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Séminaire Philosophie/Sciences humaines

Actualité de Deleuze & Guattari. (V) Histoire universelle et genèse du capitalisme

Quentin BADAIRE et Jérôme ROSANVALLON

dateDate : 06/05/2021 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota benehttps://us02web.zoom.us/j/83453250537

lieu Adresse : Lien Zoom à copier dans votre navigateur

Résumé :


L’actualité de la philosophie que Gilles Deleuze et Félix Guattari ont élaborée de 1972 à 1991 est plus brûlante que jamais. De la métaphysique pure à la géopolitique contemporaine, il n’est aucun domaine de réalité dont ils n’ont ressaisi ou anticipé les révolutions passées ou à venir. Mettre en lumière leur avance partout persistante est l’objet précis de ce séminaire.
Les trois dernières années du séminaire sont consacrées à l’analyse de la « stratification anthropomorphe » où se déploie ce qu’ils qualifient classiquement d’« histoire universelle » et caractérisent de façon radicalement nouvelle : 1/ elle se situe au-delà du partage nature/culture en rendant compte de la façon dont la stratification anthropomorphe remobilise les autres strates notamment depuis l’invention du capitalisme (processus que désigne aujourd’hui l’« anthropocène ») ; 2/ elle prend pour objet les flux de toute nature et leur double versant, « contenu » et « expression » (Hjelmslev), « geste » et « parole » (Leroi-Gourhan), systèmes techniques et symboliques, dont l’hominisation résulte et qui définit toute société ; 3/ elle refuse toute évolution nécessaire en reconnaissant la contingence des formations sociales particulières et en dégageant les outils conceptuels (des « processus machiniques » plutôt que des « modes de production ») permettant d’expliquer l’histoire (le déploiement de toutes les formations sociales possibles selon différents « seuils de déterritorialisation ») sans se contenter d’expliquer par l’histoire (une évolution temporelle organisant un développement linéaire).
Cette histoire universelle est rétrospectivement orientée par une double genèse contingente qui se présente inévitablement a posteriori comme nécessaire : la genèse de l’État et la genèse du capitalisme. Comment l’État despotique originaire surgit-il et s’impose-t-il face à des sociétés « primitives » organisées pour conjurer son apparition ? Comment, une fois apparu, contribue-t-il en même temps à bloquer et favoriser malgré lui l’émergence effective du capitalisme, lequel aurait pu naître ailleurs ou à un autre moment (en Grèce ou à Rome dans l’Antiquité ? en Chine au XIIIe siècle ? dans les villes commerçantes au Moyen Âge ?) Telles sont les questions qui seront abordées cette année.
Intervenants :
- Jeudi 6 mai : Jérôme Rosanvallon, CIPh : Une nouvelle « histoire universelle » : enjeux et concepts
- Jeudi 20 mai : avec Jean-Paul Demoule, Institut Universitaire de France & Université de Paris 1, professeur émérite : La révolution néolithique : fallait-il inventer l’agriculture ?
- Jeudi 27 mai : Quentin Badaire, PSL/ENS Ulm : Penser les sociétés « primitives » : D&G  face à l’anthropologie structurale et anarchiste
- Jeudi 3 juin : Q. Badaire et J. Rosanvallon : Théorie de l’État archaïque (Urstaat) : entre appareil de capture et mode de production asiatique
- Jeudi 10 juin : avec François de Callataÿ, directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Études, chaire d'Histoire monétaire et financière du monde grec : La monnaie en Grèce ancienne: un demi-siècle après Deleuze/Guattari et Foucault
- Jeudi 17 juin : avec Alain Bihr, professeur honoraire de sociologie à l'Université de Bourgogne-Franche-Comté : Le premier âge du capitalisme (1415-1763)

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Séminaire Philosophie/Sciences humaines

Actualité de Deleuze & Guattari. (V) Histoire universelle et genèse du capitalisme

Quentin BADAIRE et Jérôme ROSANVALLON

dateDate : 20/05/2021 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota benehttps://us02web.zoom.us/j/83453250537

lieu Adresse : Lien Zoom à copier dans votre navigateur

Résumé :


L’actualité de la philosophie que Gilles Deleuze et Félix Guattari ont élaborée de 1972 à 1991 est plus brûlante que jamais. De la métaphysique pure à la géopolitique contemporaine, il n’est aucun domaine de réalité dont ils n’ont ressaisi ou anticipé les révolutions passées ou à venir. Mettre en lumière leur avance partout persistante est l’objet précis de ce séminaire.
Les trois dernières années du séminaire sont consacrées à l’analyse de la « stratification anthropomorphe » où se déploie ce qu’ils qualifient classiquement d’« histoire universelle » et caractérisent de façon radicalement nouvelle : 1/ elle se situe au-delà du partage nature/culture en rendant compte de la façon dont la stratification anthropomorphe remobilise les autres strates notamment depuis l’invention du capitalisme (processus que désigne aujourd’hui l’« anthropocène ») ; 2/ elle prend pour objet les flux de toute nature et leur double versant, « contenu » et « expression » (Hjelmslev), « geste » et « parole » (Leroi-Gourhan), systèmes techniques et symboliques, dont l’hominisation résulte et qui définit toute société ; 3/ elle refuse toute évolution nécessaire en reconnaissant la contingence des formations sociales particulières et en dégageant les outils conceptuels (des « processus machiniques » plutôt que des « modes de production ») permettant d’expliquer l’histoire (le déploiement de toutes les formations sociales possibles selon différents « seuils de déterritorialisation ») sans se contenter d’expliquer par l’histoire (une évolution temporelle organisant un développement linéaire).
Cette histoire universelle est rétrospectivement orientée par une double genèse contingente qui se présente inévitablement a posteriori comme nécessaire : la genèse de l’État et la genèse du capitalisme. Comment l’État despotique originaire surgit-il et s’impose-t-il face à des sociétés « primitives » organisées pour conjurer son apparition ? Comment, une fois apparu, contribue-t-il en même temps à bloquer et favoriser malgré lui l’émergence effective du capitalisme, lequel aurait pu naître ailleurs ou à un autre moment (en Grèce ou à Rome dans l’Antiquité ? en Chine au XIIIe siècle ? dans les villes commerçantes au Moyen Âge ?) Telles sont les questions qui seront abordées cette année.
Intervenants :
- Jeudi 6 mai : Jérôme Rosanvallon, CIPh : Une nouvelle « histoire universelle » : enjeux et concepts
- Jeudi 20 mai : avec Jean-Paul Demoule, Institut Universitaire de France & Université de Paris 1, professeur émérite : La révolution néolithique : fallait-il inventer l’agriculture ?
- Jeudi 27 mai : Quentin Badaire, PSL/ENS Ulm : Penser les sociétés « primitives » : D&G  face à l’anthropologie structurale et anarchiste
- Jeudi 3 juin : Q. Badaire et J. Rosanvallon : Théorie de l’État archaïque (Urstaat) : entre appareil de capture et mode de production asiatique
- Jeudi 10 juin : avec François de Callataÿ, directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Études, chaire d'Histoire monétaire et financière du monde grec : La monnaie en Grèce ancienne: un demi-siècle après Deleuze/Guattari et Foucault
- Jeudi 17 juin : avec Alain Bihr, professeur honoraire de sociologie à l'Université de Bourgogne-Franche-Comté : Le premier âge du capitalisme (1415-1763)

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Séminaire Philosophie/Sciences humaines

Actualité de Deleuze & Guattari. (V) Histoire universelle et genèse du capitalisme

Quentin BADAIRE et Jérôme ROSANVALLON

dateDate : 27/05/2021 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota benehttps://us02web.zoom.us/j/83453250537

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Résumé :


L’actualité de la philosophie que Gilles Deleuze et Félix Guattari ont élaborée de 1972 à 1991 est plus brûlante que jamais. De la métaphysique pure à la géopolitique contemporaine, il n’est aucun domaine de réalité dont ils n’ont ressaisi ou anticipé les révolutions passées ou à venir. Mettre en lumière leur avance partout persistante est l’objet précis de ce séminaire.
Les trois dernières années du séminaire sont consacrées à l’analyse de la « stratification anthropomorphe » où se déploie ce qu’ils qualifient classiquement d’« histoire universelle » et caractérisent de façon radicalement nouvelle : 1/ elle se situe au-delà du partage nature/culture en rendant compte de la façon dont la stratification anthropomorphe remobilise les autres strates notamment depuis l’invention du capitalisme (processus que désigne aujourd’hui l’« anthropocène ») ; 2/ elle prend pour objet les flux de toute nature et leur double versant, « contenu » et « expression » (Hjelmslev), « geste » et « parole » (Leroi-Gourhan), systèmes techniques et symboliques, dont l’hominisation résulte et qui définit toute société ; 3/ elle refuse toute évolution nécessaire en reconnaissant la contingence des formations sociales particulières et en dégageant les outils conceptuels (des « processus machiniques » plutôt que des « modes de production ») permettant d’expliquer l’histoire (le déploiement de toutes les formations sociales possibles selon différents « seuils de déterritorialisation ») sans se contenter d’expliquer par l’histoire (une évolution temporelle organisant un développement linéaire).
Cette histoire universelle est rétrospectivement orientée par une double genèse contingente qui se présente inévitablement a posteriori comme nécessaire : la genèse de l’État et la genèse du capitalisme. Comment l’État despotique originaire surgit-il et s’impose-t-il face à des sociétés « primitives » organisées pour conjurer son apparition ? Comment, une fois apparu, contribue-t-il en même temps à bloquer et favoriser malgré lui l’émergence effective du capitalisme, lequel aurait pu naître ailleurs ou à un autre moment (en Grèce ou à Rome dans l’Antiquité ? en Chine au XIIIe siècle ? dans les villes commerçantes au Moyen Âge ?) Telles sont les questions qui seront abordées cette année.
Intervenants :
- Jeudi 6 mai : Jérôme Rosanvallon, CIPh : Une nouvelle « histoire universelle » : enjeux et concepts
- Jeudi 20 mai : avec Jean-Paul Demoule, Institut Universitaire de France & Université de Paris 1, professeur émérite : La révolution néolithique : fallait-il inventer l’agriculture ?
- Jeudi 27 mai : Quentin Badaire, PSL/ENS Ulm : Penser les sociétés « primitives » : D&G  face à l’anthropologie structurale et anarchiste
- Jeudi 3 juin : Q. Badaire et J. Rosanvallon : Théorie de l’État archaïque (Urstaat) : entre appareil de capture et mode de production asiatique
- Jeudi 10 juin : avec François de Callataÿ, directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Études, chaire d'Histoire monétaire et financière du monde grec : La monnaie en Grèce ancienne: un demi-siècle après Deleuze/Guattari et Foucault
- Jeudi 17 juin : avec Alain Bihr, professeur honoraire de sociologie à l'Université de Bourgogne-Franche-Comté : Le premier âge du capitalisme (1415-1763)

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Actualité de Deleuze & Guattari. (V) Histoire universelle et genèse du capitalisme

Quentin BADAIRE et Jérôme ROSANVALLON

dateDate : 03/06/2021 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

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L’actualité de la philosophie que Gilles Deleuze et Félix Guattari ont élaborée de 1972 à 1991 est plus brûlante que jamais. De la métaphysique pure à la géopolitique contemporaine, il n’est aucun domaine de réalité dont ils n’ont ressaisi ou anticipé les révolutions passées ou à venir. Mettre en lumière leur avance partout persistante est l’objet précis de ce séminaire.
Les trois dernières années du séminaire sont consacrées à l’analyse de la « stratification anthropomorphe » où se déploie ce qu’ils qualifient classiquement d’« histoire universelle » et caractérisent de façon radicalement nouvelle : 1/ elle se situe au-delà du partage nature/culture en rendant compte de la façon dont la stratification anthropomorphe remobilise les autres strates notamment depuis l’invention du capitalisme (processus que désigne aujourd’hui l’« anthropocène ») ; 2/ elle prend pour objet les flux de toute nature et leur double versant, « contenu » et « expression » (Hjelmslev), « geste » et « parole » (Leroi-Gourhan), systèmes techniques et symboliques, dont l’hominisation résulte et qui définit toute société ; 3/ elle refuse toute évolution nécessaire en reconnaissant la contingence des formations sociales particulières et en dégageant les outils conceptuels (des « processus machiniques » plutôt que des « modes de production ») permettant d’expliquer l’histoire (le déploiement de toutes les formations sociales possibles selon différents « seuils de déterritorialisation ») sans se contenter d’expliquer par l’histoire (une évolution temporelle organisant un développement linéaire).
Cette histoire universelle est rétrospectivement orientée par une double genèse contingente qui se présente inévitablement a posteriori comme nécessaire : la genèse de l’État et la genèse du capitalisme. Comment l’État despotique originaire surgit-il et s’impose-t-il face à des sociétés « primitives » organisées pour conjurer son apparition ? Comment, une fois apparu, contribue-t-il en même temps à bloquer et favoriser malgré lui l’émergence effective du capitalisme, lequel aurait pu naître ailleurs ou à un autre moment (en Grèce ou à Rome dans l’Antiquité ? en Chine au XIIIe siècle ? dans les villes commerçantes au Moyen Âge ?) Telles sont les questions qui seront abordées cette année.
Intervenants :
- Jeudi 6 mai : Jérôme Rosanvallon, CIPh : Une nouvelle « histoire universelle » : enjeux et concepts
- Jeudi 20 mai : avec Jean-Paul Demoule, Institut Universitaire de France & Université de Paris 1, professeur émérite : La révolution néolithique : fallait-il inventer l’agriculture ?
- Jeudi 27 mai : Quentin Badaire, PSL/ENS Ulm : Penser les sociétés « primitives » : D&G  face à l’anthropologie structurale et anarchiste
- Jeudi 3 juin : Q. Badaire et J. Rosanvallon : Théorie de l’État archaïque (Urstaat) : entre appareil de capture et mode de production asiatique
- Jeudi 10 juin : avec François de Callataÿ, directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Études, chaire d'Histoire monétaire et financière du monde grec : La monnaie en Grèce ancienne: un demi-siècle après Deleuze/Guattari et Foucault
- Jeudi 17 juin : avec Alain Bihr, professeur honoraire de sociologie à l'Université de Bourgogne-Franche-Comté : Le premier âge du capitalisme (1415-1763)

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Actualité de Deleuze & Guattari. (V) Histoire universelle et genèse du capitalisme

Quentin BADAIRE et Jérôme ROSANVALLON

dateDate : 10/06/2021 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

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L’actualité de la philosophie que Gilles Deleuze et Félix Guattari ont élaborée de 1972 à 1991 est plus brûlante que jamais. De la métaphysique pure à la géopolitique contemporaine, il n’est aucun domaine de réalité dont ils n’ont ressaisi ou anticipé les révolutions passées ou à venir. Mettre en lumière leur avance partout persistante est l’objet précis de ce séminaire.
Les trois dernières années du séminaire sont consacrées à l’analyse de la « stratification anthropomorphe » où se déploie ce qu’ils qualifient classiquement d’« histoire universelle » et caractérisent de façon radicalement nouvelle : 1/ elle se situe au-delà du partage nature/culture en rendant compte de la façon dont la stratification anthropomorphe remobilise les autres strates notamment depuis l’invention du capitalisme (processus que désigne aujourd’hui l’« anthropocène ») ; 2/ elle prend pour objet les flux de toute nature et leur double versant, « contenu » et « expression » (Hjelmslev), « geste » et « parole » (Leroi-Gourhan), systèmes techniques et symboliques, dont l’hominisation résulte et qui définit toute société ; 3/ elle refuse toute évolution nécessaire en reconnaissant la contingence des formations sociales particulières et en dégageant les outils conceptuels (des « processus machiniques » plutôt que des « modes de production ») permettant d’expliquer l’histoire (le déploiement de toutes les formations sociales possibles selon différents « seuils de déterritorialisation ») sans se contenter d’expliquer par l’histoire (une évolution temporelle organisant un développement linéaire).
Cette histoire universelle est rétrospectivement orientée par une double genèse contingente qui se présente inévitablement a posteriori comme nécessaire : la genèse de l’État et la genèse du capitalisme. Comment l’État despotique originaire surgit-il et s’impose-t-il face à des sociétés « primitives » organisées pour conjurer son apparition ? Comment, une fois apparu, contribue-t-il en même temps à bloquer et favoriser malgré lui l’émergence effective du capitalisme, lequel aurait pu naître ailleurs ou à un autre moment (en Grèce ou à Rome dans l’Antiquité ? en Chine au XIIIe siècle ? dans les villes commerçantes au Moyen Âge ?) Telles sont les questions qui seront abordées cette année.
Intervenants :
- Jeudi 6 mai : Jérôme Rosanvallon, CIPh : Une nouvelle « histoire universelle » : enjeux et concepts
- Jeudi 20 mai : avec Jean-Paul Demoule, Institut Universitaire de France & Université de Paris 1, professeur émérite : La révolution néolithique : fallait-il inventer l’agriculture ?
- Jeudi 27 mai : Quentin Badaire, PSL/ENS Ulm : Penser les sociétés « primitives » : D&G  face à l’anthropologie structurale et anarchiste
- Jeudi 3 juin : Q. Badaire et J. Rosanvallon : Théorie de l’État archaïque (Urstaat) : entre appareil de capture et mode de production asiatique
- Jeudi 10 juin : avec François de Callataÿ, directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Études, chaire d'Histoire monétaire et financière du monde grec : La monnaie en Grèce ancienne: un demi-siècle après Deleuze/Guattari et Foucault
- Jeudi 17 juin : avec Alain Bihr, professeur honoraire de sociologie à l'Université de Bourgogne-Franche-Comté : Le premier âge du capitalisme (1415-1763)

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Actualité de Deleuze & Guattari. (V) Histoire universelle et genèse du capitalisme

Quentin BADAIRE et Jérôme ROSANVALLON

dateDate : 17/06/2021 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota benehttps://us02web.zoom.us/j/83453250537

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L’actualité de la philosophie que Gilles Deleuze et Félix Guattari ont élaborée de 1972 à 1991 est plus brûlante que jamais. De la métaphysique pure à la géopolitique contemporaine, il n’est aucun domaine de réalité dont ils n’ont ressaisi ou anticipé les révolutions passées ou à venir. Mettre en lumière leur avance partout persistante est l’objet précis de ce séminaire.
Les trois dernières années du séminaire sont consacrées à l’analyse de la « stratification anthropomorphe » où se déploie ce qu’ils qualifient classiquement d’« histoire universelle » et caractérisent de façon radicalement nouvelle : 1/ elle se situe au-delà du partage nature/culture en rendant compte de la façon dont la stratification anthropomorphe remobilise les autres strates notamment depuis l’invention du capitalisme (processus que désigne aujourd’hui l’« anthropocène ») ; 2/ elle prend pour objet les flux de toute nature et leur double versant, « contenu » et « expression » (Hjelmslev), « geste » et « parole » (Leroi-Gourhan), systèmes techniques et symboliques, dont l’hominisation résulte et qui définit toute société ; 3/ elle refuse toute évolution nécessaire en reconnaissant la contingence des formations sociales particulières et en dégageant les outils conceptuels (des « processus machiniques » plutôt que des « modes de production ») permettant d’expliquer l’histoire (le déploiement de toutes les formations sociales possibles selon différents « seuils de déterritorialisation ») sans se contenter d’expliquer par l’histoire (une évolution temporelle organisant un développement linéaire).
Cette histoire universelle est rétrospectivement orientée par une double genèse contingente qui se présente inévitablement a posteriori comme nécessaire : la genèse de l’État et la genèse du capitalisme. Comment l’État despotique originaire surgit-il et s’impose-t-il face à des sociétés « primitives » organisées pour conjurer son apparition ? Comment, une fois apparu, contribue-t-il en même temps à bloquer et favoriser malgré lui l’émergence effective du capitalisme, lequel aurait pu naître ailleurs ou à un autre moment (en Grèce ou à Rome dans l’Antiquité ? en Chine au XIIIe siècle ? dans les villes commerçantes au Moyen Âge ?) Telles sont les questions qui seront abordées cette année.
Intervenants :
- Jeudi 6 mai : Jérôme Rosanvallon, CIPh : Une nouvelle « histoire universelle » : enjeux et concepts
- Jeudi 20 mai : avec Jean-Paul Demoule, Institut Universitaire de France & Université de Paris 1, professeur émérite : La révolution néolithique : fallait-il inventer l’agriculture ?
- Jeudi 27 mai : Quentin Badaire, PSL/ENS Ulm : Penser les sociétés « primitives » : D&G  face à l’anthropologie structurale et anarchiste
- Jeudi 3 juin : Q. Badaire et J. Rosanvallon : Théorie de l’État archaïque (Urstaat) : entre appareil de capture et mode de production asiatique
- Jeudi 10 juin : avec François de Callataÿ, directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Études, chaire d'Histoire monétaire et financière du monde grec : La monnaie en Grèce ancienne: un demi-siècle après Deleuze/Guattari et Foucault
- Jeudi 17 juin : avec Alain Bihr, professeur honoraire de sociologie à l'Université de Bourgogne-Franche-Comté : Le premier âge du capitalisme (1415-1763)

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