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Catherine PERRET

Ancien(ne) Directeur de programme du 01/07/1995  au 30/06/2001

Direction de programme : Clôture(s) de la représentation

Résumé : Qu'y-a-t-il à penser, aujourd'hui, pour l'esthétique “philosophique” et non sociologique ou néo-logique, dans l'art dit contemporain?
La question semble aussi vaste que vague si derrière le badge institutionnel qui définit un champ d'influence culturelle, l'on passe sur l'étrange “dispositif allégorique” qui est non seulement le ressort de nombreuses oeuvres plastiques actuelles, mais un authentique objet d'analyse. Il s'agit donc d'abord de “voir”, après-delà les stratégies de liquidation de l'apparence qui ont défini la modernité esthétique, suivant quelles modalités l'apparence peut être secrètement reposée dans l'oeuvre indépendamment de son medium. Il s'agit de saisir d'une part qu'elle représente et d'autre part comment elle représente.
Le premier objectif de cette direction de programme est la constitution d'un “paysage” sous les auspices de ceux qui en permettent l'accès : Walter Benjamin et Marcel Duchamp. Il ne peut être atteint que dans la confrontation avec la contingence énigmatique, tant elle est proche, des oeuvres et dans le dialogue avec les artistes.
Concuremment à l'établissement de cette analyse, la recherche portera sur l'ambiguïté de cette opération signifiante qu'est l'allégorie et la manière dont elle problématise l'équation entre les concepts de représentation et de signification. D'un côté, elle s'attachera à sa portée sacrificielle et partant fondatrice d'une politique de la filiation dont l'enjeu est pour l'art d'aujourd'hui de transmettre la modernité : elle cherchera à comprendre l'enjeu symbolique de cette forme. Mais par ailleurs il s'agira de réévaluer, contre toute fausse proximité entre esthétique et psychanalyse, ce qui de la mimésis artistique ne ressort pas d'une théorie de la métaphore. Pour finir il s'agira “simplement” de relire la Poétique d'Aristote