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Séminaire Philosophie/Politique et société

Raison et Critique. Clefs de compréhension de la modernité

Raffaele CARBONE

dateDate : 14/10/2021 heure Début : 15h -> Fin : 18h  Visioconférence

lieu Adresse : Università di Napoli Federico II, Dipartimento di Studi Umanistici, 1 via Porta di Massa, 80133, Napoli (Italie)

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec le Dipartimento di Studi Umanistici, Università di Napoli Federico II (Italie).


Certains philosophes du XXe siècle ont mis l’accent sur la « critique » comme clé de compréhension des enjeux pratiques et théoriques du monde moderne. Ils ont également essayé d’établir les conditions d’une critique transformatrice de l’existant. Dans ses essais des années trente, Horkheimer présente la théorie critique comme un projet pluridisciplinaire et une analyse qui met au jour les contradictions internes et externes provoquées par l’économie marchande sur laquelle repose le monde moderne, dans l’optique d’esquisser la forme d’une société nouvelle d’individus libres. Avant Horkheimer, dans Histoire et conscience de classe, Lukács a insisté sur la grande pathologie de la pensée moderne, surtout celle des grands systèmes rationalistes. À son avis, la philosophie moderne est caractérisée par le dualisme épistémologique et métaphysique entre sujet et objet (avant Kant) et par la barrière entre le phénomène et la chose en soi (avec Kant). Dans Dialectique négative, Adorno renoue avec la démarche de Kant, qui avait été capable de porter un regard critique sur la raison : somme toute, il revendique l’exigence de la réflexion critique de la raison sur soi.
Dans quelle mesure alors le concept et la pratique de la « critique » peuvent-ils être considérés comme une clé de compréhension de la modernité ? Comment relire la pensée moderne à partir d’une analyse des effets du pouvoir en relation avec une rationalité qui s’est définie historiquement et géographiquement en Occident, à partir du XVe siècle ? Peut-on détecter – comme l’affirme Tosel –, dans le long discours de la modernité, une autocritique persistante et un mouvement autodestructeur au cours duquel chaque geste critique remplace les précédents en proposant une clé de lecture qui correspond mieux aux problèmes changeants de l’histoire et de la société ? À partir de ces problèmes il s’agit de cerner les nœuds théoriques de l’interprétation « critique » de l’ère moderne, qui met en avant l’ambiguïté de la notion de progrès, l’intrication de la raison avec le pouvoir et le déclin progressif de la conscience théorique.
Intervenants :

- Vendredi 8 octobre – 16:00 (Naples)
John Abromeit, State University of New York, Buffalo State :
Genealogy and Critical Historicism: Two Concepts of Enlightenment in  the Writings of Max Horkheimer and Theodor Adorno

- Jeudi 14 octobre  – 16:00 (Naples)
Estelle Ferrarese, Université de Picardie Jules Verne :
La consommation « éthique ». Une lecture adornienne

- Mercredi 10 novembre – 15:00 (Naples)
Sonja Lavaert, Vrije Universiteit Brussel :
Filosofia come critica. I primi scritti di Horkheimer sulla storia  della filosofia e sulla filosofia della storia

Mercredi 1er décembre – 18:30 (visioconférence)
Christian Lazzeri, Université Paris Nanterre :
Rationalité et identité

Vendredi 14 janvier – 18:30 (visioconférence)
Alain Patrick Olivier, Université de Nantes :
Les Lumières comme domination et les Lumières comme critique : la  contradiction dialectique de Th. W. Adorno

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Séminaire Philosophie/Politique et société

Raison et Critique. Clefs de compréhension de la modernité

Raffaele CARBONE

dateDate : 10/11/2021 heure Début : 15h -> Fin : 18h  Visioconférence

lieu Adresse : Università di Napoli Federico II, Dipartimento di Studi Umanistici, 1 via Porta di Massa, 80133, Napoli (Italie)

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec le Dipartimento di Studi Umanistici, Università di Napoli Federico II (Italie).


Certains philosophes du XXe siècle ont mis l’accent sur la « critique » comme clé de compréhension des enjeux pratiques et théoriques du monde moderne. Ils ont également essayé d’établir les conditions d’une critique transformatrice de l’existant. Dans ses essais des années trente, Horkheimer présente la théorie critique comme un projet pluridisciplinaire et une analyse qui met au jour les contradictions internes et externes provoquées par l’économie marchande sur laquelle repose le monde moderne, dans l’optique d’esquisser la forme d’une société nouvelle d’individus libres. Avant Horkheimer, dans Histoire et conscience de classe, Lukács a insisté sur la grande pathologie de la pensée moderne, surtout celle des grands systèmes rationalistes. À son avis, la philosophie moderne est caractérisée par le dualisme épistémologique et métaphysique entre sujet et objet (avant Kant) et par la barrière entre le phénomène et la chose en soi (avec Kant). Dans Dialectique négative, Adorno renoue avec la démarche de Kant, qui avait été capable de porter un regard critique sur la raison : somme toute, il revendique l’exigence de la réflexion critique de la raison sur soi.
Dans quelle mesure alors le concept et la pratique de la « critique » peuvent-ils être considérés comme une clé de compréhension de la modernité ? Comment relire la pensée moderne à partir d’une analyse des effets du pouvoir en relation avec une rationalité qui s’est définie historiquement et géographiquement en Occident, à partir du XVe siècle ? Peut-on détecter – comme l’affirme Tosel –, dans le long discours de la modernité, une autocritique persistante et un mouvement autodestructeur au cours duquel chaque geste critique remplace les précédents en proposant une clé de lecture qui correspond mieux aux problèmes changeants de l’histoire et de la société ? À partir de ces problèmes il s’agit de cerner les nœuds théoriques de l’interprétation « critique » de l’ère moderne, qui met en avant l’ambiguïté de la notion de progrès, l’intrication de la raison avec le pouvoir et le déclin progressif de la conscience théorique.
Intervenants :

- Vendredi 8 octobre – 16:00 (Naples)
John Abromeit, State University of New York, Buffalo State :
Genealogy and Critical Historicism: Two Concepts of Enlightenment in  the Writings of Max Horkheimer and Theodor Adorno

- Jeudi 14 octobre  – 16:00 (Naples)
Estelle Ferrarese, Université de Picardie Jules Verne :
La consommation « éthique ». Une lecture adornienne

- Mercredi 10 novembre – 15:00 (Naples)
Sonja Lavaert, Vrije Universiteit Brussel :
Filosofia come critica. I primi scritti di Horkheimer sulla storia  della filosofia e sulla filosofia della storia

Mercredi 1er décembre – 18:30 (visioconférence)
Christian Lazzeri, Université Paris Nanterre :
Rationalité et identité

Vendredi 14 janvier – 18:30 (visioconférence)
Alain Patrick Olivier, Université de Nantes :
Les Lumières comme domination et les Lumières comme critique : la  contradiction dialectique de Th. W. Adorno

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Séminaire Philosophie/Politique et société

Raison et Critique. Clefs de compréhension de la modernité

Raffaele CARBONE

dateDate : 01/12/2021 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  Visioconférence

nota benehttps://us02web.zoom.us/my/raffaele.carbone

lieu Adresse : Lien Zoom à copier dans votre navigateur

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec le Dipartimento di Studi Umanistici, Università di Napoli Federico II (Italie).


Certains philosophes du XXe siècle ont mis l’accent sur la « critique » comme clé de compréhension des enjeux pratiques et théoriques du monde moderne. Ils ont également essayé d’établir les conditions d’une critique transformatrice de l’existant. Dans ses essais des années trente, Horkheimer présente la théorie critique comme un projet pluridisciplinaire et une analyse qui met au jour les contradictions internes et externes provoquées par l’économie marchande sur laquelle repose le monde moderne, dans l’optique d’esquisser la forme d’une société nouvelle d’individus libres. Avant Horkheimer, dans Histoire et conscience de classe, Lukács a insisté sur la grande pathologie de la pensée moderne, surtout celle des grands systèmes rationalistes. À son avis, la philosophie moderne est caractérisée par le dualisme épistémologique et métaphysique entre sujet et objet (avant Kant) et par la barrière entre le phénomène et la chose en soi (avec Kant). Dans Dialectique négative, Adorno renoue avec la démarche de Kant, qui avait été capable de porter un regard critique sur la raison : somme toute, il revendique l’exigence de la réflexion critique de la raison sur soi.
Dans quelle mesure alors le concept et la pratique de la « critique » peuvent-ils être considérés comme une clé de compréhension de la modernité ? Comment relire la pensée moderne à partir d’une analyse des effets du pouvoir en relation avec une rationalité qui s’est définie historiquement et géographiquement en Occident, à partir du XVe siècle ? Peut-on détecter – comme l’affirme Tosel –, dans le long discours de la modernité, une autocritique persistante et un mouvement autodestructeur au cours duquel chaque geste critique remplace les précédents en proposant une clé de lecture qui correspond mieux aux problèmes changeants de l’histoire et de la société ? À partir de ces problèmes il s’agit de cerner les nœuds théoriques de l’interprétation « critique » de l’ère moderne, qui met en avant l’ambiguïté de la notion de progrès, l’intrication de la raison avec le pouvoir et le déclin progressif de la conscience théorique.
Intervenants :

- Vendredi 8 octobre – 16:00 (Naples)
John Abromeit, State University of New York, Buffalo State :
Genealogy and Critical Historicism: Two Concepts of Enlightenment in  the Writings of Max Horkheimer and Theodor Adorno

- Jeudi 14 octobre  – 16:00 (Naples)
Estelle Ferrarese, Université de Picardie Jules Verne :
La consommation « éthique ». Une lecture adornienne

- Mercredi 10 novembre – 15:00 (Naples)
Sonja Lavaert, Vrije Universiteit Brussel :
Filosofia come critica. I primi scritti di Horkheimer sulla storia  della filosofia e sulla filosofia della storia

Mercredi 1er décembre – 18:30 (visioconférence)
Christian Lazzeri, Université Paris Nanterre :
Rationalité et identité

Vendredi 14 janvier – 18:30 (visioconférence)
Alain Patrick Olivier, Université de Nantes :
Les Lumières comme domination et les Lumières comme critique : la  contradiction dialectique de Th. W. Adorno

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Séminaire Philosophie/Politique et société

Raison et Critique. Clefs de compréhension de la modernité

Raffaele CARBONE

dateDate : 14/01/2022 heure Début : 18h30 -> Fin : 20h30  Visioconférence

nota benehttps://us02web.zoom.us/my/raffaele.carbone

lieu Adresse : Lien Zoom à copier dans votre navigateur

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec le Dipartimento di Studi Umanistici, Università di Napoli Federico II (Italie).


Certains philosophes du XXe siècle ont mis l’accent sur la « critique » comme clé de compréhension des enjeux pratiques et théoriques du monde moderne. Ils ont également essayé d’établir les conditions d’une critique transformatrice de l’existant. Dans ses essais des années trente, Horkheimer présente la théorie critique comme un projet pluridisciplinaire et une analyse qui met au jour les contradictions internes et externes provoquées par l’économie marchande sur laquelle repose le monde moderne, dans l’optique d’esquisser la forme d’une société nouvelle d’individus libres. Avant Horkheimer, dans Histoire et conscience de classe, Lukács a insisté sur la grande pathologie de la pensée moderne, surtout celle des grands systèmes rationalistes. À son avis, la philosophie moderne est caractérisée par le dualisme épistémologique et métaphysique entre sujet et objet (avant Kant) et par la barrière entre le phénomène et la chose en soi (avec Kant). Dans Dialectique négative, Adorno renoue avec la démarche de Kant, qui avait été capable de porter un regard critique sur la raison : somme toute, il revendique l’exigence de la réflexion critique de la raison sur soi.
Dans quelle mesure alors le concept et la pratique de la « critique » peuvent-ils être considérés comme une clé de compréhension de la modernité ? Comment relire la pensée moderne à partir d’une analyse des effets du pouvoir en relation avec une rationalité qui s’est définie historiquement et géographiquement en Occident, à partir du XVe siècle ? Peut-on détecter – comme l’affirme Tosel –, dans le long discours de la modernité, une autocritique persistante et un mouvement autodestructeur au cours duquel chaque geste critique remplace les précédents en proposant une clé de lecture qui correspond mieux aux problèmes changeants de l’histoire et de la société ? À partir de ces problèmes il s’agit de cerner les nœuds théoriques de l’interprétation « critique » de l’ère moderne, qui met en avant l’ambiguïté de la notion de progrès, l’intrication de la raison avec le pouvoir et le déclin progressif de la conscience théorique.
Intervenants :

- Vendredi 8 octobre – 16:00 (Naples)
John Abromeit, State University of New York, Buffalo State :
Genealogy and Critical Historicism: Two Concepts of Enlightenment in  the Writings of Max Horkheimer and Theodor Adorno

- Jeudi 14 octobre  – 16:00 (Naples)
Estelle Ferrarese, Université de Picardie Jules Verne :
La consommation « éthique ». Une lecture adornienne

- Mercredi 10 novembre – 15:00 (Naples)
Sonja Lavaert, Vrije Universiteit Brussel :
Filosofia come critica. I primi scritti di Horkheimer sulla storia  della filosofia e sulla filosofia della storia

Mercredi 1er décembre – 18:30 (visioconférence)
Christian Lazzeri, Université Paris Nanterre :
Rationalité et identité

Vendredi 14 janvier – 18:30 (visioconférence)
Alain Patrick Olivier, Université de Nantes :
Les Lumières comme domination et les Lumières comme critique : la  contradiction dialectique de Th. W. Adorno

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