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Séminaire Philosophie/Philosophies

Généalogie de la modernité : textes clés et approches critiques

Raffaele CARBONE

dateDate : 25/01/2023 heure Début : 15h -> Fin : 17h  Hybride

nota beneLien à copier dans votre navigateur (pour le bon déroulement, écrire impérativement à
raffaele.carbone@libero.it au plus tard la veille) : https://teams.microsoft.com/l/team/19%3aw5oc05Ecz- UKqVt7L6JGl6XOdxqQ0bh5HPt8HWoazuo1%40thread.tacv2/conversations?groupId=c07676f4 -3ade-4088-89ad-8b2652214a1e&tenantId=2fcfe26a-bb62-46b0-b1e3-28f9da0c45fd

lieu Adresse : Università di Napoli Federico II, Dipartimento di Studi Umanistici, 1 via Porta di Massa, 80133, Napoli (Italie)

Résumé : Semestre 1
Séminaire organisé en collaboration avec l'Université Federico II de Naples — Dipartimento di Studi Umanistici.Ce séminaire se tiendra en français et en italien.

Certains philosophes du XXe siècle ont mis l’accent sur la « critique » comme clé de compréhension des enjeux pratiques et théoriques du monde moderne. Ils ont également essayé d’établir les conditions d’une critique transformatrice de l’existant. Dans ses essais des années 1930, Horkheimer présente la théorie critique comme un projet pluridisciplinaire et une analyse qui met au jour les contradictions internes et externes provoquées par l’économie marchande sur laquelle repose le monde moderne, dans l’optique d’esquisser la forme d’une société nouvelle d’individus libres. Avant Horkheimer, dans Histoire et conscience de classe, Lukács a insisté sur la grande pathologie de la pensée moderne, surtout des grands systèmes rationalistes. À son avis, la philosophie moderne est caractérisée par le dualisme épistémologique et métaphysique entre sujet et objet (avant Kant) et par la barrière entre le phénomène et la chose en soi (avec Kant). Dans Dialectique négative, Adorno renoue avec la démarche de Kant, qui avait été capable de porter un regard critique sur la raison : somme toute, il revendique l’exigence de la réflexion critique de la raison sur soi.
Dans quelle mesure alors le concept et la pratique de la « critique » peuvent-ils être considérés comme une clé de compréhension de la modernité ? Peut-on détecter – comme l’affirme André Tosel dans Études sur Marx (et Engels), 1996 –, dans le long discours de la modernité, une autocritique persistante et un mouvement autodestructeur au cours duquel chaque geste critique remplace les précédents en proposant une clé de lecture qui corresponde mieux aux problèmes changeants de l’histoire et de la société ? Certaines postures critiques (plus ou moins) radicales du XXe siècle créent-elles incontestablement une rupture profonde avec les lignes directrices de la pensée moderne ?
La spécificité de chaque séance du séminaire consiste en l’analyse d’une œuvre philosophique du XXe siècle qui développe une vision critique des Temps modernes ou reconstruit une généalogie particulière de certains aspects ou revendications de la modernité.


Semestre 1
Ce séminaire se tiendra en français et en italien.

Certains philosophes du XXe siècle ont mis l’accent sur la « critique » comme clé de compréhension des enjeux pratiques et théoriques du monde moderne. Ils ont également essayé d’établir les conditions d’une critique transformatrice de l’existant. Dans ses essais des années 1930, Horkheimer présente la théorie critique comme un projet pluridisciplinaire et une analyse qui met au jour les contradictions internes et externes provoquées par l’économie marchande sur laquelle repose le monde moderne, dans l’optique d’esquisser la forme d’une société nouvelle d’individus libres. Avant Horkheimer, dans Histoire et conscience de classe, Lukács a insisté sur la grande pathologie de la pensée moderne, surtout des grands systèmes rationalistes. À son avis, la philosophie moderne est caractérisée par le dualisme épistémologique et métaphysique entre sujet et objet (avant Kant) et par la barrière entre le phénomène et la chose en soi (avec Kant). Dans Dialectique négative, Adorno renoue avec la démarche de Kant, qui avait été capable de porter un regard critique sur la raison : somme toute, il revendique l’exigence de la réflexion critique de la raison sur soi.
Dans quelle mesure alors le concept et la pratique de la « critique » peuvent-ils être considérés comme une clé de compréhension de la modernité ? Peut-on détecter – comme l’affirme André Tosel dans Études sur Marx (et Engels), 1996 –, dans le long discours de la modernité, une autocritique persistante et un mouvement autodestructeur au cours duquel chaque geste critique remplace les précédents en proposant une clé de lecture qui corresponde mieux aux problèmes changeants de l’histoire et de la société ? Certaines postures critiques (plus ou moins) radicales du XXe siècle créent-elles incontestablement une rupture profonde avec les lignes directrices de la pensée moderne ?
La spécificité de chaque séance du séminaire consiste en l’analyse d’une œuvre philosophique du XXe siècle qui développe une vision critique des Temps modernes ou reconstruit une généalogie particulière de certains aspects ou revendications de la modernité.

Semestre 1
Intervenants :
– Mercredi 5 octobre (Paris) SÉANCE ANNULÉE : Konstantinos Kavoulakos, Aristotle University of Thessaloniki : Reification Revisited: Georg Lukacs’s Initial Idea (La réification revisitée : l’idée initiale de Georg Lukács)
– Mercredi 19 octobre (Naples) : Stefano Petrucciani, Università di Roma La Sapienza : Il concetto adorniano di dialettica (Le concept adornien de dialectique)
– Mercredi 26 octobre (Naples) : Alain Patrick Olivier, CIPh, Université de Nantes : Ontologie et Dialectique. Une conférence sur les conférences de Theodor W. Adorno
– Mercredi 16 novembre (Naples) : Nicola Emery, Università della Svizzera italiana : Eredità di questo tempo: destino vs felicità (L’héritage de cette époque : destin ou bonheur ?)
– Mercredi 7 décembre (Naples) : Anna Pia Ruoppo Università di Napoli Federico II : « Esisto perchè penso » : il corpo a corpo con Cartesio ne « La Nausea » di Sartre (« J’existe parce que je pense » : la confrontation serrée avec Descartes dans « La Nausée » de Sartre)
– Mercredi 18 janvier (Paris) : Luca Salza, Université de Lille : 1917 : révolutions esthétiques et politiques
– Mercredi 25 janvier (Naples) : Christian Lazzeri, Université Paris Nanterre : À quelle condition la critique sociale est-elle possible ?

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