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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Théorie du séminaire

Bruno CLÉMENT

dateDate : 30/11/2022 heure Début : 18h15 -> Fin : 20h15  Hybride

nota beneCopier le lien dans votre navigateur : https://zoom.us/my/bruno.clement

lieu Adresse : USIC, 18 rue de Varenne, 75007 Paris. Inscription obligatoire sur https://form.jotform.com/CIPhFormulaires/usic_acces

Résumé :


(Ce séminaire est la suite de « La philosophie au risque de la lecture », qui s’est tenu au Collège international de philosophie à l’automne 2020 ; et de « Théorie du séminaire », qui s’est tenu hors Collège à l’automne 2021).

Dans la continuité de ces deux séminaires, je compte explorer une dimension de la pensée qui ne m’est apparue que tardivement, à savoir son élaboration, puis son écriture dans son processus de réflexion collective, rapprochée, amicale – autrement dit sous la forme du séminaire. J’entends le mot dans une acception large, dépassant le cadre dans lequel je l’ai longtemps pratiqué à l’université ou même au Collège international de philosophie.
Le risque, qui fondait mon projet, n’est pas évacué pour autant. Mais il ne sera plus envisagé dans les mêmes termes. Alors qu’il a été la première année appréhendé comme un danger, je l’approcherai ici comme la chance d’un sens nouveau.
L’emblème de ce processus serait la première édition en 1641 des Meditationes de Prima Philosophia à la suite desquelles Descartes choisit de faire lire au public, en même temps que les objections que des lecteurs choisis lui ont adressées, les réponses qu’il leur a faites. Cette lecture, et la lecture des lectures que les Méditations auront fait naître, m’ont fait relire quelques textes, plus rares, et moins souvent commentés (quand ils ne sont pas ignorés) : correspondances, textes apocryphes, préfaces, dialogues et entretiens qui ont tardé à entrer dans le canon des textes philosophiques.
Elles m’inciteront cette fois à donner un statut à la circonstance, avec laquelle la philosophie n’entretient pas une relation très paisible. Œuvrant à élaborer une pensée qui en soit abstraite, elle considère le plus souvent que la circonstance n’est que l’occasion, au fond indifférente, de la production d’une pensée. Or la circonstance n’affecte pas seulement l’écriture et la teneur d’une pensée, elle infléchit aussi la lecture, plus ou moins amicale, qui en sera faite.

Bergson, Nietzsche, Burman (qui s’entretint avec Descartes en 1648), Filleau de la Chaise (qui entendit Pascal exposer son projet d’apologie) seront des acteurs de ce séminaire, mais Quignard, Valéry, Blanchot tout aussi bien.

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Séminaire Philosophie/Arts et littérature

Théorie du séminaire

Bruno CLÉMENT

dateDate : 07/12/2022 heure Début : 18h15 -> Fin : 20h15  Hybride

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lieu Adresse : USIC, 18 rue de Varenne, 75007 Paris. Inscription obligatoire sur https://form.jotform.com/CIPhFormulaires/usic_acces

Résumé :


(Ce séminaire est la suite de « La philosophie au risque de la lecture », qui s’est tenu au Collège international de philosophie à l’automne 2020 ; et de « Théorie du séminaire », qui s’est tenu hors Collège à l’automne 2021).

Dans la continuité de ces deux séminaires, je compte explorer une dimension de la pensée qui ne m’est apparue que tardivement, à savoir son élaboration, puis son écriture dans son processus de réflexion collective, rapprochée, amicale – autrement dit sous la forme du séminaire. J’entends le mot dans une acception large, dépassant le cadre dans lequel je l’ai longtemps pratiqué à l’université ou même au Collège international de philosophie.
Le risque, qui fondait mon projet, n’est pas évacué pour autant. Mais il ne sera plus envisagé dans les mêmes termes. Alors qu’il a été la première année appréhendé comme un danger, je l’approcherai ici comme la chance d’un sens nouveau.
L’emblème de ce processus serait la première édition en 1641 des Meditationes de Prima Philosophia à la suite desquelles Descartes choisit de faire lire au public, en même temps que les objections que des lecteurs choisis lui ont adressées, les réponses qu’il leur a faites. Cette lecture, et la lecture des lectures que les Méditations auront fait naître, m’ont fait relire quelques textes, plus rares, et moins souvent commentés (quand ils ne sont pas ignorés) : correspondances, textes apocryphes, préfaces, dialogues et entretiens qui ont tardé à entrer dans le canon des textes philosophiques.
Elles m’inciteront cette fois à donner un statut à la circonstance, avec laquelle la philosophie n’entretient pas une relation très paisible. Œuvrant à élaborer une pensée qui en soit abstraite, elle considère le plus souvent que la circonstance n’est que l’occasion, au fond indifférente, de la production d’une pensée. Or la circonstance n’affecte pas seulement l’écriture et la teneur d’une pensée, elle infléchit aussi la lecture, plus ou moins amicale, qui en sera faite.

Bergson, Nietzsche, Burman (qui s’entretint avec Descartes en 1648), Filleau de la Chaise (qui entendit Pascal exposer son projet d’apologie) seront des acteurs de ce séminaire, mais Quignard, Valéry, Blanchot tout aussi bien.

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