AGENDA

  •   Séminaires
  •   Colloques, Conférences, Rencontres
  •   Samedi, Débat autour d’un livre, Forums
Chargement…
Problème de Chargement…

Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Débords – du cinéma

Laura ODELLO et Peter SZENDY

dateDate : 15/01/2021 heure Début : 19h -> Fin : 21h  O.K.

nota beneLien Zoom à copier dans votre navigateur :
https://us02web.zoom.us/j/88223184431

lieu Adresse : Salle à préciser, PRÉSENTIEL ANNULÉ Maison de l'Amérique latine, 217 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris

Résumé : Séminaire organisé avec le soutien de la Maison de l'Amérique latine.


Un « débord », indique le Littré, c’est la « partie d’une route qui borde le pavé ». En se laissant guider par ce mot, notre séminaire voudrait d’abord marquer ce qui lie le cinéma à la route, à ce « frayage permanent » du regard dont parle Jean-Luc Nancy dans L’Évidence du film. Si le cinéma est essentiellement routier, qu’arrive-t-il sur son débord ?
Mais cette question se complique immédiatement si l’on pense que le cinéma n’a justement pas de bords identifiables, qu’il est au fond « le nom du monde », comme l’écrit Rancière dans La Fable cinématographique. Ce qu’il faut alors tenter de saisir, c’est le passage du cinéma hors de lui-même : un passage que Deleuze, dans sa « Lettre à Serge Daney », voyait se produire avec la télévision, mais auquel on assiste aussi dans le cinéma dit « élargi », qui s’expose dans d’autres lieux et se dissémine sur d’autres écrans, du musée au téléphone portable en passant par l’art vidéo.
Toujours selon le Littré, le « débord » désigne l’« éruption, en parlant des humeurs ». De fait, c’est aux sécrétions suscitées par les films que ce séminaire prêtera également l’oreille : aux larmes, au sang et au sperme, à ces fluides corporels dont le cinéma serait à la fois la production et la gestion, tout particulièrement sur ses bords, c’est-à-dire dans ces genres souvent considérés comme marginaux que sont le mélodrame, l’horreur et la pornographie (les body genres dont parle Linda Williams).
« Débord », dit encore le Littré, c’est un « terme de monnaie », à savoir la partie d’une pièce entre la légende et la circonférence externe. Et c’est enfin la dimension économique des excès du cinéma que notre séminaire tentera d’interroger : là où, comme l’indiquait Lyotard dans L’Acinéma, il résiste à « l’élimination des mouvements aberrants », là où il s’approche de la pure dépense bataillienne en se portant vers « l’immobilité » ou « l’excès de mouvement ».
Sous le titre Débords — du cinéma, il s’agira en somme de tous les bords du cinéma, et de ses débordements.
Intervenants :
- Vendredi 15 janvier : Julie Dind, Brown University : « En mettre sa main à couper. Autour des photographies de David Nebreda »
- Vendredi 22 janvier : Peter Szendy, Brown University : « L’image-différentiel : hétérochronie et iconomie du vivant »

>> Partager

    image philosophie

Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Débords – du cinéma

Laura ODELLO et Peter SZENDY

dateDate : 22/01/2021 heure Début : 19h -> Fin : 21h  Report du 8/01

nota benehttps://us02web.zoom.us/j/88223184431

lieu Adresse : Lien Zoom à copier dans votre navigateur

Résumé : Séminaire organisé avec le soutien de la Maison de l'Amérique latine.


Un « débord », indique le Littré, c’est la « partie d’une route qui borde le pavé ». En se laissant guider par ce mot, notre séminaire voudrait d’abord marquer ce qui lie le cinéma à la route, à ce « frayage permanent » du regard dont parle Jean-Luc Nancy dans L’Évidence du film. Si le cinéma est essentiellement routier, qu’arrive-t-il sur son débord ?
Mais cette question se complique immédiatement si l’on pense que le cinéma n’a justement pas de bords identifiables, qu’il est au fond « le nom du monde », comme l’écrit Rancière dans La Fable cinématographique. Ce qu’il faut alors tenter de saisir, c’est le passage du cinéma hors de lui-même : un passage que Deleuze, dans sa « Lettre à Serge Daney », voyait se produire avec la télévision, mais auquel on assiste aussi dans le cinéma dit « élargi », qui s’expose dans d’autres lieux et se dissémine sur d’autres écrans, du musée au téléphone portable en passant par l’art vidéo.
Toujours selon le Littré, le « débord » désigne l’« éruption, en parlant des humeurs ». De fait, c’est aux sécrétions suscitées par les films que ce séminaire prêtera également l’oreille : aux larmes, au sang et au sperme, à ces fluides corporels dont le cinéma serait à la fois la production et la gestion, tout particulièrement sur ses bords, c’est-à-dire dans ces genres souvent considérés comme marginaux que sont le mélodrame, l’horreur et la pornographie (les body genres dont parle Linda Williams).
« Débord », dit encore le Littré, c’est un « terme de monnaie », à savoir la partie d’une pièce entre la légende et la circonférence externe. Et c’est enfin la dimension économique des excès du cinéma que notre séminaire tentera d’interroger : là où, comme l’indiquait Lyotard dans L’Acinéma, il résiste à « l’élimination des mouvements aberrants », là où il s’approche de la pure dépense bataillienne en se portant vers « l’immobilité » ou « l’excès de mouvement ».
Sous le titre Débords — du cinéma, il s’agira en somme de tous les bords du cinéma, et de ses débordements.
Intervenants :
- Vendredi 15 janvier : Julie Dind, Brown University : « En mettre sa main à couper. Autour des photographies de David Nebreda »
- Vendredi 22 janvier : Peter Szendy, Brown University : « L’image-différentiel : hétérochronie et iconomie du vivant »

>> Partager

    image philosophie