Podcasts

Mémoire orale

La mémoire orale est le florilège des enregistrements sonores des activités du Collège que vous pouvez écouter dans les locaux du CIPh.
L’audiothèque est ouverte du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 16h et fermée le mercredi après-midi.
NB : Les cassettes des années 1992 à 2009 inclus ne sont actuellement pas disponibles à l’écoute.

07-06-2019

Liste des enregistrements sonores du CIPh

La Chambre d’à côté. Le décadrage absolu de Melville à Scorses de Marie Gil

Éditions Hermann, Paris, 2017


Samedi débat autour d’un livre

Sous la resp. d’Isabelle Alfandary.
Intervenants : Isabelle Alfandary, Thomas Clerc, Laurent Folliot, Marie Gil.

22-06-2019

Écouter ce samedi

Dialectique de la pop d’Agnès Gayraud

Éditions La Découverte, collection « La Rue Musicale », Paris, 2018


Samedi débat autour d’un livre

Sous la resp. de Pierre Arnoux.
Intervenants : Pierre Arnoux, Agnès Gayraud, Richard Mèmeteau, Gilles Moutot.

15-06-2019

Écouter ce samedi

Jean-Michel Claverie : Les virus géants : remue-ménage et remue-méninges en biologie

Conférence
Il y a plus d’un siècle, la notion de « virus » a été introduite pour désigner des agents infectieux invisibles au microscope, incultivables, et seuls capables de traverser les filtres de porcelaine de Chamberland. La Virologie s’est alors développée comme l’étude de ces entités biologiques infinitésimales, dotées de génomes minimaux et entièrement dépendant des fonctions cellulaires pour se multiplier.
Véritable pied de nez à la programmation de la recherche, les quinze dernières années ont vu la découverte de quatre familles de « virus géants », aussi gros que des cellules et possédant autant de gènes que de bactéries. Pire, la plupart de ces gènes n’ont aucune parenté avec le reste du Vivant.
Comment la vision établie du monde microbien a pu être à ce point chamboulée en quinze ans par une poignée de laboratoires est désormais une question pour les épistémologistes. Nous verrons que les quatre « obstacles épistémologiques » bachelardiens (l’expérience première, l’inertie du savoir, la généralisation prématurée, mais aussi l’obstacle verbal) expliquent plus d’un siècle d’aveuglement.
Mais la révolution n’est pas que factuelle. L’existence même des virus géants et l’étrangeté de leur contenu génétique, nous font douter de la capacité du néodarwinisme à rendre compte de l’inventivité du monde microbien. Nourrie de nombreux apports pluridisciplinaires autant que du « big data » de la génomique environnementale, la mise en examen du scénario classique de l’évolution biologique déclenchée par « l’affaire » des virus géants apparaît de plus en plus inévitable.

Jean-Michel Claverie, est professeur/praticien hospitalier à l’Université d’Aix-Marseille. Il y a dirigé l’Institut de Microbiologie de la Méditerranée et le laboratoire Information Génomique et Structurale jusqu’en 2017. Il est connu pour sa découverte des premiers virus « géants » dont il a ensuite démontré la diversité et la capacité à survivre des millénaires dans le sol sibérien. Il se consacre désormais à l’élucidation des paradoxes évolutifs qui entourent leur existence. Pionnier de la Bio-Informatique, il est co-auteur de 230 articles scientifiques et du best-seller « Bioinformatics for Dummies » (Wiley, 2003).
Discutant : Jérôme Rosanvallon, directeur de programme au CIPh. Son séminaire de cette année s’intitule « Biogenèse, ontophylogenèse et mondes possibles » (voir p. 61)

14-05-2019

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Jean Maurel : La diagonale du pas. Du progrès oblique

Séminaire
Proposer un assez chaotique, hésitant et incertain parcours, à tort et à travers, qui semblerait mener des Grecs à Quasimodo et au-delà, telle pourrait être la visée de ce séminaire.
Visée, qui comme toute mise au point – ne saurait se faire qu’à cligner des yeux imprévisiblement.
Si l’on semble passer d’Apollon l’oblique, d’Achille aux pieds fragiles, de Chiron et d’Héphaïstos le boiteux, de Diogène le va nu pieds ou encore d’Œdipe aux pieds enflés, à Isis, Apulée... Montaigne, Rabelais ou Shakespeare ou encore au Diable boiteux de Lesage, à Jacques le Fataliste, pour mieux s’ouvrir aux écarts de pas « modernes » qui traversent aussi bien Flaubert que Balzac ou Baudelaire, Nietzsche, Freud, Jensen, Benjamin, Proust, Bataille, Merleau-Ponty, Blanchot, Derrida, Deleuze… ce sera par le biais ou l’intermédiaire déviant, le médium très excentrique, très paradoxal, désaxé, d’une improbable triade, forcément sur trois pattes : La Melencolia de Dürer sous l’œil oblique du sublime kantien, à cheval sur le monstrueux Quasimodo.
Autant dire que le parcours chronologique n’est peut-être là que pour mieux mettre en scène, cette furtive, transfuge intempestivité qui fait transition, travaille obscurément au cœur du temps, altère non seulement sa continuité mais aussi bien sa pratique, son exercice, son passage, passage tout à la fois suspendu et emporté, et ne saurait vraiment en révéler le secret et la force disruptive, qu’à mettre la pensée hors de soi, la déboîtant, la dispersant, la perdant, la « dépensant » généreusement avec et dans les vagabondages, les esquives et échappées, les traces passagères et discrètes de la littérature.
Le paradoxe ultime de cette entrevue d’une véritable crise critique de l’avancée du temps ne serait-il pas d’aider à surprendre l’énigme de son étrange convulsion répétitive qui n’ouvre son « à venir » qu’à dévier sa ligne, passant la ligne, comme dirait Michaux, bousculant, écartant, écartelant son mouvement en multiples mouvements en tous sens, à tout instant ?
Et s’il y « allait », dans ces exemplaires mouvements démons, de la vie, de la survie même du pas démocratique ?

18-09-2019

Séance du 2 octobre 2018
Séance du 9 octobre 2018
Séance du 16 octobre 2018
Séance du 13 novembre 2018
Séance du 27 novembre 2018
Séance du 11 décembre 2018
Séance du 18 décembre 2018