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Séminaire Philosophie/Politique et société

Raison et Critique. Clés de compréhension de la modernité

Raffaele CARBONE

dateDate : 12/05/2021 heure Début : 15h -> Fin : 17h  O.K.

lieu Adresse : Salle à préciser, Università Federico II di Napoli, Dipartimento di Studi Umanistici - Complesso di San Pietro Martire, Aula ex Cataloghi lignei, Via Porta di Massa 1, I-80133 Napoli (Italie)

Résumé :


Certains philosophes du XXe siècle ont mis l’accent sur la « critique » comme clé de compréhension des enjeux pratiques et théoriques du monde moderne. Ils ont également essayé d’établir les conditions d’une critique transformatrice de l’existant. Dans ses essais des années trente, Horkheimer présente la théorie critique comme un projet pluridisciplinaire et une analyse qui met au jour les contradictions internes et externes provoquées par l’économie marchande sur laquelle repose le monde moderne, dans l’optique d’esquisser la forme d’une société nouvelle d’individus libres. Avant Horkheimer, dans Histoire et conscience de classe, Lukács a insisté sur la grande pathologie de la pensée moderne, surtout celles des grands systèmes rationalistes. À son avis, la philosophie moderne est caractérisée par le dualisme épistémologique et métaphysique entre sujet et objet (avant Kant) et par la barrière entre le phénomène et la chose en soi (avec Kant). Dans Dialectique négative, Adorno renoue avec la démarche de Kant, qui avait été capable de porter un regard critique sur la raison : somme toute, il revendique l’exigence de la réflexion critique de la raison sur soi.
Dans quelle mesure alors le concept et la pratique de la « critique » peuvent-ils être considérés comme une clé de compréhension de la modernité ? Comment relire la pensée moderne à partir d’une analyse des effets du pouvoir en relation avec une rationalité qui s’est définie historiquement et géographiquement en Occident, à partir du XVe siècle ? Peut-on détecter – comme l’affirme Tosel –, dans le long discours de la modernité, une autocritique persistante et un mouvement autodestructeur au cours duquel chaque geste critique remplace les précédents en proposant une clé de lecture qui corresponde mieux aux problèmes changeants de l’histoire et de la société ? À partir de ces problèmes il s’agit de cerner les nœuds théoriques de l’interprétation « critique » de l’ère moderne, qui met en avant l’ambiguïté de la notion de progrès, l’intrication de la raison avec le pouvoir et le déclin progressif de la conscience théorique.
Intervenants :
- Jeudi 25 février (en ligne) : Estelle Ferrarese, Université de Picardie Jules Verne : La faute (Schuld) de la Raison. Adorno et l’exigence morale de la critique

- Mercredi 10 mars (Naples) : Edoardo Massimilla, Università di Napoli Federico II : Attorno alla rinuncia della ragione all’aspirazione di definire gli scopi ultimi dell’esistenza umana: su Scienza come professione a partire dalla critica di Horkheimer a Max Weber

- Mercredi 31 mars (Paris) : Jan Spurk, Université Paris Descartes : Raison instrumentale et quêtes de sens dans le monde contemporain

- Mercredi 21 avril (Naples) : Marc Goldschmit, CIPh (Paris) : Modernità dell’arte e crisi dell’estetico, tra Dialettica negativa (Adorno) et Trauerspiel (Benjamin)

- Mercredi 12 mai (Naples) : Amy Allen, Pennsylvania State University : The Critique of Power and the Power of Critique

- Mercredi 26 mai (Naples) : Giancarlo Magnano San Lio, Università di Catania : Max Horkheimer: Individualità e ragione nelle società di massa

- Mercredi 9 juin (Naples) : Rosalia Peluso, Università di Napoli Federico II : Ragione, critica, politica: paradigmi del Moderno in Hannah Arendt

- Mercredi 30 juin (Naples) : Sonja Lavaert, Vrije Universiteit Brussel : Filosofia come critica. I primi scritti di Horkheimer sulla storia della filosofia e sulla filosofia della storia

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Séminaire Philosophie/Politique et société

Raison et Critique. Clés de compréhension de la modernité

Raffaele CARBONE

dateDate : 26/05/2021 heure Début : 16h -> Fin : 18h  O.K.

lieu Adresse : Salle à préciser, Università Federico II di Napoli, Dipartimento di Studi Umanistici - Complesso di San Pietro Martire, Aula ex Cataloghi lignei, Via Porta di Massa 1, I-80133 Napoli (Italie)

Résumé :


Certains philosophes du XXe siècle ont mis l’accent sur la « critique » comme clé de compréhension des enjeux pratiques et théoriques du monde moderne. Ils ont également essayé d’établir les conditions d’une critique transformatrice de l’existant. Dans ses essais des années trente, Horkheimer présente la théorie critique comme un projet pluridisciplinaire et une analyse qui met au jour les contradictions internes et externes provoquées par l’économie marchande sur laquelle repose le monde moderne, dans l’optique d’esquisser la forme d’une société nouvelle d’individus libres. Avant Horkheimer, dans Histoire et conscience de classe, Lukács a insisté sur la grande pathologie de la pensée moderne, surtout celles des grands systèmes rationalistes. À son avis, la philosophie moderne est caractérisée par le dualisme épistémologique et métaphysique entre sujet et objet (avant Kant) et par la barrière entre le phénomène et la chose en soi (avec Kant). Dans Dialectique négative, Adorno renoue avec la démarche de Kant, qui avait été capable de porter un regard critique sur la raison : somme toute, il revendique l’exigence de la réflexion critique de la raison sur soi.
Dans quelle mesure alors le concept et la pratique de la « critique » peuvent-ils être considérés comme une clé de compréhension de la modernité ? Comment relire la pensée moderne à partir d’une analyse des effets du pouvoir en relation avec une rationalité qui s’est définie historiquement et géographiquement en Occident, à partir du XVe siècle ? Peut-on détecter – comme l’affirme Tosel –, dans le long discours de la modernité, une autocritique persistante et un mouvement autodestructeur au cours duquel chaque geste critique remplace les précédents en proposant une clé de lecture qui corresponde mieux aux problèmes changeants de l’histoire et de la société ? À partir de ces problèmes il s’agit de cerner les nœuds théoriques de l’interprétation « critique » de l’ère moderne, qui met en avant l’ambiguïté de la notion de progrès, l’intrication de la raison avec le pouvoir et le déclin progressif de la conscience théorique.
Intervenants :
- Jeudi 25 février (en ligne) : Estelle Ferrarese, Université de Picardie Jules Verne : La faute (Schuld) de la Raison. Adorno et l’exigence morale de la critique

- Mercredi 10 mars (Naples) : Edoardo Massimilla, Università di Napoli Federico II : Attorno alla rinuncia della ragione all’aspirazione di definire gli scopi ultimi dell’esistenza umana: su Scienza come professione a partire dalla critica di Horkheimer a Max Weber

- Mercredi 31 mars (Paris) : Jan Spurk, Université Paris Descartes : Raison instrumentale et quêtes de sens dans le monde contemporain

- Mercredi 21 avril (Naples) : Marc Goldschmit, CIPh (Paris) : Modernità dell’arte e crisi dell’estetico, tra Dialettica negativa (Adorno) et Trauerspiel (Benjamin)

- Mercredi 12 mai (Naples) : Amy Allen, Pennsylvania State University : The Critique of Power and the Power of Critique

- Mercredi 26 mai (Naples) : Giancarlo Magnano San Lio, Università di Catania : Max Horkheimer: Individualità e ragione nelle società di massa

- Mercredi 9 juin (Naples) : Rosalia Peluso, Università di Napoli Federico II : Ragione, critica, politica: paradigmi del Moderno in Hannah Arendt

- Mercredi 30 juin (Naples) : Sonja Lavaert, Vrije Universiteit Brussel : Filosofia come critica. I primi scritti di Horkheimer sulla storia della filosofia e sulla filosofia della storia

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Séminaire Philosophie/Politique et société

Raison et Critique. Clés de compréhension de la modernité

Raffaele CARBONE

dateDate : 09/06/2021 heure Début : 16h -> Fin : 18h  O.K.

lieu Adresse : Salle à préciser, Università Federico II di Napoli, Dipartimento di Studi Umanistici - Complesso di San Pietro Martire, Aula ex Cataloghi lignei, Via Porta di Massa 1, I-80133 Napoli (Italie)

Résumé :


Certains philosophes du XXe siècle ont mis l’accent sur la « critique » comme clé de compréhension des enjeux pratiques et théoriques du monde moderne. Ils ont également essayé d’établir les conditions d’une critique transformatrice de l’existant. Dans ses essais des années trente, Horkheimer présente la théorie critique comme un projet pluridisciplinaire et une analyse qui met au jour les contradictions internes et externes provoquées par l’économie marchande sur laquelle repose le monde moderne, dans l’optique d’esquisser la forme d’une société nouvelle d’individus libres. Avant Horkheimer, dans Histoire et conscience de classe, Lukács a insisté sur la grande pathologie de la pensée moderne, surtout celles des grands systèmes rationalistes. À son avis, la philosophie moderne est caractérisée par le dualisme épistémologique et métaphysique entre sujet et objet (avant Kant) et par la barrière entre le phénomène et la chose en soi (avec Kant). Dans Dialectique négative, Adorno renoue avec la démarche de Kant, qui avait été capable de porter un regard critique sur la raison : somme toute, il revendique l’exigence de la réflexion critique de la raison sur soi.
Dans quelle mesure alors le concept et la pratique de la « critique » peuvent-ils être considérés comme une clé de compréhension de la modernité ? Comment relire la pensée moderne à partir d’une analyse des effets du pouvoir en relation avec une rationalité qui s’est définie historiquement et géographiquement en Occident, à partir du XVe siècle ? Peut-on détecter – comme l’affirme Tosel –, dans le long discours de la modernité, une autocritique persistante et un mouvement autodestructeur au cours duquel chaque geste critique remplace les précédents en proposant une clé de lecture qui corresponde mieux aux problèmes changeants de l’histoire et de la société ? À partir de ces problèmes il s’agit de cerner les nœuds théoriques de l’interprétation « critique » de l’ère moderne, qui met en avant l’ambiguïté de la notion de progrès, l’intrication de la raison avec le pouvoir et le déclin progressif de la conscience théorique.
Intervenants :
- Jeudi 25 février (en ligne) : Estelle Ferrarese, Université de Picardie Jules Verne : La faute (Schuld) de la Raison. Adorno et l’exigence morale de la critique

- Mercredi 10 mars (Naples) : Edoardo Massimilla, Università di Napoli Federico II : Attorno alla rinuncia della ragione all’aspirazione di definire gli scopi ultimi dell’esistenza umana: su Scienza come professione a partire dalla critica di Horkheimer a Max Weber

- Mercredi 31 mars (Paris) : Jan Spurk, Université Paris Descartes : Raison instrumentale et quêtes de sens dans le monde contemporain

- Mercredi 21 avril (Naples) : Marc Goldschmit, CIPh (Paris) : Modernità dell’arte e crisi dell’estetico, tra Dialettica negativa (Adorno) et Trauerspiel (Benjamin)

- Mercredi 12 mai (Naples) : Amy Allen, Pennsylvania State University : The Critique of Power and the Power of Critique

- Mercredi 26 mai (Naples) : Giancarlo Magnano San Lio, Università di Catania : Max Horkheimer: Individualità e ragione nelle società di massa

- Mercredi 9 juin (Naples) : Rosalia Peluso, Università di Napoli Federico II : Ragione, critica, politica: paradigmi del Moderno in Hannah Arendt

- Mercredi 30 juin (Naples) : Sonja Lavaert, Vrije Universiteit Brussel : Filosofia come critica. I primi scritti di Horkheimer sulla storia della filosofia e sulla filosofia della storia

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Séminaire Philosophie/Politique et société

Raison et Critique. Clés de compréhension de la modernité

Raffaele CARBONE

dateDate : 30/06/2021 heure Début : 16h -> Fin : 18h  O.K.

lieu Adresse : Salle à préciser, Università Federico II di Napoli, Dipartimento di Studi Umanistici - Complesso di San Pietro Martire, Aula ex Cataloghi lignei, Via Porta di Massa 1, I-80133 Napoli (Italie)

Résumé :


Certains philosophes du XXe siècle ont mis l’accent sur la « critique » comme clé de compréhension des enjeux pratiques et théoriques du monde moderne. Ils ont également essayé d’établir les conditions d’une critique transformatrice de l’existant. Dans ses essais des années trente, Horkheimer présente la théorie critique comme un projet pluridisciplinaire et une analyse qui met au jour les contradictions internes et externes provoquées par l’économie marchande sur laquelle repose le monde moderne, dans l’optique d’esquisser la forme d’une société nouvelle d’individus libres. Avant Horkheimer, dans Histoire et conscience de classe, Lukács a insisté sur la grande pathologie de la pensée moderne, surtout celles des grands systèmes rationalistes. À son avis, la philosophie moderne est caractérisée par le dualisme épistémologique et métaphysique entre sujet et objet (avant Kant) et par la barrière entre le phénomène et la chose en soi (avec Kant). Dans Dialectique négative, Adorno renoue avec la démarche de Kant, qui avait été capable de porter un regard critique sur la raison : somme toute, il revendique l’exigence de la réflexion critique de la raison sur soi.
Dans quelle mesure alors le concept et la pratique de la « critique » peuvent-ils être considérés comme une clé de compréhension de la modernité ? Comment relire la pensée moderne à partir d’une analyse des effets du pouvoir en relation avec une rationalité qui s’est définie historiquement et géographiquement en Occident, à partir du XVe siècle ? Peut-on détecter – comme l’affirme Tosel –, dans le long discours de la modernité, une autocritique persistante et un mouvement autodestructeur au cours duquel chaque geste critique remplace les précédents en proposant une clé de lecture qui corresponde mieux aux problèmes changeants de l’histoire et de la société ? À partir de ces problèmes il s’agit de cerner les nœuds théoriques de l’interprétation « critique » de l’ère moderne, qui met en avant l’ambiguïté de la notion de progrès, l’intrication de la raison avec le pouvoir et le déclin progressif de la conscience théorique.
Intervenants :
- Jeudi 25 février (en ligne) : Estelle Ferrarese, Université de Picardie Jules Verne : La faute (Schuld) de la Raison. Adorno et l’exigence morale de la critique

- Mercredi 10 mars (Naples) : Edoardo Massimilla, Università di Napoli Federico II : Attorno alla rinuncia della ragione all’aspirazione di definire gli scopi ultimi dell’esistenza umana: su Scienza come professione a partire dalla critica di Horkheimer a Max Weber

- Mercredi 31 mars (Paris) : Jan Spurk, Université Paris Descartes : Raison instrumentale et quêtes de sens dans le monde contemporain

- Mercredi 21 avril (Naples) : Marc Goldschmit, CIPh (Paris) : Modernità dell’arte e crisi dell’estetico, tra Dialettica negativa (Adorno) et Trauerspiel (Benjamin)

- Mercredi 12 mai (Naples) : Amy Allen, Pennsylvania State University : The Critique of Power and the Power of Critique

- Mercredi 26 mai (Naples) : Giancarlo Magnano San Lio, Università di Catania : Max Horkheimer: Individualità e ragione nelle società di massa

- Mercredi 9 juin (Naples) : Rosalia Peluso, Università di Napoli Federico II : Ragione, critica, politica: paradigmi del Moderno in Hannah Arendt

- Mercredi 30 juin (Naples) : Sonja Lavaert, Vrije Universiteit Brussel : Filosofia come critica. I primi scritti di Horkheimer sulla storia della filosofia e sulla filosofia della storia

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