et de Rome le double épicentre – et l’origine implicite – de leur histoire commune.
Notre projet est d’opposer à ces grands récits identitaires, une Antiquité-monde polycentrée. L’empire grec d’Alexandre, les royaumes hellénistiques puis l’empire romain furent des espaces pluriculturels, pacifiés et mondialisés. À l’opposé de la théorie du « choc des civilisations », il est possible d’envisager ces mondes anciens comme des lieux de perméabilité et de fluidité interculturelles. Les Grecs et les Romains furent en interaction permanente avec leurs voisins égyptiens, puniques, perses, scythes ou indiens. Ce que nous désignons comme grec ou romain est toujours un objet ambivalent qui est le fruit d’une rencontre ou le résultat de métissages.
Dans cette perspective décentrée, le grec et le latin sont une ouverture sur une Antiquité-monde. Les textes des historiens, géographes, ethnographes anciens, mais aussi des poètes et des orateurs ainsi que les sources ethnographiques et archéologiques permettent de déseuropéanniser l’héritage gréco-romain. De cette approche mondialisée découle une attention particulière à la question des syncrétismes, transferts, hybridations, fusions et reconfigurations culturelles dans les pratiques et dans les discours.
Décentrer les études anciennes en les dés-européanisant, suppose de prêter l’oreille à la manière dont on parle aujourd’hui de cette Antiquité depuis l’Afrique, l’Inde, la Chine ou le Japon : quelles images s’y fait-on des Grecs et des Romains et quels usages en fait-on ? Comment notre propre regard s’en trouve-t-il changé ?

Intervenants :
- Jeudi 17 octobre : Malika Bastin-Hammou, université de Grenoble : Hellénophones et hellénistes à la Renaissance : le cas des Portus

- Jeudi 14 novembre : Corinne Bonnet, université de Toulouse : Hellénisme et micro-identités en Syrie : dans les pas de Méléagre de Gadara

- Jeudi 12 décembre : Fabrizio Speziale, EHESS : Savants hindous et culture persane : nouvelles perspectives sur la transmission de la médecine galénique en Inde, XVIIe-XIXe siècles

- Jeudi 9 janvier : Samra Azarnouche, EPHE : Éléments de néoplatonisme dans le zoroastrisme tardo-antique : études préliminaires

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Séminaire Philosophie/Sciences humaines

Pour une Antiquité-monde : la Grèce, Rome et les autres

Carole BOIDIN, Florence DUPONT, Maxime PIERRE et Antoine PIETROBELLI

dateDate : 09/01/2020 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

lieu Adresse : Salle 681C, Université Paris Diderot, Campus Les Grands Moulins - Bâtiment C, 5 rue Thomas Mann, 75013 Paris

Résumé : Séminaire organisé avec l'association « Antiquité, territoire des écarts » et en collaboration avec l'université Paris Diderot (Cérilac).


L’Antiquité gréco-romaine a souvent été instrumentalisée pour écrire des histoires nationales, impérialistes, même les études postcoloniales offrent l’exemple de nouvelles formes d’instrumentalisation. Les empires ont légitimé leur domination par l’exemple grec ou romain, tandis que les nationalismes européens ou plus tard des états décolonisés se sont inventé des ancêtres préromains (Gaulois, Germains, Celtibères, Berbères, Phéniciens, etc.), ce qui revenait à faire de la Grèce et de Rome le double épicentre – et l’origine implicite – de leur histoire commune.
Notre projet est d’opposer à ces grands récits identitaires, une Antiquité-monde polycentrée. L’empire grec d’Alexandre, les royaumes hellénistiques puis l’empire romain furent des espaces pluriculturels, pacifiés et mondialisés. À l’opposé de la théorie du « choc des civilisations », il est possible d’envisager ces mondes anciens comme des lieux de perméabilité et de fluidité interculturelles. Les Grecs et les Romains furent en interaction permanente avec leurs voisins égyptiens, puniques, perses, scythes ou indiens. Ce que nous désignons comme grec ou romain est toujours un objet ambivalent qui est le fruit d’une rencontre ou le résultat de métissages.
Dans cette perspective décentrée, le grec et le latin sont une ouverture sur une Antiquité-monde. Les textes des historiens, géographes, ethnographes anciens, mais aussi des poètes et des orateurs ainsi que les sources ethnographiques et archéologiques permettent de déseuropéanniser l’héritage gréco-romain. De cette approche mondialisée découle une attention particulière à la question des syncrétismes, transferts, hybridations, fusions et reconfigurations culturelles dans les pratiques et dans les discours.
Décentrer les études anciennes en les dés-européanisant, suppose de prêter l’oreille à la manière dont on parle aujourd’hui de cette Antiquité depuis l’Afrique, l’Inde, la Chine ou le Japon : quelles images s’y fait-on des Grecs et des Romains et quels usages en fait-on ? Comment notre propre regard s’en trouve-t-il changé ?

Intervenants :
- Jeudi 17 octobre : Malika Bastin-Hammou, université de Grenoble : Hellénophones et hellénistes à la Renaissance : le cas des Portus

- Jeudi 14 novembre : Corinne Bonnet, université de Toulouse : Hellénisme et micro-identités en Syrie : dans les pas de Méléagre de Gadara

- Jeudi 12 décembre : Fabrizio Speziale, EHESS : Savants hindous et culture persane : nouvelles perspectives sur la transmission de la médecine galénique en Inde, XVIIe-XIXe siècles

- Jeudi 9 janvier : Samra Azarnouche, EPHE : Éléments de néoplatonisme dans le zoroastrisme tardo-antique : études préliminaires

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