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Séminaire Philosophie/Politique et société

Ce que la mendicité fait à la philosophie

Etienne HELMER

dateDate : 01/12/2020 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  Visioconférence

nota benehttps://us02web.zoom.us/j/85693695686

lieu Adresse : Lien Zoom à copier dans votre navigateur

Résumé :


L’objet de ce séminaire est de sonder certains concepts fondamentaux de la philosophie morale et politique occidentale – la justice, la liberté, le commun, l’universel – à la lumière de la mendicité, non pas au sens étroit de pratique de sollicitation en vue d’obtenir le nécessaire, mais au sens plus large de condition de vie des plus démunis et des plus précaires. L’omniprésence du phénomène, et ce qui semble être son intense résurgence dans les métropoles contemporaines, invite en effet à interroger le non-lieu éthique et politique auquel les mendiants paraissent condamnés par les approches philosophiques les plus courantes à leur sujet. Aussi bien celles qui stigmatisent les mendiants que celles qui proposent de fonder une pratique de la générosité inconditionnée envers eux et les assignent à une passivité radicale. Elles voient en eux des êtres passifs, uniquement capables de recevoir, non seulement des biens et des services mais jusqu’aux mots pour parler d’eux-mêmes. Les mendiants sont, de ce point de vue, semblables aux bêtes sauvages décrites par Aristote dans les Politiques pour désigner ceux qui n’ont presque aucun lien avec le reste de la communauté sociale, faute d’user correctement du logos pour formuler des valeurs éthiques communes. Le mendiant est, dans cette perspective, un dépossédé – dépossédé de tout et y compris de son discours.
Au rebours de cette interprétation, et sur la base de travaux anthropologiques et ethnographiques, ainsi qu’à partir de pratiques volontaires de la mendicité comme celle des philosophes cyniques, ce séminaire tentera de penser une subjectivité éthique et politique à partir de la mendicité. Il s’agira de mettre en question les approches philosophiques contemporaines du phénomène, centrées sur la subjectivité du donateur plutôt que sur celle du mendiant, et de s’interroger sur la façon dont la condition mendiante peut donner un nouveau visage à l’universalisme moral et politique.
Titres des séances :
- Mardi 24 novembre : Des hommes en moins, des hommes en plus
- Mercredi 25 novembre : Altruisme sans autre
- Jeudi 26 novembre : Du non-lieu à l'espace dé-campé
- Mardi 1er décembre : Contre-temps du mendiant
- Mercredi 2 décembre : En avoir ou pas
- Jeudi 3 décembre : Délier, relier

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Séminaire Philosophie/Politique et société

Ce que la mendicité fait à la philosophie

Etienne HELMER

dateDate : 02/12/2020 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  Visioconférence

nota benehttps://us02web.zoom.us/j/85693695686

lieu Adresse : Lien Zoom à copier dans votre navigateur

Résumé :


L’objet de ce séminaire est de sonder certains concepts fondamentaux de la philosophie morale et politique occidentale – la justice, la liberté, le commun, l’universel – à la lumière de la mendicité, non pas au sens étroit de pratique de sollicitation en vue d’obtenir le nécessaire, mais au sens plus large de condition de vie des plus démunis et des plus précaires. L’omniprésence du phénomène, et ce qui semble être son intense résurgence dans les métropoles contemporaines, invite en effet à interroger le non-lieu éthique et politique auquel les mendiants paraissent condamnés par les approches philosophiques les plus courantes à leur sujet. Aussi bien celles qui stigmatisent les mendiants que celles qui proposent de fonder une pratique de la générosité inconditionnée envers eux et les assignent à une passivité radicale. Elles voient en eux des êtres passifs, uniquement capables de recevoir, non seulement des biens et des services mais jusqu’aux mots pour parler d’eux-mêmes. Les mendiants sont, de ce point de vue, semblables aux bêtes sauvages décrites par Aristote dans les Politiques pour désigner ceux qui n’ont presque aucun lien avec le reste de la communauté sociale, faute d’user correctement du logos pour formuler des valeurs éthiques communes. Le mendiant est, dans cette perspective, un dépossédé – dépossédé de tout et y compris de son discours.
Au rebours de cette interprétation, et sur la base de travaux anthropologiques et ethnographiques, ainsi qu’à partir de pratiques volontaires de la mendicité comme celle des philosophes cyniques, ce séminaire tentera de penser une subjectivité éthique et politique à partir de la mendicité. Il s’agira de mettre en question les approches philosophiques contemporaines du phénomène, centrées sur la subjectivité du donateur plutôt que sur celle du mendiant, et de s’interroger sur la façon dont la condition mendiante peut donner un nouveau visage à l’universalisme moral et politique.
Titres des séances :
- Mardi 24 novembre : Des hommes en moins, des hommes en plus
- Mercredi 25 novembre : Altruisme sans autre
- Jeudi 26 novembre : Du non-lieu à l'espace dé-campé
- Mardi 1er décembre : Contre-temps du mendiant
- Mercredi 2 décembre : En avoir ou pas
- Jeudi 3 décembre : Délier, relier

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Séminaire Philosophie/Politique et société

Ce que la mendicité fait à la philosophie

Etienne HELMER

dateDate : 03/12/2020 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  Visioconférence

nota benehttps://us02web.zoom.us/j/85693695686

lieu Adresse : Lien Zoom à copier dans votre navigateur

Résumé :


L’objet de ce séminaire est de sonder certains concepts fondamentaux de la philosophie morale et politique occidentale – la justice, la liberté, le commun, l’universel – à la lumière de la mendicité, non pas au sens étroit de pratique de sollicitation en vue d’obtenir le nécessaire, mais au sens plus large de condition de vie des plus démunis et des plus précaires. L’omniprésence du phénomène, et ce qui semble être son intense résurgence dans les métropoles contemporaines, invite en effet à interroger le non-lieu éthique et politique auquel les mendiants paraissent condamnés par les approches philosophiques les plus courantes à leur sujet. Aussi bien celles qui stigmatisent les mendiants que celles qui proposent de fonder une pratique de la générosité inconditionnée envers eux et les assignent à une passivité radicale. Elles voient en eux des êtres passifs, uniquement capables de recevoir, non seulement des biens et des services mais jusqu’aux mots pour parler d’eux-mêmes. Les mendiants sont, de ce point de vue, semblables aux bêtes sauvages décrites par Aristote dans les Politiques pour désigner ceux qui n’ont presque aucun lien avec le reste de la communauté sociale, faute d’user correctement du logos pour formuler des valeurs éthiques communes. Le mendiant est, dans cette perspective, un dépossédé – dépossédé de tout et y compris de son discours.
Au rebours de cette interprétation, et sur la base de travaux anthropologiques et ethnographiques, ainsi qu’à partir de pratiques volontaires de la mendicité comme celle des philosophes cyniques, ce séminaire tentera de penser une subjectivité éthique et politique à partir de la mendicité. Il s’agira de mettre en question les approches philosophiques contemporaines du phénomène, centrées sur la subjectivité du donateur plutôt que sur celle du mendiant, et de s’interroger sur la façon dont la condition mendiante peut donner un nouveau visage à l’universalisme moral et politique.
Titres des séances :
- Mardi 24 novembre : Des hommes en moins, des hommes en plus
- Mercredi 25 novembre : Altruisme sans autre
- Jeudi 26 novembre : Du non-lieu à l'espace dé-campé
- Mardi 1er décembre : Contre-temps du mendiant
- Mercredi 2 décembre : En avoir ou pas
- Jeudi 3 décembre : Délier, relier

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