
Les « intersections » structurent les travaux du Collège : elles permettent la sélection des projets — autant ceux des futurs Directeurs de programme que les propositions de colloques ou de conférences faites par ceux qui sont en exercice — et elles déterminent l'évaluation des résultats.
où sont problématisés des objets comme la répétition de l'esthétique et sa déconstruction ; la (re) visitation de la pluralité des arts dans leurs poétiques et leurs pratiques ; l'examen de l'émancipation dite postmoderne des expériences, tout spécialement dans la perspective où les nouvelles technologies déplacent les frontières, transforment les pratiques matérielles et les théories ; la mutation "culturelle" de la socialisation de l'Art et des arts ; l'auscultation philosophique des "textes" et "littéraire" des philosophies.
les directions de programme relevant d'une approche philosophique des sciences visent à élucider les positivités classiques et/ou contemporaines. Cette intersection ne saurait se concevoir comme le champ d'une simple prestation informative — ce qui mettrait la philosophie au service de la science —, ni comme une police formelle, épistémologique ou déontologique, ce qui poserait la philosophie en garde-fou de la science. Il ne s'agit donc pas de penser la science, il s'agit de penser avec la science. Appartiennent à cette intersection les réflexions issues des sciences humaines (linguistique, anthropologie, histoire …) et de la psychanalyse. Ainsi, par exemple : qu'est-ce qui n'est pas pensé dans la philosophie et que la psychanalyse permet de lire (comment se construisent les concepts ?) et inversement, de quelle façon la psychanalyse amène-t-elle la philosophie à préciser les concepts qu'elle emploie (sujet, rapport érotique, loi) ainsi que les questions éthiques et politiques sur lesquelles sa pratique et sa théorie ouvrent ?
pensées et pratiques sont indissociables des schèmes réflexifs dans lesquels elles sont données à comprendre. Les sciences sociales n'en sont cependant pas de simples descriptions mais, constituées en disciplines du sens, elles accompagnent la philosophie dans son effort d'élucider les logiques et les conflits qui sous-tendent délibération publique, décision et gouvernance, et plus généralement action et réaction sociales et politiques. Tel qu'il apparaît dans la tradition de la philosophie et de la théorie politique, le concept traditionnel du politique (nation, souveraineté, identité, droit etc...) invite à une reprise critique. Ce qui implique aussi plus largement d'interroger tout ce qui relève de la question de la philosophie du droit, de même que la question du lien social : unité et multiplicité, guerre et paix, ami-ennemi, partage et communauté, etc.
la philosophie doit enfin être abordée par le biais de son rapport à soi. Est-elle seulement un métadiscours universel, et peut-être parasitaire, ou bien a-t-elle une consistance propre, avec un contenu spécifique (que désignaient les lieux traditionnels de la métaphysique et de la logique, le moi, le monde et Dieu) ? Est-ce une expérience de pensée, une invention singulière ?
Les questions d’éducation et d’enseignement ont préoccupé dès son origine le Collège international de philosophie, dont la création s’inscrit dans la continuité des travaux du GREPH (Groupe de Recherche sur l’Enseignement Philosophique). Aujourd’hui, au sein du CIPh, le CIRTEP (Centre International de Recherches Théoriques En Pédagogie) est désireux de reprendre et poursuivre la réflexion sur les significations et les pratiques de l’enseignement en général, et de l’enseignement de la philosophie en particulier, en France comme à l’étranger. Se constituant comme centre de ressources théoriques, le CIPh-CIRTEP propose de multiples activités : des séminaires, des rencontres, des colloques, des journées d’étude, des forums, ouvertes au public.