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Séminaire Philosophie/Politique et société

Raison et Critique. Clés de compréhension de la modernité

Raffaele CARBONE

dateDate : 09/12/2020 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  Visioconférence

nota benehttps://us02web.zoom.us/j/88313048008

lieu Adresse : Lien Zoom à copier dans votre navigateur

Résumé :


Certains philosophes du XXe siècle ont mis l’accent sur la « critique » comme clé de compréhension des enjeux pratiques et théoriques du monde moderne. Ils ont également essayé d’établir les conditions d’une critique transformatrice de l’existant. Dans ses essais des années 1930, Horkheimer présente la théorie critique comme un projet pluridisciplinaire et une analyse qui met au jour les contradictions internes et externes provoquées par l’économie marchande sur laquelle repose le monde moderne, dans l’optique d’esquisser la forme d’une société nouvelle d’individus libres. Avant Horkheimer, dans Histoire et conscience de classe, Lukács a insisté sur la grande pathologie de la pensée moderne, surtout des grands systèmes rationalistes. À son avis, la philosophie moderne est caractérisée par le dualisme épistémologique et métaphysique entre sujet et objet (avant Kant) et par la barrière entre le phénomène et la chose en soi (avec Kant). Dans Dialectique négative, Adorno renoue avec la démarche de Kant, qui avait été capable de porter un regard critique sur la raison : somme toute, il revendique l’exigence de la réflexion critique de la raison sur soi.
Dans quelle mesure alors le concept et la pratique de la « critique » peuvent-ils être considérés comme une clé de compréhension de la modernité ? Comment relire la pensée moderne à partir d’une analyse des effets du pouvoir en relation avec une rationalité qui s’est définie historiquement et géographiquement en Occident, à partir du XVe siècle ? Peut-on détecter – comme l’affirme Tosel –, dans le long discours de la modernité, une autocritique persistante et un mouvement autodestructeur au cours duquel chaque geste critique remplace les précédents en proposant une clé de lecture qui corresponde mieux aux problèmes changeants de l’histoire et de la société ? À partir de ces problèmes il s’agit de cerner les nœuds théoriques de l’interprétation « critique » de l’ère moderne, qui met en avant l’ambiguïté de la notion de progrès, l’intrication de la raison avec le pouvoir et le déclin progressif de la conscience théorique.
Séances avec intervenants :

- Mercredi 7 octobre : Lucio Cortella, Università Ca’ Foscari di Venezia : La modernità incompiuta: dalla Dialettica dell’illuminismo alla razionalità comunicativa

- Mercredi 25 novembre : Rosa Chiapparo, Société Internationale d’Études Yourcenariennes : Esthétisation de la politique et modernité : l’écho de l’analyse historique de Walter Benjamin dans quelques romans et essais du XXe siècle

- Mercredi 9 décembre : Raffaele Carbone, Université Federico II de Naples/CIPh : Lukács et Horkheimer. Antinomies de la pensée bourgeoise et critique de la raison moderne

- Mercredi 16 décembre : Luca Scafoglio, Université de Salerno : Allegoria e dialettica. Marcuse, Adorno e l’idea di teoria critica

- Mercredi 20 janvier : Domenico Conte, Université Federico II de Naples : Thomas Mann tra ragione e antiragione

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Séminaire Philosophie/Politique et société

Raison et Critique. Clés de compréhension de la modernité

Raffaele CARBONE

dateDate : 16/12/2020 heure Début : 15h -> Fin : 17h  O.K.

lieu Adresse : Università Federico II di Napoli, Dipartimento di Studi Umanistici - Complesso di San Pietro Martire, Aula ex Cataloghi lignei, Via Porta di Massa 1, I-80133 NAPOLI

Résumé :


Certains philosophes du XXe siècle ont mis l’accent sur la « critique » comme clé de compréhension des enjeux pratiques et théoriques du monde moderne. Ils ont également essayé d’établir les conditions d’une critique transformatrice de l’existant. Dans ses essais des années 1930, Horkheimer présente la théorie critique comme un projet pluridisciplinaire et une analyse qui met au jour les contradictions internes et externes provoquées par l’économie marchande sur laquelle repose le monde moderne, dans l’optique d’esquisser la forme d’une société nouvelle d’individus libres. Avant Horkheimer, dans Histoire et conscience de classe, Lukács a insisté sur la grande pathologie de la pensée moderne, surtout des grands systèmes rationalistes. À son avis, la philosophie moderne est caractérisée par le dualisme épistémologique et métaphysique entre sujet et objet (avant Kant) et par la barrière entre le phénomène et la chose en soi (avec Kant). Dans Dialectique négative, Adorno renoue avec la démarche de Kant, qui avait été capable de porter un regard critique sur la raison : somme toute, il revendique l’exigence de la réflexion critique de la raison sur soi.
Dans quelle mesure alors le concept et la pratique de la « critique » peuvent-ils être considérés comme une clé de compréhension de la modernité ? Comment relire la pensée moderne à partir d’une analyse des effets du pouvoir en relation avec une rationalité qui s’est définie historiquement et géographiquement en Occident, à partir du XVe siècle ? Peut-on détecter – comme l’affirme Tosel –, dans le long discours de la modernité, une autocritique persistante et un mouvement autodestructeur au cours duquel chaque geste critique remplace les précédents en proposant une clé de lecture qui corresponde mieux aux problèmes changeants de l’histoire et de la société ? À partir de ces problèmes il s’agit de cerner les nœuds théoriques de l’interprétation « critique » de l’ère moderne, qui met en avant l’ambiguïté de la notion de progrès, l’intrication de la raison avec le pouvoir et le déclin progressif de la conscience théorique.
Séances avec intervenants :

- Mercredi 7 octobre : Lucio Cortella, Università Ca’ Foscari di Venezia : La modernità incompiuta: dalla Dialettica dell’illuminismo alla razionalità comunicativa

- Mercredi 25 novembre : Rosa Chiapparo, Société Internationale d’Études Yourcenariennes : Esthétisation de la politique et modernité : l’écho de l’analyse historique de Walter Benjamin dans quelques romans et essais du XXe siècle

- Mercredi 9 décembre : Raffaele Carbone, Université Federico II de Naples/CIPh : Lukács et Horkheimer. Antinomies de la pensée bourgeoise et critique de la raison moderne

- Mercredi 16 décembre : Luca Scafoglio, Université de Salerno : Allegoria e dialettica. Marcuse, Adorno e l’idea di teoria critica

- Mercredi 20 janvier : Domenico Conte, Université Federico II de Naples : Thomas Mann tra ragione e antiragione

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Séminaire Philosophie/Politique et société

Raison et Critique. Clés de compréhension de la modernité

Raffaele CARBONE

dateDate : 20/01/2021 heure Début : 15h -> Fin : 17h  O.K.

lieu Adresse : Università Federico II di Napoli, Dipartimento di Studi Umanistici - Complesso di San Pietro Martire, Aula ex Cataloghi lignei, Via Porta di Massa 1, I-80133 NAPOLI

Résumé :


Certains philosophes du XXe siècle ont mis l’accent sur la « critique » comme clé de compréhension des enjeux pratiques et théoriques du monde moderne. Ils ont également essayé d’établir les conditions d’une critique transformatrice de l’existant. Dans ses essais des années 1930, Horkheimer présente la théorie critique comme un projet pluridisciplinaire et une analyse qui met au jour les contradictions internes et externes provoquées par l’économie marchande sur laquelle repose le monde moderne, dans l’optique d’esquisser la forme d’une société nouvelle d’individus libres. Avant Horkheimer, dans Histoire et conscience de classe, Lukács a insisté sur la grande pathologie de la pensée moderne, surtout des grands systèmes rationalistes. À son avis, la philosophie moderne est caractérisée par le dualisme épistémologique et métaphysique entre sujet et objet (avant Kant) et par la barrière entre le phénomène et la chose en soi (avec Kant). Dans Dialectique négative, Adorno renoue avec la démarche de Kant, qui avait été capable de porter un regard critique sur la raison : somme toute, il revendique l’exigence de la réflexion critique de la raison sur soi.
Dans quelle mesure alors le concept et la pratique de la « critique » peuvent-ils être considérés comme une clé de compréhension de la modernité ? Comment relire la pensée moderne à partir d’une analyse des effets du pouvoir en relation avec une rationalité qui s’est définie historiquement et géographiquement en Occident, à partir du XVe siècle ? Peut-on détecter – comme l’affirme Tosel –, dans le long discours de la modernité, une autocritique persistante et un mouvement autodestructeur au cours duquel chaque geste critique remplace les précédents en proposant une clé de lecture qui corresponde mieux aux problèmes changeants de l’histoire et de la société ? À partir de ces problèmes il s’agit de cerner les nœuds théoriques de l’interprétation « critique » de l’ère moderne, qui met en avant l’ambiguïté de la notion de progrès, l’intrication de la raison avec le pouvoir et le déclin progressif de la conscience théorique.
Séances avec intervenants :

- Mercredi 7 octobre : Lucio Cortella, Università Ca’ Foscari di Venezia : La modernità incompiuta: dalla Dialettica dell’illuminismo alla razionalità comunicativa

- Mercredi 25 novembre : Rosa Chiapparo, Société Internationale d’Études Yourcenariennes : Esthétisation de la politique et modernité : l’écho de l’analyse historique de Walter Benjamin dans quelques romans et essais du XXe siècle

- Mercredi 9 décembre : Raffaele Carbone, Université Federico II de Naples/CIPh : Lukács et Horkheimer. Antinomies de la pensée bourgeoise et critique de la raison moderne

- Mercredi 16 décembre : Luca Scafoglio, Université de Salerno : Allegoria e dialettica. Marcuse, Adorno e l’idea di teoria critica

- Mercredi 20 janvier : Domenico Conte, Université Federico II de Naples : Thomas Mann tra ragione e antiragione

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