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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Polyphonie et formes chorales. Sur les origines collectives de la musique

Alexandre CHÈVREMONT et Céline HERVET

dateDate : 20/10/2021 heure Début : 17h -> Fin : 19h  Visioconférence

lieu Adresse : Espace Marc Bloch, Maison des Sciences de l'Homme, 14 avenue Berthelot, 69007 Lyon

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec l'IHRIM (Institut d'histoire des représentations et des idées dans les modernités) - UMR 5317, et avec le soutien de la Maison des Sciences de l'Homme.


« Que toute musique sans exception, notamment la polyphonie — medium indispensable de la nouvelle musique — provienne des pratiques collectives du culte et de la danse, ce fait, l’évolution de la musique vers la liberté n’a jamais pu tout bonnement le laisser en arrière comme un simple point de départ ». Dans ces lignes de Philosophie de la nouvelle musique, Adorno inscrit les innovations formelles d’Arnold Schoenberg dans une histoire longue où la polyphonie, ancrée dans une socialité primitive, hante toute production musicale et plus généralement sonore. C’est l’individu et le moi isolé qui se trouvent ainsi remis en cause à partir du moment où « le sujet qui compose n’est pas individuel mais collectif » et où « un son isolé dit déjà Nous » (« Réflexions en vue d’une sociologie de la musique »). Si comme le pense Adorno l’art est issu d’un rapport social, la musique incarne cette dimension collective comme origine, mais aussi comme contenu. En effet le caractère transversal du son défait les oppositions traditionnelles entre privé et public, intimité et distance, sujet et objet, corps et esprit, scène et public, reconfigurant les relations et nouant de nouvelles socialités. Or, ce phénomène joue à plein dans les pratiques vocales d’ensemble, préparant une forme d’écriture spécifiquement polyphonique. Il s’agira ici d’en appréhender la portée esthétique et politique en partant du chœur antique, né de la danse et du culte religieux. Nous réfléchirons alors sur leurs résurgences historiques qui portent chaque fois une conception du monde social et des rapports de pouvoir qui s’y déploient. Structure tout à la fois disciplinaire et utopique vouée à un encadrement moral et social, le chœur scande les moments charnières de l’histoire des sociétés : véhicule de la Réforme luthérienne, le développement du chant choral accompagnera la Révolution industrielle en France (mouvement des orphéons dans les années 1830) et en Angleterre où se créent dès la fin du XVIIIe siècle les sociétés chorales ouvrières, « loisirs rationnels » sensés régénérer et la musique et la société.
Intervenants :
- Mercredi 20 octobre : Céline Hervet, Université de Picardie Jules Verne, CURAPP, CIPh et Alexandre Chèvremont, INSPÉ Lyon, IHRIM
- Jeudi 21 octobre : Claude Calame, directeur d’études à l’EHESS, membre de l’équipe ANHIMA (UMR 8210) : Polyphonie chorale, autorité poétique et pratique rituelle : des poèmes de Pindare aux chants choraux d’Euripide
- Jeudi 16 décembre : Anne-Gabrièle Wersinger, professeure émérite de philosophie ancienne à l’Université de Reims, membre du Centre Jean Pépin-CNRS, ENS Paris (UMR 8230) : Muses et sirènes : chorégies platoniciennes de l’Un et du Multiple
- Vendredi 17 décembre : Alexandre Chèvremont et Céline Hervet

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Polyphonie et formes chorales. Sur les origines collectives de la musique

Alexandre CHÈVREMONT et Céline HERVET

dateDate : 21/10/2021 heure Début : 17h -> Fin : 19h  Visioconférence

lieu Adresse : Espace Marc Bloch, Maison des Sciences de l'Homme, 14 avenue Berthelot, 69007 Lyon

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec l'IHRIM (Institut d'histoire des représentations et des idées dans les modernités) - UMR 5317, et avec le soutien de la Maison des Sciences de l'Homme.


« Que toute musique sans exception, notamment la polyphonie — medium indispensable de la nouvelle musique — provienne des pratiques collectives du culte et de la danse, ce fait, l’évolution de la musique vers la liberté n’a jamais pu tout bonnement le laisser en arrière comme un simple point de départ ». Dans ces lignes de Philosophie de la nouvelle musique, Adorno inscrit les innovations formelles d’Arnold Schoenberg dans une histoire longue où la polyphonie, ancrée dans une socialité primitive, hante toute production musicale et plus généralement sonore. C’est l’individu et le moi isolé qui se trouvent ainsi remis en cause à partir du moment où « le sujet qui compose n’est pas individuel mais collectif » et où « un son isolé dit déjà Nous » (« Réflexions en vue d’une sociologie de la musique »). Si comme le pense Adorno l’art est issu d’un rapport social, la musique incarne cette dimension collective comme origine, mais aussi comme contenu. En effet le caractère transversal du son défait les oppositions traditionnelles entre privé et public, intimité et distance, sujet et objet, corps et esprit, scène et public, reconfigurant les relations et nouant de nouvelles socialités. Or, ce phénomène joue à plein dans les pratiques vocales d’ensemble, préparant une forme d’écriture spécifiquement polyphonique. Il s’agira ici d’en appréhender la portée esthétique et politique en partant du chœur antique, né de la danse et du culte religieux. Nous réfléchirons alors sur leurs résurgences historiques qui portent chaque fois une conception du monde social et des rapports de pouvoir qui s’y déploient. Structure tout à la fois disciplinaire et utopique vouée à un encadrement moral et social, le chœur scande les moments charnières de l’histoire des sociétés : véhicule de la Réforme luthérienne, le développement du chant choral accompagnera la Révolution industrielle en France (mouvement des orphéons dans les années 1830) et en Angleterre où se créent dès la fin du XVIIIe siècle les sociétés chorales ouvrières, « loisirs rationnels » sensés régénérer et la musique et la société.
Intervenants :
- Mercredi 20 octobre : Céline Hervet, Université de Picardie Jules Verne, CURAPP, CIPh et Alexandre Chèvremont, INSPÉ Lyon, IHRIM
- Jeudi 21 octobre : Claude Calame, directeur d’études à l’EHESS, membre de l’équipe ANHIMA (UMR 8210) : Polyphonie chorale, autorité poétique et pratique rituelle : des poèmes de Pindare aux chants choraux d’Euripide
- Jeudi 16 décembre : Anne-Gabrièle Wersinger, professeure émérite de philosophie ancienne à l’Université de Reims, membre du Centre Jean Pépin-CNRS, ENS Paris (UMR 8230) : Muses et sirènes : chorégies platoniciennes de l’Un et du Multiple
- Vendredi 17 décembre : Alexandre Chèvremont et Céline Hervet

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Polyphonie et formes chorales. Sur les origines collectives de la musique

Alexandre CHÈVREMONT et Céline HERVET

dateDate : 16/12/2021 heure Début : 17h -> Fin : 19h  Visioconférence

lieu Adresse : Espace Marc Bloch, Maison des Sciences de l'Homme, 14 avenue Berthelot, 69007 Lyon

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec l'IHRIM (Institut d'histoire des représentations et des idées dans les modernités) - UMR 5317, et avec le soutien de la Maison des Sciences de l'Homme.


« Que toute musique sans exception, notamment la polyphonie — medium indispensable de la nouvelle musique — provienne des pratiques collectives du culte et de la danse, ce fait, l’évolution de la musique vers la liberté n’a jamais pu tout bonnement le laisser en arrière comme un simple point de départ ». Dans ces lignes de Philosophie de la nouvelle musique, Adorno inscrit les innovations formelles d’Arnold Schoenberg dans une histoire longue où la polyphonie, ancrée dans une socialité primitive, hante toute production musicale et plus généralement sonore. C’est l’individu et le moi isolé qui se trouvent ainsi remis en cause à partir du moment où « le sujet qui compose n’est pas individuel mais collectif » et où « un son isolé dit déjà Nous » (« Réflexions en vue d’une sociologie de la musique »). Si comme le pense Adorno l’art est issu d’un rapport social, la musique incarne cette dimension collective comme origine, mais aussi comme contenu. En effet le caractère transversal du son défait les oppositions traditionnelles entre privé et public, intimité et distance, sujet et objet, corps et esprit, scène et public, reconfigurant les relations et nouant de nouvelles socialités. Or, ce phénomène joue à plein dans les pratiques vocales d’ensemble, préparant une forme d’écriture spécifiquement polyphonique. Il s’agira ici d’en appréhender la portée esthétique et politique en partant du chœur antique, né de la danse et du culte religieux. Nous réfléchirons alors sur leurs résurgences historiques qui portent chaque fois une conception du monde social et des rapports de pouvoir qui s’y déploient. Structure tout à la fois disciplinaire et utopique vouée à un encadrement moral et social, le chœur scande les moments charnières de l’histoire des sociétés : véhicule de la Réforme luthérienne, le développement du chant choral accompagnera la Révolution industrielle en France (mouvement des orphéons dans les années 1830) et en Angleterre où se créent dès la fin du XVIIIe siècle les sociétés chorales ouvrières, « loisirs rationnels » sensés régénérer et la musique et la société.
Intervenants :
- Mercredi 20 octobre : Céline Hervet, Université de Picardie Jules Verne, CURAPP, CIPh et Alexandre Chèvremont, INSPÉ Lyon, IHRIM
- Jeudi 21 octobre : Claude Calame, directeur d’études à l’EHESS, membre de l’équipe ANHIMA (UMR 8210) : Polyphonie chorale, autorité poétique et pratique rituelle : des poèmes de Pindare aux chants choraux d’Euripide
- Jeudi 16 décembre : Anne-Gabrièle Wersinger, professeure émérite de philosophie ancienne à l’Université de Reims, membre du Centre Jean Pépin-CNRS, ENS Paris (UMR 8230) : Muses et sirènes : chorégies platoniciennes de l’Un et du Multiple
- Vendredi 17 décembre : Alexandre Chèvremont et Céline Hervet

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Polyphonie et formes chorales. Sur les origines collectives de la musique

Alexandre CHÈVREMONT et Céline HERVET

dateDate : 17/12/2021 heure Début : 17h -> Fin : 19h  Visioconférence

lieu Adresse : Espace Marc Bloch, Maison des Sciences de l'Homme, 14 avenue Berthelot, 69007 Lyon

Résumé : Séminaire organisé en collaboration avec l'IHRIM (Institut d'histoire des représentations et des idées dans les modernités) - UMR 5317, et avec le soutien de la Maison des Sciences de l'Homme.


« Que toute musique sans exception, notamment la polyphonie — medium indispensable de la nouvelle musique — provienne des pratiques collectives du culte et de la danse, ce fait, l’évolution de la musique vers la liberté n’a jamais pu tout bonnement le laisser en arrière comme un simple point de départ ». Dans ces lignes de Philosophie de la nouvelle musique, Adorno inscrit les innovations formelles d’Arnold Schoenberg dans une histoire longue où la polyphonie, ancrée dans une socialité primitive, hante toute production musicale et plus généralement sonore. C’est l’individu et le moi isolé qui se trouvent ainsi remis en cause à partir du moment où « le sujet qui compose n’est pas individuel mais collectif » et où « un son isolé dit déjà Nous » (« Réflexions en vue d’une sociologie de la musique »). Si comme le pense Adorno l’art est issu d’un rapport social, la musique incarne cette dimension collective comme origine, mais aussi comme contenu. En effet le caractère transversal du son défait les oppositions traditionnelles entre privé et public, intimité et distance, sujet et objet, corps et esprit, scène et public, reconfigurant les relations et nouant de nouvelles socialités. Or, ce phénomène joue à plein dans les pratiques vocales d’ensemble, préparant une forme d’écriture spécifiquement polyphonique. Il s’agira ici d’en appréhender la portée esthétique et politique en partant du chœur antique, né de la danse et du culte religieux. Nous réfléchirons alors sur leurs résurgences historiques qui portent chaque fois une conception du monde social et des rapports de pouvoir qui s’y déploient. Structure tout à la fois disciplinaire et utopique vouée à un encadrement moral et social, le chœur scande les moments charnières de l’histoire des sociétés : véhicule de la Réforme luthérienne, le développement du chant choral accompagnera la Révolution industrielle en France (mouvement des orphéons dans les années 1830) et en Angleterre où se créent dès la fin du XVIIIe siècle les sociétés chorales ouvrières, « loisirs rationnels » sensés régénérer et la musique et la société.
Intervenants :
- Mercredi 20 octobre : Céline Hervet, Université de Picardie Jules Verne, CURAPP, CIPh et Alexandre Chèvremont, INSPÉ Lyon, IHRIM
- Jeudi 21 octobre : Claude Calame, directeur d’études à l’EHESS, membre de l’équipe ANHIMA (UMR 8210) : Polyphonie chorale, autorité poétique et pratique rituelle : des poèmes de Pindare aux chants choraux d’Euripide
- Jeudi 16 décembre : Anne-Gabrièle Wersinger, professeure émérite de philosophie ancienne à l’Université de Reims, membre du Centre Jean Pépin-CNRS, ENS Paris (UMR 8230) : Muses et sirènes : chorégies platoniciennes de l’Un et du Multiple
- Vendredi 17 décembre : Alexandre Chèvremont et Céline Hervet

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