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Séminaire Philosophie/Politique et société

Formes de temporalité plurielle dans le marxisme avant Althusser

Vittorio MORFINO

dateDate : 30/03/2020 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/inscriptions_usic

lieu Adresse : Salle Bussery, USIC, 18 rue de Varenne, 75007 Paris

Résumé :


On peut remarquer que le concept de temps dominant dans la tradition marxiste, de la IIe Internationale jusqu’à Staline, est régi par l’expansion exponentielle des forces productives. Cependant, on peut trouver dans les œuvres d’un certain nombre d’auteurs marxistes, l’idée, parfois seulement ébauchée, parfois développée, d’une temporalité plurielle sous des formes différentes. Dans son livre, L’Impérialisme, stade suprême du capitalisme, Lénine décrit l’articulation et la hiérarchisation des différents temps sous lesquels vivent les différentes régions de la terre. Dans l’Accumulation du capital, Rosa Luxembourg reconstruit les différents impacts du processus d’accumulation capitaliste mis en rapport avec les différents milieux non capitalistes. Dans l’Histoire de la Révolution russe de Trotski, on trouve le concept de développement inégal et combiné. Au bout du compte, la théorie de la contradiction chez Mao complique le schéma de la contradiction simple en renvoyant implicitement à une conception plurielle de la temporalité. Quelques années auparavant, Ernest Bloch fut le premier à parler explicitement de temporalité plurielle, dans Héritage de ce temps, ouvrage dans lequel il propose une théorie de l’Ungleichzeitigkeit ; c’est à ce propos que Bloch parle de la nécessité d’une dialectique pluri-temporelle et pluri-spatiale, idée reprise dans une conférence de l’après-guerre à travers le concept de multiversum. Mais, chez Gramsci aussi, l’articulation des concepts de révolution passive et des rapports de force nécessite une thématisation de la stratification du temps historique. Chez Benjamin, l’idée de temporalité interrompue suppose justement une pluralité temporelle dont le jeu peut donner lieu tant à des ruptures qu’à des réactivations par le biais de nouvelles rencontres. Enfin l’investigation du monde magique effectuée par Ernesto de Martino fait apparaître comment le régime temporel de la rationalité logique n’exclut pas la temporalité extatique du monde magique, mais endosse le même espace et la même source.
Intervenants :
- Lundi 3 février : Mauro Farnesi Camellone, università di Padova : Au-delà de la transition. Ernst Bloch et la non-contemporanéité comme anticipation
- Lundi 30 mars : Didier Contadini, università di Milano-Bicocca : Temps et histoires. Possibilités révolutionnaires dans la pensée de W. Benjamin
- Lundi 11 mai : Vittorio Morfino, università di Milano Bicocca : Gramsci et les stratifications de l’histoire
- Lundi 8 juin : Giampaolo Cherchi, università di Sassari : Histoire et Meta-Histoire chez Ernesto de Martino

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Séminaire Philosophie/Politique et société

Formes de temporalité plurielle dans le marxisme avant Althusser

Vittorio MORFINO

dateDate : 11/05/2020 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/inscriptions_usic

lieu Adresse : Salle Jean XXIII, USIC, 18 rue de Varenne, 75007 Paris

Résumé :


On peut remarquer que le concept de temps dominant dans la tradition marxiste, de la IIe Internationale jusqu’à Staline, est régi par l’expansion exponentielle des forces productives. Cependant, on peut trouver dans les œuvres d’un certain nombre d’auteurs marxistes, l’idée, parfois seulement ébauchée, parfois développée, d’une temporalité plurielle sous des formes différentes. Dans son livre, L’Impérialisme, stade suprême du capitalisme, Lénine décrit l’articulation et la hiérarchisation des différents temps sous lesquels vivent les différentes régions de la terre. Dans l’Accumulation du capital, Rosa Luxembourg reconstruit les différents impacts du processus d’accumulation capitaliste mis en rapport avec les différents milieux non capitalistes. Dans l’Histoire de la Révolution russe de Trotski, on trouve le concept de développement inégal et combiné. Au bout du compte, la théorie de la contradiction chez Mao complique le schéma de la contradiction simple en renvoyant implicitement à une conception plurielle de la temporalité. Quelques années auparavant, Ernest Bloch fut le premier à parler explicitement de temporalité plurielle, dans Héritage de ce temps, ouvrage dans lequel il propose une théorie de l’Ungleichzeitigkeit ; c’est à ce propos que Bloch parle de la nécessité d’une dialectique pluri-temporelle et pluri-spatiale, idée reprise dans une conférence de l’après-guerre à travers le concept de multiversum. Mais, chez Gramsci aussi, l’articulation des concepts de révolution passive et des rapports de force nécessite une thématisation de la stratification du temps historique. Chez Benjamin, l’idée de temporalité interrompue suppose justement une pluralité temporelle dont le jeu peut donner lieu tant à des ruptures qu’à des réactivations par le biais de nouvelles rencontres. Enfin l’investigation du monde magique effectuée par Ernesto de Martino fait apparaître comment le régime temporel de la rationalité logique n’exclut pas la temporalité extatique du monde magique, mais endosse le même espace et la même source.
Intervenants :
- Lundi 3 février : Mauro Farnesi Camellone, università di Padova : Au-delà de la transition. Ernst Bloch et la non-contemporanéité comme anticipation
- Lundi 30 mars : Didier Contadini, università di Milano-Bicocca : Temps et histoires. Possibilités révolutionnaires dans la pensée de W. Benjamin
- Lundi 11 mai : Vittorio Morfino, università di Milano Bicocca : Gramsci et les stratifications de l’histoire
- Lundi 8 juin : Giampaolo Cherchi, università di Sassari : Histoire et Meta-Histoire chez Ernesto de Martino

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Séminaire Philosophie/Politique et société

Formes de temporalité plurielle dans le marxisme avant Althusser

Vittorio MORFINO

dateDate : 08/06/2020 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/inscriptions_usic

lieu Adresse : Salle Bussery, Usic, 18 rue de Varenne, 75007 Paris

Résumé :


On peut remarquer que le concept de temps dominant dans la tradition marxiste, de la IIe Internationale jusqu’à Staline, est régi par l’expansion exponentielle des forces productives. Cependant, on peut trouver dans les œuvres d’un certain nombre d’auteurs marxistes, l’idée, parfois seulement ébauchée, parfois développée, d’une temporalité plurielle sous des formes différentes. Dans son livre, L’Impérialisme, stade suprême du capitalisme, Lénine décrit l’articulation et la hiérarchisation des différents temps sous lesquels vivent les différentes régions de la terre. Dans l’Accumulation du capital, Rosa Luxembourg reconstruit les différents impacts du processus d’accumulation capitaliste mis en rapport avec les différents milieux non capitalistes. Dans l’Histoire de la Révolution russe de Trotski, on trouve le concept de développement inégal et combiné. Au bout du compte, la théorie de la contradiction chez Mao complique le schéma de la contradiction simple en renvoyant implicitement à une conception plurielle de la temporalité. Quelques années auparavant, Ernest Bloch fut le premier à parler explicitement de temporalité plurielle, dans Héritage de ce temps, ouvrage dans lequel il propose une théorie de l’Ungleichzeitigkeit ; c’est à ce propos que Bloch parle de la nécessité d’une dialectique pluri-temporelle et pluri-spatiale, idée reprise dans une conférence de l’après-guerre à travers le concept de multiversum. Mais, chez Gramsci aussi, l’articulation des concepts de révolution passive et des rapports de force nécessite une thématisation de la stratification du temps historique. Chez Benjamin, l’idée de temporalité interrompue suppose justement une pluralité temporelle dont le jeu peut donner lieu tant à des ruptures qu’à des réactivations par le biais de nouvelles rencontres. Enfin l’investigation du monde magique effectuée par Ernesto de Martino fait apparaître comment le régime temporel de la rationalité logique n’exclut pas la temporalité extatique du monde magique, mais endosse le même espace et la même source.
Intervenants :
- Lundi 3 février : Mauro Farnesi Camellone, università di Padova : Au-delà de la transition. Ernst Bloch et la non-contemporanéité comme anticipation
- Lundi 30 mars : Didier Contadini, università di Milano-Bicocca : Temps et histoires. Possibilités révolutionnaires dans la pensée de W. Benjamin
- Lundi 11 mai : Vittorio Morfino, università di Milano Bicocca : Gramsci et les stratifications de l’histoire
- Lundi 8 juin : Giampaolo Cherchi, università di Sassari : Histoire et Meta-Histoire chez Ernesto de Martino

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