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Séminaire Philosophie/Politique et société

Généalogies de la modernité : textes clés et approches critiques

Raffaele CARBONE

dateDate : 20/04/2022 heure Début : 15h -> Fin : 17h  O.K.

lieu Adresse : Università di Napoli Federico II, Dipartimento di Studi Umanistici, 1 via Porta di Massa, 80133, Napoli (Italie)

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec le Dipartimento di Studi Umanistici, Università di Napoli Federico II (Italie), et dans le cadre de la convention avec le Campus Condorcet.


Certains philosophes du XXe siècle ont mis l’accent sur la « critique » comme clé de compréhension des enjeux pratiques et théoriques du monde moderne. Ils ont également essayé d’établir les conditions d’une critique transformatrice de l’existant. Dans ses essais des années trente, Horkheimer présente la théorie critique comme un projet pluridisciplinaire et une analyse qui met au jour les contradictions internes et externes provoquées par l’économie marchande sur laquelle repose le monde moderne, dans l’optique d’esquisser la forme d’une société nouvelle d’individus libres. Avant Horkheimer, dans Histoire et conscience de classe, Lukács a insisté sur la grande pathologie de la pensée moderne, surtout des grands systèmes rationalistes. À son avis, la philosophie moderne est caractérisée par le dualisme épistémologique et métaphysique entre sujet et objet (avant Kant) et par la barrière entre le phénomène et la chose en soi (avec Kant). Dans Dialectique négative, Adorno renoue avec la démarche de Kant, qui avait été capable de porter un regard critique sur la raison : somme toute, il revendique l’exigence de la réflexion critique de la raison sur soi.
Dans quelle mesure alors le concept et la pratique de la « critique » peuvent-ils être considérés comme une clé de compréhension de la modernité ? Comment relire la pensée moderne à partir d’une analyse des effets du pouvoir en relation avec une rationalité qui s’est définie historiquement et géographiquement en Occident, à partir du XVe siècle ? Peut-on détecter – comme l’affirme Tosel –, dans le long discours de la modernité, une autocritique persistante et un mouvement autodestructeur au cours duquel chaque geste critique remplace les précédents en proposant une clé de lecture qui corresponde mieux aux problèmes changeants de l’histoire et de la société ? À partir de ces problèmes il s’agit de cerner les nœuds théoriques de l’interprétation « critique » de l’ère moderne, qui met en avant l’ambiguïté de la notion de progrès, l’intrication de la raison avec le pouvoir et le déclin progressif de la conscience théorique.
La spécificité de chaque séminaire de ce cycle consiste en l’analyse d’une œuvre philosophique du XXe siècle qui développe une vision critique des temps modernes ou reconstruit une généalogie particulière de certains aspects ou revendications de la modernité.
Intervenants :
- Mercredi 16 février : Sonja Lavaert, Vrije Universiteit Brussel : Filosofia come critica. I primi scritti di Horkheimer sulla storia della filosofia e sulla filosofia della storia
- Mercredi 16 mars : Raffaele Carbone, Università di Napoli Federico II, CIPh : De la Dialectique de la raison à la Terminologie philosophique : Horkheimer et Adorno lecteurs de Spinoza
- Mercredi 20 avril : Micaela Latini, Università dell’Insubria : Günther Anders e la tecnicizzazione dell’esistenza
- Jeudi 12 mai : Domenico Fazio, Università del Salento : Il male fisico e il male metafisico. Horkheimer e Schopenhauer
- Mercredi 1er juin : Konstantinos Kavoulakos, University of Crete : Reification Revisited: Georg Lukacs’s Initial Idea

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Séminaire Philosophie/Politique et société

Généalogies de la modernité : textes clés et approches critiques

Raffaele CARBONE

dateDate : 12/05/2022 heure Début : 16h -> Fin : 18h  O.K.

lieu Adresse : Università di Napoli Federico II, Dipartimento di Studi Umanistici, 1 via Porta di Massa, 80133, Napoli (Italie)

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec le Dipartimento di Studi Umanistici, Università di Napoli Federico II (Italie), et dans le cadre de la convention avec le Campus Condorcet.


Certains philosophes du XXe siècle ont mis l’accent sur la « critique » comme clé de compréhension des enjeux pratiques et théoriques du monde moderne. Ils ont également essayé d’établir les conditions d’une critique transformatrice de l’existant. Dans ses essais des années trente, Horkheimer présente la théorie critique comme un projet pluridisciplinaire et une analyse qui met au jour les contradictions internes et externes provoquées par l’économie marchande sur laquelle repose le monde moderne, dans l’optique d’esquisser la forme d’une société nouvelle d’individus libres. Avant Horkheimer, dans Histoire et conscience de classe, Lukács a insisté sur la grande pathologie de la pensée moderne, surtout des grands systèmes rationalistes. À son avis, la philosophie moderne est caractérisée par le dualisme épistémologique et métaphysique entre sujet et objet (avant Kant) et par la barrière entre le phénomène et la chose en soi (avec Kant). Dans Dialectique négative, Adorno renoue avec la démarche de Kant, qui avait été capable de porter un regard critique sur la raison : somme toute, il revendique l’exigence de la réflexion critique de la raison sur soi.
Dans quelle mesure alors le concept et la pratique de la « critique » peuvent-ils être considérés comme une clé de compréhension de la modernité ? Comment relire la pensée moderne à partir d’une analyse des effets du pouvoir en relation avec une rationalité qui s’est définie historiquement et géographiquement en Occident, à partir du XVe siècle ? Peut-on détecter – comme l’affirme Tosel –, dans le long discours de la modernité, une autocritique persistante et un mouvement autodestructeur au cours duquel chaque geste critique remplace les précédents en proposant une clé de lecture qui corresponde mieux aux problèmes changeants de l’histoire et de la société ? À partir de ces problèmes il s’agit de cerner les nœuds théoriques de l’interprétation « critique » de l’ère moderne, qui met en avant l’ambiguïté de la notion de progrès, l’intrication de la raison avec le pouvoir et le déclin progressif de la conscience théorique.
La spécificité de chaque séminaire de ce cycle consiste en l’analyse d’une œuvre philosophique du XXe siècle qui développe une vision critique des temps modernes ou reconstruit une généalogie particulière de certains aspects ou revendications de la modernité.
Intervenants :
- Mercredi 16 février : Sonja Lavaert, Vrije Universiteit Brussel : Filosofia come critica. I primi scritti di Horkheimer sulla storia della filosofia e sulla filosofia della storia
- Mercredi 16 mars : Raffaele Carbone, Università di Napoli Federico II, CIPh : De la Dialectique de la raison à la Terminologie philosophique : Horkheimer et Adorno lecteurs de Spinoza
- Mercredi 20 avril : Micaela Latini, Università dell’Insubria : Günther Anders e la tecnicizzazione dell’esistenza
- Jeudi 12 mai : Domenico Fazio, Università del Salento : Il male fisico e il male metafisico. Horkheimer e Schopenhauer
- Mercredi 1er juin : Konstantinos Kavoulakos, University of Crete : Reification Revisited: Georg Lukacs’s Initial Idea

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Séminaire Philosophie/Politique et société

Généalogies de la modernité : textes clés et approches critiques

Raffaele CARBONE

dateDate : 01/06/2022 heure Début : 17h30 -> Fin : 19h30  Hybride

nota beneLien à copier dans votre navigateur : https://us02web.zoom.us/my/raffaele.carbone

lieu Adresse : Salle 3.01, Campus Condorcet, centre de colloques, Place du Front populaire, 93322 Aubervilliers cedex

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec le Dipartimento di Studi Umanistici, Università di Napoli Federico II (Italie), et dans le cadre de la convention avec le Campus Condorcet.


Certains philosophes du XXe siècle ont mis l’accent sur la « critique » comme clé de compréhension des enjeux pratiques et théoriques du monde moderne. Ils ont également essayé d’établir les conditions d’une critique transformatrice de l’existant. Dans ses essais des années trente, Horkheimer présente la théorie critique comme un projet pluridisciplinaire et une analyse qui met au jour les contradictions internes et externes provoquées par l’économie marchande sur laquelle repose le monde moderne, dans l’optique d’esquisser la forme d’une société nouvelle d’individus libres. Avant Horkheimer, dans Histoire et conscience de classe, Lukács a insisté sur la grande pathologie de la pensée moderne, surtout des grands systèmes rationalistes. À son avis, la philosophie moderne est caractérisée par le dualisme épistémologique et métaphysique entre sujet et objet (avant Kant) et par la barrière entre le phénomène et la chose en soi (avec Kant). Dans Dialectique négative, Adorno renoue avec la démarche de Kant, qui avait été capable de porter un regard critique sur la raison : somme toute, il revendique l’exigence de la réflexion critique de la raison sur soi.
Dans quelle mesure alors le concept et la pratique de la « critique » peuvent-ils être considérés comme une clé de compréhension de la modernité ? Comment relire la pensée moderne à partir d’une analyse des effets du pouvoir en relation avec une rationalité qui s’est définie historiquement et géographiquement en Occident, à partir du XVe siècle ? Peut-on détecter – comme l’affirme Tosel –, dans le long discours de la modernité, une autocritique persistante et un mouvement autodestructeur au cours duquel chaque geste critique remplace les précédents en proposant une clé de lecture qui corresponde mieux aux problèmes changeants de l’histoire et de la société ? À partir de ces problèmes il s’agit de cerner les nœuds théoriques de l’interprétation « critique » de l’ère moderne, qui met en avant l’ambiguïté de la notion de progrès, l’intrication de la raison avec le pouvoir et le déclin progressif de la conscience théorique.
La spécificité de chaque séminaire de ce cycle consiste en l’analyse d’une œuvre philosophique du XXe siècle qui développe une vision critique des temps modernes ou reconstruit une généalogie particulière de certains aspects ou revendications de la modernité.
Intervenants :
- Mercredi 16 février : Sonja Lavaert, Vrije Universiteit Brussel : Filosofia come critica. I primi scritti di Horkheimer sulla storia della filosofia e sulla filosofia della storia
- Mercredi 16 mars : Raffaele Carbone, Università di Napoli Federico II, CIPh : De la Dialectique de la raison à la Terminologie philosophique : Horkheimer et Adorno lecteurs de Spinoza
- Mercredi 20 avril : Micaela Latini, Università dell’Insubria : Günther Anders e la tecnicizzazione dell’esistenza
- Jeudi 12 mai : Domenico Fazio, Università del Salento : Il male fisico e il male metafisico. Horkheimer e Schopenhauer
- Mercredi 1er juin : Konstantinos Kavoulakos, University of Crete : Reification Revisited: Georg Lukacs’s Initial Idea

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