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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Figures de l'altération (I). La transfiguration

Laura CREMONESI

dateDate : 28/05/2020 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  Annulé

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/inscriptions_usic

lieu Adresse : Salle Bussery, USIC, 18 rue de Varenne, 75007 Paris

Résumé :


La philosophie contemporaine s’est souvent interrogée sur la capacité de la pensée philosophique d’offrir une description du réel qui soit en même temps une pratique critique de transformation. Dans un passage des Minima moralia, Th. Adorno souligne la nécessité et la contemporaine impossibilité d’accomplir cette tâche : établir des « perspectives dans lesquelles le monde soit déplacé, étranger, révélant ses fissures et ses crevasses » est ce qu’il y a de plus urgent, mais aussi de plus difficile, parce que ça requiert un point de vu soustrait « au cercle magique de l’existence ». La philosophie se trouve en effet prise dans une « machine », un dispositif de savoir et de pouvoir dont l’existence est presque invisible, puisqu'il produit l’horizon qui délimite la philosophie elle-même et organise ses catégories conceptuelles. Comment, donc, acquérir la perspective nécessaire à voir, décrire et critiquer cet horizon ?
Une des voies possibles est celle qui conduit la philosophie à faire recours à des figures de pensée provenant d’autres domaines et expériences, comme celle, esthétique, de l’altération. Cela lui permet de se situer aux limites du dispositif et de gagner donc la distance nécessaire à offrir une description altérante du réel, dans laquelle le dispositif apparaîtra « déplacé, étranger », altéré : capté dans son être présent et dans son actualisation possible.
Trois figures de l’altération semblent être particulièrement fécondes pour produire cette description altérante : la transfiguration, l’estrangement et le dépaysement. Cette année, le séminaire analysera la transfiguration, à partir des considérations de M. Foucault sur Baudelaire et sur son illustration du travail transfigurant du peintre C. Guys, capable de capturer la réalité de son temps et, simultanément, d’en faire surgir l’altérité possible.
Le séminaire explorera les potentialités critiques de cette figure et montrera comment elle peut permettre à la pensée philosophique d’accomplir la tâche, impossible et nécessaire, d’établir des perspectives déplaçantes sur elle même et sur l’existant.

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Figures de l'altération (I). La transfiguration

Laura CREMONESI

dateDate : 04/06/2020 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  Annulé

nota beneInscription obligatoire sur (copier le lien dans votre navigateur)
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/inscriptions_usic

lieu Adresse : Salle Bussery, USIC, 18 rue de Varenne, 75007 Paris

Résumé :


La philosophie contemporaine s’est souvent interrogée sur la capacité de la pensée philosophique d’offrir une description du réel qui soit en même temps une pratique critique de transformation. Dans un passage des Minima moralia, Th. Adorno souligne la nécessité et la contemporaine impossibilité d’accomplir cette tâche : établir des « perspectives dans lesquelles le monde soit déplacé, étranger, révélant ses fissures et ses crevasses » est ce qu’il y a de plus urgent, mais aussi de plus difficile, parce que ça requiert un point de vu soustrait « au cercle magique de l’existence ». La philosophie se trouve en effet prise dans une « machine », un dispositif de savoir et de pouvoir dont l’existence est presque invisible, puisqu'il produit l’horizon qui délimite la philosophie elle-même et organise ses catégories conceptuelles. Comment, donc, acquérir la perspective nécessaire à voir, décrire et critiquer cet horizon ?
Une des voies possibles est celle qui conduit la philosophie à faire recours à des figures de pensée provenant d’autres domaines et expériences, comme celle, esthétique, de l’altération. Cela lui permet de se situer aux limites du dispositif et de gagner donc la distance nécessaire à offrir une description altérante du réel, dans laquelle le dispositif apparaîtra « déplacé, étranger », altéré : capté dans son être présent et dans son actualisation possible.
Trois figures de l’altération semblent être particulièrement fécondes pour produire cette description altérante : la transfiguration, l’estrangement et le dépaysement. Cette année, le séminaire analysera la transfiguration, à partir des considérations de M. Foucault sur Baudelaire et sur son illustration du travail transfigurant du peintre C. Guys, capable de capturer la réalité de son temps et, simultanément, d’en faire surgir l’altérité possible.
Le séminaire explorera les potentialités critiques de cette figure et montrera comment elle peut permettre à la pensée philosophique d’accomplir la tâche, impossible et nécessaire, d’établir des perspectives déplaçantes sur elle même et sur l’existant.

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