AGENDA

  •   Séminaires
  •   Colloques, Conférences, Rencontres
  •   Samedi, Débat autour d’un livre, Forums
Chargement…
Problème de Chargement…

Séminaire Philosophie/Sciences humaines

Kant et la psychanalyse

Isabelle ALFANDARY et Emmanuel BRASSAT

dateDate : 15/04/2021 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneLien Zoom à copier dans votre navigateur :
https://us02web.zoom.us/j/83375366436

lieu Adresse : Salle à préciser, Présentiel annulé, Université Sorbonne Nouvelle, 13 rue de Santeuil, 75005 Paris

Résumé :


Kant fut le philosophe qui, au XVIIIe siècle, mit en forme l’épistémologie de la modernité et rendit possible une théorie de la connaissance et de la moralité compatible avec la physique de Newton et la conception moderne juridique de l’État. Réfutant le rationalisme et s’inspirant de l’empirisme, il put définir un sujet transcendantal de la connaissance qui révoquait la métaphysique réaliste et prenait en compte les conditions de l’expérience dans la formation des connaissances. Le transcendantal chez Kant relève des conditions de possibilité de la connaissance et de la moralité telles qu’elles s’expérimentent dans les limites du sujet humain, celles-ci s’avérant déterminées par son expérience propre des phénomènes et ne pouvant nullement se confondre avec une connaissance absolue du réel, de la chose en-soi ou noumène. Freud fut durant ses années de formation confronté au kantisme et il y a chez lui une certaine prudence épistémologique qui n’est pas sans lien à la vision kantienne de la science. L’inconscient ne ressortit pas pour autant au noumène, au registre de l’inconnaissable de la chose en soi telle que la définit Kant. Loin d’ignorer l’écueil qui guetterait la thèse d’un inconscient nouménal, Freud cherche par tous les moyens à négocier pour celui-ci un statut particulier, à lui assurer une légitimité épistémologique propre quoique paradoxale. La science analytique fondée par Freud présente la particularité, sinon l’anomalie, de reposer sur une notion qui a la forme d’une hypothèse. La raison de ce choix freudien est que l’inconscient a une fonction spécifique : il est explicatif, son existence est in absentia, sa démonstration par défaut, dans le défaut du « témoignage de la conscience ». La preuve de l’inconscient est une preuve logique et non expérimentale, obtenue par inférence. L’inconscient n’est pas posé par Freud comme phénomène – à ce titre n’a, à proprement parler, pas d’existence – mais comme la condition de possibilité des phénomènes qualifiés de « psychiques ». L’hypothèse de l’inconscient telle que Freud l’élabore prend finalement appui sur la philosophie kantienne en même temps qu’elle met en crise le sujet transcendantal.
Séances avec intervenants :
- Jeudi 20 mai : Monique David-Ménard, philosophe, psychanalyste
- Jeudi 17 juin : Patrice Maniglier, maître de conférences en philosophie, Paris Nanterre, Silvia Lippi, psychanalyste

>> Partager

    image philosophie

Séminaire Philosophie/Sciences humaines

Kant et la psychanalyse

Isabelle ALFANDARY et Emmanuel BRASSAT

dateDate : 20/05/2021 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneLien Zoom à copier dans votre navigateur :
https://us02web.zoom.us/j/83375366436

lieu Adresse : Salle à préciser, Présentiel annulé, Université Sorbonne Nouvelle, 13 rue de Santeuil, 75005 Paris

Résumé :


Kant fut le philosophe qui, au XVIIIe siècle, mit en forme l’épistémologie de la modernité et rendit possible une théorie de la connaissance et de la moralité compatible avec la physique de Newton et la conception moderne juridique de l’État. Réfutant le rationalisme et s’inspirant de l’empirisme, il put définir un sujet transcendantal de la connaissance qui révoquait la métaphysique réaliste et prenait en compte les conditions de l’expérience dans la formation des connaissances. Le transcendantal chez Kant relève des conditions de possibilité de la connaissance et de la moralité telles qu’elles s’expérimentent dans les limites du sujet humain, celles-ci s’avérant déterminées par son expérience propre des phénomènes et ne pouvant nullement se confondre avec une connaissance absolue du réel, de la chose en-soi ou noumène. Freud fut durant ses années de formation confronté au kantisme et il y a chez lui une certaine prudence épistémologique qui n’est pas sans lien à la vision kantienne de la science. L’inconscient ne ressortit pas pour autant au noumène, au registre de l’inconnaissable de la chose en soi telle que la définit Kant. Loin d’ignorer l’écueil qui guetterait la thèse d’un inconscient nouménal, Freud cherche par tous les moyens à négocier pour celui-ci un statut particulier, à lui assurer une légitimité épistémologique propre quoique paradoxale. La science analytique fondée par Freud présente la particularité, sinon l’anomalie, de reposer sur une notion qui a la forme d’une hypothèse. La raison de ce choix freudien est que l’inconscient a une fonction spécifique : il est explicatif, son existence est in absentia, sa démonstration par défaut, dans le défaut du « témoignage de la conscience ». La preuve de l’inconscient est une preuve logique et non expérimentale, obtenue par inférence. L’inconscient n’est pas posé par Freud comme phénomène – à ce titre n’a, à proprement parler, pas d’existence – mais comme la condition de possibilité des phénomènes qualifiés de « psychiques ». L’hypothèse de l’inconscient telle que Freud l’élabore prend finalement appui sur la philosophie kantienne en même temps qu’elle met en crise le sujet transcendantal.
Séances avec intervenants :
- Jeudi 20 mai : Monique David-Ménard, philosophe, psychanalyste
- Jeudi 17 juin : Patrice Maniglier, maître de conférences en philosophie, Paris Nanterre, Silvia Lippi, psychanalyste

>> Partager

    image philosophie

Séminaire Philosophie/Sciences humaines

Kant et la psychanalyse

Isabelle ALFANDARY et Emmanuel BRASSAT

dateDate : 17/06/2021 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  O.K.

nota beneLien Zoom à copier dans votre navigateur :
https://us02web.zoom.us/j/83375366436

lieu Adresse : Salle à préciser, Présentiel annulé, Université Sorbonne Nouvelle, 13 rue de Santeuil, 75005 Paris

Résumé :


Kant fut le philosophe qui, au XVIIIe siècle, mit en forme l’épistémologie de la modernité et rendit possible une théorie de la connaissance et de la moralité compatible avec la physique de Newton et la conception moderne juridique de l’État. Réfutant le rationalisme et s’inspirant de l’empirisme, il put définir un sujet transcendantal de la connaissance qui révoquait la métaphysique réaliste et prenait en compte les conditions de l’expérience dans la formation des connaissances. Le transcendantal chez Kant relève des conditions de possibilité de la connaissance et de la moralité telles qu’elles s’expérimentent dans les limites du sujet humain, celles-ci s’avérant déterminées par son expérience propre des phénomènes et ne pouvant nullement se confondre avec une connaissance absolue du réel, de la chose en-soi ou noumène. Freud fut durant ses années de formation confronté au kantisme et il y a chez lui une certaine prudence épistémologique qui n’est pas sans lien à la vision kantienne de la science. L’inconscient ne ressortit pas pour autant au noumène, au registre de l’inconnaissable de la chose en soi telle que la définit Kant. Loin d’ignorer l’écueil qui guetterait la thèse d’un inconscient nouménal, Freud cherche par tous les moyens à négocier pour celui-ci un statut particulier, à lui assurer une légitimité épistémologique propre quoique paradoxale. La science analytique fondée par Freud présente la particularité, sinon l’anomalie, de reposer sur une notion qui a la forme d’une hypothèse. La raison de ce choix freudien est que l’inconscient a une fonction spécifique : il est explicatif, son existence est in absentia, sa démonstration par défaut, dans le défaut du « témoignage de la conscience ». La preuve de l’inconscient est une preuve logique et non expérimentale, obtenue par inférence. L’inconscient n’est pas posé par Freud comme phénomène – à ce titre n’a, à proprement parler, pas d’existence – mais comme la condition de possibilité des phénomènes qualifiés de « psychiques ». L’hypothèse de l’inconscient telle que Freud l’élabore prend finalement appui sur la philosophie kantienne en même temps qu’elle met en crise le sujet transcendantal.
Séances avec intervenants :
- Jeudi 20 mai : Monique David-Ménard, philosophe, psychanalyste
- Jeudi 17 juin : Patrice Maniglier, maître de conférences en philosophie, Paris Nanterre, Silvia Lippi, psychanalyste

>> Partager

    image philosophie