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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Les écritures de la dévastation

Marie-Laure LEPETIT

dateDate : 07/12/2020 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  Visioconférence

nota benehttps://us02web.zoom.us/j/82037787903

lieu Adresse : Lien Zoom à copier dans votre navigateur

Résumé :


La littérature, dans sa fonction anthropologique, met en scène la vie, le genre humain et les mondes qui l’entourent. Mais que devient-elle lorsqu’elle se met à dire, non plus des expériences de vie, mais des expériences de violence extrême, de destruction, de dévastation, voire d’anéantissement ?
Qu’il s’agisse de témoins survivants, qui deviennent auteurs, ou d’écrivains qui ont vécu, ou non, la catastrophe qu’ils mettent en mots, tous ceux qui font entrer dans la langue littéraire l’expérience de destruction élaborent un travail, celui de l’écriture, qui met à distance l’événement tragique. Cette prise de hauteur passe par une réflexion sur le langage qui détermine de véritables choix stylistiques. C’est pourquoi doit être interrogée la position de Rachel Ertel qui voit dans la poésie « la forme la plus appropriée aux situations de l’extrême ».
À côté de la question du langage, se pose, sous deux angles, celle de la langue. Le premier a trait à la langue de la transmission : y a-t-il une langue plus appropriée qu’une autre pour dire l’horreur ultime ? Néanmoins, on constate que de nombreux écrivains ont, en rapport à de telles expériences, à cœur de faire entendre leur voix de la façon la plus large. Il est par conséquent essentiel que leurs œuvres soient transcrites dans le plus grand nombre de langues possible, aussi la question de la traduction y est-elle cruciale. Le second concerne la langue et plus largement la culture du peuple dévasté : comment l’une et l’autre se réapproprient-elles la violence subie ? Se modifient-elles et en quoi ? Sont-elles définitivement perdues ou bien renaissent-elles de leurs cendres et sous quelles formes ?
Autant de questions que deux corpus, encore peu étudiés en France, peuvent nous aider à résoudre : d’une part, la littérature yiddish du XXe siècle consacrée aux exactions subies par le peuple juif depuis le milieu du XIXe jusqu’au génocide perpétré lors de la Seconde Guerre mondiale ; d’autre part, les slave narratives et neo slave narratives, la littérature afro-anglo-américaine consacrée à l’esclavage.

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Les écritures de la dévastation

Marie-Laure LEPETIT

dateDate : 07/01/2021 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  Visioconférence

nota benehttps://us02web.zoom.us/j/82037787903

lieu Adresse : Lien Zoom à copier dans votre navigateur

Résumé :


La littérature, dans sa fonction anthropologique, met en scène la vie, le genre humain et les mondes qui l’entourent. Mais que devient-elle lorsqu’elle se met à dire, non plus des expériences de vie, mais des expériences de violence extrême, de destruction, de dévastation, voire d’anéantissement ?
Qu’il s’agisse de témoins survivants, qui deviennent auteurs, ou d’écrivains qui ont vécu, ou non, la catastrophe qu’ils mettent en mots, tous ceux qui font entrer dans la langue littéraire l’expérience de destruction élaborent un travail, celui de l’écriture, qui met à distance l’événement tragique. Cette prise de hauteur passe par une réflexion sur le langage qui détermine de véritables choix stylistiques. C’est pourquoi doit être interrogée la position de Rachel Ertel qui voit dans la poésie « la forme la plus appropriée aux situations de l’extrême ».
À côté de la question du langage, se pose, sous deux angles, celle de la langue. Le premier a trait à la langue de la transmission : y a-t-il une langue plus appropriée qu’une autre pour dire l’horreur ultime ? Néanmoins, on constate que de nombreux écrivains ont, en rapport à de telles expériences, à cœur de faire entendre leur voix de la façon la plus large. Il est par conséquent essentiel que leurs œuvres soient transcrites dans le plus grand nombre de langues possible, aussi la question de la traduction y est-elle cruciale. Le second concerne la langue et plus largement la culture du peuple dévasté : comment l’une et l’autre se réapproprient-elles la violence subie ? Se modifient-elles et en quoi ? Sont-elles définitivement perdues ou bien renaissent-elles de leurs cendres et sous quelles formes ?
Autant de questions que deux corpus, encore peu étudiés en France, peuvent nous aider à résoudre : d’une part, la littérature yiddish du XXe siècle consacrée aux exactions subies par le peuple juif depuis le milieu du XIXe jusqu’au génocide perpétré lors de la Seconde Guerre mondiale ; d’autre part, les slave narratives et neo slave narratives, la littérature afro-anglo-américaine consacrée à l’esclavage.

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Les écritures de la dévastation

Marie-Laure LEPETIT

dateDate : 18/01/2021 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  Visioconférence

nota benehttps://us02web.zoom.us/j/82037787903

lieu Adresse : Lien Zoom à copier dans votre navigateur

Résumé :


La littérature, dans sa fonction anthropologique, met en scène la vie, le genre humain et les mondes qui l’entourent. Mais que devient-elle lorsqu’elle se met à dire, non plus des expériences de vie, mais des expériences de violence extrême, de destruction, de dévastation, voire d’anéantissement ?
Qu’il s’agisse de témoins survivants, qui deviennent auteurs, ou d’écrivains qui ont vécu, ou non, la catastrophe qu’ils mettent en mots, tous ceux qui font entrer dans la langue littéraire l’expérience de destruction élaborent un travail, celui de l’écriture, qui met à distance l’événement tragique. Cette prise de hauteur passe par une réflexion sur le langage qui détermine de véritables choix stylistiques. C’est pourquoi doit être interrogée la position de Rachel Ertel qui voit dans la poésie « la forme la plus appropriée aux situations de l’extrême ».
À côté de la question du langage, se pose, sous deux angles, celle de la langue. Le premier a trait à la langue de la transmission : y a-t-il une langue plus appropriée qu’une autre pour dire l’horreur ultime ? Néanmoins, on constate que de nombreux écrivains ont, en rapport à de telles expériences, à cœur de faire entendre leur voix de la façon la plus large. Il est par conséquent essentiel que leurs œuvres soient transcrites dans le plus grand nombre de langues possible, aussi la question de la traduction y est-elle cruciale. Le second concerne la langue et plus largement la culture du peuple dévasté : comment l’une et l’autre se réapproprient-elles la violence subie ? Se modifient-elles et en quoi ? Sont-elles définitivement perdues ou bien renaissent-elles de leurs cendres et sous quelles formes ?
Autant de questions que deux corpus, encore peu étudiés en France, peuvent nous aider à résoudre : d’une part, la littérature yiddish du XXe siècle consacrée aux exactions subies par le peuple juif depuis le milieu du XIXe jusqu’au génocide perpétré lors de la Seconde Guerre mondiale ; d’autre part, les slave narratives et neo slave narratives, la littérature afro-anglo-américaine consacrée à l’esclavage.

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